00:00Et j'observe que les syndicats lycéens, quand ils sont sortis du bureau du ministre de l'Éducation et du
00:07Premier ministre,
00:08au-delà de la méthode où d'abord des influenceurs ont été invités en premier, je trouve ça un peu
00:14discutable d'un point de vue démocratique,
00:16mais surtout les syndicats lycéens, qu'est-ce qu'ils nous disent ? Ils disent « mais en fait, il
00:20n'a rien compris à nos demandes ».
00:22Il y avait dix mesures qui étaient demandées par les lycéens, il n'y en a aucune qui est mise
00:26en pratique.
00:27– Si, il y en a qui sont quand même… – J'y arrive, c'est pour ça que je
00:30l'ai décrypté une à une.
00:31– C'est l'art de la négociation.
00:33– Moi, ce que j'observe, si vous voulez voir le verre à moitié plein, ce que j'observe, c
00:38'est que les lycéens sont parmi les premiers à se mobiliser,
00:43à forcer le gouvernement à répondre et à essayer de mettre des choses sur la table.
00:48Le fait est que je pense qu'ils ne sont pas dupes et qu'ils voient qu'ils sont en
00:52train de se faire littéralement arnaquer par le gouvernement.
00:55– Ah, donc vous leur dites « continuez ».
00:57– Parcoursup, c'est eux qui vont décider.
00:58– C'est une sacrée responsabilité de dire à des jeunes de 15, 16, 17 ans « allez-y, continuez,
01:02n'allez pas en cours ».
01:03– Je dis juste sur le fond, est-ce que les demandes ont été satisfaites ?
01:06Parcoursup, vous avez davantage de transparence, mais à aucun moment vous avez la garantie d'avoir une place à l
01:11'université
01:12alors qu'il y a plus de 100 000 lycéens qui n'ont pas eu de place à l'université.
01:15– Il faut créer une sélection quand même.
01:16– Les places qui sont créées, mais ça c'est le désaccord qu'ils sont avec le mouvement lycéen.
01:19– Ils créent les 15 000 places dans l'enseignement supérieur.
01:20– Les 15 000 places, elles sont créées où Bruno Jeudy ?
01:22– Dans les BTS.
01:25– Exactement, BTS, IUT et filière de sensibilité.
01:27– Là où il y a du boulot.
01:28– Mais c'est des filières professionnalisantes.
01:29– Et donc aucune nouvelle place à l'université.
01:33– Là où il y a du boulot, Madame Brie.
01:34– Mais Maxime Suitec, vous savez, moi je suis d'une génération juste avant Parcoursup.
01:38J'ai eu mon bac en 2007.
01:40Et à l'époque, on avait un truc qui s'appelait admission post-bac, APB.
01:44Et APB, on indiquait des préférences,
01:46mais on avait quand même le choix de choisir sa filière.
01:49Parce que qu'est-ce qui se passe si vous ne choisissez pas votre filière
01:51et que vous allez dans un endroit par défaut ?
01:52Vous pensez que vous allez réussir vos études ?
01:54Et enfin, je termine sur le décryptage des mesures.
01:57– Attendez, APB, ce n'était pas open bar, vous n'alliez pas où vous voulez ?
02:00– En termes d'université, vous aviez un choix beaucoup plus large
02:04et vous avez la garantie d'avoir une place à l'université.
02:07Vous n'aviez pas les situations qu'on connaît à l'heure actuelle.
02:09C'est-à-dire plus de 125 000 lycéens qui n'ont pas de place à l'université.
02:13Donc, penser qu'on va rendre plus transparent
02:16la manière dont on vous refuse à l'université,
02:19le résultat sera le même.