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Aurore Bergé, ministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00La grande interview Europe 1 C News, Laurence Ferrari.
00:04Et notre invitée ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europe 1, c'est Aurore Berger.
00:08Bonjour à vous. Bienvenue, ministre chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et de la lutte contre
00:12les discriminations.
00:13Nous allons évoquer bien sûr ce 7 octobre ces commémorations du troisième anniversaire du pire pogrom jamais perpétré en Israël.
00:20Mais d'abord l'actualité, c'est ces manifestations.
00:23Hier, près de 266 000 manifestants dans toute la France,
00:26avec des fins de cortège rythmées par des affrontements violents avec la police.
00:30Aujourd'hui, le gouvernement appelle à un retour au cours.
00:32Mais on a déjà un nouvel appel à manifester demain.
00:35Est-ce que nous sommes en train, Aurore Berger, d'entrer dans une crise politique ?
00:39Alors, il y a ceux qui aimeraient que ce soit une crise politique.
00:41Il y a ceux qui ont cherché à attiser, à embraser nos lycées.
00:44Vous pensez à qui ?
00:45Notamment à la France en Suisse, puisqu'ils l'ont dit.
00:47Ils ont appelé les parents à s'interposer.
00:49Moi, plutôt que d'appeler les parents à s'interposer, j'appelle les parents à jouer leur rôle de parents.
00:53Et le rôle des parents, c'est de ramener leurs enfants à la raison,
00:56les ramener à la maison aussi quand c'est nécessaire.
00:59Certainement pas les laisser aller dans des affrontements,
01:01aller chercher l'affrontement avec les forces de l'ordre.
01:03Parce que c'est ça ce qui se passe.
01:04On a aujourd'hui des revendications qui peuvent être entendables
01:07et qui d'ailleurs sont entendues.
01:09Mais on a surtout énormément de violences.
01:11Et les violences, elles, elles sont inacceptables.
01:13Et des violences qu'ils cherchent.
01:14Parce que quand on prend des pavés, quand on prend des pierres,
01:16quand on a des tirs de mortier, on cherche à blesser
01:19ou on peut même chercher à tuer.
01:20Et donc c'est ça qu'il faut évidemment bien mesurer
01:22et évidemment appeler immédiatement au retour au calme et au cou.
01:26Alors, j'évoquais une crise politique.
01:29Une allocution est annoncée ce soir depuis l'hôtel de Matignon.
01:33Le Premier ministre Sébastien Lecornu va prendre la parole.
01:35Tout ça en prend la tournure d'une crise politique.
01:38On entre dans la crise politique, Aurore Berger.
01:39Parce que le Premier ministre s'exprime qu'il y a une crise politique.
01:41Je pense que c'est important aussi qu'il s'exprime sur ce qui s'est produit
01:46ces dernières semaines et ces derniers jours.
01:48Parce qu'on voit des images qui sont absolument insupportables.
01:51On voit ceux qui mentent aussi de manière délibérée,
01:54notamment sur les intentions des forces de l'ordre.
01:56Moi, je rappelle quand même le courage des forces de l'ordre
01:58parce qu'ils sont justement extrêmement mesurés.
02:02Parce que justement, ils veulent éviter tout risque vis-à-vis de personnes
02:06qui sont des mineurs.
02:07mais on est quand même face à des mouvements de foules
02:10qui sont extrêmement dangereux.
02:11Donc, rappelez un peu la vérité des faits.
02:14Notamment ce que font nos forces de l'ordre, ce qu'elles ne font pas.
02:16Rappelez par exemple qu'il y a 85 personnels de l'éducation nationale
02:20qui ont été blessés.
02:22Qu'on a eu un enseignant qui a été aspergé d'essence à Marseille.
02:26Tout ça, ce sont des faits.
02:27Je pense que c'est bien que le Premier ministre puisse rappeler
02:30encore une fois la vérité des faits.
02:31Emmanuel Macron aurait trouvé la réponse policière trop forte
02:35et avec trop peu d'empathie.
02:37Est-ce que vous partagez ce sentiment du président de la République ?
02:40Moi, je n'étais pas dans cette réunion.
02:40Il y avait le Premier ministre, le ministre de l'Education nationale.
02:42Parce que les policiers l'entendent très très mal ce message-là.
02:44Le ministre de l'Intérieur.
02:45Donc, moi, je ne sais pas les on-dit et les oui-dire
02:47de ce qui s'est produit dans une réunion à huis clos entre quatre personnes.
02:50Ce que je sais, c'est qu'il y a un usage qui est un usage proportionnel de la force.
02:53Donc, pour vous, il n'y avait pas de manque d'empathie ?
02:55Il y a un usage proportionnel de la force.
02:57C'est-à-dire que face à des jets de pierre, de mortier,
03:02face à des tentatives aussi de blocage,
03:04face à des personnels de l'Education nationale qui ont été...
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