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Après la promesse mardi de Sébastien Lecornu de "corriger" "tout ce qu'on peut corriger" dans le dispositif d'orientation Parcoursup, le ministre de l'Enseignement supérieur Philippe Baptiste se dit "ouvert" à une évolution de l'outil. 

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Transcription
00:00Après, je ne veux pas être du tout non plus dans une posture de défense, il faut aussi faire évoluer
00:03l'outil, je suis complètement convaincu, je pense qu'il y a des choses qu'on peut faire, il y
00:07a des choses qu'on peut ouvrir, il faudra en discuter avec les organisations représentatives, avec tout le monde, moi
00:12je suis vraiment très ouvert là-dessus, mais quelque part, il ne faut pas non plus faire de démagogie, c
00:17'est juste ça que je veux dire, il y a des choses qui fonctionnent bien, il y a des choses
00:20qui fonctionnent moins bien, il faut être ouvert à la chaîne.
00:24Une chose quand même, vous répondez à un sentiment d'injustice relativement à Parcoursup par des chiffres et des statistiques,
00:30mais vous savez la justice n'est pas évaluée comme quelque chose d'objectif, c'est un sentiment, cette plateforme,
00:37pour des raisons qui sont très fondées, suscite des angoisses, de la colère, un sentiment d'injustice, de la part
00:43de beaucoup de futurs étudiants, de lycéens, je trouve que leur répondre, vous avez mal eu les chiffres,
00:50et dire aux élèves, on ne peut pas remplacer Parcoursup, comme le font nos concurrents politiques, eh bien c'est
00:56un mensonge, mais vous ne pouvez, je trouve personnellement, qu'en tant que ministre, en tant que gouvernement, vous ne
01:01pouvez pas répondre à quelque chose qui suscite autant d'inquiétude dans l'avenir de ce pays, un avenir dans
01:06lequel, je le rappelle, on n'investit plus, puisque le nombre d'argent investi par étudiant baisse constamment depuis plus
01:10de 12 ans.
01:10– Alors, pardon, excusez-moi, non, non, excusez-moi, c'est totalement faux.
01:14– Non, vous allez me répondre au budget général, je vous réponds par étudiant.
01:16– Non, non, mais je veux dire, regardez les étudiants qui sont dans les universités, divisez simplement le budget qui
01:20est consacré aux universités par le nombre d'étudiants dans les universités,
01:23et vous verrez que vos chiffres, pardon, excusez-moi, sont totalement faux.
01:27Mais, pardon, je pense que vous avez raison, je veux dire, enfin, il y a une angoisse aujourd'hui des
01:33lycéens, aujourd'hui des familles aussi, autour de ce moment,
01:37mais qui est aussi un moment d'orientation. Et ce que je veux dire, je dis simplement, en gros, la
01:43question de la cristallisation autour d'un nom et d'une plateforme numérique,
01:45ce n'est pas le sujet. Donc, je ne suis pas sûr qu'on dise des choses très différentes. Je
01:48dis simplement, en gros, oui, il y a des difficultés,
01:51des questionnements autour de l'orientation, parce que c'est abyssal, qu'est-ce que je fais de mon avenir
01:55demain ?
01:57Simplement, je veux dire, c'est des questions qui sont des questions très structurantes, très complexes aussi. Je pense qu
02:02'on a beaucoup travaillé, on a beaucoup fait,
02:04il y a des choses qui ont été faites, il faut le dire aussi. Et puis, il y a des
02:07choses qu'il faut faire évoluer.
02:08Donc, moi, je suis vraiment prêt à faire des évolutions. Je ne suis pas du tout dans une posture de
02:11fermeture.
02:12Je ne laisse pas dire des choses qui sont factuellement fausses non plus, pardon, excusez-moi.
02:16Mais à côté de ça, je pense qu'il faut aussi une grande ouverture sur ces différents sujets.
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