00:00La vérité c'est qu'il faut avoir le courage d'assumer que ces enjeux, nous ne pourrons pas les
00:04résoudre en un jour.
00:06Et aujourd'hui nous sommes dans le temps des mesures d'urgence qui s'imposent.
00:10Il y a dans ce que le Premier ministre a annoncé, quelques évolutions qui vont dans le bon sens.
00:15Il y a aussi beaucoup d'attentes non résolues sur la question du prix des carburants.
00:20Nous demandons depuis très longtemps maintenant que soient enfin suspendus les certificats d'économie d'énergie.
00:24Ce serait pour le coup une mesure qui ne coûterait pas 1 euro à l'État et qui rendrait immédiatement
00:29aux Français 17, 18, 19 centimes d'euros par litre
00:33sans être obligé d'aller puiser dans nos stocks stratégiques.
00:36Il faut absolument mettre en œuvre cette mesure en urgence parce qu'aujourd'hui beaucoup de Français,
00:41et notamment parmi tous les Français qui travaillent, vivent une sorte d'asphyxie économique qui ne peut plus durer évidemment.
00:48Comment vous expliquez ce soir ? On a entendu ce que vous proposez François-Xavier Bellamy.
00:54Le Président a parlé d'une nécessaire empathie. Le Premier ministre dit qu'il y a un devoir d'écoute.
00:59Est-ce qu'il suffit d'écouter ? Est-ce que vous avez l'impression quand même qu'il y
01:02a un début de réponse de crise ?
01:03Ou est-ce que vous craignez que la situation ne finisse, comme certains l'ont dit sur ce plateau,
01:07par même dégénérer, en tous les cas s'aggraver, s'enquister dans le pays ?
01:14La situation, elle a déjà dégénéré. Et aujourd'hui, la vérité, c'est que ce que nous voyons dans nos
01:20rues
01:20n'est pas tant un mouvement lycéen spontané que la réalité d'une forme de chaos organisée par une force
01:28politique
01:28qui s'appelle la France insoumise. Ce n'est pas moi qui le dis, ce sont les services de renseignement
01:32qui ont publié une note que vos confrères du Figaro ont relayée, qui est très claire sur ce point.
01:36Et je remercie le Premier ministre d'avoir été extrêmement ferme dans sa condamnation de la violence.
01:41La violence dont les premières victimes sont des lycéens eux-mêmes, envoyés en première ligne,
01:46y compris pour aller, d'une certaine façon, charger la police derrière le député Louis Boyard.
01:53Tout le monde a vu ces images qui, en réalité, mettent en danger.
01:55Ces élus mettent en danger des jeunes dans une spirale de violence qui n'a rien à voir avec la
02:00démocratie
02:00ni l'expression d'une contestation légitime. Donc oui, il faut que tout cela s'arrête maintenant.
02:05Il faut que les cours reprennent.
02:07Vous n'êtes rien à voir avec la démocratie, François-Xavier Bellamy.
02:11C'est quand même de l'ordre du débat politique ou alors on n'est plus dans le champ politique
02:15?
02:15On a entendu Bruno Rotaillot parler d'une interdiction de la France insoumise
02:18dans un pays comme le nôtre. Personne n'imagine qu'on puisse interdire un parti politique
02:23malgré tout avec des millions d'électeurs ou de sympathisants.
02:27Qu'est-ce que vous entendez par ce n'est plus dans le champ démocratique ?
02:32Moi, ce que je n'imagine pas, c'est qu'il n'y ait pas de réponse à ce que
02:35fait aujourd'hui la France insoumise.
02:36Quand vous avez un élu de la République, un maire, M. Bagayoko, qui, au début de ce mouvement,
02:42explique que, je le cite, la violence est légitime.
02:45Le principe de la démocratie, c'est que les forces politiques et que tous les citoyens
02:49s'engagent à renoncer à la violence pour imposer leur vue.
02:52Je suis en désaccord profond avec les élus de la France insoumise sur à peu près tous les sujets politiques.
02:57Ce n'est pas du tout un problème. Le pluralisme fait partie de la démocratie.
03:00Le vrai problème n'est pas que nous ayons des avis politiques différents.
03:04Le vrai problème, c'est que nous avons manifestement un avis différent sur ce que c'est que la politique.
03:08La politique, ça consiste à refuser la violence.
03:11Et encore une fois, je le redis, quand on entend les élus de la France insoumise,
03:14qui depuis des jours maintenant, ne cessent d'attiser la haine, d'attiser la violence.
03:18Vous parliez d'empathie, mais j'aimerais qu'on ait un peu d'empathie pour les 780 policiers et gendarmes
03:22qui ont été blessés depuis le début de ce mouvement.
03:24Pour les professeurs agressés, pour les enseignants menacés, pour les pompiers qui ont été pris pour cible.
03:29Qu'est-ce qu'ils ont fait, les pompiers, pour devenir les cibles d'un mouvement comme celui-là ?
03:32Ça n'a rien à voir, je le redis, avec un mouvement lycéen.
03:35La vérité, c'est que notre pays connaît une immense injustice qui est la faillite de notre système éducatif.