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  • il y a 10 minutes
Au lendemain d'une mobilisation massive dans les rues, l'attitude des jeunes mobilisés sera scrutée de près mercredi, journée test pour le gouvernement qui tente de ramener le mouvement dans les établissements et d'apaiser une crise qui s'étire.

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Transcription
00:00La vérité c'est qu'il faut avoir le courage d'assumer que ces enjeux, nous ne pourrons pas les
00:04résoudre en un jour.
00:06Et aujourd'hui nous sommes dans le temps des mesures d'urgence qui s'imposent.
00:10Il y a dans ce que le Premier ministre a annoncé, quelques évolutions qui vont dans le bon sens.
00:15Il y a aussi beaucoup d'attentes non résolues sur la question du prix des carburants.
00:20Nous demandons depuis très longtemps maintenant que soient enfin suspendus les certificats d'économie d'énergie.
00:24Ce serait pour le coup une mesure qui ne coûterait pas 1 euro à l'État et qui rendrait immédiatement
00:29aux Français 17, 18, 19 centimes d'euros par litre
00:33sans être obligé d'aller puiser dans nos stocks stratégiques.
00:36Il faut absolument mettre en œuvre cette mesure en urgence parce qu'aujourd'hui beaucoup de Français,
00:41et notamment parmi tous les Français qui travaillent, vivent une sorte d'asphyxie économique qui ne peut plus durer évidemment.
00:48Comment vous expliquez ce soir ? On a entendu ce que vous proposez François-Xavier Bellamy.
00:54Le Président a parlé d'une nécessaire empathie. Le Premier ministre dit qu'il y a un devoir d'écoute.
00:59Est-ce qu'il suffit d'écouter ? Est-ce que vous avez l'impression quand même qu'il y
01:02a un début de réponse de crise ?
01:03Ou est-ce que vous craignez que la situation ne finisse, comme certains l'ont dit sur ce plateau,
01:07par même dégénérer, en tous les cas s'aggraver, s'enquister dans le pays ?
01:14La situation, elle a déjà dégénéré. Et aujourd'hui, la vérité, c'est que ce que nous voyons dans nos
01:20rues
01:20n'est pas tant un mouvement lycéen spontané que la réalité d'une forme de chaos organisée par une force
01:28politique
01:28qui s'appelle la France insoumise. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les services de renseignement
01:32qui ont publié une note que vos confrères du Figaro ont relayée, qui est très claire sur ce point.
01:36Et je remercie le Premier ministre d'avoir été extrêmement ferme dans sa condamnation de la violence.
01:41La violence dont les premières victimes sont des lycéens eux-mêmes, envoyés en première ligne,
01:46y compris pour aller, d'une certaine façon, charger la police derrière le député Louis Boyard.
01:53Tout le monde a vu ces images qui, en réalité, mettent en danger.
01:55Ces élus mettent en danger des jeunes dans une spirale de violence qui n'a rien à voir avec la
02:00démocratie
02:00ni l'expression d'une contestation légitime. Donc oui, il faut que tout cela s'arrête maintenant.
02:05Il faut que les cours reprennent.
02:07Vous n'êtes rien à voir avec la démocratie, François-Xavier Bellamy.
02:11C'est quand même de l'ordre du débat politique ou alors on n'est plus dans le champ politique
02:15?
02:15On a entendu Bruno Rotaillot parler d'une interdiction de la France insoumise
02:18dans un pays comme le nôtre. Personne n'imagine qu'on puisse interdire un parti politique
02:23malgré tout avec des millions d'électeurs ou de sympathisants.
02:27Qu'est-ce que vous entendez par ce n'est plus dans le champ démocratique ?
02:32Moi, ce que je n'imagine pas, c'est qu'il n'y ait pas de réponse à ce que
02:35fait aujourd'hui la France insoumise.
02:36Quand vous avez un élu de la République, un maire, M. Bagayoko, qui, au début de ce mouvement,
02:42explique que, je le cite, la violence est légitime.
02:45Le principe de la démocratie, c'est que les forces politiques et que tous les citoyens
02:49s'engagent à renoncer à la violence pour imposer leur vue.
02:52Je suis en désaccord profond avec les élus de la France insoumise sur à peu près tous les sujets politiques.
02:57Ce n'est pas du tout un problème. Le pluralisme fait partie de la démocratie.
03:00Le vrai problème n'est pas que nous ayons des avis politiques différents.
03:04Le vrai problème, c'est que nous avons manifestement un avis différent sur ce que c'est que la politique.
03:08La politique, ça consiste à refuser la violence.
03:11Et encore une fois, je le redis, quand on entend les élus de la France insoumise,
03:14qui depuis des jours maintenant, ne cessent d'attiser la haine, d'attiser la violence.
03:18Vous parliez d'empathie, mais j'aimerais qu'on ait un peu d'empathie pour les 780 policiers et gendarmes
03:22qui ont été blessés depuis le début de ce mouvement.
03:24Pour les professeurs agressés, pour les enseignants menacés, pour les pompiers qui ont été pris pour cible.
03:29Qu'est-ce qu'ils ont fait, les pompiers, pour devenir les cibles d'un mouvement comme celui-là ?
03:32Ça n'a rien à voir, je le redis, avec un mouvement lycéen.
03:35La vérité, c'est que notre pays connaît une immense injustice qui est la faillite de notre système éducatif.

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