00:00En fait, plus les années passent et plus on est devenu AESH mutualisé,
00:03c'est-à-dire qu'on est une AESH pour parfois 4, 5, voire 6 enfants,
00:08dont des enfants avec vraiment des handicaps très lourds, comme des autistes,
00:14des autistes avec lesquels on ne peut rien faire parce que nous n'avons pas la formation.
00:17Et du coup, on se retrouve à faire plus de la garderie
00:21que d'accompagner des élèves en difficulté scolaire.
00:25Un vrai statut, un vrai solaire pour les AESH !
00:29Un vrai statut, un vrai solaire pour les AESH !
00:34Je pense que c'est juste pour nous faire patienter, nous faire taire,
00:36mais c'est vraiment pas suffisant, quoi.
00:38C'est comme d'habitude, c'est une prime, comme le problème de l'essence aujourd'hui,
00:42on va nous faire un petit chèque de 100 euros pour nous faire taire,
00:46mais en fait, on se rend compte que, non, on a les yeux bien grands ouverts,
00:49on a la tête sur les épaules, et voilà, quoi.
00:51Ce qu'on réclame, c'est légitime, et voilà, donc on se bat pour ça,
00:56on se bat pour nos droits, on continuera de se battre
00:58parce qu'on aime beaucoup ce qu'on fait.
01:01On ne fait pas ce métier-là, comme a dit une ministre, je crois,
01:04il y a un an ou deux, elles font ça pour avoir les vacances scolaires
01:07ou les mercredis, non, pas du tout.
01:09On accompagne vraiment des enfants en difficulté,
01:11des enfants qui ont des handicaps.
01:12On a un rôle très, très important dans les établissements
01:18sur lesquels on est nommés, puisque si on n'était pas là,
01:21je pense que les, je ne sais pas comment feraient les maîtres,
01:25les maîtresses, les professeurs dans les collèges.
01:27On veut la prestatue ! On veut la prestatue !
01:31La prime qu'on nous annonce de l'inflation, d'accord, c'est bon à prendre,
01:35mais on est comme tout le monde, donc je ne vois pas pourquoi
01:37les AESH n'auraient pas le droit à cette prime, soit actée,
01:42elle est là, tant mieux.
01:42Nous, ce qu'on voudrait, c'est avoir une augmentation de salaire
01:46pour pouvoir se dire qu'au moment de notre retraite,
01:50nous ayons une retraite digne.
01:52Voilà, le calcul d'une prime ne tient pas compte de la retraite,
01:57du calcul de la retraite.
01:58Et c'est ça qu'on revendique aujourd'hui, une augmentation de salaire.
02:02On est là, on est là, même si ATA ne veut pas, nous, on est là !
02:10Nous, notre travail, c'est l'accompagnement, en fait, la sociabilisation,
02:15il y a l'empathie, il y a un peu de tout.
02:17En fait, on est la jonction entre plusieurs disciplines,
02:19la pédagogie, il y a aussi des soins, prendre des médicaments,
02:24des enfants en chaises roulantes, changer les enfants qui font,
02:27il faut changer leur couche et tout ça, on fait de tout ça.
02:30Et de tout ça, on fait un métier noble, c'est le métier humain,
02:34qu'on aime et qu'on adore.
02:38Ils sont tellement en manque d'AESH qu'en fait,
02:41on intègre une école, une classe, sans même nous présenter les enfants,
02:44sans même connaître l'handicap qu'il a.
02:46Donc, oui, il faut vraiment des formations, mais en amont,
02:50avant de rentrer sur le terrain.
02:52Et non pas de nous laisser comme ça, dans une classe, sans être formé.
02:58On a énormément d'enfants, moi je me retrouve cette année avec 14 élèves,
03:0114 élèves sur une semaine, voilà.
03:03Donc, des fois, 4 dans la même classe, à gérer, voilà,
03:06avec différents niveaux de difficultés, quoi,
03:10donc pas les mêmes choses à gérer et c'est très, très compliqué.
03:20Il y a des autistes, il y a des trisomies, il y a des élèves hyperactifs,
03:27il y a pas mal de cas, voilà.
03:29Et chaque enfant est unique ?
03:30Voilà, chaque enfant est unique.
03:32Dans chaque handicap, quand on parle de l'optisme,
03:35le spectre autistique, c'est très large.
03:38Et chaque enfant, il est unique.
03:40Autisme est unique, hyperactif est unique,
03:42on sait pas ce qu'il a, un peu du tout, c'est très variant.