00:00 Les parents d'élèves savent ce qu'est une AESH, mais pour les auditeurs qui ne connaissent pas précisément tout l'intérêt et le contenu de votre métier, d'abord comment vous le décririez ?
00:11 Je dirais que c'est un métier qui, au niveau humain, est très très riche, parce que nous sommes là pour compenser l'handicap de l'enfant, c'est-à-dire de l'aider dans son travail à compenser son handicap.
00:28 Et aujourd'hui, vous vous mobilisez, pourquoi particulièrement aujourd'hui et concrètement, qu'est-ce que vous demandez comme reconnaissance ?
00:36 On se mobilise depuis plusieurs années, puisque les embauches des AESH ne datent que de 2014. Cette année, les AESH pourront prétendre à un CDI au bout de trois ans. Mais en fait, ce n'est pas une avancée pour les AESH, parce que la grille indiciaire est toujours au-dessus, à peine un peu au-dessus du SMIG.
00:58 Donc en fait, une AESH qui débute peut gagner à peu près 850 euros et une AESH qui a 12 ans d'expérience peut gagner 900 euros. Donc on voit bien la différence, qu'entre une AESH qui débute et une AESH qui a 12 ans d'expérience, c'est 32 euros de différence nette.
01:16 Donc on se demande quand est-ce qu'il va être valorisé notre expérience, nos compétences dans l'accompagnement de ces enfants.
01:22 Ce que vous nous dites, c'est que c'est un vrai métier, passionnant, mais que derrière, il faut un vrai statut.
01:28 Tout à fait. Nous, on revendique un statut de fonctionnaire de catégorie B, comme nos collègues enseignants, parce que le salaire ne suit pas. Les primes réplus quand on travaille sur la ville.
01:40 Donc nous sommes en réplus et nous, la prime est un tiers de nos collègues de travail alors que nous travaillons avec les mêmes enfants.
01:50 Donc en fait, l'éducation nationale se targue de faire l'inclusion des enfants handicapés et la professionnalisation des AESH, mais ce n'est vraiment pas le cas.
01:59 Parce que de toute façon, le 3/4 des AESH arrivent à démissionner. Parce que malheureusement, c'est un métier, mais il ne nourrit pas. Donc en fait, on ne peut pas en vivre.
02:12 C'est ça ?
02:14 -C'est la critique qui existe. -Rien n'est perdu.