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  • il y a 3 minutes
Après le plan Trump et l’annexion programmée d’une partie de la Cisjordanie, qui mettent à mal le droit international et les résolutions de l’ONU, un État palestinien est-il encore possible ? Et où en est-on des réponses à la souffrance des réfugiés palestiniens, condamnés à vivre dans des camps depuis des décennies?
Autant de questions abordées sur le plateau de la chaîne de la Fête de l'Humanité autrement.

Avec Leila Shahid, ancienne déléguée générale de l'Autorité palestinienne en France et ancienne ambassadrice de la Palestine auprès de l'Union européenne,
Charlotte Blandiot-Faride, maire de Mitry-Mory (PCF),
Mirvat Abu Khalil, correspondante au Liban de l’Association pour les jumelages entre camps de réfugiés palestiniens et villes françaises (AJPF),
et un citoyen palestinien du camp de Badawi, situé près de Tripoli

Animé par Pierre Barbancey, grand reporter à l'Humanité

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00:00...
00:08Retour au direct plateau de cette fête de l'humanité
00:11pour conclure la séquence internationale de cet après-midi
00:15avec un débat sur la Palestine.
00:18D'abord, pour commencer, nous allons présenter nos invités.
00:21Charlotte Blandiou-Farid, vous êtes la maire communiste de Mitri Mori.
00:26Bonsoir.
00:27En ligne avec nous, nous devrions...
00:29Bonsoir, Leïla Chaïd. Leïla Chaïd, vous nous entendez ?
00:34Bonjour.
00:35Ah, en tout cas, on vous voit à l'antenne. Bonsoir, Leïla.
00:39Et Abou Khalid, qui est exactement en ligne avec nous,
00:41est-ce que vous nous entendez ? Parfait, voilà.
00:43Un débat qui sera animé par Pierre Barbancet, grand reporter à l'humanité.
00:48Pierre, je te passe la parole.
00:50On ne va pas faire semblant de ce que vous voyez, comme à la télévision.
00:53A toi la parole, pour 30 minutes.
00:56Merci beaucoup.
00:57Puisque c'est le dernier débat de la séquence internationale,
01:01je voudrais rappeler que quand on fait la fête de l'humanité en temps « normal »,
01:06l'attente du village du monde dans lequel on fait les débats
01:09était dédiée à Fernand Thuil.
01:11Fernand Thuil, qui est justement celui qui a fondé l'association de jubelage
01:15des camps de réfugiés palestiniens avec les villes françaises.
01:18Fernand Thuil, qui malheureusement nous a quittés il y a maintenant,
01:22ça va faire 7 ans, au mois de décembre,
01:24et auquel je veux rendre hommage ici.
01:26Je crois que le plus bel hommage qu'on puisse faire,
01:28c'est aussi grâce à Isabelle Torchman, qui était sa compagne,
01:32de continuer le combat qu'il a mené, qu'il a entamé,
01:35pour les réfugiés palestiniens.
01:37Et je pense et j'espère que le débat que nous allons avoir
01:41cette fin d'après-midi tiendra à toutes ses promesses
01:44et aussi en l'honneur de Fernand Thuil.
01:46Alors, peut-être avant de parler directement des camps de réfugiés palestiniens
01:51et du statut des réfugiés palestiniens,
01:54peut-être un petit mot sur la situation,
01:56mais Laïla Chahid va nous éclairer, je pense, beaucoup plus que moi,
01:59sur la dernière séquence qui s'est passée dans cette année 2020,
02:03avec, au mois de janvier, la signature entre le Premier ministre israélien
02:10Benyamin Netanyahou et le président américain Donald Trump,
02:14sur ce fameux plan dont on vantait les mérites,
02:17qui est soi-disant un plan de paix,
02:18qui s'est avéré être en fait un plan pour permettre à Israël
02:23de continuer son occupation, sa colonisation,
02:26et qui prévoit tout simplement d'annexer 30% de la Cisjordanie
02:30dans la vallée du Jourdain.
02:32Un plan qui, évidemment, s'est fait sans l'aval des Palestiniens,
02:36sans aucune discussion avec les Palestiniens,
02:39et dont on voit aujourd'hui, en réalité,
02:42ce qui se tramait derrière,
02:44puisque, vous le savez, très récemment,
02:47Israël et les Émirats arabes unis ont décidé de normaliser leur relation,
02:52une normalisation qui a été approuvée par un certain nombre de pays arabes,
02:55notamment l'Égypte, qui est un des deux pays,
02:58avec la Jordanie, qui a déjà signé un accord de paix avec Israël,
03:01et qui signifie tout bonnement,
03:03quand on voit l'attitude de la Ligue arabe aujourd'hui,
03:05qui signifie tout bonnement l'abandon par une grande partie des pays arabes
03:11de la cause palestinienne.
03:12Or, je pense, et je me tournerai vers Leïla Chahid,
03:15je pense que la question palestinienne reste centrale au Moyen-Orient,
03:19que la résolution de la question palestinienne,
03:22je ne parlerai pas ni de conflit israélo-palestinien,
03:25ni de problème palestinien,
03:27mais de la question palestinienne,
03:28parce qu'il s'agit essentiellement du droit d'un peuple à disposer de lui-même,
03:33des droits d'un peuple à créer son propre État,
03:35avec des paramètres qui sont déjà fixés.
03:38C'est-à-dire qu'aujourd'hui, tout est sur la table
03:40au regard du droit international
03:42et au regard des résolutions de l'ONU
03:44qui ont été votées depuis des décennies et des décennies.
03:47Or, ces résolutions-là ne sont pas appliquées.
03:50Le droit international n'est pas appliqué.
03:51C'est non seulement un déni de justice,
03:54mais c'est une attaque très vive contre les droits humains.
03:57Alors, Leïla Chahid,
04:00vous qui avez cette expérience,
04:02et que vous continuez à avoir de combattantes palestiniennes,
04:05et ce combat vous a amené, y compris,
04:07à être ambassadrice de Palestine en France,
04:10puis auprès de l'Union européenne, de la Belgique,
04:12et du Grand-Duché du Luxembourg.
04:15Aujourd'hui, à quoi est-ce qu'on assiste exactement
04:18depuis le mois de janvier,
04:20avec cette annonce par Trump et Netanyahou,
04:22jusqu'à l'annonce de la normalisation des relations
04:26entre Israël et les Émirats arabis?
04:30Oui, tu as tout à fait raison, Pierre.
04:33Je dirais que nous assistons à la décomposition
04:36de la géostratégie du Proche-Orient.
04:40Ça commence vraiment avant janvier.
04:43Janvier, disons,
04:44et le moment où M. Trump,
04:47avec son gendre M. Kouchner,
04:50invente, soi-disant, une proposition de paix
04:53qui, pratiquement, n'avait comme contenu
04:57que l'offre d'aide financière,
04:59vous vous rappelez, la grande conférence de Bahreïm,
05:02qui a été un échec total,
05:04puisque, comme vous dites,
05:05comme tu dis, Pierre,
05:07on n'a même pas pris la peine
05:09de consulter les Palestiniens
05:11sur les termes de référence
05:12ou le contenu de ce soi-disant projet de paix.
05:16Ça a été discuté avec les Émirats arabes unis,
05:19avec le Bahreïn,
05:21avec l'Égypte et avec l'Arabie saoudite.
05:24Je pense qu'on peut dire
05:25que nous entrons dans une nouvelle phase
05:27d'un monde arabe
05:29sous influence américano-israélienne
05:31où le premier ennemi à abattre
05:34n'est plus la puissance occupante
05:37depuis 72 ans,
05:38qui est Israël,
05:39mais l'Iran.
05:41M. Trump a décidé
05:42que le grand ennemi
05:44qui va vraiment fonctionner
05:46comme l'ennemi commun
05:51entre lui et les pays du Golfe,
05:53c'est l'Iran.
05:54Et donc,
05:55c'est cette soi-disant alliance
05:57contre l'Iran
05:58qui a fait que
05:59on a basculé
06:01d'une unité arabe
06:03de la plupart des pays arabes,
06:04membres de la Ligue arabe,
06:05ça veut dire 21 pays
06:07plus la Palestine
06:08que le 22e,
06:09pour s'occuper,
06:10pour vraiment diviser
06:12le monde arabe
06:13en plusieurs régions,
06:14en particulier une région du Golfe
06:16qui ne s'intéresse plus
06:17à la cause palestinienne
06:19et qui redoute
06:20la démocratisation.
06:22Ça commence vraiment en 2011
06:24avec les révolutions arabes.
06:26C'est ce que vous appelez
06:27dans la presse
06:28les printemps arabes.
06:29Les printemps arabes,
06:30c'est une vraie révolte
06:32de la jeunesse,
06:33une révolte laïque,
06:34une révolte démocratique,
06:35une révolte où les femmes
06:36et les hommes ensemble
06:38luttent pour l'égalité des droits,
06:40pour un État laïque,
06:41pour un anticapitaliste,
06:44anti-la-concentration
06:45de toute cette présence
06:47militaire américaine,
06:49israélienne,
06:49mais quelquefois même française.
06:51Malheureusement,
06:51vous le savez bien tous
06:53et Pierre en particulier,
06:54ce que tu vois sur place
06:56et que tu vois
06:56que les armes qui circulent
06:58quelquefois sont aussi
06:59malheureusement vendues
07:00par le gouvernement français.
07:01Donc la Palestine,
07:03aujourd'hui,
07:05souffre,
07:06il ne faut pas dire
07:06que ce n'est pas important,
07:08c'est important
07:08la décision
07:11qui est faite
07:11contre les Palestiniens
07:12et contre leurs droits,
07:14puisque les intelligents
07:15dirigeants des Émirats
07:16arabes unis
07:17n'ont même pas demandé
07:19quelque chose
07:20en retour
07:20pour la reconnaissance
07:22officielle d'Israël.
07:23À dire vrai,
07:24on ne peut même pas dire
07:25que c'est un accord de paix
07:27puisque les Émirats
07:28ne sont pas en guerre
07:29avec Israël.
07:30La Jordanie l'était,
07:32l'Égypte l'était,
07:33la Syrie l'est toujours,
07:34le Liban aussi,
07:35la Palestine aussi,
07:37mais les Émirats arabes
07:38étaient solidaires
07:39des Palestiniens,
07:40des Jordaniens,
07:41des Libanais
07:42et des Syriens et des Zyupciens,
07:43mais eux n'ont jamais eu
07:44de territoire occupé.
07:45Donc, prétendre que c'est
07:46un accord de paix
07:47est de la foutaise.
07:48Je le dis comme je le pense
07:50avec un mot qui n'est pas
07:51très diplomatique,
07:52mais je n'ai plus de raison
07:53d'être diplomate.
07:54Je pense que toute cette invention
07:56n'a rien à faire
07:57ni avec la Palestine
07:59ni avec le monde arabe.
08:01Trump a besoin,
08:02comme Netanyahou,
08:03de montrer qu'il a réalisé
08:05quelque chose
08:05dans son premier mandat
08:07puisque dans presque un mois,
08:09il va devoir faire
08:10cette phase d'élection
08:10et il veut vendre
08:11cet accord de paix
08:12comme la grande réalisation
08:14puisque mardi prochain,
08:16il va soi-disant célébrer
08:18la reconnaissance d'Israël
08:20par le Kosovo,
08:21par la Serbie
08:22et par les Émirats arabis.
08:24On se demande
08:24ce qu'ils font ensemble d'ailleurs.
08:26Mais je vois mal
08:26la Serbie et le Kosovo
08:28aller ensemble
08:29sur la pelouse verte.
08:30Trump est désespéré,
08:32lui et Netanyahou,
08:34pour vendre quelque chose
08:35et ils veulent vendre ça au monde.
08:36Mais je pense que ça ne passera pas
08:38au niveau des opinions publiques
08:39ni occidentales ni arabes.
08:41Vous ne pouvez pas rester là.
08:42Je suis désolé.
08:43Non, je vous ai donné
08:43le choix de la caméra.
08:44Désolée, monsieur.
08:46Leïla Chahid,
08:48les Émirats arabes unis
08:49prétendent que,
08:50en passant cet accord
08:51de normalisation
08:52avec Israël,
08:53ils ont mis en échec
08:54l'annexion
08:55des territoires palestiniens
08:57comme prévu
08:57par le plan Trump.
08:58Est-ce que c'est vrai ?
09:04Oui, ta voix a disparu, Pierre.
09:06J'espère que vous entendez
09:07ma réponse.
09:08La fin de la question.
09:10La fin de la question,
09:11c'est que les Émirats arabes unis
09:13prétendent que,
09:14grâce à cet accord
09:15de normalisation
09:17avec Israël,
09:18ils ont réussi à mettre en échec
09:20l'annexion
09:21des territoires palestiniens,
09:23est-ce qu'il faut prêter
09:24flanc
09:24à cette prétention
09:27émirative ?
09:28Écoutez,
09:29écoute, Pierre,
09:30écoute, Pierre,
09:30et tous les amis
09:31de l'humanité
09:32qui nous entendent,
09:33de la fête,
09:35Netanyahou,
09:35la même seconde
09:37où les Émirats
09:38ont dit
09:38qu'eux,
09:39ils le faisaient
09:39pour arrêter l'annexion,
09:41Netanyahou a annoncé
09:42officiellement
09:43en Israël
09:44que l'annexion
09:46est uniquement suspendue
09:47et pas arrêtée.
09:48Il a dit
09:49« je me réserve le droit
09:50d'annexer quand je veux ».
09:52Et le monde entier
09:53le sait,
09:54les Américains
09:55ont dit d'ailleurs
09:55qu'on ne sait pas
09:57quand est-ce qu'il va
09:58reprendre l'annexion.
09:59Mais en réalité,
10:00Pierre,
10:00et toi tu l'as vu
10:01sur le terrain,
10:02l'annexion est en cours
10:04depuis des années.
10:05Elle est presque terminée.
10:06Le plan américain
10:08ont éliminé
10:09la reconnaissance
10:10de l'annexion.
10:11Mais l'annexion
10:11a déjà eu lieu.
10:12Tous ces territoires
10:13qui sont la région
10:15la plus fertile
10:16de la Cisjordanie
10:17et celle qui est limitrophe
10:19avec la rivière du Jourdain
10:20et donc avec un pays arabe
10:22qui est la Jordanie,
10:23elle est déjà annexée.
10:24Les gens n'ont plus
10:25le droit
10:25ni d'utiliser
10:26les nappes phréatiques d'eau,
10:27ni de cultiver
10:28leur culture,
10:29ni de prendre
10:30leurs troupeaux
10:31dans ces territoires-là.
10:33Il y a
10:33une supercherie terrible
10:36et malheureusement
10:37la communauté internationale
10:38fait partie
10:39de ceux qui jouent
10:40la supercherie.
10:41Il y a une supercherie
10:43honteuse
10:44parce que tout le monde
10:45connaît la réalité.
10:46Tous les consuls
10:47généraux européens,
10:48inclus le français,
10:49ils sont sur le terrain.
10:51Ils voient que c'est déjà
10:51annexé.
10:52Ils voient la supercherie
10:54et on ne fait rien
10:55parce que les Palestiniens
10:57n'ont pas d'armes,
10:58n'ont pas de pétrole,
10:59n'ont pas de gaz
10:59et ils ne sont pas
11:00une puissance
11:01qui compte
11:02par rapport
11:03aux autres pays.
11:03Mais ça ne change rien
11:04sur la réalité.
11:05C'est que,
11:06comme l'a dit d'ailleurs
11:07déjà tous les chefs
11:08d'État,
11:09à commencer par
11:10François Mitran,
11:11c'est qu'Israël
11:13ne peut pas être
11:14reconnu comme un État
11:15dans cette région
11:16si les Palestiniens
11:18ne la reconnaissent pas.
11:19Et les Palestiniens
11:20ne reconnaîtront jamais
11:21un État
11:22qui les prive
11:23des droits
11:23dont dispose
11:24le peuple israélien.
11:25Et nous continuerons
11:26à nous battre,
11:27nous et nos frères
11:28palestiniens
11:29dans le monde entier,
11:30avec nos amis,
11:31justement,
11:32nos amis de l'humanité
11:33et du reste du monde
11:34pour gagner notre droit.
11:37Merci,
11:38merci,
11:39Mélina Chahil.
11:42Alors,
11:42on va revenir
11:43plus précisément
11:45et on va approfondir
11:46un peu ces questions.
11:47Je vous rappelle
11:47que dans cette première
11:48demi-heure,
11:48nous sommes en direct
11:50et que vous pouvez suivre
11:51sur le site
11:52de l'humanité.
11:53Je voudrais me tourner
11:55peut-être vers
11:55Merva Tabou Khalil
11:56qui est à Beyrouth
11:58et savoir un peu
12:00justement
12:00cette problématique-là
12:01dont nous venons
12:02de parler,
12:02notamment le plan Trump
12:05puis cette normalisation
12:07avec les Émirats Arabes Unis.
12:08Comment est-ce que ça a été reçu
12:10dans les camps
12:10de réfugiés au Liban ?
12:13Merva Tabou Khalil,
12:14qui est, je rappelle,
12:15correspondante
12:16de la JPF
12:17à Beyrouth.
12:19Tout d'abord,
12:21j'aimerais remercier
12:22l'humanité
12:23et les amis
12:24qui sont solidaires
12:25et j'aimerais sauter
12:27sur cette occasion
12:28pour lancer
12:28la collecte
12:30pour les camps
12:31des réfugiés
12:33et les villes
12:34qu'on fait ensemble
12:36la JPF
12:37avec les villes jumelées
12:38et les individus
12:39et que j'aimerais dire
12:41qu'on a collecté
12:43jusqu'à présent,
12:43il y a eu une collecte
12:44de 20 000 euros
12:45et que c'est...
12:47il est disponible
12:48sur le site
12:49de la JPF
12:50en ligne.
12:51Donc, j'aimerais
12:53commencer avec ça
12:55pour nos amis
12:56qui nous écoutent.
12:58Ça va permettre
12:59d'apporter une aide
13:01à nos concrets
13:03dans les camps
13:04des réfugiés
13:04comme aide
13:05en médicaments
13:06et en nourriture.
13:11Vous savez,
13:11la situation,
13:12on reviendra plus tard
13:14aussi sur la situation
13:14des camps des réfugiés
13:15parce qu'ici aussi
13:17avec moi,
13:18il y a le camarade
13:20Tralee Diamani
13:21du camp de Badawi
13:22qui est venu
13:23pour parler
13:23de la situation
13:24plus tard
13:25sur le web
13:26à JPF.
13:29Donc,
13:29quant à la réaction
13:32des réfugiés
13:33dans les camps
13:35par rapport...
13:37c'est comme
13:38elle vient de dire,
13:39Leïla,
13:39que les Palestiniens
13:41ne reconnaissent
13:42aucunement
13:45tout ce qui a été dit
13:46parce que,
13:47je ne sais pas,
13:48après,
13:48Leïla,
13:49il est difficile
13:49de parler,
13:50je pense,
13:50parce qu'elle a tout couvert,
13:52mais les Palestiniens
13:53ne reconnaîtront pas
13:54ces traités
13:55parce que rien n'a changé,
13:57leur vie ne va pas changer
13:59grâce à ces traités
14:00qui ne vont pas influer,
14:01qui ne vont pas affecter
14:03ni leurs droits de retour,
14:04ni rien.
14:06Il n'y a ni guerre
14:07entre les Émirats,
14:10ni...
14:11Ce n'est pas un processus
14:12de paix qu'il y a eu
14:13pour arriver à ça.
14:14Il y a uniquement
14:15paix contre paix,
14:16il n'y a pas paix
14:17contre terrain
14:17ou contre territoire
14:19occupé,
14:20comme ça a été le cas,
14:21même si c'était symbolique
14:22avec le cas de l'Égypte
14:23ou le cas de la Jordanie.
14:25Mais ici,
14:26c'était donc...
14:28Les Palestiniens
14:29ne sont pas concernés,
14:30comme la plupart
14:31des masses arabes,
14:32au contraire,
14:33ils sont en colère.
14:35Le fait de voir
14:36le drapeau israélien
14:38sur un terrain arabe,
14:39c'est...
14:40ça blesse, bien sûr,
14:43l'amour propre
14:43de chaque personne arabe.
14:49Ce drapeau représente
14:51un occupant
14:53qu'on a battu...
14:54On a lutté
14:55toute une vie
14:56contre l'occupation
14:58pour le voir
14:59comme ça arriver.
15:00Ce n'est pas peu,
15:03mais on va continuer
15:04notre combat.
15:05Les Palestiniens
15:06vont continuer
15:06leur combat
15:08de toutes les manières
15:10possibles,
15:11où ils soient,
15:12qu'ils soient dans
15:13les camps des réfugiés
15:14ou ailleurs
15:14ou partout.
15:16Mais ils ne reconnaissent
15:17pas tout ce qui s'est passé,
15:19ce qui est entre les régimes.
15:20même ils ont rejeté
15:25même les accords
15:26de la Ligue arabe,
15:28qui n'a pas été
15:30à la hauteur
15:32de nos attentes.
15:36La réunion...
15:38Ils ont refusé
15:39une résolution palestinienne
15:43qui n'a pas été adoptée
15:47à cet égard.
15:50Donc...
15:51Merci.
15:52Merci, Mervat.
15:53Alors, on a un petit problème
15:53de décalage un petit peu.
15:55Donc, si je te coupe,
15:56je m'en excuse.
15:57Je voudrais rappeler
15:58à ceux qui nous rejoignent là,
15:59d'abord,
15:59que nous sommes en direct.
16:01Deuxièmement,
16:01que la JPF,
16:02pour ceux qui ne le savent pas encore,
16:03c'est l'association
16:04de jumelage
16:05des camps de réfugiés palestiniens
16:07avec les villes françaises.
16:08On y reviendra tout à l'heure,
16:09mais Mervat vous a dit
16:10qu'il y avait une collecte
16:11qui a été lancée
16:12pour les camps de réfugiés.
16:14Et quand, tout à l'heure,
16:14nous allons parler
16:15de la situation
16:16des réfugiés palestiniens
16:17au Liban,
16:18mais qu'on pourrait malheureusement
16:19généraliser
16:20à l'ensemble
16:21des camps de réfugiés,
16:22vous verrez combien
16:22cette aide financière
16:24est nécessaire
16:26et savamment utilisée
16:28par la JPF
16:29pour l'aide aux Palestiniens.
16:31Mais je voudrais d'abord
16:32me tourner vers Charlotte,
16:35maire de Mitrimori,
16:37comme tu l'as présenté, Lionel,
16:38et savoir
16:39que la ville de Mitrimori
16:40est jumelée,
16:41je crois,
16:41avec le camp de Narelle Barède,
16:43qui se trouve
16:44au nord du Liban.
16:46Savoir comment vous,
16:47en tant que maire
16:49de cette ville,
16:50vous avez reçu
16:50ces développements
16:52politiques
16:52dans cette région du monde ?
16:55Alors,
16:55bonjour à toutes et à tous
16:57et merci pour cette invitation.
16:58C'est vrai que
16:59je suis enchantée
17:00de venir apporter
17:00un témoignage
17:01d'un maire
17:02qui est jumelé,
17:03qui a jumelé sa ville
17:04et ses habitants
17:04avec un camp de réfugiés
17:06palestiniens au Liban.
17:07Ça fait une vingtaine d'années
17:09que les liens sont proches
17:10avec le camp de Narelle Barède
17:12et la ville de Mitrimori
17:13qui se situe en région parisienne.
17:15Et puis,
17:15depuis 2017,
17:17un accord de jumelage
17:19signé avec la JPF
17:20a été signé
17:20entre nos deux villes
17:21et des liens étroits
17:23se sont tissés
17:24depuis plusieurs années.
17:26Je salue Mirvat
17:28et Khaled
17:28qui sont là-bas.
17:30Il y a à peine un an,
17:31on était ensemble au Liban
17:32et donc,
17:33c'est assez émouvant
17:34de pouvoir se retrouver
17:35avec une fête de l'Huma
17:37autrement,
17:37mais de pouvoir
17:38se retrouver ensemble
17:39entre amis.
17:40Alors,
17:40la situation,
17:41on la suit
17:41de notre porte
17:43avec les éléments
17:44de contexte
17:45qu'on connaît
17:46et qui ont été rappelés
17:47là tout à l'heure.
17:48Moi,
17:48je vais apporter
17:48simplement mon témoignage
17:50d'une personne
17:51qui a été au Liban
17:51dans les camps de réfugiés
17:53pour voir nos amis
17:54et constater
17:55ce que j'avais pu lire,
17:57d'ailleurs via tes articles,
17:58Pierre,
17:59dans l'Humanité souvent,
18:01constater une situation
18:02extrêmement dégradée
18:03pour les réfugiés
18:04au Liban
18:06et une situation
18:07qui ne cesse
18:07de s'empirer
18:08à la faveur
18:09que la situation sociale,
18:10y compris d'un pays
18:12comme le Liban,
18:12se dégrade.
18:13Quand on était
18:14l'année dernière
18:14au Liban
18:15avec Mirvat,
18:16on était en pleine
18:17crise sociale.
18:18Il y avait des grandes
18:19manifestations
18:19dans tout Beyrouth,
18:20manifestations auxquelles
18:21on a pu participer
18:22et on s'est rendu compte
18:24à un moment donné
18:24que dans ce pays
18:26qui était en crise,
18:27la situation des Palestiniens
18:29était encore plus
18:30remise de côté
18:31à la faveur aussi
18:32du fait
18:33qu'ils accueillaient
18:34des réfugiés syriens
18:35puisque dans d'autres
18:36pays du monde,
18:37là aussi,
18:38la situation était difficile.
18:40Comment nous accueillons
18:41à chaque fois
18:43des annonces
18:44comme celle de Trump
18:44ou celle d'autres pays
18:45qui viennent rompre
18:47avec une possibilité
18:48d'un État palestinien ?
18:49Très durement
18:50parce qu'à partir
18:51du moment
18:51où on jumelle sa ville
18:53et on a des amis ailleurs
18:54et on se bat avec eux
18:55pour qu'ils retrouvent
18:56tout simplement
18:57la possibilité
18:58de vivre
18:59sur leur terre libre,
19:00on est touchés
19:01nous-mêmes
19:02en plein cœur
19:03et les annonces
19:05qui sont faites là
19:08nous disent
19:09tout simplement
19:09une chose,
19:10c'est qu'il faut
19:11amplifier la mobilisation
19:12pour ne pas aller
19:13encore plus loin
19:14et rompre toute possibilité
19:16d'un État palestinien
19:17et surtout
19:18le retour des réfugiés
19:19puisque les réfugiés
19:21palestiniens au Liban,
19:23le camp de Narelle Barède
19:25a été construit en 1949,
19:27ça veut dire
19:27qu'il y a des générations
19:28entières
19:29qui n'ont pas
19:30jamais foulé
19:31leur terre,
19:33des générations entières
19:34qui demandent
19:34simplement le droit
19:35au retour.
19:37Alors Charlotte
19:37Blandiaud-Farid,
19:38si vous me permettez,
19:39comment se traduit
19:40concrètement
19:41ce jumelage
19:42que vous avez mis
19:43en place
19:43à Mitrimori ?
19:44Alors de plusieurs manières,
19:45déjà notre engagement
19:46il est de solidarité internationale,
19:49il est politique
19:50puisque nous prenons
19:52tout d'abord
19:53l'engagement
19:53de dire
19:54que nous reconnaissons
19:55bien le droit international,
19:57la volonté
19:58qu'un État palestinien
19:59se construise
19:59et qu'on est une voix,
20:00une commune,
20:01une partie intégrante
20:02de la République
20:03et qu'on se doit,
20:05qu'on se veut
20:05une ville de paix,
20:06une ville qui défend
20:07des valeurs,
20:08de réaffirmer cela.
20:09Donc c'est avant tout cela
20:10notre premier engagement
20:11et c'est aussi pour cela
20:13qu'on se retrouve
20:14dans l'association
20:14de la JPF
20:16et quand Fernand Tuel
20:18à l'époque
20:18était venu nous voir
20:19et Isabelle qui continue
20:20son combat.
20:21Donc c'est notre premier engagement.
20:23Et puis le deuxième,
20:24c'est de faire vivre
20:25des liens de solidarité
20:26entre les habitants là-bas
20:27et les habitants chez nous
20:28et de dire
20:29qu'on a tous
20:30à apprendre beaucoup
20:30les uns et des autres
20:32et puis de créer
20:33des liens de solidarité.
20:34nous ne sommes pas
20:36tellement des humanitaires
20:37mais néanmoins
20:37il y a des problématiques
20:40sanitaires,
20:40de santé,
20:41Mirvat l'a évoqué
20:42tout à l'heure,
20:43même de nourriture
20:43puisqu'on parle de famine
20:44aujourd'hui dans les camps
20:45de réfugiés palestiniens.
20:47Eh bien nous créons aussi
20:48les conditions
20:48d'avoir des actions
20:49de solidarité.
20:50Il y a les cagnottes
20:51de la JPF en ce moment.
20:52Nous, nous avons constitué
20:54une cagnotte
20:55pour acheter une ambulance
20:56puisque le camp
20:56de Narelle Barède
20:57c'est un camp
20:58de 30 000 habitants
20:59sur moins d'un kilomètre carré
21:00alors que moi ma ville
21:02c'est une ville
21:02de 20 000 habitants
21:03sur plus de 30 kilomètres carré
21:05et là-bas
21:06pas une seule ambulance
21:07et des problèmes sanitaires
21:08et en plus dans la période
21:09que nous traversons
21:10avec la crise du Covid
21:11la question de la santé
21:12et d'assurer la santé
21:14de ces réfugiés
21:15était importante.
21:16Voilà comment on peut faire
21:17vivre ce jumelage
21:18au quotidien
21:19en recevant aussi
21:20des enfants,
21:20des jeunes
21:21pour faire partager
21:22y compris à nos jeunes
21:24les situations
21:26qui se font dans le monde
21:27et puis leur apprendre
21:28réellement
21:28ce qu'est la question
21:30de toute manière
21:30la cause palestinienne
21:32que peut-être
21:34on n'apprend pas
21:35assez bien à l'école
21:36et sûrement très mal
21:38même
21:38et donc
21:40au travers de ces rencontres
21:42ils comprennent
21:42pourquoi
21:44être un militant
21:45de la cause palestinienne
21:46c'est d'être
21:46un militant
21:47de la paix.
21:49Merci Charlotte.
21:52Je voudrais
21:54me tourner à nouveau
21:55vers Leïla Chahid
21:56avant qu'on finisse
21:56cette première demi-heure
21:57en direct.
21:58peut-être
21:59pour resituer
22:00Leïla
22:00si tu veux bien
22:01cette problématique
22:03des réfugiés
22:04est-ce qu'il s'agit
22:05d'une simple
22:06question humanitaire
22:07ou est-ce
22:08dans le fond
22:08une question
22:09profondément politique
22:10voire centrale
22:11dans la problématique
22:13du combat
22:14des palestiniens ?
22:16C'est l'essence
22:17du problème
22:18palestinien.
22:19Tu as raison
22:19Pierre de dire
22:20que ce n'est pas
22:21un conflit
22:22parce que les conflits
22:23sont entre deux états
22:24ou deux armées
22:25nous ne sommes pas
22:26un état
22:26nous n'avons pas
22:27d'armée
22:27c'est une cause
22:28et cette cause
22:30lorsqu'elle a commencé
22:31en 1947
22:32aux Nations Unies
22:33lorsqu'on a voulu
22:34créer à la place
22:35de la Palestine
22:36un foyer national juif
22:38qu'on a appelé
22:39Israël
22:39on l'a appelé
22:41la question
22:41de Palestine
22:42pas la question
22:43palestinienne
22:44pas l'adjectif
22:45mais la question
22:46de Palestine
22:46the question
22:47of Palestine
22:48le cœur
22:50de la question
22:52de Palestine
22:52c'est les réfugiés
22:53parce qu'elle n'a pas
22:55commencé en 1967
22:56avec l'occupation
22:57la cause palestinienne
22:58elle a commencé
22:59en 1947
23:00lorsqu'on a décidé
23:01que ce pays
23:02qui était sous mandat britannique
23:04qui devait devenir indépendant
23:06comme la Syrie
23:07et le Liban
23:07étaient sous mandat français
23:08et ils sont devenus indépendants
23:10les britanniques
23:12ont aidé
23:13le mouvement sioniste
23:14à créer
23:15un état national
23:17et on a mis à la porte
23:19750 000
23:20citoyens palestiniens
23:22qui habitaient chez eux
23:23et ils sont devenus réfugiés
23:25en Jordanie
23:26au Syrie
23:26au Liban
23:27à Gaza
23:28et dans le reste du monde
23:29et donc
23:29la question des réfugiés
23:31n'est absolument pas humanitaire
23:32elle est foncièrement politique
23:34et elle est la preuve
23:36de ce que nous appelons
23:37la Nakba
23:37ça veut dire
23:38la catastrophe de Palestine
23:40la Nakba
23:41et la disparition
23:43littéralement
23:44de la Palestine
23:44qui a été remplacée
23:46vous savez
23:46il faut dire aux jeunes
23:47les cartes de géographie
23:49de tous les livres
23:50de géographie du monde
23:52avaient le nom Palestine
23:53sur la carte
23:54en l'espace de un an
23:56on a enlevé le nom Palestine
23:58voilà
23:58elle vous montre
23:59la Palestine
24:00sur le t-shirt de Khélin
24:02voilà
24:02elle s'appelait Palestine
24:04on ne l'a pas inventée
24:05pendant des années
24:06et des siècles
24:07et le lendemain
24:08le lendemain du 15 mai
24:10on a enlevé
24:11le mot Palestine
24:12on a mis le mot Israël
24:13ce qui est une usurpation
24:16totale
24:16non seulement du droit
24:17mais de la moralité
24:19de l'éthique
24:19de l'humanisme
24:20de tout ce que vous voulez
24:21le miracle
24:22c'est que les Palestiniens
24:23malgré toute cette Nakba
24:25ils ont proposé
24:27aux Israéliens
24:27depuis 1988
24:29de partager le pays
24:31et de vivre ensemble
24:32et ce partage
24:33on n'a même pas dit
24:33qu'il devait être
24:3450-50%
24:3550 pour eux
24:3650 pour nous
24:37nous on demande
24:3822%
24:39parce que nous voulons
24:40des territoires
24:41où la majorité
24:42des citoyens
24:43qui résident
24:43sont palestiniens
24:44chrétiens
24:45musulmans
24:45ou athées
24:46ça c'est la Cisjordanie
24:48Gaza
24:48et Jérusalem
24:49et nous avons reconnu
24:50en 1988
24:51Israël
24:53dans le reste du territoire
24:54qui fait 70%
24:55de la Palestine
24:56historique
24:56la question des réfugiés
24:58elle concerne
25:00la majorité
25:01du peuple
25:01la majorité
25:02du peuple palestinien
25:03plus de 6 millions
25:04de personnes
25:05sont des réfugiés
25:06la grande partie
25:07est en Jordanie
25:08mais la Jordanie
25:09leur donne
25:10un certain nombre
25:10de droits
25:11la Syrie aussi
25:13mais dans les derniers
25:14événements
25:15ils ont été traités
25:16très mal
25:17comme les Syriens
25:17d'ailleurs
25:18aujourd'hui
25:19la situation
25:19la plus dramatique
25:20est celle
25:21qui est au Liban
25:21pourquoi ?
25:22parce que le Liban
25:23vit la crise
25:24politique
25:25économique
25:25financière
25:27sécuritaire
25:27la plus grave
25:29de son histoire
25:29nous nous sommes
25:31accueillis
25:32sur les Libanais
25:33nous n'avons pas
25:34de papier
25:34d'identité
25:35libanais
25:35nous avons
25:36des papiers
25:36de réfugiés
25:37palestiniens
25:38résidant au Liban
25:39lorsque le Liban
25:40lui-même
25:41vit ce que vous avez vu
25:42dans toutes les nouvelles
25:43l'effondrement
25:44de la livre
25:45libanaise
25:45la crise
25:46du chômage
25:47la situation
25:48sécuritaire
25:49l'explosion
25:50du port
25:51de Beyrouth
25:52comment voulez-vous
25:53que des réfugiés
25:54qui sont installés
25:55au Liban
25:56depuis 72 ans
25:57puissent eux
25:58profiter
25:59de quoi que ce soit
26:00et donc
26:01aujourd'hui
26:02la priorité
26:02va aux réfugiés
26:03du Liban
26:04parce que c'est
26:05la situation
26:05la plus dramatique
26:06Mervat me disait
26:07il y a un instant
26:08avant qu'on ne commence
26:09qu'on ne peut même
26:10pas compter
26:11le nombre de cas
26:12de coronavirus
26:13dans les camps
26:14parce que
26:15monsieur Trump
26:16a décidé
26:16qu'il ne voulait
26:17plus contribuer
26:18à l'ONROA
26:19ça veut dire
26:19l'Office des Nations Unies
26:20pour les réfugiés
26:21palestiniens
26:22qui est le seul
26:23organisme
26:24qui accorde
26:25de l'aide
26:25à l'intérieur
26:26des camps
26:26l'OLP
26:27a été mis
26:28à la porte
26:29du Liban
26:29pour des raisons
26:30réellement
26:31de dissension
26:32politique
26:32principalement
26:33avec la Syrie
26:34et donc
26:35les réfugiés
26:35palestiniens
26:36n'ont que vous
26:37ils n'ont que vous
26:38et je pense
26:40que cette coopération
26:40décentralisée
26:41elle est très importante
26:43parce qu'elle est
26:43de citoyen
26:44à citoyen
26:45c'est vrai
26:45qu'on ne va pas
26:46demander aux citoyens
26:47d'amis
26:48à travers le monde
26:49solidaire
26:50de la Palestine
26:50de remplacer
26:51la responsabilité
26:52des Nations Unies
26:53ou des États
26:54mais en attendant
26:55j'espère
26:56que Trump
26:57soit mis
26:58à la porte
26:59de la présidence
27:00de la République
27:01américaine
27:02il faut que ces gens
27:03puissent tenir
27:04ça veut dire
27:05qu'ils sentent
27:05qu'ils ne sont pas seuls
27:06qu'on puisse
27:08faire diffuser
27:09l'information
27:10et l'humanité
27:11le fait très bien
27:12parmi les rares
27:12mais il faut à tout prix
27:14que les collectivités
27:15et je remercie
27:16Madame la maire
27:17de parler
27:18de son expérience
27:19de vécu
27:19moi j'étais là
27:20et je voudrais
27:21moi aussi
27:21rendre hommage
27:22à Fernand Thuil
27:23qui il y a je crois
27:2420 ans déjà
27:25avec Montater
27:28et le camp
27:29de Bethléem
27:30a commencé
27:31vraiment
27:32cette coopération
27:33des citoyens
27:34à citoyens
27:35qui pour moi
27:36n'est pas seulement
27:37importante
27:37pour le nombre
27:38d'euros
27:39ou de centaines
27:40d'euros
27:40ou de milliers
27:41d'euros
27:41mais parce que
27:42c'est sur le plan
27:43humain
27:43une réhabilitation
27:45de notre égalité
27:46en tant qu'être humain
27:47à travers le monde
27:48et je pense que
27:49tout ce que j'ai vécu
27:50j'ai été 25 ans
27:51ambassadrice en Europe
27:53il y a eu des réseaux
27:54de jumelage
27:55de ville à ville
27:56de ville à camp
27:57et les villes à camp
27:58c'est vraiment Fernand
27:59qui les a inventées
28:00et je pense qu'elles sont
28:02très importantes
28:02sur le plan moral
28:03il ne faut pas
28:04sous-estimer
28:05combien
28:05ça donne le sentiment
28:07de reconnaissance
28:09de notre dignité
28:10les réfugiés
28:11ont besoin
28:11de sentir
28:12qu'ils ont des amis
28:14à travers le monde
28:15qui par leur action
28:16par leur action symbolique
28:18par leur soutien financier
28:19par la pression
28:20qu'ils font
28:20sur leur parlement
28:21vous devez dire
28:23aux élus
28:24de l'Assemblée nationale
28:24française
28:25qu'ils ont des devoirs
28:26à l'égard
28:27des réfugiés palestiniens
28:28surtout aujourd'hui
28:29à cause de la situation
28:31dramatique
28:31que vivent
28:33tous les Libanais
28:34et pas seulement nous
28:34tous les réfugiés
28:35syriens au Liban
28:36et tous les réfugiés
28:37palestiniens au Liban
28:38qui sont aujourd'hui
28:39plus de 300 000 personnes
28:40et il y a
28:411,5 million de réfugiés
28:42syriens au Liban
28:46merci
28:46merci Leila Shahid
28:48il va être bientôt
28:49temps de conclure
28:51ce débat
28:51qui va bizarrement
28:53à la fois
28:53se poursuivre
28:54et s'arrêter
28:55il va se poursuivre
28:56ici
28:57sur le plateau
28:58de la fête de l'humanité
28:59mais pas en direct
29:00en revanche
29:01il sera disponible
29:03intégralement
29:04sur la plateforme numérique
29:05de la fête de l'humanité
29:07dont je rappelle
29:07l'adresse
29:08c'est fête.humanité.fr
29:10ce qui est aussi pour moi
29:12l'occasion de rappeler
29:13qu'il est important
29:15de partager vos émotions
29:16sur les réseaux sociaux
29:17à propos de cette fête
29:18de l'humanité
29:19autrement
29:19qui est une fête
29:20un peu particulière
29:21de rappeler aussi
29:22que le journal
29:24et cette fête
29:24ont besoin
29:25que vous procuriez
29:26le bon de soutien
29:28à la fête
29:29il est temps
29:29d'ailleurs
29:30pour moi
29:31d'abord
29:31de remercier publiquement
29:32nos invités
29:33qui étaient donc
29:34en ligne
29:34Leila Shahid
29:36Mirvat
29:36Abouralide
29:37ainsi que
29:38Charlotte
29:39Blandiaud
29:39Farid
29:40la maire
29:40de Mitrimoury
29:41qu'on remercie
29:42d'être venu ici
29:43je remercie également
29:44Pierre Barbancet
29:45notre spécialiste
29:46à l'humanité
29:47des questions
29:48du Proche-Orient
29:49il est temps
29:51donc
29:51de passer
29:52le direct
29:53cette fois
29:53à un débat
29:55qui se situe
29:56à la Bellevilloise
29:58sur le thème
29:59de la justice
30:00climatique
30:01peut-elle
30:02se conjuguer
30:03à la justice sociale
30:04quatre maires
30:05pour en parler
30:06Anne Hidalgo
30:07maire de Paris
30:08Laure Monconduit
30:09qui vient d'être
30:10élu maire
30:11de Poitiers
30:12également
30:13Éric Piolle
30:14qui lui
30:14a été réélu
30:15le maire de Grenoble
30:16et puis
30:17dernier participant
30:18à ce débat
30:18Pierre Garzon
30:20maire de Villejuif
30:21un débat
30:22qui est animé
30:23par deux journalistes
30:24de l'humanité
30:25Aurélien Souchère
30:27et Emilio Mellet
30:28c'est à vous
30:36ça fait
30:37nous on continue
30:38le débat
30:43merci à toi
30:46alors
30:47vous pouvez donc
30:48rester assis
30:48parce que le débat
30:49je vous rappelle
30:50continue
30:50il ne se poursuit
30:57oui
30:58donc
30:59le débat
31:00peut se continuer
31:01mais il n'est plus
31:02en direct
31:03il n'est plus diffusé
31:04en direct
31:04sur la chaîne
31:05télévisée de l'humanité
31:06en revanche
31:07ce débat sera monté
31:08on va évidemment couper
31:09mon intervention
31:09je l'espère
31:10et le questionnement
31:12peut se poursuivre
31:14avec donc
31:15tous nos intervenants
31:17Pierre
31:17c'est à toi
31:18donc voilà
31:18on va continuer
31:19bon c'est un peu
31:20de l'improvisation
31:21il faut le dire
31:21on n'a pas vraiment
31:22l'habitude de faire comme ça
31:23mais bon
31:25ce débat va se poursuivre
31:27je voulais rappeler
31:27tout à l'heure
31:28après l'intervention
31:28de Leïla Shahid
31:30que Leïla Shahid
31:31connaît très bien le Liban
31:32elle connaît très bien
31:32les camps de réfugiés palestiniens
31:34et je rappelle
31:34qu'elle était rentrée
31:35dans le camp de Sabra et Shatila
31:37après les massacres perpétrés
31:39avec l'écrivain
31:40Jean Genet
31:41qui a donné lieu
31:42à de nombreux écrits
31:43et Leïla Shahid
31:44a souvent témoigné
31:45de ce qui s'était passé
31:47et quant au témoignage
31:48donc notre ami
31:51Khaled Yamani
31:52est avec
31:53Mervat Abou Khalil
31:54à Beyrouth
31:55alors si on peut faire ça
31:57je souhaiterais
31:59que
32:00Khaled
32:00intervienne un peu
32:02pour nous dire
32:02un peu ce qui se passe
32:03dans les camps
32:05de réfugiés palestiniens
32:05qui témoignent
32:06alors évidemment
32:07Khaled va intervenir
32:08en arabe
32:08et Mervat
32:09si tu veux bien
32:09faire la traduction
32:10qu'on puisse avoir
32:11ce témoignage
32:12fort et direct
32:14de Khaled
32:26il est en anglais
32:27ou bien en français
32:29ou bien en arabe
32:30et moi je traduis
32:30si tu traduis toi
32:31si tu choisis
32:32si tu traduis en arabe
32:33et tu traduis en français
32:34s'il te plaît
32:43bonsoir
32:44et merci
32:45de m'avoir invité
32:47pour participer
32:52je remercie
32:54notre solidarité
32:55avec les réfugiés palestiniens
33:03la situation
33:05est complexe
33:06la situation
33:06des réfugiés au Liban
33:07elle est complexe
33:08assez complexe
33:16la situation
33:17au Liban
33:18elle est complexe
33:19en plus
33:20la crise économique
33:22financière
33:23sociale
33:24et autres
33:25en plus
33:33la situation
33:34dans les camps
33:35des réfugiés
33:36elle est sous pression
33:37à cause
33:38de plusieurs facteurs
33:39il y a des problèmes
33:47essentiels
33:48auxquels fait face
33:50les réfugiés palestiniens
33:53dont on peut mentionner
34:04il y a plus d'un an
34:05il n'y a plus de travail
34:06pour les réfugiés palestiniens
34:08les dernières statistiques disent
34:17qu'entre 80 et 85%
34:21de la population
34:23ne travaille pas
34:23elle est en chômage
34:24les palestiniens
34:25en plus
34:32du COVID-19
34:34et de la situation
34:36de santé
34:36et la situation
34:38est en plus
34:39la situation
34:40la situation
34:40la situation
34:41est en plus
34:43la situation
34:44la situation
34:45n'est pas en position
34:49de faire face
34:50au virus
35:05La communauté palestinienne et les associations non gouvernementales font tous leurs efforts pour essayer de faire face à ce virus,
35:16mais bien sûr, leurs moyens sont très modestes.
35:26Et malheureusement, depuis un mois, un mois et demi, ce virus a commencé à envahir nos camps.
35:33Il n'y a pas de statistiques quant au nombre des cas des patients qui sont victimes de ce virus.
35:51Le test PCR n'est pas disponible chez l'Unrua, qui ne fait rien dans ce domaine.
36:04Le gouvernement libanais a assez de problèmes.
36:10Il n'a pas le temps de faire face aux problèmes des camps, en plus de ces problèmes à lui.
36:21En plus du problème financier et économique.
36:31Il y avait beaucoup d'expans, des exilés, les immigrés palestiniens qui envoient à leurs compatriotes, à leurs familles de
36:48l'argent au Liban pour les aider.
36:50Il y a beaucoup d'expansion de la crise financière et de la façon dont les banques font face.
37:05Cela a beaucoup affecté le revenu des gens et le revenu des familles palestiniennes dans les camps.
37:19Bien sûr, on a essayé avec toutes les associations et les organisations locales et non gouvernementales qu'il y ait
37:26une certaine solidarité et entraide sociale.
37:46Il y a eu des campagnes de solidarité dans le secteur social.
38:00Il y a eu des campagnes pour aider les familles qui sont le plus dans le besoin.
38:09Il y a tellement de gens qui en ont besoin.
38:15C'est plus de 70% des familles qui vivent dans les camps des réfugiés vivent dans le besoin que
38:25la pression est énorme.
38:29Nous n'avons pas pu couvrir tous les besoins des gens.
38:46Et maintenant, il y a un problème très grand, c'est le traitement, le problème de la santé.
38:52C'est bien sûr, ce n'est pas seulement de la situation en général au Liban, ce n'est pas
39:01uniquement lié aux réfugiés palestiniens.
39:03Il y a beaucoup de personnes âgées qui souffrent de maladies chroniques et qui souffrent de maladies chroniques.
39:22mais qui n'ont pas les moyens d'être hospitalisés, donc ils restent à la maison sans pouvoir avoir accès
39:31au traitement.
39:37Il y a eu une campagne lancée par les médecins palestiniens qui travaillent dans les camps des réfugiés.
39:49Ils ont essayé de faire des visites dans les maisons pour donner des instructions autant que possible dans leurs limites.
40:06Ils ont essayé aussi de procurer les médecins qui sont très chers, comme les médicaments pour les maladies de cœur,
40:13les médicaments pour cancer et pour les reins.
40:18Mais nous sommes très angoissés. Dernièrement, nous nous trouvons très angoissés en ce qui concerne la situation du virus Corona.
40:32Il y a beaucoup de gens qui sont très denses dans les camps.
40:43Il y a un exemple simple, vous savez, si vous avez un peu de kilomètre, il y a un peu
40:47de 50 000 ans.
40:48Dans un kilomètre carré, il y a plus de 50 000 habitants.
40:58Merci, c'est clair.
40:59Jokhan Khaled, merci beaucoup.
41:02Pour des questions de temps, on va bientôt être, voilà, tous les amis te saluent Khaled ici.
41:08Je voudrais vraiment le remercier parce que le combat des Palestiniens dans les camps de réfugiés est vraiment très dur.
41:15Et ne croyez pas que parce qu'ils se trouvent dans un autre pays, que le Mossad ou l'armée
41:22israélienne n'essayent pas de viser ces combattants palestiniens qui se trouvent dans les camps.
41:27Et Khaled fait partie des gens qui aujourd'hui sont menacés et en danger et même montrés du doigt par
41:33Israël.
41:34Et donc, je voudrais le remercier doublement pour le témoignage qu'il a bien voulu nous apporter.
41:45Avant qu'on se quitte, je voudrais poser une dernière question, si vous le voulez bien, à Leila Shahid.
41:52Leila, tu as évoqué tout à l'heure et Khaled l'a fait aussi sur le retrait américain du financement
41:59de l'UNRWA,
42:00donc cet organisme de l'ONU chargé des réfugiés palestiniens. Dans le fond, encore une fois, est-ce qu'il
42:06s'agit simplement de questions financières ?
42:08Ou est-ce qu'au bout, il ne s'agit pas de la remise en question du statut même des
42:14réfugiés palestiniens, Leila ?
42:17Oui, c'est-à-dire que comme tu as dit exactement et comme je l'ai dit en réponse à
42:21ta question, le fond du problème de la question de Palestine, c'est le droit de retour des réfugiés.
42:28Nous avons commencé notre lutte pour pouvoir mettre en œuvre un droit reconnu et qu'Israël a été obligé de
42:35reconnaître lorsqu'elle a été admise comme membre, comme État membre des Nations Unies.
42:40C'est la résolution 194 qui dit que tout réfugié de n'importe quel pays qui est expulsé de son
42:47pays par une situation de guerre a le droit de rentrer chez lui, sauf si lui-même ne souhaite pas
42:53le faire et il a droit à une indemnité.
42:55Or, aujourd'hui, c'est le cœur du problème et les Américains essayent d'annuler toute la question des réfugiés
43:04en utilisant la question financière.
43:06Mais la question est avant tout politique et c'est pour ça que les réfugiés, alors il y a des
43:11gens qui ne comprennent pas, qui disent « mais c'est la direction palestinienne qui a laissé les pauvres réfugiés
43:17dans les camps ».
43:17Non, les réfugiés ne sont pas des gens qui cherchent un meilleur aspect humanitaire. Ils veulent leur droit au retour
43:25en Palestine et en attendant ce droit qu'ils attendent depuis 72 ans maintenant, depuis 1948, ils voudraient vivre décemment.
43:33C'est pour ça qu'ils n'ont pas demandé à être naturalisés libanais, ou syriens, ou chinois, ou français,
43:40mais qu'ils veulent un droit individuel et collectif qui ait leur droit au retour dans leur pays.
43:47Comme on a vu d'ailleurs les réfugiés vietnamiens, les réfugiés kosovars, les réfugiés serbes, les réfugiés du monde entier
43:53sont rentrés chez eux.
43:54Les seuls qui n'arrivent pas à rentrer chez eux sont les palestiniens parce qu'Israël leur empêche physiquement, militairement
44:02de le faire.
44:03Et je voudrais dire que la communauté internationale est un peu complice de ce refus.
44:08Parce que, comme tu as dit au début de ton intervention, on connaît les termes du règlement de la question
44:14de Palestine.
44:16Comment est-ce qu'on peut prétendre qu'on ne les connaît pas ?
44:19Toutes les résolutions sont déjà votées, il ne faut rien ajouter, il faut juste mettre en œuvre.
44:23Et pour mettre en œuvre, nous avons besoin d'États membres du Conseil de sécurité ou de l'Union européenne
44:31ou de la Ligue arabe
44:32qui réellement prennent au sérieux le droit du peuple palestinien au retour à l'autodétermination et à l'indépendance et
44:41la souveraineté.
44:42Et les Palestiniens continueront à se battre jusqu'à ce que ce droit soit réalisé.
44:47Le cœur de la question, la révolution palestinienne sans les réfugiés n'aurait jamais existé.
44:54Et c'est dans ces camps de réfugiés palestiniens, en Palestine même, parce que comme a dit Pierre,
44:59nous avons des réfugiés en Palestine, à Gaza et en Cisordanie, mais aussi dans les camps de Jordanie, du Liban,
45:05du Syrie,
45:05qui vit cette vitalité extraordinaire de l'intifada, d'une révolution qui est avant tout une révolution pour la dignité
45:14humaine des femmes et des hommes
45:16qui composent ce peuple. Et je vous promets, elle continuera tant que justice n'est pas faite et tant que
45:22ce droit n'est pas reconnu.
45:25Merci Leïla Chahid. Je voudrais, avant de remercier nos invités, qu'on se sépare momentanément,
45:32puisque la fête de l'humanité se poursuit dans les allées et dans les étages de la Bellevilloise,
45:38voire même ailleurs en région parisienne. Je voudrais dire une chose.
45:43C'est que d'abord, il y a ces villes qui sont jumelées avec des camps de réfugiés palestiniens.
45:47Et Khaled l'a encore redit l'importance. Et Charlotte a dit un peu le combat qui était mené, ce
45:54qui était fait.
45:55Et j'invite tout le monde, citoyen de ces villes, à participer à ce combat.
46:00La deuxième, c'est que Leïla l'a rappelé aussi, c'est que le combat pour les réfugiés palestiniens,
46:05c'est un combat global et un combat central. Et dans ce combat-là, je pense qu'en France,
46:09on a amené cette bataille de la reconnaissance de l'État de Palestine par la France,
46:14comme l'a déjà fait le Parlement, pour aider les palestiniens à garantir leurs droits
46:19et à voir réellement leur État, parce qu'aujourd'hui, on est en train d'aller en marche arrière.
46:24Et donc, je crois que là aussi, il y a un travail d'explication et un travail de terrain à
46:29faire,
46:29y compris vis-à-vis de nos élus, que ce soit les maires, que ce soit les conseillers départementaux,
46:34que ce soit les sénateurs, que ce soit les députés.
46:37Et donc, faire un travail d'une démarche et un combat réel pour que la France, enfin,
46:43reconnaisse officiellement l'État de Palestine, puisque même si on se base sur la division de la Palestine historique en
46:511947,
46:53deux États devaient voir le jour. Pour l'instant, il n'y en a qu'un, c'est celui d
46:56'Israël.
46:56À la France, aujourd'hui, de faire le pas. Derrière elle, un certain nombre de pays européens suivront
47:01et reconnaîtront l'État de Palestine. Et je crois que c'est urgent aujourd'hui.
47:06Voilà. Merci beaucoup. Rendez-vous aussi dans les pages de l'Humanité, sur le Moyen-Orient, le Proche-Orient
47:12et l'ensemble de la planète, parce que toutes les questions aujourd'hui sont quand même étroitement liées.
47:16Merci beaucoup. Merci à tous. Et à bientôt.
47:20Et je ne dis pas à vous, Cognac-Jé, comme l'aurait dit Léon Zitrone, mais à toi Lionel.
47:27Merci.

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