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Catégorie
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NewsTranscription
00:00Bonsoir Mathéo Lambelot.
00:01Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
00:03Vous avez passé un bon week-end ?
00:04Oui, bon week-end.
00:05Footballistique ?
00:06Footballistique, effectivement, toujours.
00:07Vous allez remettre ça ce soir ?
00:08Ah oui, on va regarder l'équipe de France avec attention.
00:11Absolument, c'est contre la Belgique.
00:13Partir de 21h au Stade de France.
00:14L'équipe de France a précédent, il faut se mouiller la nuque.
00:18Et on va parler bien évidemment ce soir de nombreux sujets.
00:21Vous les parlez bien évidemment du mouvement des lycéens,
00:24les violences, les blocages, les forces de l'ordre.
00:27Alors, qu'est-ce que vous en pensez ?
00:29On attend vos témoignages au 0826 300 300.
00:32Un autre sujet vous touche et vous avez voulu réagir dessus.
00:35La pauvreté Philippe, puisque une personne sur dix
00:39risque d'avoir recours à l'aide alimentaire
00:41au cours de la prochaine décennie.
00:43D'après une étude parue aujourd'hui,
00:44une étude des Restos du Coeur.
00:46Et également, autre sujet auquel vous avez souhaité réagir,
00:51c'est le risque maintenant d'avoir son permis suspendu
00:57pendant six mois si on utilise son téléphone au volant.
00:59Et c'était le premier débat des Vraies Voix.
01:02Et vous avez voulu réagir.
01:04On vous prendra dans cette émission bien évidemment.
01:06Mais vous le savez, tous les autres sujets vous sont ouverts également.
01:09Allez, c'est parti.
01:12Et on prend la direction de la Haute-Garonne.
01:14Bonsoir Aurore.
01:16Oui, bonsoir.
01:18Bonsoir à l'équipe.
01:19Eh bien, bonsoir à vous.
01:21Vous êtes enseignante et vous voulez réagir sur le mouvement des lycéens.
01:24Vous êtes prof de lycée, de collège, professeur des écoles ?
01:30Alors, en lycée professionnel.
01:32D'accord.
01:32Et qu'est-ce que vous pensez ?
01:34Vous avez un mouvement dans votre lycée.
01:36Comment ça se passe ?
01:37Alors, nous, on est...
01:38Moi, je suis dans l'enseignement privé.
01:41Donc, on a eu...
01:42Ça a été très calme.
01:43Oui.
01:45Quelques enseignants qui ont effectivement manifesté.
01:48Il n'y a aucun souci avec ça.
01:49Alors, moi, je suis quand même un petit peu dans la compréhension
01:52de ce qui se passe actuellement en termes de manifestation sur le pays.
01:58Alors, je pense que les lycées ont certaines revendications qui sont valables,
02:04comme dans le public, effectivement.
02:06Alors, je ne dis pas que le privé est merveilleux sur tout point,
02:10mais dans le public, c'est vrai que les manques de moyens,
02:13les absences d'enseignants, je comprends que ce soit extrêmement angoissant
02:16pour les lycéens.
02:19Il y a des choses que j'ai du mal à comprendre,
02:21et notamment la réaction violente dont font preuve certains jeunes.
02:25Il y a une question que je voulais vous poser.
02:28Le problème de recrutement d'enseignants du public,
02:31on parle beaucoup d'éducation et d'enseignement dans Les Vraies Voix Écoute La France.
02:34On avait, il y a quelques semaines, un professeur vacataire qui avait fait un an de vacations,
02:40qui nous disait, pardon, moi j'arrête au bout d'un an,
02:43parce que déjà, il était en lycée professionnel comme vous.
02:45Le début des cours, c'est 15 minutes pour mettre de l'ordre dans la classe.
02:51Parce qu'un tel est en train d'envoyer un SMS,
02:53un autre est au téléphone,
02:54un troisième discute avec son voisin ou sa voisine.
02:57Est-ce que le fait qu'il n'y ait plus de vocation pour être prof,
03:01c'est sûr qu'il y a la question des salaires,
03:04mais surtout celle des conditions de travail,
03:06où vous êtes face à des élèves qui, pour certains, n'en ont rien à faire des cours,
03:10qui ne vous respectent plus,
03:12et qui peuvent même parfois aller jusqu'à la violence envers vous ?
03:15Alors, moi je suis effectivement un petit peu dépitée de ce qui se passe dans nos classes.
03:21On a des élèves qui sont de plus en plus inintéressés par les cours,
03:29qui ne veulent pas en fait finalement travailler du tout.
03:33C'est très difficile de les motiver, très difficile de la rapporter,
03:39donc on est obligé de nous un petit peu, comment dire,
03:41rendre plus ludiques nos enseignements.
03:45J'ai l'impression que c'est générationnel,
03:47parce qu'effectivement, moi j'ai 32 ans,
03:49donc effectivement, à mon époque, on avait une rigueur au travail,
03:53et depuis qu'ils ont tous ces outils informatiques à leur disposition,
03:57tous les réseaux sociaux,
03:58j'ai l'impression qu'il y a un désintérêt total pour apprendre.
04:01Et même pour apprendre.
04:04Vous discutez avec les parents, peut-être aussi,
04:06de ces élèves qui ne sont pas motivés.
04:08Qu'est-ce qu'ils vous disent, les parents ?
04:10Alors, les parents, dans la plupart des cas,
04:12soutiennent le comportement de leurs âmes.
04:14Et c'est très compliqué, parce que du coup,
04:17autrefois, il y a beaucoup de caricatures d'ailleurs journalistiques
04:20qui sont apparues,
04:21où effectivement, autrefois, le parent disait,
04:24bon, tu as fait une bêtise, on va te punir,
04:27et effectivement, ça ne se reproduisait pas.
04:29Et là, on a des parents qui nous disent,
04:30mais non, mon fils, ma fille, il est merveilleux,
04:34il n'a pas fait ça,
04:36ou alors, il ne mérite pas cette sanction.
04:38C'est dramatique.
04:41Mais comment est-ce que vous faites
04:42pour garder la foi, pour être encore prof ?
04:45Parce que, excusez-moi, mais vous dites,
04:46ils ne veulent plus apprendre.
04:48Mais vous, vous êtes en lycée professionnel,
04:50c'est-à-dire une filière où après,
04:51on est obligé de connaître son métier,
04:53que ce soit plombier, électricien,
04:57boulanger, pâtissier, ce que vous voulez.
04:58Et c'est quand même des beaux métiers.
05:00Comment expliquez-vous cette perte d'envie d'apprendre ?
05:03Moi, tout à l'heure, on en a parlé dans Les Vrais Voix,
05:04j'ai vu une vidéo sur les réseaux sociaux,
05:06un élève outré, je crois que c'était un élève ou une élève,
05:09peu importe, j'en ai vu tellement,
05:10qui dit, mais vous vous rendez compte,
05:11on nous demande des efforts.
05:13Mais des efforts dans la vie, il faut en faire.
05:15Il ne faut pas croire que les grands champions,
05:17ils sont arrivés numéro un mondial au tennis ou au foot
05:19sans faire des efforts considérables.
05:22Alors, c'est une réalité.
05:24Ils pensent qu'en fait, maintenant,
05:26on n'a pas à fournir d'efforts,
05:28qu'ils ont tout qui leur est dû.
05:31Et ils pensent également,
05:33enfin, je pense que les réseaux sociaux,
05:34ils sont pour le coup.
05:35En fait, ils ont tous plus ou moins le rêve
05:37de percer comme certains influenceurs.
05:40Excuse-moi, mais influenceurs,
05:41c'est comme star du foot ou du tennis,
05:43c'est un pour 10 millions ou 50 millions,
05:45ou 20 millions.
05:46Alors, c'est une réalité,
05:48mais on va dire qu'ils ont tous les espoirs.
05:49Alors, certains n'ont même pas cette ambition
05:51d'être influenceurs.
05:53Ils sont là par choix certes,
05:56mais en fait, le goût de l'effort a disparu.
05:59Le goût de l'effort a disparu.
06:01Autrefois, on allait à la bibliothèque,
06:02on se débrouillait, on avait moins de moyens.
06:04Et pourtant, on avait envie.
06:06Et là, ils ont tous les moyens à disposition.
06:09Moi, je me souviens, quand j'étais étudiant,
06:10j'aurais rêvé d'avoir ne serait-ce qu'un dixième
06:13de ce qu'ils ont d'accessible aujourd'hui.
06:17Donc, vous constatez en fait ça
06:19dans le privé également.
06:20En fait, il n'y a pas que dans le public
06:21que ces choses-là se passent.
06:22C'est générationnel.
06:23C'est générationnel, mais c'est terrifiant.
06:27Alors oui, moi, j'ai très, très peur.
06:28Alors, je continue dans la voie pour l'instant
06:31parce que j'aime transmettre,
06:33j'aime ce métier qui reste quand même humain,
06:36même si l'histoire des élèves,
06:38leur vécu me touche.
06:41Et je le fais aussi pour les quelques élèves
06:44qui, eux, ont envie de l'apprendre.
06:46Donc, je me dis que même si j'arrive à m'intéresser un
06:48à apprendre quelque chose à l'un d'entre eux,
06:50c'est déjà une victoire.
06:52C'est beau.
06:53Alors, Aurore, restez avec nous.
06:55On va se retrouver dans quelques instants
06:57parce que le sujet déclenche des appels
06:59au 0826 300 300,
07:01sans doute, puisque c'est vraiment l'actu chaude.
07:03Et vous allez pouvoir échanger,
07:05c'est parfait, vous, en tant que prof,
07:06de votre vécu,
07:08surtout que vous êtes en lycée,
07:09en lycée professionnel,
07:10où théoriquement, là, on sait quel métier on va faire
07:12et qu'il n'y a même plus de motivation
07:14pour apprendre ce que je trouve,
07:15pour ma part, complètement fou.
07:16Et on continue de vous demander au 0826 300 300
07:20si vous comprenez ou non
07:21ces revendications des lycéens,
07:22mais aussi si vous craignez
07:24un embrasement national
07:25à la veille d'une grande journée
07:26de mobilisation encore demain.
07:28A tout de suite.
07:3019h20, les vraies voix écoutent la France.
07:33Les vraies voix écoutent la France.
07:35Philippe David.
07:37Les vraies voix écoutent la France
07:39avec ce sujet des lycées,
07:40ce témoignage passionnant
07:42d'Aurore enseignante
07:43en lycée professionnel.
07:45Aurore qui est toujours avec nous.
07:47Mais beaucoup d'appels au 0826 300 300, Mathéo.
07:50Et on va prendre la direction de Pau
07:51avec Christian qui nous appelle.
07:53Bonsoir, Christian.
07:54Bonsoir, Christian.
07:56Bonsoir, merci de prendre mon appel.
07:58Avec grand plaisir.
07:59Vous avez entendu Aurore,
08:00un témoignage vraiment aussi vrai.
08:03C'est la vie des enseignants
08:05que terrifiant, quelque part.
08:08Oui.
08:09Bon, tout à fait.
08:10Simplement, bon, moi, j'appelais,
08:12je voulais pousser un petit coup de gueule,
08:14comme on dit communément,
08:16par rapport à tout ce que l'on voit
08:17tous les jours.
08:19Et tout le monde s'y habitue,
08:20j'ai l'impression.
08:22Je pense que le président de la République
08:25devrait se fondre d'une allocution
08:28et de dire, comme un plan Marshall,
08:31quelque part,
08:32que tous les black blogs
08:33et tous les jeunes, en fait,
08:34qui ne sont pas des lycéens
08:37seraient normalement condamnés,
08:39attrapés.
08:39Les mineurs en impliqueraient les parents.
08:41C'est le principe de responsabilité.
08:43C'est la moindre des choses.
08:44La loi existe déjà.
08:45Ce n'est pas la peine
08:46d'en faire une supplémentaire.
08:48Et voilà, je pense que c'est
08:50ce qu'il faut faire aujourd'hui
08:52plutôt que de commenter sans arrêt,
08:53de voir des images folles.
08:55C'est quelque part
08:57une non-assistance à personne en danger
08:59s'agissant des forces de l'ordre,
09:01quand on les voit se faire matraquer,
09:03et des lycéens qui, évidemment,
09:06peuvent prendre des coups aussi.
09:08Mais je pense que de voir un gamin
09:11qui enflamme une bombe
09:13et la projette à 50 cm du visage
09:15d'une autre fille,
09:16ce n'est pas ça à revendiquer.
09:18Parce que je suis à 100 %
09:19avec les lycéens
09:20pour leurs revendications.
09:22Je trouve qu'elles sont tout à fait logiques
09:24et légitimes, surtout.
09:25Donc, il n'y a pas de problème
09:27à ce qu'ils manifestent.
09:28Mais là, on voit bien,
09:30on sent bien qu'il y a en marge
09:32des casseurs.
09:33Et je pense que le président
09:34devrait prendre des décisions immédiates
09:37pour régler ce problème.
09:39Et je pense que beaucoup de gens
09:40le comprendraient.
09:41Voilà.
09:42Alors, Christian,
09:43restez avec nous
09:43parce qu'on a énormément d'appels
09:45au 0826 300 300.
09:47On était dans la Haute-Garonne,
09:49on est parti dans les Pyrénées-Orientales,
09:51on met le cap au nord,
09:52mon cher Mathéo.
09:52Au nord, dans les Hauts-de-Seine.
09:54Enfin, oui,
09:54ce n'est pas chez les Corons.
09:56Non, dans les Hauts-de-Seine,
09:57Philippe nous attend.
09:58Un autre Philippe, tenez.
09:59Ah, bataille.
10:00Bonsoir, Philippe.
10:01Oui, bonsoir à tous.
10:03Oui, vous avez entendu
10:04Aurore et Christian
10:05et vous avez voulu réagir.
10:08Notamment.
10:08Oui, alors, moi,
10:09j'ai été prof pendant plus de 40 ans,
10:13mais je ne vais pas parler
10:14du volet prof-élève,
10:16je vais parler du volet politique.
10:18Pour moi,
10:18cette histoire est éminemment politique
10:20et il n'y a qu'une seule lecture possible,
10:23c'est la présidentielle 2027.
10:26Tout le monde essaye
10:28d'instrumentaliser tout le monde.
10:30C'est une espèce de jeu politique,
10:33jeu au pluriel politique pervers.
10:36Je pense que LFI était à l'origine
10:38du gros bordel qu'il y a dans les lycées
10:41avec des prétextes totalement désuets,
10:44on va dire,
10:45même s'ils peuvent paraître légitimes comme ça,
10:47mais bon, ce n'est pas la priorité.
10:49La cantine ou les heures de cours,
10:52ça me fait trop rire.
10:52Donc, ce bordel organisé par LFI
10:57et qui rend bien service
10:58à notre ami de l'Elysée.
11:01Parce que plus il y aura de bordel,
11:03plus il sera à même,
11:04éventuellement,
11:06de prendre des mesures exceptionnelles
11:09pour ne pas lâcher le pouvoir.
11:10Donc, tout ça,
11:11tout ça fait que les lycéens...
11:15Comment ça,
11:16de ne pas lâcher le pouvoir ?
11:17À partir de 2026,
11:19de toute manière,
11:19c'est la démocratie qui parlera,
11:21c'est le peuple qui s'exprime.
11:22Ah non, non, non !
11:23Mais vous voulez réagir...
11:24Attendez, Philippe,
11:25vous voulez réagir au propos
11:26d'un autre Philippe
11:27qui s'appelle Philippe de Villiers
11:29qui a dit il y a quelques jours
11:30sur une chaîne de télévision
11:31que s'il s'appelait Emmanuel Macron
11:34devrait déclencher l'état d'urgence ?
11:36Mais exactement !
11:37D'accord, ça a 5 millions !
11:39Mais bien entendu,
11:40mais le pays part en vrille complet.
11:43On a l'impression
11:44qu'il n'y a plus personne
11:46qui commande
11:47et que c'est le chaos.
11:47Mais ce chaos,
11:48je pense qu'il est...
11:50Il sert le pouvoir
11:51qui est en place.
11:52Il sert la présidence.
11:54Enfin, franchement,
11:56on n'a jamais vu ça.
11:57Mais Philippe,
11:57vous avez été prof,
11:58vous l'avez dit,
11:59pendant 40 ans.
12:00Vous êtes donc en retraite,
12:01probablement ?
12:02Oui, oui,
12:03mais je continue un peu
12:04à travailler, tout de même.
12:05Quand vous entendez
12:06le témoignage d'Aurore,
12:08vous étiez prof de quoi
12:10comme matière ?
12:10Non, mais j'étais passé
12:12chez vous longuement.
12:13J'ai été inscrit
12:15pendant 42 ans.
12:17Oui.
12:18J'ai eu de la chance
12:19parce que je suis allé
12:19dans des bons milieux
12:20et c'était encore...
12:21J'ai commencé dans des années
12:22où c'était encore possible
12:24d'être, on va dire,
12:26un bon prof
12:26avec des bons élèves.
12:28Voilà.
12:28C'était la France d'avant,
12:30on va dire.
12:30Bon, maintenant,
12:31tous les témoignages
12:32que j'ai entendus,
12:32je les soutiens totalement.
12:35C'est exactement ça.
12:36C'est le bordel.
12:38Plus personne veut travailler.
12:40C'est l'élève au centre.
12:41Enfin bon,
12:42j'avais expliqué ça longuement.
12:44Vous avez au ministère
12:45de l'éducation nationale
12:46une secte pédagogiste
12:47qui a pris le pouvoir
12:48et voilà,
12:50il n'y a plus de notes,
12:51il n'y a plus de contraintes,
12:51il n'y a plus rien,
12:52tout le monde a le bac
12:53et on voit bien
12:53ce que ça donne.
12:54Au niveau PISA,
12:55on est relégué
12:56au fond du classement.
12:58Mais tout ça,
12:59ce n'est pas parce que
13:00nos enfants seraient
13:01moins intelligents
13:02que ceux du reste du monde.
13:03C'est parce qu'on l'a voulu.
13:05On l'a voulu.
13:06On a voulu que ça se passe comme ça.
13:08Je le disais tout à l'heure
13:09dans Les Vraies Voix,
13:10plus de 90%
13:11de gens qui ont le bac,
13:13ça veut dire que le bac
13:14ne vaut plus rien.
13:15Surtout quand on voit
13:15les pancartes
13:16et les banderoles
13:17sur les lycées
13:18et dans les manifs,
13:19les fautes d'orthographe
13:21qu'on peut élire
13:22pour des élèves
13:22qui sont entre la seconde
13:23et la terminale,
13:24on se demande
13:25ce qu'ils ont fait
13:26pendant les 9 années d'école,
13:28s'ils sont en seconde,
13:3011 années,
13:31s'ils sont en terminale,
13:32en français.
13:33Alors là,
13:34je n'imagine même pas
13:35leur niveau en langue vivante,
13:36en anglais ou en espagnol
13:37ou en allemand,
13:38parce que sachant
13:39qu'ils ne maîtrisent
13:39déjà pas le français,
13:40ils ne vont pas apprendre
13:41une langue étrangère.
13:42Ça, c'est quand même le B.A.B.
13:43Philippe, restez avec nous
13:45parce qu'on a encore
13:47un enseignant qui appelle,
13:48mon cher Mathéo.
13:49C'est Jean-Pierre
13:49qui nous appelle d'Anglette.
13:51Bonsoir Jean-Pierre.
13:51Bonsoir Jean-Pierre.
13:52Restez tous en ligne.
13:54Oui, bonsoir.
13:56Voilà.
13:56Alors moi,
13:56je suis enseignant,
13:57mais à titre privé.
13:59J'ai monté un centre
14:00de soutien scolaire.
14:01Je suis enseignant
14:02en mathématiques
14:02depuis 32 ans.
14:04Oui.
14:04Donc autant vous dire
14:05que j'ai vu
14:06l'évolution
14:07de la société scolaire,
14:11la déchéance
14:12du niveau,
14:14malheureusement.
14:15Bon,
14:16par rapport
14:17à ce qui se passe
14:17actuellement,
14:18je pense qu'il faut
14:19pointer la responsabilité
14:21des parents.
14:23Vraiment la responsabilité
14:24des parents.
14:25C'est totalement anormal.
14:27J'ai eu des enfants
14:28comme tout le monde.
14:29Jamais je ne les aurais laissés
14:32commettre ce qui se passe
14:33actuellement,
14:34que je sois d'accord ou pas
14:35avec ce qui se passe,
14:36avec leurs revendications.
14:40Mais d'autre part,
14:42je pense que LFI,
14:43évidemment,
14:44est derrière tout ça.
14:45Et qu'est-ce qu'ils font ?
14:47Ils envoient les enfants
14:48à la boucherie.
14:50Les gamins,
14:50c'est malléable,
14:52on leur fait faire
14:53ce qu'on veut,
14:54ils les envoient
14:55à la boucherie.
14:56Et je trouve ça
14:57totalement scandaleux.
14:59Scandaleux,
14:59scandaleux.
15:00Et quand vous entendez
15:02Philippe,
15:02qui lui est en retraite,
15:03qui est enseignant,
15:04quand vous entendez
15:05Aurore,
15:05Aurore qui nous dit
15:06qu'aujourd'hui,
15:06des élèves,
15:08je ne sais pas moi,
15:08quand on allait en bac pro
15:10boulangerie ou pâtisserie
15:12ou plomberie,
15:12c'était un métier
15:13qu'ils n'ont plus
15:15envie de faire d'efforts.
15:16Vous le constatez,
15:18vous aussi ?
15:19Alors,
15:20moi,
15:20c'est différent,
15:21si vous voulez.
15:21Chez moi,
15:21c'est une énorme
15:22de rapport
15:23à ce qu'eux vivent
15:25tous les jours.
15:25Non,
15:26mais il ne faut pas
15:26se mentir dans la vie.
15:28Moi,
15:28j'ai beaucoup de chance,
15:29si vous voulez.
15:30Je prends les élèves
15:31par petits groupes
15:32de 4-5 élèves,
15:33en cours particuliers,
15:35suivant le niveau,
15:36suivant ce qu'ils veulent faire.
15:37J'ai des gamins
15:38en difficulté scolaire
15:39au niveau des maths.
15:40J'ai des enfants
15:41qui viennent chercher
15:42un livret scolaire,
15:43donc qui sont bons
15:44et qui veulent devenir
15:45très bons.
15:45mais c'est beaucoup
15:46plus facile pour moi.
15:47Ça n'a rien à voir.
15:49La seule chose
15:49que je peux vous dire,
15:50c'est que j'ai le sentiment
15:53que depuis des années
15:55et des années,
15:56en donnant le bac
15:58systématiquement,
15:58comme vous l'avez dit,
15:5990%,
16:00c'est une farce,
16:01on ment aux enfants.
16:03Et il n'y a rien de pire
16:03que de mentir aux enfants.
16:05Vous voyez ce que je veux dire.
16:06Vous envoyez un gamin
16:07en prépa,
16:07parce qu'il a eu
16:0816 de moyenne
16:09toute l'année
16:10en premier et en terminale.
16:13Voilà.
16:14Vous l'envoyez en prépa,
16:15mais vous l'envoyez au massacre.
16:16S'il n'a pas le niveau réel,
16:18vous l'envoyez au massacre.
16:19Vous voyez ce que je veux dire.
16:20Et vous qui faites
16:21des cours de maths,
16:22on a beaucoup parlé
16:23de l'effondrement
16:23du français dans PISA,
16:25parce que,
16:26je vous dis,
16:26on voit les pancartes
16:27sur les lycées,
16:28mais c'est affligeant.
16:29Nous, on écrivait comme ça
16:30en CE2,
16:31parce que quand je vois
16:32qu'ils ne font pas la différence
16:33pour certains
16:34entre ces CES démonstratifs
16:37et ces SES possessifs,
16:39je tombe de l'armoire,
16:40parce que même
16:41des élèves nuls en français
16:43au lycée à mon époque
16:44qui maîtrisaient ça.
16:45Vous avez vu le niveau
16:46s'effondrer en mathématiques
16:47également ?
16:48Mais bien sûr,
16:49bien sûr,
16:49parce que tout est lié.
16:50Quelqu'un qui n'a pas
16:52le sens des mots
16:53ne peut pas être bon
16:54en mathématiques.
16:55C'est clair.
16:56En mathématiques,
16:57il y a toujours un mot-clé
16:57dans un problème
16:58qu'il faut comprendre,
17:00qu'il faut savoir interpréter,
17:01qu'il faut...
17:02Et oui,
17:04là, je le vois,
17:04le niveau de langue,
17:06c'est pour moi
17:07plus important
17:08le niveau de langue
17:09que le niveau de maths.
17:10Ils sont liés,
17:11les deux sont liés,
17:12mais le niveau de langue
17:13est beaucoup plus important.
17:14Alors,
17:15restez avec nous,
17:16restez avec nous,
17:17Jean-Pierre,
17:17Philippe,
17:18Christian et Aurore.
17:19On doit s'arrêter
17:20quelques instants
17:21pour une petite respiration.
17:22On va tous vous retrouver
17:23pour vous faire parler ensemble
17:25parce qu'il y a,
17:26Christian,
17:26observateur de la situation,
17:28un ancien enseignant,
17:30une enseignante
17:31et quelqu'un qui enseigne,
17:32mais en rattrapage,
17:33en privé.
17:34Et donc,
17:34je pense qu'on va pouvoir
17:35vous faire débattre,
17:36vous dire des choses
17:36très intéressantes
17:37et si vous voulez vous
17:38mettre votre grain de sel
17:40dans le débat,
17:40un seul numéro,
17:41Mathéo.
17:41Le 0826 300 300.
17:45Sud Radio.
17:49Retour des vraies voix
17:50et coups de la France,
17:51bien évidemment,
17:52en compagnie de Mathéo Lamblot,
17:53bien évidemment,
17:54avec Aude
17:55et sa voix
17:55d'une douceur
17:57absolument exceptionnelle
17:58et son sourire
17:59qui transparaît
18:00au standard
18:01lorsque vous appelez
18:01le 0826 300 300.
18:04Même chose pour Maxime
18:05qui vous dit
18:05attendez,
18:06vous êtes à l'antenne
18:06dans 5 secondes.
18:07N'est-ce pas, Maxime ?
18:08Exactement.
18:09Je fais les décomptes.
18:10et mettre des horloges.
18:11Et on est beaucoup de Savoie
18:12également.
18:12Bonsoir Louis de Cargourlet.
18:14Bonsoir Philippe.
18:15Bonsoir Mathéo.
18:16Bonsoir Louis.
18:16De quoi allons-nous parler
18:17demain matin
18:18dans la matinelle de Sud Radio
18:19avec Jacques Cardoz ?
18:20Autrement,
18:21on va parler un petit peu
18:21quand même
18:22d'une mobilisation lycéenne
18:23de la jeunesse.
18:23Ça ne m'étonne pas.
18:24Voilà.
18:25Alors nous aurons notamment
18:26à 7h40,
18:27Baptiste Destombe,
18:28un essayiste autour
18:29de l'homme démantelé
18:29et la révolution affective
18:30qui va nous parler du lien
18:31entre réseaux sociaux
18:33et colère lycéenne
18:34parce que c'est vrai
18:34qu'on a vu beaucoup
18:40aux incertitudes budgétaires
18:41de nombreux investisseurs étrangers
18:43commencent simplement
18:43à quitter la France.
18:45Nous serons avec
18:45Nathalie Jansson,
18:46professeure d'économie
18:47à la Neoma Business School
18:48et présidente du think tank
18:50Génération Libre
18:50pour nous parler
18:51de ce phénomène
18:52de fuite non pas des cerveaux
18:54mais des capitaux.
18:55Exactement.
18:56Et puis notre invité politique
18:588h30 en compagnie
18:59de Jacques Cardoz,
19:00Louis Alliot,
19:00maire de Perpignan
19:01et vice-président du RN
19:02pour parler de révolution lycéenne
19:03et puis aussi de l'actualité
19:04autour du rassemblement national
19:06et des polémiques
19:06autour de Jordan Bardella.
19:08Merci beaucoup Louis de Cargourlet.
19:10et c'est demain matin 7h
19:12avec notre ami Jacques Cardoz
19:13et ses chroniqueurs et invités.
19:15Merci à vous.
19:17Et on continue donc ce débat
19:19dans les vraies voix
19:20Écoute la France
19:21sur les lycées,
19:22la situation.
19:23Aurore, vous êtes toujours avec nous.
19:25Votre témoignage
19:26a beaucoup fait réagir.
19:28Jean-Pierre et Philippe
19:29qui sont tous les deux
19:30encore enseignants
19:32mais pas en lycée
19:33ni en collège
19:34et ex-enseignants
19:36sont toujours avec nous.
19:37Qu'est-ce que vous avez envie
19:39de leur répondre ?
19:41Alors, je comprends tout à fait
19:42ce qu'ils disent.
19:43Je suis absolument d'accord
19:46avec les témoignages.
19:49Moi, pour ma part,
19:51alors, concernant les revendications,
19:53concernant ce qui se passe actuellement,
19:55moi, je suis terrifiée
19:56parce que même nous,
19:58moi, en tant qu'enseignante,
19:59effectivement,
20:01on a aussi des choses
20:02à revendiquer.
20:03et moi, j'ai eu peur
20:04d'aller manifester.
20:05J'ai eu peur de me faire
20:09blesser, en fait,
20:10par les jeunes.
20:12Donc, on n'y va plus
20:13parce qu'on a peur
20:14de cette confrontation.
20:15Du coup, entre force de l'ordre
20:16et jeunes,
20:17ça devient dangereux.
20:19Et certaines revendications,
20:20j'ai aussi du mal
20:21à les comprendre.
20:22Alors, le manque de moyens,
20:23l'absence des enseignants,
20:24je comprends parfaitement.
20:26Effectivement,
20:27ça nuit aux apprentissages.
20:28Et effectivement,
20:29comme nous l'a dit
20:30l'intervenant avant,
20:32le niveau a baissé énormément.
20:34C'est dramatique.
20:35Donc, je comprends
20:38qu'ils aient besoin
20:39d'avoir davantage de moyens.
20:41Par contre,
20:41ce que je ne comprends pas,
20:42c'est effectivement
20:43certaines revendications
20:44quant aux horaires.
20:45Je comprends 8-18,
20:46ça peut être difficile.
20:47Mais en fait,
20:48c'est une préparation
20:48au monde du travail.
20:49Ah oui.
20:50Tout vêtement.
20:51C'est clair.
20:52Je ne sais pas
20:53à quoi ils s'attendent.
20:54Ils vont tomber de haut.
20:55Aussi bien en termes de salaire,
20:57moi, je regardais
20:58des micro-trottoirs
21:00où on a des interventions.
21:03Je regardais
21:03des micro-trottoirs
21:05où les jeunes disent
21:06« Moi, je veux gagner
21:075K, 10K, etc.
21:10en sortant avec un BTS. »
21:12C'est complètement irréalisé.
21:12Là, ils rêvent un peu, là.
21:13Même beaucoup.
21:14Ils vont tomber de haut.
21:15Ce n'est même pas
21:16une chute d'un étage.
21:17Là, c'est un immeuble.
21:19Et d'autre part,
21:20effectivement,
21:218h, 18h,
21:22je ne sais pas
21:22à quoi ils s'attendent.
21:23Ils veulent travailler
21:24deux heures par jour.
21:25Comment ça se passe ?
21:26Donc, professionnellement,
21:27moi, j'ai peur.
21:28J'ai peur aussi
21:28pour les personnes
21:29qui sont en retraite actuellement.
21:31Comment tout ça
21:32va être financé
21:33dans l'avenir ?
21:33Ça m'inquiète énormément.
21:34C'est des problématiques
21:35qui me touchent.
21:36Et puis, il faut faire un choix.
21:38Si on retire
21:38des heures de cours
21:40pendant la journée,
21:40il y aura peut-être
21:41moins de vacances scolaires aussi.
21:43En fait,
21:43il faut aussi
21:44qu'ils le comprennent.
21:45Oui.
21:48Si on fait la journée
21:49à l'allemande,
21:50excusez-moi,
21:51où il termine
21:51à 14h, 14h30,
21:53ou à l'espagnol,
21:55il n'y a pas
21:55deux mois de vacances
21:56l'été,
21:56il n'y a pas deux semaines
21:57à la Toussaint,
21:58il n'y a pas deux semaines
21:58à Noël,
21:59il n'y a pas deux semaines
22:00en février,
22:00il n'y a pas deux semaines
22:01à Pâques.
22:03Ah bah non,
22:03effectivement,
22:04il va falloir faire des choix.
22:05Soit parce que
22:06le programme
22:07ne va pas coursir,
22:08déjà que le niveau
22:09est bas,
22:10alors si en plus
22:10on leur enlève
22:11le peu qu'on leur apprend,
22:12ça va être compliqué.
22:13C'est clair.
22:14Alors,
22:15Philippe est encore avec nous,
22:16Philippe Deshauts de Seine.
22:17Vous nous entendez,
22:18Philippe ?
22:19Parfaitement, oui.
22:20Qu'est-ce que vous avez envie
22:21de répondre à Oran ?
22:22Vous êtes d'accord avec elle ?
22:24Elle a entièrement raison.
22:25De toute façon,
22:26c'est simple, Philippe.
22:28Ce qui compte,
22:28c'est d'écouter
22:29les gens
22:30qui sont sur le terrain.
22:31C'est clair.
22:32Tous les autres,
22:32tous les autres
22:33qui ont fait des écoles
22:35formidables,
22:36on fait Sciences Po,
22:37on fait l'ENA,
22:38et les mecs,
22:38on va se demander
22:39s'ils sont intelligents,
22:41certainement.
22:42Mais ils n'ont pas
22:44la réalité du terrain.
22:45C'est pour ça
22:46que ça va mal en France.
22:47On a des élites
22:48mais qui sont complètement
22:49à côté de la plaque.
22:50Déconnectées.
22:51Mais on le dit,
22:53tout le monde le dit,
22:54tous les jours,
22:55j'entends partout,
22:55sur toutes les ondes,
22:56c'est insupportable.
22:59Donner les clés
23:00de la France
23:01à des gens
23:02qui ont les pieds
23:03dans la France
23:05avec les Français.
23:06Les pieds dans la glaise,
23:08comme on dit.
23:08Bah après,
23:09bah oui,
23:10parce que vous savez
23:11ce qui va se passer ?
23:12Et plus on attend.
23:13Déjà,
23:13on est mal,
23:14mais plus on attend,
23:15plus ce qui va...
23:17Ça va aller très très mal après.
23:20On risque d'avoir
23:22un pouvoir
23:24extraordinairement
23:25fort et virulent
23:26qui arrive.
23:27Vous voyez ce que je veux dire ?
23:28Plus on attend,
23:29plus on va perdre
23:30de la démocratie,
23:31et plus on va être remis
23:34en ordre.
23:35Alors,
23:36fini,
23:36restez avec nous
23:37parce que je voudrais
23:37faire réagir Jean-Pierre.
23:39Parce qu'Aurore a dit
23:40une chose
23:40qui est quand même
23:41très intéressante,
23:42et vous aussi,
23:44quand je les vois
23:44qui ne veulent pas
23:45faire d'efforts,
23:46je me demande
23:46comment ils vont travailler,
23:47ils vont descendre
23:48d'un immeuble.
23:49Jean-Pierre,
23:49vous vous enseignez
23:50les maths,
23:51je me souviens
23:51que c'est le directeur général,
23:53je crois,
23:54pas le PDG,
23:55le DG de Safran,
23:56avait dit il y a quelques mois
23:57que le niveau
23:58des ingénieurs français
23:59s'effondrait.
24:00Mais est-ce que pour vous,
24:01comme vous voyez ces jeunes
24:02qui disent nous,
24:03on ne veut pas faire d'efforts,
24:04on ne veut pas travailler,
24:05est-ce que quelque part,
24:06ils ne vont pas être
24:08inemployables ?
24:09Alors,
24:10ce que je pense,
24:11c'est que l'élite
24:12est de plus en plus forte,
24:16que le ventre mou
24:17est de plus en plus lourd
24:19et de plus en plus mou.
24:20Voilà.
24:21Je pense qu'on a une élite
24:22qui restera très forte
24:24puisqu'on a toujours
24:24des grandes écoles,
24:25on a toujours des grandes prépas.
24:27Mais le DG de Safran
24:29disait que le niveau
24:29des ingénieurs français
24:30diminuait.
24:31Et aujourd'hui,
24:31je peux vous dire,
24:32vous avez de super ingénieurs
24:33en Inde,
24:33en Chine et ailleurs
24:34et payé beaucoup moins cher.
24:37Exactement.
24:38Malheureusement,
24:39je suis d'accord avec ça.
24:40Mais les grandes écoles
24:41restent les grandes écoles
24:42et je pense que le niveau
24:45est toujours très bon.
24:46Après,
24:47peut-être qu'on a été dépassé aussi.
24:48C'est certainement même.
24:52Alors,
24:53je vous entendais parler
24:54des vacances tout à l'heure.
24:55Les enfants qui se plaignent
24:57d'avoir trop d'heures de cours.
24:58Alors,
24:59c'est la seule chose
25:00sur laquelle je peux
25:01entre guillemets
25:02être d'accord.
25:03Mais est-ce que les enseignants
25:04accepteraient
25:05de n'avoir qu'une semaine
25:06de vacances
25:07à la Toussaint,
25:08de n'avoir qu'une semaine
25:10en février
25:10comme moi j'avais
25:11quand j'étais au lycée.
25:12Absolument.
25:13On avait deux fois
25:14le 15 jours
25:15qui étaient à Noël
25:16et à Pâques.
25:17Mais février,
25:18c'était une semaine
25:19et Toussaint,
25:21c'était une semaine.
25:21c'était trois jours.
25:22C'était trois jours.
25:24Non,
25:24parce que parfois,
25:24on avait un peu de chance.
25:25il y avait un pont
25:26au 11 novembre,
25:27etc.
25:27Un pont,
25:28exactement.
25:28Voilà.
25:30Mais bon,
25:31est-ce que ça serait
25:32accepté par tout le monde ?
25:34Parce que c'est sûr
25:35que si on raconcie
25:36les journées,
25:37il faut faire le programme
25:38quand même.
25:38Donc,
25:40moi,
25:41je pense que ça serait l'idéal
25:42que les enfants
25:42n'aient pas plus de 5 heures
25:44de cours par jour.
25:45mais est-ce que les enseignants
25:47accepteront
25:47d'être amputés
25:48de 15 jours
25:50aux trois semaines
25:51de vacances ?
25:51On peut poser la question.
25:53est-ce que vos collègues
25:54et vous-même
25:55accepteraient
25:55une réduction
25:56du nombre d'heures
25:57par jour,
25:58moyennant
25:58une réduction
25:59du temps des vacances ?
26:01Alors,
26:02ça reste discutable.
26:04Effectivement,
26:04il y a peut-être
26:05certains enseignants
26:05qui seront récalcitrants.
26:08Moi,
26:08je pense que c'est
26:09quelque chose
26:09qui se réfléchit
26:10parce qu'effectivement,
26:11là,
26:11on a 15 jours de vacances
26:12à peu près par vacances,
26:13même si on a du travail
26:14quand même
26:16pendant ces vacances.
26:17Moi,
26:17je ne chaume pas
26:17pendant mes vacances
26:20parce qu'effectivement,
26:21ça ne fait que 5 années
26:22que j'enseigne.
26:23Donc,
26:23forcément,
26:25il y a toujours
26:26du travail
26:26et des améliorations
26:27à apporter.
26:28Après,
26:29effectivement,
26:31si on ne travaillait
26:32que jusqu'à 14 heures,
26:33peut-être qu'effectivement,
26:34on aurait rien
26:35de fatigue accumulée.
26:36Donc,
26:36peut-être que le temps
26:37de réduction des vacances
26:38serait peut-être judicieux.
26:39Je ne peux pas dire
26:41puisque ce n'est pas
26:42encore en place.
26:43Donc,
26:43c'est compliqué.
26:44Mais après,
26:45je pense que j'ai des collègues
26:46qui seraient très récalcitrants.
26:48Ça,
26:48c'est une certitude
26:49parce que la race
26:51des vacances,
26:51c'est sacré.
26:54Mais c'est quand même
26:55un vrai sujet.
26:56Philippe,
26:57quand vous entendez
26:59Jean-Pierre et Aurore,
27:00vous qui êtes enseignants
27:01en retraite,
27:02vous avez pris votre retraite
27:04il y a combien d'années,
27:04Philippe ?
27:06Ah,
27:07Philippe n'est plus en ligne,
27:08Maxime.
27:09Philippe ?
27:10Oui,
27:10c'est là où vous êtes là,
27:11oui,
27:11mais le son avait sauté.
27:12Vous êtes en retraite
27:13depuis combien d'années ?
27:14Depuis trois ans.
27:16Et est-ce que ce serait
27:17à refaire,
27:17vous referiez enseignant
27:18dans les conditions
27:19de travail aujourd'hui
27:20de vos collègues
27:21comme Aurore,
27:22par exemple ?
27:23Pour être honnête,
27:24oui,
27:25parce que moi,
27:26j'adore transmettre
27:29des savoirs.
27:31Après,
27:31moi,
27:31je vous dis,
27:32j'ai eu de la chance,
27:33j'ai eu une carrière
27:33dans des conditions
27:34qui étaient
27:36plus que correctes.
27:38J'ai toujours été soutenu,
27:41j'ai toujours eu
27:41une équipe autour de moi
27:43qui était performante,
27:45j'ai eu des chefs
27:46qui étaient complètement
27:47parfois coupés
27:48des réalités,
27:49mais bon,
27:50quand ils voyaient
27:50les résultats des élèves,
27:51bon,
27:52ils s'inclinaient,
27:52il faut bien le dire.
27:55Et puis,
27:55bon,
27:57moi,
27:57j'aime ce métier,
27:58c'est un peu comme
27:59journaliste,
28:00c'est un métier
28:00de transmission.
28:01Oui,
28:01c'est vrai,
28:02c'est vrai.
28:02Mais alors,
28:03je voudrais vous poser
28:04une question à tous les trois,
28:05il nous reste deux minutes,
28:07on va reprendre Jean-Pierre
28:08comme lui,
28:09il fait du rattrapage.
28:10Jean-Pierre,
28:11est-ce qu'on peut dire,
28:12est-ce qu'on peut sauver
28:13encore l'école en France ?
28:17C'est une bonne question,
28:19un sujet de filo,
28:19vous avez quatre heures.
28:20Oui,
28:20c'est une bonne question,
28:21oui.
28:22Il faudrait que tout le monde
28:23s'y mette.
28:24Bon,
28:25évidemment,
28:25le choix des programmes,
28:30le choix,
28:30le rythme scolaire,
28:33les enseignants eux-mêmes,
28:34il faudrait que tout le monde
28:35s'y mette,
28:36vraiment.
28:37Oui,
28:37mais pour vous,
28:38c'est pas un con,
28:39allez-y,
28:40allez-y.
28:41Non,
28:41on court à la catastrophe,
28:42là,
28:43je vais être franc avec vous,
28:45sur un pourcentage
28:46très élevé d'enfants,
28:48on court à la catastrophe.
28:50un enfant qui est incapable
28:51de s'exprimer,
28:53d'exprimer ce qu'il pense,
28:56qu'est-ce qu'il fait ?
28:57À part casser,
28:58il n'a rien à faire.
29:01C'est terrifiant.
29:02Exactement.
29:03Et moi,
29:04je vous dis,
29:04j'ai la chance de vivre au Pays Basque,
29:06c'est Disneyland ici.
29:07Vraiment.
29:08On a une chance incroyable.
29:10Moi,
29:10bon,
29:10j'ai fait un choix,
29:12j'ai travaillé beaucoup plus
29:13que les autres enseignants
29:15dans ma vie,
29:17mais bon,
29:17c'était un choix,
29:18j'ai gagné beaucoup mieux,
29:19certainement ma vie,
29:20mais j'ai travaillé le dimanche,
29:23le samedi,
29:24voilà,
29:24j'étais au service des gamins.
29:26Mais,
29:28je crois que ça va être
29:29très compliqué.
29:30Le tout cas d'esprit actuel.
29:31Effective,
29:32je ne suis pas le seul
29:33à être pessimiste.
29:34Et je vais vous dire
29:35ce qui me fait le plus peur.
29:37Depuis 15 ans de l'année,
29:38je dis à ma femme,
29:39les enfants que j'ai là,
29:40ils vont enseigner demain.
29:42Et quand je vois le niveau,
29:44je me demande
29:44ce qu'ils vont enseigner.
29:45Vous voyez ce que je veux dire ?
29:46C'est dingue.
29:47Je vois tellement
29:48cette dégringolade du niveau,
29:51tout en sachant
29:52que les luttes
29:52restera très forte.
29:54Ça,
29:54ce n'est pas un souci.
29:57Mais bon,
29:58les luttes,
29:58ce n'est pas la majorité
30:00des Français.
30:00En un mot,
30:01est-ce qu'on peut encore
30:01sauver l'école
30:02très, très court ?
30:04Alors,
30:05moi,
30:05je pense que c'est faisable.
30:06Mais effectivement,
30:07il faudrait revoir entièrement
30:08les programmes
30:08qui sont beaucoup trop ambitieux.
30:11Les politiciens
30:12sont hors sol.
30:12Ils sont hors sol.
30:13Ils ne sont pas dans le terrain.
30:14Ils ne se rendent pas compte
30:15qu'effectivement,
30:16sur une heure de cours,
30:17on a seulement
30:1835-40 minutes
30:19effectives.
30:20Le reste,
30:20j'ai l'impression
30:21d'être gendarme.
30:22J'aurais peut-être dû
30:22passer le concours.
30:23tout seul.
30:26Et il y a aussi
30:27quelque chose,
30:28c'est qu'effectivement,
30:28les programmes
30:30deviennent parfois
30:30vides de sens.
30:31C'est très bien
30:33de vouloir explorer
30:35certaines voies,
30:37mais il faudrait peut-être
30:38revenir sur certaines choses,
30:39sur les fondamentaux,
30:40savoir écrire correctement.
30:42C'est très bien.
30:42Parce que rien
30:43qu'une lettre de motivation,
30:45ils ne savent pas le faire
30:45sans le chat de JPT.
30:47Ah oui,
30:47ça,
30:47c'est inquiétant.
30:48Philippe,
30:48le mot de la fin
30:49en 20 secondes,
30:50on peut encore sauver
30:51quelque chose
30:51dans l'éducation ?
30:53Oui,
30:53bien entendu,
30:54parce que ce pays
30:55est capable
30:55de se relever
30:56des pires turpitudes,
30:58mais alors,
30:59ça va coûter cher
31:00et ça va être
31:01du sang et des larmes.
31:02Eh bien,
31:03écoutez,
31:03je suis bien,
31:04je constate
31:04que je ne suis pas
31:05le seul à être pessimiste.
31:07Remarque,
31:07on me fait souvent
31:08dans les vraies voix.
31:09Merci à vous,
31:10Aurore,
31:11Jean-Pierre,
31:12Philippe et Christian.
31:13On va complètement
31:14changer de sujet.
31:14On va faire deux sujets
31:15dans le dernier quart d'heure,
31:16Mathéo.
31:16Oui,
31:17on va parler de la pauvreté
31:18puisque une personne
31:19sur dix risque
31:20d'avoir
31:21recours à l'aide alimentaire
31:22au cours
31:22de la prochaine décennie.
31:24On vous demande
31:25au 0800 26 300 300
31:27si tout simplement
31:27vous avez peur
31:28de devenir pauvre.
31:29Et un autre sujet
31:30qui a fait réagir
31:31lors des deux premières heures,
31:34c'est le permis
31:35qui est menacé
31:38d'une suspension
31:38de six mois
31:39si vous utilisez
31:40votre téléphone au volant.
31:41Restez bien avec nous.
31:4419h20,
31:45les vraies voix
31:46écoutent la France.
31:47Ecoute la France,
31:48Philippe David.
31:50Retour des vraies voix
31:51écoutent la France
31:51et il n'y a pas
31:52qu'un lycée,
31:53il y a un autre sujet
31:53qui vous a fait réagir.
31:54Deux sujets encore
31:55qui vous ont fait réagir.
31:56Le premier,
31:57c'est la pauvreté,
31:58Mathéo Lambelot.
31:58Oui,
31:59le nombre de personnes
32:00vivant dans la grande pauvreté
32:01a augmenté de 37%
32:03entre 2018 et 2025.
32:05Et d'ici la prochaine décennie,
32:08une personne sur dix
32:09risque d'avoir recours
32:10à l'aide alimentaire.
32:11On vous demande
32:12au 0800 26 300 300
32:14si vous,
32:14vous avez peur
32:15de devenir pauvre.
32:16et tout de suite,
32:17on accueille Yann
32:18au 0800 26 300 300.
32:20Bonsoir Yann.
32:22Bonsoir.
32:23Vous,
32:23vous travaillez
32:24dans le secteur social
32:25et c'est ce qui vous a fait,
32:26c'est pourquoi ce sujet
32:27vous a fait réagir.
32:29Oui,
32:29tout à fait.
32:30Alors,
32:32je vais peut-être
32:32un peu détonner aussi
32:34dans le milieu social
32:34parce qu'il est indéniable
32:36qu'il y a de plus en plus
32:37de personnes
32:37qui comptent leurs sous,
32:39qui sont dans
32:40une grande pauvreté.
32:42Moi,
32:42je pense souvent
32:42aux familles monoparentales
32:45avec des grandes problématiques.
32:48Voilà.
32:49Maintenant,
32:49je me pose aussi
32:49la question,
32:50quand je vois ça,
32:51de qu'est-ce qu'on est prêt
32:53à faire
32:53quand on est
32:55dans une situation
32:56un peu compliquée
32:59pour s'en sortir plus.
33:00Voilà.
33:01Moi,
33:01aujourd'hui,
33:02je suis tiraillé
33:03entre cet indéniable,
33:05et ça,
33:05les chiffres le disent même,
33:06vous le dites,
33:07qu'il y a de plus en plus
33:09de gens
33:10qui sont dans la pauvreté.
33:12mais on rencontre aussi
33:13de plus en plus de gens
33:15qui vous disent
33:16mais moi,
33:17je ne suis pas prêt
33:17à faire plus d'efforts,
33:18quoi,
33:19qui attendent après l'État,
33:20qui attendent après
33:20les associations,
33:22qui attendent après...
33:24Et c'est
33:25vraiment perturbant
33:26parce qu'on se dit...
33:29Moi,
33:29je vous le dis,
33:31je ne gagne pas très bien ma vie,
33:32je gagne bien ma vie,
33:33mais je n'ai pas peur
33:34d'être pauvre
33:34parce que je sais que demain,
33:36s'il faut sacrifier le dimanche,
33:38s'il faut sacrifier les jours fériés,
33:39je suis prêt à le faire
33:40parce que je veux manger,
33:42parce que je veux un peu de loisirs,
33:44parce que je veux habiller mes enfants.
33:45Mais...
33:46Et alors,
33:47c'est beaucoup de débats
33:48entre professionnels,
33:50mais il y a des gens
33:51qui ont décidé
33:52que non,
33:53c'était à l'État
33:54de faire les choses,
33:55c'était à l'État d'aider,
33:56c'était à l'État
33:56de faire les efforts
33:58et qu'il ne faut pas en demander
33:59et encore moins
34:00quand on a des gens
34:01qui sont face à nous
34:02et qui sont dans la pauvreté.
34:04Donc c'est un peu compliqué
34:05parce qu'il y a de vrais malheurs
34:06et de vraies problématiques,
34:08ça c'est sûr.
34:08Mais les gens que vous voyez
34:09en tant que travailleurs sociaux,
34:10ce sont les pauvres,
34:12ce sont des gens
34:12qui sont par exemple
34:13au RSA depuis des lustres,
34:15ou y compris
34:16des travailleurs pauvres
34:17et malheureusement
34:18des gens qui travaillent
34:18et qui n'arrivent plus
34:19à tirer les deux bouts.
34:21Il y a de plus en plus.
34:23Je reprendrai
34:26la personne qui parlait
34:27de taveur,
34:27on est à 10h30,
34:28donc il était en guette,
34:29moi je suis à Bayonne.
34:30Oui, là ça se touche.
34:31Voilà, voilà.
34:32Il manque que Biarritz
34:33et on a le BAB.
34:35Exactement.
34:36Nous, les travailleurs
34:39pour qui c'est compliqué,
34:40c'est un,
34:41c'est le logement.
34:42Oui.
34:43Et là, le Covid
34:44ne nous a pas aidés,
34:45tout le monde est venu faire...
34:46Les Basques qui sont redescendus
34:47pour faire du télétravail
34:49chez vous.
34:49Oui, les Basques
34:50mais pas que.
34:51Oui.
34:52Voilà, on est à 5h de TGV,
34:54même pas de Paris,
34:552-3 jours de télétravail
34:58et puis finalement,
34:58on prend,
35:00on vient vivre au Pays Basque
35:01et puis finalement,
35:02on prend une chambre d'hôtel
35:03pour une nuit
35:03et voilà,
35:04des gens qui ont voulu
35:05travailler
35:07et mener une vie
35:08un peu paisible
35:09au Pays Basque.
35:11Donc c'est ça,
35:12nous, la problématique
35:13aujourd'hui,
35:13elle est surtout située
35:15au niveau du logement
35:16où on est,
35:18voilà,
35:18on a des logements,
35:20on a de moins en moins
35:20de logements
35:22qui sont mis sur le marché
35:23et qui sont de plus en plus chers.
35:26De plus en plus chers
35:27et puis on marche sur la tête
35:28avec cette histoire
35:30de taxer
35:32les résidences secondaires.
35:34Je vous donne un petit chiffre.
35:36Biarritz,
35:38ils se sont retrouvés
35:39avec 750 000 euros
35:42de revenus en moins
35:44parce que les gens,
35:45ils se sont domiciliés
35:48à Biarritz
35:49et 250 000 euros
35:51d'amende en plus
35:53parce que,
35:54comme ils n'avaient pas
35:55le nombre de logements sociaux,
35:57on regarde tous ceux
35:58qui sont mis en plus ici,
35:59voilà.
35:59Donc on se retrouve
36:00dans des situations
36:01où on n'a plus de logements
36:02à louer
36:03ou c'est plus compliqué
36:04de les louer
36:04et les travailleurs
36:05qu'on rencontre
36:07dans nos métiers,
36:08c'est essentiellement
36:10le logement social.
36:11C'est le logement,
36:12le logement,
36:13le logement
36:13et la problématique du logement.
36:15Même dans une zone
36:16plutôt favorisée
36:17comme le Pays Basque.
36:18Merci beaucoup Yann.
36:20C'était vraiment
36:20très intéressant
36:21ce que vous avez appris.
36:22Et il y a un autre sujet
36:23qui vous a fait réagir
36:24pour conclure l'émission.
36:25Oui, désormais,
36:26vous savez que
36:27tenir son volant
36:28au volant,
36:30tenir son téléphone
36:31au volant, pardon,
36:32pourra vous coûter
36:33six mois de permis.
36:35La sanction est désormais
36:36généralisée
36:37à tout le territoire français
36:38et Chloé de Limoges
36:40voulait réagir.
36:41Bonsoir Chloé.
36:43Bonsoir à tous.
36:45Alors, vous,
36:45vous pensez que
36:46le téléphone
36:46n'est pas le seul responsable ?
36:49Alors en fait,
36:50je voulais surtout réagir
36:52par rapport au CarPlay
36:53qui aujourd'hui
36:54est extrêmement présent
36:56dans tous les véhicules.
36:57Alors, on rappelle
36:58ce que c'est que le CarPlay.
36:59Vous branchez
37:00soit par une clé USB,
37:02soit par le Bluetooth
37:03et vous avez tout
37:04qui s'affiche
37:05sur l'écran
37:06de la console centrale
37:09du véhicule.
37:10Exactement.
37:11Et de faire
37:12que ce soit justement
37:13une console centrale
37:14du véhicule,
37:15il n'est pas verbalisable
37:17parce qu'un policier
37:18pour verbaliser
37:19a besoin
37:20d'un élément matériel
37:21donc de voir
37:22le téléphone
37:23se lui en main.
37:24Donc, du coup,
37:25ça a créé
37:26un gros véhicule unique.
37:28En fait,
37:28le CarPlay
37:28n'est pas interdit
37:29en lui-même
37:30et son humble usage
37:32ne donne pas lieu
37:33à la même verbalisation
37:34qu'un téléphone
37:35tenu en main.
37:36Cela ne signifie
37:37absolument pas
37:38qu'il ne présente
37:39aucun danger
37:40parce qu'en fait,
37:41le conducteur
37:42manipule l'écran,
37:43détourne son regard
37:44et s'il provoque
37:45un accident grave
37:46ou mortel,
37:47cette distraction,
37:48elle peut être recherchée
37:49dans une enquête
37:50et il faut savoir
37:51qu'on peut même
37:52établir une responsabilité
37:54pénale
37:54à cause
37:55de pas d'être
37:56relevée
37:57lors d'un accident
37:58grave ou mortel.
37:59Donc, du coup,
38:01le CarPlay aujourd'hui
38:02est à double tranchant.
38:04D'accord.
38:05Et vous voulez dire
38:05que, par exemple,
38:07vous faites quelque chose
38:08sur le CarPlay,
38:09vous ne risquez pas
38:10de prendre un PV
38:10et encore moins
38:11six mois de suspension
38:12de permis,
38:12mais que si jamais
38:14vous avez un accident,
38:15on peut regarder,
38:16enfin grave évidemment,
38:17pas une rayure
38:18sur une carrosserie,
38:19on peut aller chercher
38:20dans votre CarPlay
38:21si vous n'étiez pas
38:22en train de taper
38:23quelque chose
38:24ou de changer de menu,
38:25etc.,
38:26pour aller voir
38:26si vous avez
38:27une responsabilité pénale.
38:29Exactement.
38:30Aujourd'hui,
38:31vous savez,
38:32je ne sais pas,
38:32je pense que
38:33vous avez entendu parler,
38:35on a instauré,
38:37enfin,
38:37ils ont instauré,
38:38on ne sait pas moi,
38:39ils ont instauré
38:40il y a trois,
38:41quatre mois,
38:41le délit routier.
38:43Oui.
38:44Et dans le délit routier,
38:45ils y ont mis
38:46les produits stupéfiants.
38:48Évidemment.
38:49L'alcool
38:50et le téléphone.
38:52C'est-à-dire qu'aujourd'hui,
38:54la présence
38:54de fadettes du téléphone
38:56qui vont être établies
38:57après demande du procureur
38:59au service de téléphonie
39:01peut entraîner
39:03potentiellement
39:03une recherche
39:04de responsabilité pénale.
39:06D'accord.
39:07Mais vous,
39:07vous êtes avocate
39:08en droit routier
39:09parce que vous connaissez
39:11très bien le sujet
39:12manifestement.
39:13Oui.
39:13Alors moi,
39:13je travaille en indemnisation
39:15des victimes.
39:16D'accord.
39:16Je comprends mieux.
39:17Et vous voyez souvent
39:18des cas comme ça
39:19en raison du téléphone
39:20ou du carplay ?
39:21Oui.
39:22Et c'est dramatique
39:23parce que très souvent,
39:25du fait que ce ne soit
39:26pas verbalisable,
39:28tout le monde considère
39:29ça comme ça,
39:30sans danger.
39:31Et en fait,
39:33dans le cas d'accidents graves
39:34ou mortels,
39:35ils se retrouvent
39:36à devoir parfois,
39:38parce que les familles
39:39se constituent partie civile,
39:41à devoir verser
39:41des deniers,
39:42des indemnisations importantes.
39:44parce qu'ils ont des présences
39:46du téléphone.
39:47Mais j'ai une question
39:48à vous poser.
39:48Moi, je vois,
39:49et ça m'effare,
39:50beaucoup de deux roues
39:51qui roulent
39:54avec le téléphone
39:55à l'oreille
39:55parce qu'ils n'ont même
39:56pas de casque,
39:57notamment des vélos
39:58ou des trottinettes
39:59qui sont sur les pistes cyclables,
40:01sur les trottoirs.
40:02Vous avez des accidents
40:03comme ça gérés également ?
40:05Oui, tout à fait.
40:07Parce que quand ils renversent
40:08un piéton,
40:09c'est quand même grave.
40:10Oui, tout à fait.
40:11Et le fait en plus,
40:12une fois de plus,
40:14c'est d'avoir la distraction
40:15puisque qu'on soit
40:18sur tout autre mode
40:19de déplacement,
40:20à partir du moment
40:21où on est sur l'espace public,
40:23collectif,
40:24on doit être prudent
40:25pour soi et pour les autres.
40:26Donc,
40:27le fait d'utiliser
40:28des distracteurs
40:29dans ces déplacements,
40:31forcément,
40:32c'est considéré
40:33qu'on ne manque
40:34que d'attention
40:35à la conduite.
40:36Et donc,
40:36à partir de ce moment-là,
40:39les avocats
40:40qui souvent vont rentrer
40:41en jeu
40:41à un certain moment
40:42peuvent faire
40:45lancer des procédures.
40:46Merci beaucoup,
40:48Chloé de Limoges
40:48qui avait voulu réagir
40:50sur ce sujet.
40:51Merci à tous.
40:52Merci, Mathéo.
40:53Et on retrouve tout de suite
40:54notre ami
40:55François Triot.
40:56Bonsoir, François.
40:57Oui, je vous sens loin
40:58et à la fois proche.
40:59C'est un petit peu
41:00comme ça ce soir.
41:02Mais c'est aussi comme ça
41:03dans le rugby.
41:04Il y a plein de choses à dire.
41:05On va avoir
41:06de beaux invités
41:06au cœur de la mêlée
41:07dans quelques minutes.
41:08Léo Colly,
41:09le domine mêlée de Bayonne.
41:10On aura également
41:11le sélectionneur
41:11du 15 féminin
41:12qui, avec son équipe
41:14de France,
41:15va s'envoler
41:16pour la Nouvelle-Zélande
41:18après-demain.
41:19Et puis,
41:19on parlera également
41:20de la Coupe du Monde
41:21en Australie.
41:22C'est dans un an,
41:23quasiment jour pour jour.
41:24Et on ira
41:25du côté de Sydney.
41:26On va voyager
41:27en une heure.
41:27Il va se passer des trucs
41:28avec Jean-Baptiste
41:28et toute l'équipe.
41:29C'est toujours parfait
41:31au cœur de la mêlée.
41:32Merci, François Triot.
41:33Et nous,
41:34on se retrouve demain
41:3517h avec Cécile de Ménibus,
41:36Patrick Roger et Les Vrais Voix.
41:37Sud Radio
41:39Parlons François.