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  • il y a 2 jours
Extrait du webdocumentaire de Laurence Mauriaucourt, journaliste à l'Humanité intitulé : "Avant, avec, après Jean Ferrat : de ce qu'ils ont vécu à ce qu'ils imaginent". A retrouver à l'adresse suivante : www.antraigues2015humanite.com

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00:08J'entends les vieux planchers qui craquent, j'entends du bruit dans la baraque,
00:13j'entends, j'entends dans le grenier, chanter, chanter mon châtaignier.
00:22A l'époque, les fils de paysans étaient paysans, moi je suis sorti de l'école en 56,
00:29j'ai fait le pradet, l'école d'agriculture, à l'époque, on faisait beaucoup de pommes.
00:35A l'époque, ça se vendait, ça se vendait bien.
00:40Et maintenant, les fruits ?
00:42Les fruits, maintenant, on fait un peu la framboise, parce que la framboise en vie,
00:46bon, c'est pas tout le monde qui veut le faire, c'est délicat, elle a ramassé quand même,
00:50la framboise, alors on sert un peu les particules, les restaurants.
00:54C'est à la main ?
00:55À la main, tout à la main, pas forcément.
00:58Toi aussi, tu donnes un coup de main ?
01:00Oui, bien sûr, mais c'est bien qu'elle ramasse.
01:01Enfin, un coup de plus qu'un coup de main, c'est toi qui ramasse les framboises ?
01:05Oui, oui, avec tous les deux, des fois, j'ai oublié de me faire, elle ramasse.
01:10Mais un peu d'être, elle veut bien ramasser les framboises.
01:12Elle est le chef d'exploitation, mais elle va être dans 8 mois à la retraite.
01:16C'est vrai ?
01:18Avec une bonne retraite ?
01:19Une bonne retraite, oui.
01:20Oui, parce que les retraites à la récolte, elles me prennent vraiment pour pareil chose.
01:29Il faut au moins avoir 900 euros par mois quand même, il faudrait avoir, moi.
01:33Peut-être combien de temps ?
01:34Moi, j'ai 760 euros de retraite, chef d'exploitation, 40 ans.
01:38La femme, je le passe à la retraite la année prochaine, elle va tirer à peu près 600 euros par
01:42mois de retraite.
01:44Vous vous rendez compte, il y a 40 ans de travail.
01:49De cotisation.
01:50De cotisation.
01:50C'est que, bon, on a un rédumentage que l'on ne paiera plus, parce qu'elle donne plus de
01:58300 euros par mois, rien que dans MSA, oui, de cotisation.
02:02300 euros par mois, ça me fait 330 ?
02:05330 euros, oui, quand même, on est d'autres de cotisation.
02:07Pour toucher derrière, on est quand, dans le dos ?
02:10Donc la framboise, c'est du luxe, toi, que tu fais, c'est pour du bon produit.
02:15Oui, c'est pour du bon produit, oui, comme ici, ce valse, il y en a une grossiste au bonheur,
02:23bon, la framboise, il s'agit d'un roman, tu la vas, mais en fait, il faut la ramasser.
02:27C'est pas un fruit que, il faut garder la châtaigne, éventuellement, du roman, aujourd'hui, tu peux garder 2
02:33-3 jours, mais la framboise, tu ramasses aujourd'hui, le plus tard, demain matin, il faut t'en débarrasser, parce
02:39que, voilà, il faut les congeler, quoi.
02:41Mais comme on a un fruit, oui, un fruit, comme je l'ai, c'est pas les mêmes prix, comme
02:49on a vendé, l'année passée, 2 euros, oui, parce qu'on a vendé 2 euros le goudet de 250
02:57grammes, c'est pas, on a vendé 2 euros le goudet de 250 grammes, c'est pas, on a vendé
03:002 euros le goudet, l'année dernière, je sais pas, 2 euros le goudet.
03:03Mais 250 grammes, et après, toi, tu le retrouves à...
03:06Oui, parce que souvent, ils font des goudets de 150 grammes, des petits goudets, oui, mais c'est vrai que
03:11les petits goudets, aussi, c'est chiant à ramasser, et enfin, on ne peut pas ramasser dans ces petits goudets,
03:16parce que, c'est vrai que c'est vite plein.
03:18Bah, du coup, tu fais, t'as plus de manutention, quoi, c'est ça ? Parce que tu m'étirais,
03:22tu peux, tu m'étirais...
03:24Il y a 2 boîtes, qu'on ramasse avec une ceinture, des boîtes de poids, on met les framboises dedans,
03:29et on lit sur une table, dans les goudets, dans les plateaux de pêche, oui, on met les goudets, 10
03:35goudets dans un plateau, et ça fait 2 kilos, 600 grammes, voilà.
03:43Et ça casse nos dos, les framboises, t'as pas mal au dos ?
03:48Pas trop aux framboises, non, mais nous, les châtaignes, c'est bien pire, parce que les châtaignes ont baissé, toi,
03:53comme tu l'as fait, tu sais, c'est quoi c'est...
03:55Mais, ouais, tu les ramasses pas au filet, là, toi ?
03:58Non, mais on a ramassé que nos filets, mais on a ramassé pas tout au filet, on a ramassé aussi,
04:01parce qu'il faut les mettre des filets de partout, il en fout, oui, puis il faut mettre ça, et
04:06ramasser ça, puis c'est couteau, si.
04:08Mais les filets, on en met un peu, quand même, oui.
04:10Alors, tes châtaignes, toi, ils sont pas touchés par la maladie, par l'insecte, là ?
04:14Les synipses ?
04:15Ouais.
04:15Ben, jusqu'à cette année, on s'en est pas aperçus, par contre, nous, on a été touchés, cette année,
04:20beaucoup par l'humidité, la rouille.
04:22Ouais.
04:23Ouais, qu'il y a pas eu de récolte ou petit, tu vois, c'était petit.
04:26Sinon, les synipses, ça va bien arriver qu'il est de partout.
04:29Sur un prime, encore, cette année passée, on peut pas dire que la récolte, si la rouille en a pas
04:37eu,
04:37c'est que ça a été touché par le synipses, mais bon, on espérait que ça ne l'aimera pas
04:42trop,
04:43parce qu'ici, si on en a eu les châtaignes, nous, c'est 62% de l'autorone.
04:48Ah, on produit du trans fameux, la châtaigne ?
04:51Non, non, on va en frais.
04:54La petite, on va pour la farine, on va entacher du plat, les autres, je vais sur les marchés, voilà,
05:04ça passe le temps.
05:05Moi, je me souviens des marchés, le marché a démarré dans les années 50... peut-être à la 50-6
05:18même, peut-être.
05:19Parce que vous les plantez les châtaignées ? Ou il y en avait déjà ?
05:21Oui, mais c'était des variétés de petites qu'on appelait, qu'on a engreffées en bouche rouge et qu
05:27'on a des variétés, des bonnes variées.
05:29Ah oui, donc c'est vraiment l'homme qui dit, bon, elle est dans les années 50...
05:32Même avant, je ne crois pas, on en avait greffé depuis les années 35-40 et puis on a continué
05:41à en greffer jusqu'à dans les années 60.
05:44Parce qu'en 56, il y a eu le gel, l'endossia qui est arrivé.
05:49Le gel qui a fait fendre des arbres et que cette maladie qui venait d'Eccarie, l'endossia, a fait
05:55beaucoup de déviens.
05:56L'endossia, c'est une maladie de l'écorce, c'est comme soi-même, c'est pas une maladie de
06:00l'épaule.
06:01Si l'écorce est bouffée, la serre ne passe plus.
06:05Et à un moment, t'as pensé faire autre chose que la serre ou pas ? Jamais ?
06:08Comme on était seul et mes parents, ils avaient besoin aussi de moi.
06:12C'est vrai, je suis bien, toujours resté...
06:16Et qui a eu du plaisir ?
06:17Oui, mais moi je ne me comprends pas de ce que j'avais fait.
06:23Il y avait aussi une bonne ambiance, à l'époque il y avait du monde dans les campagnes.
06:26C'est vrai qu'on s'aidait beaucoup les uns aux autres.
06:32C'était le moment des fouets et tout.
06:36Oui, c'était...
06:38La châtaigne en 1956-1957, ça se vendait comme la pomme.
06:44Et puis c'était le moment où même la pomme et la châtaigne, tout marchait bien.
06:47Oui, oui.
06:48Moi je m'étais fait prendre le mot sur la pâte d'entrague, une fois par roue au sol, marchant.
06:54C'était en franc à l'époque.
06:55180 francs de kilos, les châtaignes.
06:59Il y en a eu à 200 francs, parce que je crois qu'à l'époque c'était en franc.
07:02Oui, l'ancien franc.
07:03L'ancien franc, pas l'ancien franc.
07:07En fait, ça faisait des sous à l'époque.
07:11Des bons produits.
07:12Mais quand tu dis la pomme, la châtaigne, ça marche bien, et puis tout d'un coup les pommes ça
07:17marche plus.
07:17Qu'est-ce qui s'est passé ?
07:18Après 60, parce qu'après il est arrivé la Golbeine.
07:21Parce que nous, ici, on avait des variétés.
07:23Donc là, on avait la rose supérieure, la renette Béraud, et c'était des variétés du coin.
07:31Oui, et qui se vendait très bien.
07:33Mais après, dans le midi, il s'est griffé de Golden.
07:37Et quand la Golden est arrivée, les pommes d'ici, ça a été liquidé.
07:40Personne n'en voulait plus.
07:42C'est une question de mode ?
07:43C'est une question de mode.
07:45Après, c'était...
07:46Parce que la pomme, elle n'était pas bien dans le sud.
07:49Elle était plutôt dans le coin.
07:50Parce que même, tu prenais ici, Anvay, Isaac, le Libonais là-bas, tout a burzé.
07:56Tu vois, toutes les jeunesses partout, il y avait des pommiers.
07:59Et c'était...
08:01Ah oui, nous, on avait beaucoup de pommes.
08:04On faisait plus de 20 tonnes de pommes, à l'époque.
08:07Donc, des cidres, tout ce qui va avec, tu pensais ?
08:09Oui, oui.
08:10Non mais c'était surtout des pommes à manger.
08:12C'était la pomme à manger.
08:14C'était la pomme à manger.
08:15Et tous les pommiers, c'est fini ?
08:16Non, les pommiers, maintenant, ils disent, il ne faut pas y demander.
08:19Parce que maintenant, les pommiers sont saoulés.
08:20C'est comme la pêche aussi.
08:22Après, on s'est venu dans la pêche.
08:24Donc, dans les années 62 ou 3, ça marchait.
08:29Parce qu'on m'a amené pas mal.
08:30Et maintenant, les pêches, c'est ce que vous voulez.
08:32Ils vous entourent de partout dans des routes.
08:36Ici, mais pas partout.
08:39Bien à l'abri dans ma soupante.
08:42Moi, j'entends chanter la charpente.
08:44Ce n'est pas du bois verroulu.
08:48J'entends les poutres qui se plaignent
08:50De ne plus donner de châtaignes
08:52En supportant mon toit pointu.
08:56J'entends les vieux planchers, les craques.
08:59J'entends du bruit dans la baraque.
09:01J'entends, j'entends dans le grenier
09:03Chanté, chanté, mon châtaigné.
09:08Vous avez toujours monté que les agriculteurs
09:09ne les aient pas écomministes ?
09:11Moi, j'ai toujours monté à gauche alors.
09:13Alors, ça veut dire quoi, les valeurs de gauche ?
09:16C'était plutôt pour défendre plus les petits.
09:20Ça avait toujours été dans le 60-70.
09:23C'est vrai qu'il y a toujours eu souvent des meilleurs communistes.
09:30Tu prenais Calistema, tu prenais Soussac.
09:35Après, peut-être, ils étaient sans étiquette.
09:38Mais après, ils étaient sur Réunion de la gauche.
09:41C'est vrai que ça a toujours été comme ça.
09:45On espérait que ça continue.
09:48Mais ce coup-ci, ça sera plus difficile avec la départementale.
09:53Donc, tu te tiens au courant de la vie politique ?
09:55Même si tu n'as pas été élu longtemps, tu restes intéressé ?
09:58Moi, j'aime bien. Je m'intéresse.
10:03Même là, je vais au Réunion du Conseil.
10:05Je le suis parce que j'aime ça.
10:08Enfin, j'aime voir ces tout-là.
10:12Les prises de décisions ?
10:13Les prises de décisions, on le regarde.
10:14Avec la télé, c'est vrai maintenant qu'on est bien formés.
10:18Puisqu'à une époque, tu avais le poste à la télé.
10:22Maintenant, c'est vrai, l'information sort une heure après.
10:25La France entière, je le sais.
10:28Pas toujours.
10:30Vous suivez, vous, un petit peu, ce qui se passe artistiquement ?
10:32Tout ça, tu participais ?
10:34Oui.
10:34Je me ferais.
10:35Moi, je le connaissais parce que le mandat à Joël.
10:37Moi, comme je suis sur Anne Freig, je l'ai vu.
10:41Et puis, quand j'avais fait le mandat avec Bernard,
10:44et lui, il était au conseil avec Jean.
10:48Ah, tu as été conseiller municipal avec Jean ?
10:51Oui, un mandat avec lui.
10:53En 1977, mais Bernard pareil, on est rentré même au moment.
10:58Tous les deux ensemble, on est rentré quand même.
10:59Ah, si, si, si.
11:00Et qui c'était le maire ?
11:01Nous, c'était Michel Bessade, le docteur.
11:04Le docteur.
11:05Et après, ça a été Gleise.
11:07Alors, j'ai fait mandat avec Michel Bessade et un mandat avec Gleise.
11:11Et alors, ça t'intéressait ?
11:14Oh ben, putain, oui.
11:15Oui, il y avait du boulot parce que quand on te met à l'eau,
11:20je veux dire, pour s'occuper des questions d'eau,
11:22mais c'est pas un poste qui...
11:25Quand tu n'es pas au courant, ça serait aujourd'hui,
11:29je dirais laisse le faire à d'autres.
11:31Oh, ah oui.
11:31C'est pas un poste tout le temps mais agréable.
11:34Ça voulait dire quoi ?
11:35Parce que tu as souvent des emmerdes, des fuites.
11:37Une année, le 1er juillet, pas une goutte d'eau en trahi, là.
11:41Heureusement qu'Hélène Bessade, la mère du maire,
11:43c'était Hélène que son fils était mère,
11:45parce que quand tu n'as plus d'eau dans les restaurants,
11:48deux heures après-dîner, eh bien...
11:50En plein été.
11:51En plein été.
11:53C'était...
11:54Plus la qualité de l'eau et tout ?
11:55C'est toi qui devais veiller...
11:56Non, mais la qualité...
11:58Il y avait des trucs...
11:58Non, mais enfin, surveiller...
11:59À l'époque, on avait un réservoir qui fuyait.
12:02Il y avait une fuite en montagne du pont de l'huile d'un tuyau
12:05que, par moment, il s'ouvrait, par moment, il s'enfermait.
12:08Et ça allait sortir l'eau, là-bas, ici, comme c'est du basalte.
12:11Ça allait sortir, là-bas, sur la route de Valls.
12:14Personne ne s'en apercevait.
12:15Je ne sais pas si, à l'époque, même Fred Ortiz,
12:17il ne faisait pas un jardin, il disait qu'il avait une source.
12:19Bien sûr, c'était cette eau qui coulait de ce tuyau.
12:24Ah oui.
12:24Oh, merci.
12:25Ça devait rester...
12:27Excusez-moi, ils ont plus d'eau.
12:29Je m'en souviens tout le temps, parce qu'ils faisaient des jardins,
12:31là-bas, derrière le garage de Réunier, tu sais,
12:35là où il y a maintenant, comme ça s'appelle, le clou,
12:40la pompe à essence du pont de l'huile, l'ancienne.
12:42Tu vois, juste derrière.
12:45Chef Louis.
12:46Chef Louis, voilà.
12:49Et alors, Jean Ferrat, il était comment, comme conseiller municipal ?
12:53Oh, ben, il était comme les autres, il était bien.
12:57Il s'est battu pour quoi, par exemple, au niveau de la commune, directement ?
13:00Disons que s'il y a eu un tennis en drague, c'est bien un peu grâce à lui,
13:03parce qu'il avait donné quand même...
13:06Comme il avait dit qu'il avait bien été reçu en drague,
13:09il avait donné 14 millions, je crois, pour faire le tennis.
13:13Parce qu'ici, pour faire un tennis, il avait fait un terrain,
13:16mais il fallait une dalle stabilisatrice,
13:18ferrailler pour pas que ça bouge, tu vois, après le stade.
13:21Et c'est lui qui avait payé le premier coup, en somme, vous voyez.
13:26Alors déjà, parce que la commune, on n'aurait pas pu le faire refaire.
13:29Déjà, le stade a été fait dans les années 72.
13:34Le stade a été fait en 72, le stade d'Andraille.
13:39Et après, les tennis ont été faits un peu après.
13:42Mais c'est vrai qu'il s'était fait du boulot dans ces années-là.
13:45Il s'était fait la route de Rouvière,
13:47il s'était fait la route qui sort au Pont de la Tourasse.
13:50Disons que les choses étaient moins chères qu'aujourd'hui.
13:53Parce qu'aujourd'hui...
13:54Par contre, il n'y a pas de train.
13:56Par contre, il n'y a pas de train.
13:57Eh bien, sans la guerre de 14, on aurait une roi qui passerait là.
14:03Il y avait un projet Valls en drague,
14:09et ça montait au Schellar, sur le retard de Schellar.
14:14Et puis, le projet était fait, puisque les ingénieurs...
14:17J'ai lu le livre encore que Roland m'avait prêté.
14:22Ils avaient resté un an chez Baratie à la Virola,
14:28à l'hôtel du Midi.
14:31Les ingénieurs pourraient tuer ?
14:32Oui, ils pourraient tuer.
14:33C'était picoté tout près.
14:36Il passait là, le train là-dessus.
14:38Il passait à la Maisonneuve.
14:42Il ne montait pas en masse.
14:43Au pont, il coupait, il passait la rentrée là en face.
14:46Il y avait un tunnel qui allait sortir après la maison de retraite.
14:50Et puis, il montait sur la route qui monte sur la Viole.
14:56Et au-dessus de la Viole, dessous le Crouset,
14:59il y avait un tunnel qui allait sortir à Sardis,
15:03de l'autre versant de la montagne.
15:05Et puis, la guerre de 14 est arrivée.
15:08Je sais que l'on ne va pas leur raconter,
15:09puis je l'ai lu sur le livre.
15:11La guerre de 14 est arrivée et le projet a été abandonné.
15:15C'est tombé ça.
15:15Quand il a mouré, il trouvait encore des piquets,
15:21peut-être 10 ou 15 ans après,
15:24qu'ils avaient picoté la ligne.
15:27Il était picoté, la ligne.
15:42Il n'y avait peut-être pas déjà.
15:43Après, il y a eu d'autres moyens.
15:45C'était une belle ligne.
15:49C'était une belle ligne.
15:50C'est sûr qu'aujourd'hui, peut-être après,
15:54ça serait abandonné,
15:55parce qu'ils en ont bien le abandonner d'autres lignes.
15:58Et ça va revenir peut-être ?
16:00Parce que je sais que la fois qu'on a été voir Fitterman à Valor,
16:04il était venu, Charles Fitterman,
16:06quand il était ministre des Transports,
16:08il était une époque.
16:09On y avait fait une carte.
16:13Il y avait René Alessant qui allait.
16:15Il m'a dit, Jeannot,
16:16on va l'ouvrir cette ligne de chemin.
16:18Ah ouais ? Donc ça a été un de vos combats communs ?
16:21Non mais la ligne de Thaille au Renard.
16:25A l'époque,
16:26on partait de la Baigude,
16:28il y avait une riche ligne qui te portait jusqu'au Thaille.
16:32Et elle servait,
16:32elle était utile.
16:34Puisqu'il y avait une garde à la Baigude,
16:36il y avait une chale de garde et tout.
16:39Et quand Charles Fitterman avait été élu,
16:41on avait été à la base,
16:42comme on faisait à Valor,
16:43alors c'était une histoire.
16:45Je ne sais pas s'il n'y avait pas deux cartes
16:48entre Val, Antraïs et Audenard.
16:52Et je sais qu'on a les sens,
16:54je l'ai compté, il m'a dit,
16:55on va mourir là-dedans.
16:57Après ça ne s'est pas ouvert,
16:58parce que moi, Fitterman aussi,
17:00il n'est pas resté Therman au Renard.
17:01Comme il est resté, je pense.
17:04Il y avait une saccarbillance dans ce quart-là-bas.
17:06Le droit d'un ministre des Transports.
17:09Je ne sais plus.
17:09Oui.
17:11C'était mon premier.
17:14Il y avait une saccarbillance dans ce quart-là-bas.
17:17Il était au quart d'un travail aussi.
17:20Oui.
17:20C'est comme...
17:22Il n'y avait pas une revendication.
17:25Fitterman, lui, il était venu
17:27pour faire un discours.
17:29Quand il a été ministre des Transports.
17:31Oui, là, c'était un concert.
17:32C'était un concert.
17:34Il n'y avait pas des revendications.
17:36Fitterman, lui, il était venu pour faire un discours.
17:39C'était quand il a été ministre des Transports.
17:42Le soutenu.
17:44Monsieur le soutenu.
17:46Vous avez deux enfants.
17:47Il n'y avait pas de masques.
17:49Il n'y avait pas de masques.
17:53Il n'y avait pas de masques.
18:08Il n'y avait pas de masques.
18:14Il n'y avait pas de masques.
18:21Il n'y avait pas de masques.
18:25Il est partagé.
18:26Il n'y avait pas de masques.
18:27Il n'y avait pas de masques.
18:28Il n'y avait pas de masques.
18:29Alors,� et rien.
18:31Il connaisse le métier.
18:33Ah oui.
18:34Oui, ils connaissent un métier, comme Christophe, ils m'aiment de ramasser des châtaignes et même Joël parce que quand
18:39ils ont fini, des fois le mercredi, ils tiennent, mais quand ils ne travaillent pas, un jour, ils disaient, je
18:44me repose, ils étaient en question de ça.
18:47Mais moi, je leur faisais de garder leur place parce que tu es salarié, tu as un bon menu fixe
18:52et tu es...
18:55Tu as quand même un avantage aujourd'hui.
18:58D'être salarié, quoi.
18:59D'être salarié, si tu es malade et tout parce que...
19:02Mais toi, ça ne te fait pas mal au cœur, parce que tu as des terres encore, enfin, tu as
19:06la châtaignorée, tu mors salarié roi.
19:09Mais la châtaignorée, je pense que si le prix, ça, la châtaignée, ils la ramassera.
19:15Maintenant, les terres, on questionne de faire peut-être des patates ou des fruits, des légumes, c'est plus pareil.
19:21Mais la châtaignée, moi, je pense que les jeunes, il s'agit que si le prix suit, ils ont quand
19:27même le goût.
19:28C'est que tu n'as pas énormément de travail dans la châtaignorée.
19:31Oui, il y en a bien du travail, c'est pour l'entretien, nous, on avait cobuage, nettoyer les arbres,
19:36élarguer les arbres.
19:38Aussi, il y a du travail.
19:39Là, il y a un peu de l'élargage des arbres qui a eu l'endorsia, qui a eu du
19:46bois sec, qu'il faut éliminer, tout ça.
19:48Mais vous faites vous-même ?
19:50Nous, Joël, il monte, le plus jeune, je ne tiens pas trop, parce que moi, mon papa, il s'était
19:55tombé d'un arbre, et ça l'avait abîmé.
19:59Il s'est fait casser.
20:00C'est le cerisier, hein ?
20:01Hein ?
20:03C'est le cerisier ?
20:17Et là, le parc, bon, il donne bien un peu des aides pour la rénovation, mais malheureusement, si tu le
20:23fais toi-même, on te donnerait.
20:26Ce qui est un peu injuste, parce que moi, on est à comme Joël.
20:29Tu vois, si on le payait un peu, ça serait intéressant, parce que lui aussi, il n'a pas une
20:35grosse paye, il n'y a que deux enfants, il faut vivre, et payer la location et tout.
20:40Mais du moment que tu le fais toi-même, il faut le faire faire une entreprise.
20:46Là encore ?
20:47Bon.
20:48Il y a un.
20:49Je pense que, quand même, voilà.
20:54Et l'avenir du village, toi, tu penses quoi ? Qu'est-ce qu'il faut faire de toute cette
21:00notoriété qui est quand même réelle ?
21:02Oui, c'est sûr que ça sera surtout le tourisme, c'est autant le village, quoi, et puis bon, mais
21:12c'est sûr que c'est bien joli d'amener du monde, mais s'il n'y a pas d
21:16'agriculteurs, il n'y a pas d'entretien de la nature, que les gens ne puissent pas sortir dans la
21:22classe d'entraide,
21:23si tu vois une belle châtaignerie, ou des jolis arbres, c'est quand même assez...
21:28C'est la main de l'homme, ça.
21:29C'est la main de l'homme, oui, et puis bon.
21:31C'est la boussaille qui gagne.
21:32Oui, c'est la boussaille qui gagne, oui, parce qu'on trouve des problèmes, on pourrait nous interdire l'éco
21:37-buage, c'est-à-dire pour brûler.
21:41Des feuilles qui se ramassent, des feuilles de châtaillier, ou des petits jauniers qui poussent, mais comment on peut faire
21:48ici, on ne peut pas porter ça dans une déchâterie,
21:50ou un girobroyeur, on va le monter dans les montagnes, parce que tu n'as pas d'accès, on fait
21:56bon pour les stagnes.
21:58Mais si on y réfléchit, ça sert à un certain nombre.
22:00Déjà, les particuliers, si tu n'as pas du bois, une châtaignerie, ou déjà les particuliers, c'est pratiquement interdit
22:09de brûler, on n'a plus d'autorisation.
22:12Il faut se dire qu'on en gardera à ça, c'est-à-dire.
22:16Il y a beaucoup de choses, comme l'alambic, avant, ton papa, il y avait bien...
22:20Après, le droit de distiller, oui, c'est-à-dire, il s'écart du qu'il s'écart.
22:24Je ne parquenais l'alambic, c'est de brûler qui avait supprimé le droit des brûlures de cru, Michel de
22:30Bré.
22:31Et ça, ça vous en relevait des revenus, forcément ?
22:34Oui, parce qu'on faisait notre veine, on n'achetait pas de veine, on faisait du veine, on faisait le
22:42mâle.
22:43C'est-à-dire que tu avais la vigne ?
22:44Oui, on faisait la vigne, on faisait du veine pour nous, on en faisait même pas mal.
22:49Tout le monde faisait son veine, dans le couerre.
22:53Le clinton, on n'en fait pas parce que le veine, bon, mais les vignes, c'était parti un peu,
23:00après c'était vieux.
23:02Le clinton, on a été obligé de le hacher, non ?
23:04Oui, le clinton, en 1966, le clinton.
23:07Donc quand il y avait une fête en drague, je me souviens, tout le temps, tout le monde de clinton,
23:12de ma scène, sur la place, et les gens buvaient gratuitement du clinton.
23:17Mais ils ne nous ont pas obligés à arrêter, ça ?
23:19Mais c'était un plan pour huibé, quand même, le clinton, en plus.
23:23Mais bon, ici, comme ça a disparu naturellement, ils n'ont pas trop...
23:28En fait, le droit de distiller, les brouilleurs de creux, après, il y avait des petites alambies dans les campagnes
23:34que les gens faisaient de brune, d'humain, de huile, après, ça a été...
23:40Après, il a fallu le porter, parce que même maintenant, comme moi, les droits se perdent.
23:47Tant que je maman était en vie, moi, je pouvais distiller, elle est décédée, je vais décédée, mais moi, je
23:53ne peux plus distiller.
23:53Et du coup, il y a un savoir-faire qui disparaît, parce que des filles, ils s'investissent-ils ?
23:57Ah non, ils n'auraient jamais vu ça.
23:59Eux, ils ont déjà été incarnés depuis le moment.
24:04Mais c'est vrai que l'anion, ils n'aiment pas au pas.
24:08Les jeunes, ils boivent plutôt un whisky, coca, un machin comme ça, mais c'est vrai, hein ?
24:14Que l'alcool des fruits.
24:16Je vois, à la Marie-Brizard, tu n'as pas mieux goûté, parce que nous, quand on est déjà, on
24:22n'est pas en sortie,
24:24on buvait une Marie-Brizard ou un rhum, tu vois, le dimanche, comme ça, c'était à l'époque.
24:29Je remarque les jeunes, aujourd'hui, tu peux mettre du rhum, des Marie-Brizard, il n'y en a pas
24:33qu'à en voir, qu'à moi.
24:35Par contre, nous, ils boivent autre chose, qui ne peut être pas meilleur.
24:38Qui n'est pas meilleur, non ? Ce qui coûte plus cher et qui n'est pas meilleur.
24:41Qui n'est pas meilleur, oui.
24:43Tu parlais de la solidarité tout à l'heure.
24:46Pour les foins, pour...
24:48Eh oui, quand on se rappelle, quand on faisait les foins, nous, on avait essayé, je vois, là.
24:52Quand on faisait les foins au palais, là-bas, dans les foins et dans les chaleurs, oui.
24:57Mais c'est vrai que les foins, c'était une période pénible, hein, c'est qu'il fallait le couper
25:01ici, tout manuellement, porter...
25:05Jusque dans les années, quoi t'as fait les foins ?
25:07Oui, mais encore, on l'est fait, mais en fait, à l'époque, on faisait la moto faucheuse.
25:12Puis on portait dans les greniers, on avait trois cordes, on liait l'été, et on les portait sur le
25:16dos, des ballons de 54 kilos.
25:1964 kilos, ouais.
25:20Aujourd'hui, t'en as encore forcément un peu de foin.
25:23Ah, mais oui, dans les prévilles, il y en a bien.
25:25Mais aujourd'hui, bon, on a un petit tracteur avec une botte lèse, qu'on fait des petites bottes.
25:30Enfin, ça ne s'appelait pas ça, mais à l'époque, il y avait rien, nous tous, hein.
25:34Mais ça veut dire que, quand on était déjà à nous, même si toi, t'es déjà à la retraite,
25:39toi, tu valais que vous n'allez jamais arrêter de travailler de votre vie, vous avez continué.
25:43On est bien obligé, premièrement, financièrement, on est bien obligé, parce qu'avec que les retraites qu'on a,
25:48il n'y en a pas pour se démonter, hein, pas ça.
25:51C'est ce que je dis, moi, quand même, c'est...
25:53Ouais.
25:53Parce que...
25:56Je voyais qu'ils ont réclamé un peu, là, ce qu'on voit, là, ce que je lisais sur l
26:00'avenir agricole,
26:01c'est vrai que mettre une retraite au moins à 900 euros pour l'agriculture, ça serait quand même...
26:11Quand on devient poutre-maîtresse, c'est tout le toit qui vous oppresse,
26:16il faut chanter tout doucement.
26:20La chanson de ses origines, celle qu'il me chante en sourdine,
26:25en y mettant du sentiment.
26:42Tu les comprends, tous les suicides qu'il y a dans l'agriculture, etc. ?
26:47Non, mais bien sûr que je, comme moi, il y en a que...
26:50Et puis, c'est qu'ils empruntent aujourd'hui.
26:53Premièrement, les banques, ils ne sont pas trop...
26:55C'est les emprunts, c'est les emprunts.
26:57Ah, oui.
26:59C'est le cas des...
27:00Il y a eu des drames de ce genre.
27:02Non, ici, non.
27:03Parce que les gens ici...
27:04Je ne sais pas.
27:07Oui, oui, comme il s'appelle...
27:11Eh bien, oui, il s'est bien suicidé, lui, lui aussi, peut-être, il avait un point de dé.
27:15Il avait des vaches, hein, c'est ça ?
27:18Oui, mais en fait, comme tu dis, c'était des petites exploitations, souvent familiales, quoi.
27:21Oui, mais ici, en vivant de ce qu'on faisait, il n'y avait pas d'empereur, hein.
27:26Parce qu'il y a toujours eu un marché court, ici.
27:28Il y a eu du producteur au consommateur.
27:31Ils n'ont rien inventé dans le ministère, ici.
27:35Ça s'est toujours fait comme ça.
27:36Mais c'est vrai qu'aussi, même les chambres et tout,
27:39ils ne s'étaient pas trop occupés dans nos régions, aussi.
27:42N'importe quoi.
27:42Oui, mais c'est des petites campagnes comme ça, de merveilleux, je trouve...
27:48Déjà, aujourd'hui, quand même, c'est vrai, il s'en occupe mieux, quand même.
27:53Tu prends un peu, même, les députés, tout, même...
28:00Tu vois, comme cette année, il est venu quand même la sous-préfète de l'argentière
28:04et qui lui constatait un peu les dégâts, des intempéries, il est venu...
28:12Par le mur et la montagne, oui, un glissement de terrain.
28:17Je vous en ai parlé, c'est des calamités, là.
28:20C'est comme des calamités agricoles, c'est ridicule,
28:23te donner entre 25 et 30% d'aide,
28:27au moins t'en payer au minimum à la moitié, quand même.
28:33Surtout dans nos régions, parce que c'est beaucoup...
28:39Il faut le faire...
28:40C'est long, parce qu'on n'accède pas comme on veut.
28:44Ben oui.
28:45Et, attends, les intempéries, c'était en novembre ?
28:47C'était...
28:49Il y en a eu septembre, octobre et novembre.
28:53On a eu trois grosses crues.
28:55Et toi, t'as une perte évaluée à combien, enfin, des dégâts ?
28:58À peu près, autour de 7000 euros de perte.
29:03On a eu une année et une saison, puis on passe à côté,
29:06pour payer de l'intérêt à enlever.
29:10Et la catastrophe naturelle au niveau national, tu disais...
29:14Non, mais j'en sais rien, ça doit se décider le 11 mars,
29:18mais maintenant, je vais voir un peu ce qu'ils vont nommer derrière,
29:22parce que j'ai compris qu'ils n'avaient pas l'air d'être bien là, aujourd'hui.
29:26La sous-préfète est venue ?
29:27Tu es allée ?
29:29Ah, mais oui, on l'avait accompagnée.
29:30Le 15 de décembre, elle était venue.
29:33Le samedi, avec Gino, là, et Gabé Emma,
29:37qui avait joué, on l'avait montée à Bise,
29:39on l'avait montée à la Bisette.
29:41Elle a monté à la Bisette pour la faire...
29:43Non, mais bon, c'est bien que, déjà,
29:45ils se déplacent un peu sur le terrain.
29:47Et comme la commission, aussi, pour les constater des dégâts qu'il y a eu,
29:51parce que le maire, il les a bougé, quand même, un peu, Gilles.
29:55C'est vrai que...
29:57Parce que le maire, c'est important, aussi, comme ce n'était pas aujourd'hui.
30:02Alors, attends, tu es née en traînes,
30:03tu habites toujours en traînes,
30:05mais tu es sorti d'entraînes, quand même, rassure-moi.
30:07Ah oui, ah oui.
30:08Vous êtes parti en vacances, vous avez...
30:10Oh, non, on n'a pas jamais rencontré.
30:12Ce n'est pas une des gens qui ont parlé à la récréation.
30:13C'est une fois au salon d'agriculture, à Paris.
30:17Ah !
30:18Avec Colette, aussi.
30:19Et là, pour l'avance, c'est quoi ?
30:21On nous dit, quand je suis allé à Paris,
30:22que j'ai vu ce bois matériel, j'ai vu...
30:24Eh bien, les gros tracteurs, mais ce n'était pas pour chez nous.
30:29C'est vrai que...
30:31Il y a eu...
30:31C'est qu'on avait visité la tour Montparnasse.
30:35On avait mangé la cible,
30:36parce que c'était avec le clérico,
30:38quand on avait fait ce voyage.
30:40La tour Montparnasse,
30:41on avait été une soirée à Montmartre.
30:44Il était resté trois jours.
30:49Au salon de l'agriculture, le soir,
30:51il y avait une marronne.
30:52C'est pénible.
30:53Tu l'avais fait en visiteur, t'avais ?
30:55En visiteur, oui.
30:56En visiteur.
30:58On n'a même pas pu manger, le Mont de Calouet.
31:00Parce qu'à midi, on ne s'en voulait pas pour manger.
31:02Après, il est impossible de s'approcher,
31:04même d'un stade,
31:05pour pouvoir prendre quelque chose,
31:07même pour déguster.
31:09Le Mont de Calouet.
31:11Alors à midi, le repas,
31:12il a passé à Paris.
31:14Après, c'est un con, quand même.
31:18Non, mais ça, c'était dans les années 88.
31:24Oui, il y a déjà...
31:25Et la mer, tu as déjà vu la mer ?
31:28Ah, la mer, oui, quand même.
31:31Mais c'est la montagne qui est la plus belle,
31:33c'est la mer.
31:34Oh, moi, j'ai...
31:35La mer,
31:39ça avait pu y passer une heure.
31:41Bro, c'est pas...
31:42La montagne ?
31:42Moi, je préfère la montagne que la mer.
31:44Tu la regardes encore ?
31:45Ah oui.
31:47Non, mais bon, c'est vrai, les paysages.
31:49Là, deux fois, l'autre fois, sur la Troie,
31:50il y avait des reportages sur les paysages.
31:53Et qu'est-ce que c'était beau, là.
31:54Et Tadassar.
31:56Tout le temps, il vient de me faire voir un paquet.
31:57Et c'était des prises de vue en avion.
32:00Qu'est-ce que c'était beau, là.
32:02Non, mais la mer, ça va bien pour le gars
32:03qui aime se baigner, qui aime l'eau, mais oui.
32:06Mais ici, toi, t'apprécies le cadre encore, quoi.
32:10Tu regardes la montagne, tu regardes le ciel.
32:13Oui, eh bien, nous, on sait un peu le temps
32:15qu'il va faire demain sans trop regarder la météo.
32:19Qu'est-ce qu'il va faire demain ?
32:20Si ton but de jeu est blanche,
32:22je sais que la troisième, c'est la pluie.
32:25Tu n'as pas besoin de météo, France.
32:27Oui, c'est sûr qu'à force, on sait ce qui va arriver, quoi.
32:35Mais c'est vrai que ça fait deux ans que nous,
32:37on a été touchés surtout par des grosses pluies
32:40qui ont fait des dégâts.
32:41Moi, je trouve qu'il y a eu...
32:43Il faut espérer que ça ne dure pas,
32:45mais si c'est un changement climatique comme ça,
32:48ça va être...
32:51Est-ce que tu n'avais jamais vécu ces épisodes ?
32:54Pas une time, c'est comme ça,
32:56surtout répété.
32:58On a eu le 18 septembre,
33:00on a eu vers le 11 ou 12 octobre,
33:03on a eu aussi début novembre,
33:05après la Toussaint.
33:06Mais après, c'était un peu la fête,
33:08bien un peu la fête.
33:08Oui, le 3, la camicule,
33:11mais là, il avait fait chaud.
33:13Là, je me souviens de me ramasser les framboises,
33:15mais ce n'était pas de la tarte.
33:17C'est l'été, les framboises ?
33:18Oui, c'est l'été.
33:20Au mois d'août, les remontantes,
33:22quelle chaleur qui faisait.
33:24Tu as eu une récolte ?
33:25Non, mais ça débute en juillet,
33:28et puis il y a une autre variété
33:29qui vient un peu plus tard,
33:32remontante, qui vient en août.
33:35Alors, une recette de framboises,
33:36elles ont fini avec ça ?
33:37Tu les manges comment, toi ?
33:39Je ne les mange pas.
33:41Quoi ?
33:43Elle s'est cachée dans son côté.
33:45C'est vrai, tu ne les manges pas ?
33:46Non, parce qu'elle a une très forte trop.
33:51On fait la confiture au canet,
33:52la châtaigne, quoi.
33:54Ah oui, on fait la gelée de framboises.
33:56Et la châtaigne ?
33:58La châtaigne aussi, la confiture,
33:59on fait la châtaigne.
34:00On fait la confiture au châtaigne.
34:02La framboise, elle a bien réussi,
34:06parce qu'elle en avait fait
34:07deux ans pour Rive,
34:09et il ne fallait pas la louver,
34:10parce qu'elle osait à Monaco
34:12en plus de framboises.
34:14Pas chez le prince ?
34:17Tu ne veux pas être filmé
34:19alors que tu as fait
34:19la confiture du prince de Monaco ?
34:21Je pense que c'était pour des cadeaux
34:23qu'il donnait Rive,
34:25peut-être pour le prince,
34:27et pour d'autres, on avait.
34:28Oui, oui, oui, mais c'est vrai que...
34:30Et là sont où les chèvres, là ?
34:32Ah, le sable d'un ?
34:33On ne peut pas aller voir les chèvres ?
34:35Parce que moi,
34:36je n'ai jamais été au salon de l'agriculture.
34:40La brownie, c'est plus peureux.
34:45Vous voulez que j'éteigne ?
34:47Non, non.
34:55Non, non, il y a une quinzaine,
34:56il y a des moutons.
34:58Ah, c'est normal, c'est normal.
35:01Ah, ben je suis allée, c'est tard.
35:02Ah, c'est une bédette,
35:03elle fait la bédette.
35:07C'est la chèvre de M. Jeannot.
35:14Qu'est-ce que vous buvez ?
35:17Vous voulez un peu de main ?
35:21Tu vois, j'aurai plus mal à la gorge de main.

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