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NewsTranscription
00:00Les vrais voix écoutent la France comme tous les jours du lundi au jeudi de 19h à 20h sur Sud
00:05Radio en compagnie de Mathéo Lambleau.
00:08Bonsoir Mathéo.
00:09Bonsoir Philippe, bonsoir tout le monde.
00:10Ce qui est bien c'est que vu l'actu on ne s'ennuie pas.
00:12On ne s'ennuie jamais.
00:13On ne s'ennuie jamais.
00:15Depuis deux semaines, encore moins.
00:17C'est moins qu'on puisse dire.
00:19On va bien entendu parler de ce mouvement des lycéens qui a aujourd'hui réuni plus de 256 000 manifestants
00:26partout en France.
00:27On parlera aussi d'absentéisme au travail, du budget.
00:31Qu'importe les sujets dont vous souhaitez nous parler, vous nous appelez au 0826 300 300.
00:38Et on va évidemment beaucoup parler de manifestations lycéens, absentéisme au travail, direction l'Île-de-France.
00:45Bonsoir Nora.
00:50Bonsoir Philippe.
00:52Eh bien plaisir de vous avoir au 0826 300 300.
00:55C'est un plaisir également de pouvoir s'exprimer.
00:57Eh bien avec plaisir.
00:58Eh bien nous vous écoutons.
01:01Vous voulez réagir sur le mix manif, absentéisme au travail, budget, un peu tout.
01:06Eh bien on vous écoute.
01:07Eh bien je vous remercie infiniment.
01:09J'ai pris l'émission en route et c'est vraiment très intéressant d'en parler.
01:13Merci.
01:14Que dire, il y a tellement de choses à dire sur le fonctionnement de la France et l'incompétence de
01:18ceux qui nous gouvernent déjà,
01:19qui ont ruiné cette France et qui amènent le chaos et l'anarchie depuis qu'ils sont là.
01:24Et puis bon, ça avait commencé quand même avant, mais eux c'est quand même le top du top.
01:29Moi ce qui m'interroge, c'est les parlementaires qui gagnent un pognon de dingue, pour reprendre l'expression de
01:41ce cher M. Macron,
01:43et qui à aucun moment ne mettent sur la table l'abaissement de leurs frais de fonctionnement, de leurs salaires.
01:49Et je dis aux auditeurs qui nous écoutent, d'aller vérifier les sommes.
01:56Je les ai, mais bon je n'ai pas voulu les donner, ça frôle l'indécence, c'est indécent.
02:03Et d'ailleurs nous avons des partis, moi là je deviens vraiment, je suis écœurée d'ailleurs par tous ces
02:08partis politiques,
02:09de l'extrême gauche à l'extrême droite, qui dans une telle crise ne proposent pas de baisser leurs frais
02:15de fonctionnement.
02:16Parce que ça, ça coûte vraiment beaucoup d'argent aux Français.
02:18Et notamment, LFI et NFP avaient eux, j'ai regardé s'ils avaient proposé quelque chose,
02:25je n'ai rien contre eux, je n'ai rien contre personne, mais la politique génère un certain dégoût,
02:31avaient déposé un amendement en 2025 pour augmenter de 3 millions d'euros leur enveloppe.
02:38Et là ils poussent le peuple à se révolter.
02:41Bien sûr que le peuple en a marre, bien sûr que la population française en a marre.
02:45Mais il faudrait déjà donner l'exemple.
02:48Vous alliez intervenir, je suis désolée, j'ai autre chose à dire aussi, sur Notre-Dame, le financement de la
02:54réfection de Notre-Dame.
02:57846 700 000 euros qui ont été donnés pour la réfection de cette...
03:03Et c'est très bien, Notre-Dame...
03:04On ne pouvait pas laisser Notre-Dame en ruine, ça ce n'était pas possible.
03:07Bien sûr, je suis entièrement d'accord.
03:10Mais alors, ce n'est pas ce que je voulais aborder.
03:12Pourquoi ces gens-là, les gros du CAC 40, qui ont réussi grâce à la France,
03:18pourquoi ces gens-là n'investiraient pas un peu de leurs dividendes dans cette France ruinée par les incompétents qui
03:24nous gouvernent ?
03:26Alors, je vais vous reprendre sur une chose et vous redonner la parole.
03:29Vous dites que les députés et sénateurs sont très bien payés.
03:32Alors, c'est sûr que par rapport au commun des mortels, ils sont très bien payés, c'est vrai.
03:37Mais ils sont moins payés que leurs collègues américains, britanniques et allemands.
03:43Je crois que c'est à peu près équivalent.
03:45Mais est-ce que, moi, il y a une question que je me pose...
03:47C'est environ 5600 euros net par mois.
03:49Oui, c'est-à-dire que ce n'est pas un salaire de NABAP, surtout qu'ils travaillent 7 jours
03:52sur 7.
03:53Moi, je vais vous dire, leur boulot, je leur laisse, en ce qui me concerne.
03:56Mais je voudrais vous poser une question.
03:57Un pays comme les USA, qui fait pratiquement 20 fois la France en superficie,
04:03qui est grosso modo 5 fois plus peuplé, a 100 sénateurs quand on a 577 députés.
04:10Est-ce que pour vous, plutôt que de moins les payer, ce ne serait pas plus logique d'en avoir
04:16moins ?
04:16Parce qu'on ne va pas m'expliquer qu'un pays qui fait 20 fois la France a 100 sénateurs
04:20quand la France a 577 députés.
04:23Nous sommes, je vous suis, à 2000%.
04:26D'ailleurs, on se pose la question de savoir à quoi servent vraiment ces personnes-là.
04:31Quand on voit l'État de la France, ça fait des décennies qu'on est en 5ème République,
04:35avec toujours le même mode opération.
04:37Ça fait très longtemps, ça fait près de 70 ans, c'est 58.
04:40Ça fait 68 ans, la 5ème République.
04:43Donc, et de plus, maintenant, ce qui a changé, c'est que la France n'est plus souveraine.
04:48Et reprenons, et je demande à nos auditeurs, à vos auditeurs, à mes compatriotes,
04:54d'aller écouter le discours de Philippe Seguin de 1992,
04:58dans lequel il expliquait très clairement,
05:03mais alors, si demain, nous tombions sous l'autorité et la Constitution européenne,
05:08à quoi serviraient les députés et les sénateurs ?
05:12Puisque l'on sait que nous sommes maintenant gouvernés plus,
05:17non plus par les élus de la République,
05:20mais par une...
05:22Alors, excusez-moi, mais c'était François Mitterrand,
05:25je vais prendre celui à qui il s'était opposé lors du débat avant Maastricht,
05:31et c'est une réalité,
05:33Mitterrand avait dit, avant de quitter le pouvoir,
05:35je serai le dernier des grands présidents,
05:36après moi, il n'y aura plus que des comptables.
05:38Et quelque part,
05:40est-ce que...
05:41Est-ce que quelque part,
05:42il n'a pas validé ce qu'il avait proposé avec Maastricht, quelque part,
05:45où on essaye de faire de la comptabilité
05:47pour être dans les 3% des critères de Maastricht,
05:50mais on échoue depuis des années, lamentablement, en France ?
05:54Est-ce que vous n'êtes pas d'accord aussi ?
05:55Ils étaient opposés l'un à l'autre,
05:57mais quelque part, les diagnostics étaient bons.
05:59Enfin, plutôt,
06:00diagnostics pour Seguin, constats pour Mitterrand, plutôt, pardon.
06:04Diagnostics pour Seguin,
06:05oui, constats pour Mitterrand,
06:07ou anticipation de ce qu'il savait déjà,
06:10et ce à quoi il avait participé quand même.
06:13Ah ben, ça c'est clair,
06:14c'est lui qui a voulu le vote de Maastricht,
06:16ça c'est une réalité.
06:18Donc, voilà,
06:19il a anticipé les choses,
06:21est-ce que...
06:22Est-ce que...
06:24Ces illustres présidents,
06:26soi-disant,
06:27moi je parle franchement,
06:29n'ont-ils pas voulu la chute,
06:31on va parler clairement,
06:33la chute des pays souverains,
06:35pour arriver dans cette grande...
06:38dans ce grand gouvernement,
06:40on va dire,
06:41européen,
06:42qui viendra pour tout être mondial ?
06:44Alors,
06:46vaste programme.
06:47Restez avec nous, Nora,
06:49parce qu'on a d'autres appels,
06:500826 300 300.
06:53Et on va prendre la direction de Rouen,
06:55où Basile nous attend.
06:56Enfin,
06:56c'est pas très loin de l'île de France.
06:58Bonsoir Basile.
07:00Bonsoir,
07:00comment allez-vous ?
07:01Très bien,
07:02avec la météo qui va un peu moins bien,
07:04si vous avez entendu Rémi André,
07:05mais avoir un temps d'automne en entonne,
07:07on va quand même pas se plaindre,
07:08non ?
07:09Ouais,
07:09ça va,
07:10il fait encore assez bon je trouve.
07:11Oui,
07:11c'est vrai.
07:12Alors,
07:12qu'est-ce que vous en pensez ?
07:13Vous avez entendu Nora,
07:14vous voulez réagir également sur les manifs,
07:17les blocages,
07:18etc.
07:19Alors,
07:19deux petites choses,
07:20je voulais juste revenir sur un point,
07:21parce qu'il y avait quelque chose
07:22qui m'avait un petit peu étonné
07:24par rapport à l'amendement
07:25qui avait été déposé
07:26par les parlementaires
07:27et les filles
07:29en 2024-2025.
07:31Il y a une petite confusion,
07:33il s'agissait de prendre
07:343 millions de fonctionnement
07:35à l'Elysée
07:36pour pouvoir augmenter
07:37le salaire de leurs collaborateurs
07:39parlementaires,
07:41donc pas augmenter
07:41leur indemnité.
07:42Je préférais par honnêteté intellectuelle
07:44J'avais oublié ce...
07:48Je savais qu'il y avait eu quelque chose,
07:50mais c'était en allant pomper
07:51sur les budgets de l'Elysée.
07:53D'accord.
07:53Ce n'était pas une augmentation de dépenses.
07:55C'était les députés ERN
07:56qui avaient lancé la petite rumeur,
07:57mais bon,
07:58je préférais...
07:59Il y avait le confrère de libération
08:00qui avait rétabli la vérité.
08:02Je n'ai pas vérifié,
08:03mais je vous fais confiance,
08:04Mathéo va vérifier également.
08:05Voilà.
08:06On vous écoute, Basile.
08:06Je n'ai pas à checker.
08:07Alors,
08:08moi,
08:08j'étais aujourd'hui
08:09dans les manifestations,
08:10justement,
08:11à Rouen
08:11pour soutenir les lycéens
08:13et leurs revendications.
08:14J'avais lu,
08:15en plus,
08:15les revendications
08:16de la pétition
08:17qui avaient été lancées
08:18par l'Union étudiante
08:18sur les dix mesures
08:19de revendication
08:21des lycéens
08:22et de la jeunesse.
08:22Et j'ai trouvé ça vachement bien.
08:24Il y avait les syndicats,
08:25les parents d'élèves,
08:27des élus
08:27qui étaient présents
08:28pour un peu cadrer les choses,
08:30apporter le soutien.
08:31On était assez nombreux
08:33et ça s'est passé dans le calme,
08:34contrairement à d'autres endroits.
08:35J'étais content
08:36qu'il n'y ait pas d'autres jeunes
08:37qui aient été blessés
08:38par la police,
08:40qu'il n'y ait pas eu de violence.
08:41C'était bon enfant,
08:42il y avait de la musique,
08:43il y avait des chants.
08:44Et ça montre
08:44qu'il y a quand même
08:46quelque chose
08:47qui se fait dans le pays.
08:48Je ne sais pas
08:49si on pourrait dire
08:49que c'est un nouveau mai 68,
08:50mais en tout cas,
08:51c'est un octobre 2026
08:52qui va être important
08:53pour la suite politique
08:54de ce pays
08:55puisque tout de même,
08:56ces lycéens,
08:57ces étudiants,
08:58ils votent l'année prochaine
08:59pour un certain nombre d'entre eux
09:01et leurs parents d'élèves aussi.
09:02Et là, ça met en mouvement
09:03toute une partie du pays
09:04qui les soutient
09:05parce qu'on ne fera pas
09:06la jeunesse comme ça.
09:07On ne la met pas aux pieds
09:08alors qu'il y a des rats
09:09qui se baladent
09:09dans les salles de classe,
09:10de l'humidité,
09:11des profs non remplacés,
09:13pas d'infirmiers scolaires.
09:14Et là,
09:15ce n'est plus une question
09:16de démocratie interne
09:17qu'il va falloir régler
09:19sur une petite semaine
09:20hors de tout cadre.
09:21C'est une démocratie réelle
09:23comme je rejoins
09:24ce que disait
09:25l'auditrice juste avant,
09:26Nora,
09:27qui disait
09:27qu'il y avait
09:28ce gouvernement
09:29qui depuis 10 ans,
09:30en tout cas,
09:30ce président de la République
09:32et sa ligne politique
09:33qui pourrit les choses
09:34depuis 10 ans.
09:35Il va falloir changer
09:36un peu tout ça.
09:37Donc, on voit déjà
09:38qu'il y a quelque chose
09:39qui se filie.
09:40Ce n'est pas
09:40à n'importe quels élus
09:41qui viennent apporter
09:42le soutien aux étudiants
09:44et c'est très bien reçu.
09:45Et je pense que
09:46c'était une jeunesse
09:47qui, au départ,
09:48n'était pas forcément
09:49radicalisée, politisée,
09:50mais là,
09:51qui a bien compris
09:51qui les soutenait
09:52et qui ne les soutenait pas.
09:54Quand on voit
09:54ce ministre de l'Intérieur
09:57qui ne dit pas de retenue
09:58et qu'on voit
09:59des policiers
10:00qui mettent la tête sous l'eau
10:01à des lycéens
10:02qui en étrangent
10:03des lycéennes
10:04qui font sauter
10:05des mains
10:06et des mâchoires...
10:07Alors, a priori,
10:08la main qui a sauté,
10:09c'est en ramassant
10:10une grenade
10:10de désencerclement.
10:11Ça n'a pas été...
10:13Non, ça lui arrivait dessus,
10:15justement,
10:15c'est pas en ramassant
10:16la grenade.
10:17C'est ce que disait au départ.
10:19J'ai pas vu
10:19les derniers rebondissements.
10:20Mais aussi,
10:21reconnaissez
10:22qu'il y a eu
10:22beaucoup de blessés
10:23dans la police également.
10:24Quand on voit
10:24ce policier jeté au sol
10:25à Belfort
10:26et qu'il prend des coups
10:27de pied dans la tête,
10:28c'est insoutenable.
10:29Aussi.
10:30Oui, juste après,
10:31justement,
10:32qu'il ait mis la tête
10:32sous l'eau
10:33à ce lycéen.
10:34Et c'est malheureux,
10:35tout ça.
10:35On aurait pu l'éviter.
10:36Tout de même,
10:37ça faisait un petit moment
10:38qu'ils avaient commencé
10:38à se mobiliser.
10:39Et vous voyez
10:40à quoi mène la frustration
10:42quand on ne finance pas
10:43l'éducation nationale.
10:44Ces gens-là,
10:45on leur dit
10:46que la jeunesse
10:47est bien muette
10:48à certains moments.
10:49Mais quand elle se soulève
10:51et qu'elle essaie
10:51de gentiment
10:52faire porter ses revendications,
10:53on lui dit
10:53« Sois jeune et tais-toi ».
10:55Ça, c'était la parole
10:56qu'on disait en mai 68.
10:57Les jeunes ont bien compris
10:58la leçon depuis ce moment-là.
11:00On leur enseigne
11:01la liberté d'expression,
11:02mais on ne leur enseigne pas
11:05réellement
11:05à être libre
11:06de cette liberté d'expression.
11:08C'est eux
11:08qui doivent se saisir de ça
11:09et ils le font très bien.
11:11Donc maintenant,
11:11il faut apprendre
11:12aux gouvernants
11:13que la jeunesse
11:14peut avoir son expression
11:16et majoritairement pacifique.
11:20Basile, restez avec nous.
11:21Comme Nora,
11:22on doit prendre
11:23une petite respiration.
11:25Ça appelle beaucoup
11:25au 0826 300 300.
11:28Voulez réagir ?
11:29Vous appelez ce numéro ?
11:30Le 0826 300 300
11:32où il y a Aude
11:32qui vous attend.
11:33Et puis les SMS
11:34au 728,
11:36les réactions
11:36à jeparticipe
11:37à dessus de radio.fr.
11:39On était à Rouen,
11:40on reste à Rouen,
11:41on reste en Ile-de-France,
11:42mais on va aussi
11:42aller à Bordeaux
11:43dans quelques instants.
11:44À Bordeaux
11:44et même dans les Hauts-de-France aussi.
11:45On va voyager.
11:46Vous allez voir.
11:47Ça, c'est le tour de France
11:48sans le vélo.
11:49C'est ça.
11:5219h-20h,
11:53les vraies voix
11:54écoutent la France.
11:56Retour des vraies voix
11:57écoutent la France
11:58jusqu'à 20h.
11:59Nous avions Nora
12:00et Basile
12:01qui sont restés avec nous.
12:02On continue
12:03notre tour de France.
12:04Mathéo,
12:04cap au sud-ouest.
12:05À Bordeaux.
12:06Votre micro n'est pas ouvert.
12:08C'est fait.
12:08Voilà, ça y est,
12:09à Bordeaux.
12:09Je le disais.
12:10Éric nous attend.
12:11Éric qui voulait
12:12lui aussi parler
12:13de cette mobilisation
12:15délicée.
12:16Bonsoir, Éric.
12:16Bonsoir, Éric.
12:17Bordeaux,
12:18on a une pensée
12:19pour Maxime,
12:19notre réalisateur
12:20qui est originaire
12:20de Sestas.
12:21Pas besoin d'avoir une pensée,
12:22je suis là.
12:25On pense à son club de foot,
12:26surtout.
12:27Bonsoir, Éric.
12:29Bonsoir à tous.
12:31Vous connaissez Sestas,
12:32évidemment,
12:32comme tout Bordelais.
12:34On vous écoute.
12:35Vous voulez réagir
12:36sur la situation,
12:37les manifs de lycéens,
12:38etc.
12:39Alors,
12:40d'une part,
12:40je voudrais dire
12:41que ce qu'on voit là
12:42à travers
12:43la manif des lycéens,
12:45c'est un résumé
12:47de ce que représente
12:48le pays
12:49à l'heure actuelle,
12:50globalement,
12:51qu'en gros,
12:52toute façon,
12:52c'est la chien
12:53en vie partout,
12:54qu'il n'y a plus rien,
12:55il n'y a plus personne
12:56aux commandes.
12:58Voilà,
12:59déjà,
12:59c'est un peu
13:00à l'image,
13:00vous savez,
13:00ça me fait penser
13:01au grand feu
13:02qu'il y a eu cet été.
13:03où, en gros,
13:04c'est de la faute de personne
13:05et, en gros,
13:06c'est pas la France brûle,
13:07mais c'est la faute de personne
13:08et on regarde
13:09la France continuer à brûler.
13:11Alors,
13:12ensuite,
13:12la manif des étudiants.
13:13Moi,
13:14je veux bien qu'on manifeste
13:15et tout ça.
13:16J'ai entendu Basile,
13:17là,
13:17juste avant,
13:18je les entends parler
13:19de droit,
13:20on veut ci,
13:21on veut pas,
13:21mais je les entends
13:22jamais parler
13:23de devoir.
13:24Est-ce que,
13:24par exemple,
13:25ils n'auraient pas déjà
13:25le devoir de respecter,
13:27même si c'est pas assez,
13:29mais le peu de matériel
13:30qu'ils ont ?
13:31Vous avez vu le lycée
13:33quand ils disent,
13:33par exemple,
13:34qu'on n'a plus un seul lycée
13:35qui est en fonction.
13:37Et la faute à qui ?
13:38Qui c'est qui détériore tout ?
13:40Qui c'est qui tague tout ?
13:41Qui c'est qui casse tout ?
13:43Et est-ce qu'il réalise
13:45qu'avec les dégâts
13:45qui ont déjà été faits ?
13:47Le gouvernement,
13:48ce cher gouvernement
13:49de Macron,
13:50où ils n'ont pas honte
13:51aussi d'oser continuer
13:53à vouloir se présenter
13:54à des élections
13:55avec le résultat
13:56qu'ils ont,
13:57mais ils n'ont pas commencé
13:58à déjà fonctionner
14:00encore un peu plus
14:01les Français
14:02que de toute façon,
14:03s'ils avaient prévu
14:04pour la dette,
14:05ça va être effacé
14:06parce qu'il va falloir payer
14:07tous les dégâts
14:08et tout ce que ça a coûté.
14:12Alors, vrai sujet.
14:13Éric, restez avec nous.
14:14On va reprendre Nora et Basile.
14:17Nora, vous entendez,
14:18c'est vrai que les dégâts,
14:19il dit que c'est les impôts
14:20qui vont le payer,
14:21ce que dit Éric,
14:22mais vous êtes pour le principe
14:24du casseur-payeur
14:25comme il y a pollueur-payeur ?
14:27Alors, moi,
14:28je ne suis pas d'accord
14:30avec ce qui a été dit précédemment
14:31parce que...
14:32Par Éric ou par Basile ?
14:34Parce que précédemment,
14:35il y en a eu deux.
14:36D'accord.
14:36Par Éric.
14:37Parce que Éric parle
14:38des dégradations.
14:39D'accord.
14:39Alors, que dire
14:40des hôpitaux en Berne ?
14:42On l'a vu pendant le Covid.
14:45Le petit hôpitaux,
14:46c'était le chaos total.
14:48Que dire des tribunaux
14:50qui croulent sur les dossiers
14:51des affaires
14:51qui ne sont pas traités ?
14:53C'est des dégradations ?
14:54Non, je ne pense pas.
14:55Il y a une défaillance
14:56de l'État.
14:57Nous avons une bande
14:58compétente depuis dix ans
14:59qui, au lieu de faire
15:02des repas à Versailles
15:03pour accueillir
15:04le prince Charles,
15:05devrait plutôt s'occuper
15:06des infrastructures.
15:07On l'a vu encore cet été.
15:09Pas de Canadair ?
15:10Pas de moyens
15:11d'éteindre les feux ?
15:13Non, on peut...
15:14Bon, là,
15:14il y a tellement de postes
15:16qui sont en déchéance.
15:18Mais Nora,
15:19excusez-moi,
15:20est-ce que ça ne prouve pas
15:21quand même un problème
15:21ce que dit Éric ?
15:22C'est qu'on est le pays
15:23le plus taxé du monde
15:24ou presque.
15:25Dans les grands pays industriels
15:26en Europe,
15:26il n'y a que le Danemark
15:27plus taxé que nous.
15:28Mais le Danemark,
15:29c'est à peu près
15:29la moitié de la population
15:30de l'île de France,
15:31à peu de choses près.
15:32Est-ce que vous ne vous posez pas
15:34la question que je me pose
15:35depuis des années,
15:36où passe l'argent ?
15:37Où va l'argent ?
15:38Exactement.
15:39Oui, c'est la même chose.
15:40Tout à fait.
15:41Mais je suis entièrement d'accord.
15:42Et d'ailleurs,
15:42il devrait y avoir un audit
15:45pour que les citoyens français
15:47puissent avoir une visibilité
15:49sur les comptes de l'État.
15:50Mais excusez-moi,
15:51il y a une chose,
15:51ça s'appelle la Cour des comptes
15:53qui rend des rapports.
15:54Alors, beaucoup en veux-tu,
15:57en voilà.
15:58Mais je crois que le nombre
16:00de rapports de la Cour des comptes
16:02qui sont suivis des faits,
16:03ce n'est pas la majorité,
16:04si vous voyez ce que je veux dire.
16:06Oui, mais quand on place
16:07des personnes qui roulent
16:09pour ceux qui mettent le chaos
16:11et qui ruinent la France,
16:12vous savez qui sera nommé,
16:14bien sûr,
16:14à la tête de cette Cour des comptes
16:17après la prochaine élection.
16:19Ah non, mais ça,
16:20non, non, à la Cour des comptes,
16:21je peux vous dire une chose,
16:22c'est comment elle s'appelle,
16:23l'ancienne députée
16:24et ministre macroniste
16:26qui était au budget,
16:27Amélie de Montchalin,
16:28et comme le poste est irrévocable
16:30et qu'elle est quand même très jeune,
16:32elle a une quarantaine d'années,
16:33si elle vit,
16:35c'est une très longue vie d'ailleurs,
16:36et qu'elle ne veut pas prendre
16:37sa retraite 70 ans,
16:38elle est là pour 30 ans
16:39s'il en a 40.
16:41Là, il n'y aura pas de changement.
16:42Moi, j'ai des doutes
16:43sur les institutions.
16:44Voilà, j'ai des doutes
16:46parce que j'ai l'impression
16:47qu'on place ces pions
16:49pour continuer.
16:49Ah bah, ça c'est clair
16:50que la nomination d'Amélie de Montchalin
16:51était éminemment politique
16:52de la part d'Emmanuel Macron.
16:54Ça, c'est une évidence.
16:56Donc, comment avoir confiance
16:57à la Cour des comptes ?
16:58Comment avoir confiance ?
16:59Excusez-moi,
17:00mais comme quand il a nommé
17:01Richard Ferrand
17:02au Conseil constitutionnel.
17:04On peut dire que c'était
17:05un proche parmi les proches.
17:07Avec les affaires qui vont bien.
17:09Oui, alors la justice a dit
17:11qu'elle a déclaré un non-lieu
17:13pour les mutuelles de Bretagne.
17:15Mais c'est vrai que,
17:16alors là, je suis bien d'accord avec vous,
17:18les nominations pour la compétence
17:21ou pour le copinage,
17:22en France,
17:23alors on n'est pas le seul pays dans ce cas,
17:24mais c'est une question qui se pose.
17:26Restez avec nous,
17:27on doit faire.
17:28Restez avec nous également, Basile.
17:29On doit faire une petite respiration
17:31parce qu'il faut bien vivre,
17:32mon cher Mathéo.
17:33Et oui, on continue de parler
17:34juste après cette petite respiration
17:37de la manifestation des lycéens
17:39qui continue aujourd'hui.
17:40On le rappelle,
17:40plus de 256 manifestants
17:44à travers la France.
17:45A tout de suite,
17:46au 0826 300 300.
17:48A tout de suite.
17:49Sud Radio.
17:51Parlons vrai.
17:52Heure, mais tout de suite,
17:54c'est ce que le Kergorlet time,
17:56comme l'a dit Jean-Marie Bordry.
17:57Bonsoir, Louis de Kergorlet.
17:59Bonsoir, Philippe.
17:59Bonsoir, Mathéo.
18:00C'est pour nous parler
18:01de la matinale de demain
18:03avec Jacques Cardoz.
18:04Quel est le menu ?
18:05Écoutez, on va revenir évidemment
18:06sur les mobilisations lycéennes
18:08qui ont eu lieu aujourd'hui.
18:10On sera avec Mathieu Mocor,
18:12un ex-délégué interministériel
18:14à la jeunesse sous Emmanuel Macron,
18:15qui lui-même,
18:16donc ancien membre du gouvernement,
18:17nous dit
18:18la jeunesse a besoin
18:19de ce mouvement,
18:20de se mobiliser
18:20pour défendre ses droits.
18:22A 8h15, parlons cash,
18:24soupçonnés d'avoir détourné
18:25des millions de dollars
18:27pour la masse,
18:28des présidents
18:28d'associations humanitaires françaises
18:29sont mis en examen.
18:31On en parlera avec Nathalie Goulet,
18:32sénatrice de Lorne
18:33et auteure de l'ABCDR
18:34du financement du terrorisme
18:35aux éditions du Cherche-Midi.
18:37Et puis, notre invité politique,
18:39ce sera à 8h30,
18:40Jérôme Gage,
18:41député PS de l'Essonne,
18:42qui reviendra en même temps
18:43sur les mobilisations lycéennes
18:44et puis sur la primaire du PS
18:47qui aura lieu dans quelques jours.
18:48Dans laquelle il est candidat.
18:50Merci beaucoup,
18:50Louis de Kergorlet.
18:51Avant de retrouver nos auditeurs,
18:55on va prendre la direction
18:56de la plus belle ville du monde.
18:58Merci Mathéo de Lorconet,
18:59direction Toulouse.
19:01Bonsoir Franck Payanave.
19:03Bonsoir Philippe,
19:04bonsoir Mathéo,
19:05bonsoir à tous.
19:05Alors, vous avez couvert
19:07les manifestations du jour
19:08pour Sud Radio.
19:09Comment ça s'est passé
19:10dans la ville rose ?
19:12Eh bien, la manifestation en soi,
19:14elle s'est bien passée.
19:15Il y a eu entre 13 500
19:17d'après la préfecture
19:18et 30 000 manifestants
19:19manifestants d'après
19:20les organisateurs.
19:22Une manifestation
19:23qui a parcouru
19:23les rues du centre-ville
19:24de Toulouse
19:25pendant près de deux heures.
19:27Et tout s'est bien passé
19:28avec notamment
19:29une image assez forte,
19:30une chaîne humaine
19:31devant le cortège
19:33pour protéger les lycéens.
19:35Une chaîne humaine
19:36qui était composée
19:37de membres de syndicats,
19:38mais également
19:39de parents d'élèves,
19:40tout simplement,
19:41qui ont voulu venir
19:42déjà protéger leurs enfants
19:44pour certains,
19:44mais également,
19:45tout simplement,
19:45apporter leur soutien.
19:47Donc, la manifestation
19:48s'est bien passée,
19:50mais malheureusement,
19:51il y a eu des violences
19:52à l'issue
19:53de cette manifestation
19:55en marge.
19:56Véritablement,
19:57là, on était plutôt
19:57sur plusieurs centaines
19:59de jeunes
20:00qui étaient là
20:00pour en découdre
20:01avec les forces de l'ordre.
20:03La situation était apaisée
20:04aux alentours
20:05de César,
20:06cet après-midi.
20:07Il y a eu beaucoup
20:07de violences,
20:08il y a eu de la casse,
20:09des vitrines,
20:10des poubelles brûlées.
20:10Qu'est-ce qui s'est passé
20:11exactement ?
20:13Il y a eu pas mal
20:14de poubelles brûlées,
20:16pas mal de projectiles
20:16également en direction
20:17des forces de l'ordre
20:18qui a répondu
20:19avec énormément
20:20de projectiles également,
20:23des encerclements,
20:25mais également,
20:26tout simplement,
20:27des bombes lacrymogènes,
20:28mais pas véritablement
20:30de casse,
20:30notamment,
20:31je pense,
20:31à cette image
20:32de la semaine dernière
20:33d'une épicerie
20:33qui avait été ciblée
20:34par les casseurs.
20:36Pas d'image
20:37de ce genre,
20:39en tout cas,
20:39pour aujourd'hui.
20:41Merci beaucoup,
20:42Franck Payana,
20:42en direct de Toulouse.
20:45Et on retrouve
20:45nos auditeurs,
20:46Nora est toujours là,
20:47Basile,
20:48Eric.
20:49Basile,
20:50vous qui défendiez
20:51les lycéens,
20:52vous avez entendu Nora,
20:54vous avez entendu Eric.
20:55Il y a une chose
20:55qui revient,
20:56parce que,
20:57comme le disait Nora,
20:58c'est quand même juste,
20:59il manque d'argent
21:00pour la justice,
21:01on dit qu'il n'y a pas
21:01d'argent pour l'école,
21:02mais on est le pays
21:03le plus taxé du monde
21:04où passe l'argent.
21:06Alors,
21:06je ne dirais pas
21:06qu'on est le pays
21:07le plus taxé du monde,
21:08j'ai des réponses
21:08pour tous les deux.
21:12Mais déjà,
21:13pour Eric,
21:13parce que,
21:14bon,
21:14j'ai bien compris
21:15que ce n'était pas du tout
21:16dans ses priorités,
21:17la jeunesse,
21:18qu'il est plus proche
21:19de l'EHPAD
21:19que du lycée.
21:20Non,
21:21non,
21:21ça ne se dit pas.
21:22Non,
21:23Mais,
21:23au niveau de cette préoccupation,
21:26ce que je veux dire,
21:27c'est que...
21:27Non,
21:27ça ne se dit pas.
21:28On ne dit pas à quelqu'un
21:29qu'il est plus près de l'EHPAD
21:30que du lycée.
21:31Ça,
21:31ça ne se fait pas.
21:32Dans sa préoccupation,
21:33en tout cas,
21:34parce que,
21:35de là à faire la culpabilisation
21:38juste à la limite
21:39de criminaliser les lycéens
21:41à dire qu'ils boussent
21:41les toilettes,
21:42etc.,
21:42c'est quand même navrant.
21:44Le papier peint de chez lui,
21:45il s'use,
21:46il le remplace.
21:47C'est la même chose
21:47pour le robinier public
21:48et c'est normal
21:50qu'il faille le remplacer.
21:51En particulier,
21:51quand il y a des rats
21:52qui se baladent
21:53et surtout quand il y a des profs
21:54qui ne sont pas remplacés.
21:55Oui,
21:55mais quand ils mettent le feu
21:57à un lycée comme à Nantes,
21:59c'est indéfendable.
22:01Je ne sais pas,
22:01c'est navrant.
22:02Vous voyez comment ça explose
22:03au bout d'un moment
22:04quand les gens ne sont pas écoutés
22:05et c'est pour ça
22:06qu'il faut une démocratie différente.
22:09Mais là,
22:10maintenant,
22:10je vais répondre
22:10sur où est l'argent.
22:12Effectivement,
22:12il y a un problème
22:14sur la gestion de cet argent.
22:15Par exemple,
22:16il y a eu une enquête
22:17du Sénat
22:18qui n'est pas si vieille que ça
22:19qui a dit
22:20que c'était 211 milliards
22:22d'aides publiques
22:23qui étaient données
22:23aux entreprises
22:24et en grande partie
22:25sans contrepartie.
22:27Désolé du jeu de mot.
22:29Mais en plus de ça,
22:31c'est des entreprises
22:31qui,
22:32une fois qu'ils ont empauché
22:33les aides,
22:34délocalisent
22:35dans d'autres pays
22:36comme en Roumanie.
22:36Je pense à Stellantis,
22:37par exemple.
22:38Donc,
22:38il y a clairement
22:39des économies à faire
22:40et ce n'est pas
22:41sur le service public.
22:43C'est des choix
22:44clairement idéologiques
22:45et politiques
22:46de l'argent
22:47pour faire travailler
22:48les Français,
22:49bien évidemment,
22:50pas pour que ça parte
22:50soit dans des poches
22:52de dividendes
22:53d'actionnaires
22:55ultra riches
22:56d'entreprises
22:57du CAC 40
22:57soit pour que ça soit
22:59délocalisé
22:59dans d'autres pays
23:00et bien sûr
23:01pour prendre soin
23:02d'une jeunesse.
23:02C'est quand même mal.
23:03Alors, Basile,
23:04tous les lycées
23:04ne tombent pas en ruines
23:05à rien de là,
23:06loin de là.
23:08Alors,
23:08on va faire réagir Eric.
23:10Eric,
23:10qu'est-ce que vous voulez
23:10répondre à Basile ?
23:11En courtoisie,
23:12bien évidemment.
23:13Mais bien entendu,
23:14bien entendu.
23:15Je dirais simplement
23:16qu'à la limite,
23:17la réflexion qu'il a faite,
23:18je ne sais pas s'il a des parents,
23:19des grands-parents,
23:20mais finalement,
23:21ce qu'il peut déjà faire
23:22cette réflexion-là,
23:24c'est parce que justement,
23:25il y a des gens
23:25qui n'ont pas aujourd'hui
23:27qui lui permettent
23:28d'être aujourd'hui ici
23:29et de faire ce genre
23:31de réflexion.
23:32Mais ça, passons.
23:33Ensuite,
23:33je vais dire,
23:34les représentatifs,
23:35de toute façon,
23:36quoi qu'on en dise
23:36de ces deux Frances
23:37qui existent,
23:38qui cohabitent
23:39plus ou moins
23:40aujourd'hui,
23:41parce que je serais tenté
23:42de dire,
23:43lorsqu'il y a eu
23:43la venue du parc,
23:44dans le parc,
23:45dans le stade de France,
23:47il y avait des jeunes
23:48qui se sont exprimés aussi.
23:50Mais vous avez vu
23:50de quelle manière
23:51ils se sont exprimés ?
23:53Et bien voilà,
23:54mais toute la différence
23:55est là,
23:56parce qu'encore une fois,
23:57on peut s'exprimer,
23:58on peut dire des choses,
23:59mais encore une fois,
24:00pourquoi tout le monde
24:01casse-t-il ?
24:02Pourquoi tout brûler ?
24:03Il n'y a pas que ça, Éric.
24:05Attendez,
24:06attendez,
24:06laissez parler Éric,
24:08c'est lui qui a parlé
24:08le moins longtemps,
24:09et après,
24:09on va avoir Fanny avec nous.
24:11Éric.
24:12Ceux qui manquaient
24:13dans les hôpitaux,
24:13on est bien d'accord,
24:14mais là aussi,
24:15il y aurait peut-être
24:16de l'ordre à mettre.
24:17Mais en plus de ça,
24:18est-ce que c'est en rajoutant
24:19du chaos au chaos
24:20qu'on va s'en sortir ?
24:22Non, mais un vrai sujet.
24:23Non, mais excusez-moi,
24:24mais par exemple,
24:25on va prendre Fanny,
24:26mais je vais prendre un exemple
24:27pour revenir sur ce que dit Éric,
24:28dans les hôpitaux,
24:30j'ai des amis médecins
24:31en secteur hospitalier,
24:32ils me disent
24:33ce qui nous a fait un mal
24:34de dingue,
24:34c'est de mettre
24:35des administratifs,
24:37aujourd'hui,
24:38on fait de la paperasse,
24:39de la paperasse,
24:39de la paperasse.
24:40Excusez-moi,
24:40les médecins,
24:41leur métier,
24:41c'est de soigner,
24:42c'est pas de faire
24:42de la paperasse,
24:43non ?
24:44Ah mais tout à fait.
24:45Et ça,
24:46c'est quand même une réalité.
24:47On prend la direction,
24:48vous voyez,
24:48on fait le tour de France,
24:50direction les Hauts-de-France,
24:50c'est pas très loin de chez vous,
24:51ça vous tient au grand test
24:53à la limite des Hauts-de-France.
24:55Exactement.
24:56Bonsoir Fanny.
24:57Bonsoir.
24:58Alors,
24:58vous voulez réagir Fanny,
25:00sur la colère des soignants,
25:01le mouvement lycéen,
25:02etc.,
25:02on vous écoute.
25:04Oui, tout à fait.
25:05En fait,
25:05je voulais faire un parallèle
25:06entre la colère des lycéens
25:08et qui est rejoint d'ailleurs
25:09par celle des professeurs
25:11aujourd'hui
25:11et le monde
25:12de la santé.
25:14On voit bien
25:14que les soignants
25:16dans les secteurs hospitaliers
25:17notamment
25:17sont exsangues
25:18et en peu d'années,
25:20je dirais peut-être
25:21en une vingtaine d'années,
25:22il y a eu une augmentation
25:23de la bureaucratie hospitalière
25:25avec un mille feuilles
25:26administratifs
25:27dans la santé
25:28au niveau des autres.
25:29C'est exactement ce que je disais
25:30à l'instant.
25:31Exact.
25:32Et si on fait le parallèle
25:34en termes de l'éducation nationale,
25:36quand on regarde
25:37le budget de l'éducation nationale
25:39qui est quand même,
25:39je le rappelle,
25:40un des budgets prépondérants
25:42au niveau de la France.
25:43C'est le plus élevé
25:44des budgets civils
25:45avec 64 milliards.
25:46Et je ne tiens pas compte
25:48des budgets
25:48qui sont donnés
25:49par les mairies
25:50pour entretenir
25:51les écoles maternelles
25:52et primaires,
25:52les conseils départementaux
25:53pour les collèges
25:54et les conseils régionaux
25:55pour les lycées
25:56et c'est des sommes
25:57énormes également.
25:58Voilà.
25:59Et sur cette somme,
26:00moi je serais très intéressée
26:02de connaître
26:02in fine
26:03la somme allouée
26:05aux enseignants
26:06et vraiment,
26:07je dirais,
26:08aux établissements scolaires
26:09pour le bon fonctionnement
26:10de l'éducation nationale
26:12et de l'entretien des locaux
26:14et pour que tout se passe bien
26:15et que les lycéens,
26:16les collégiens
26:17aient des conditions
26:18favorables
26:19pour l'enseignement
26:20tant au niveau
26:20des professeurs
26:21qu'au niveau des lycéens.
26:22Parce que finalement,
26:24quand on regarde,
26:25il y a également
26:25un mille seul administratif
26:27au niveau de l'éducation nationale
26:29et c'est ça
26:30qui nous ennuie.
26:31Je me souviens
26:31que quand j'étais jeune,
26:32il y avait un ministre
26:34qui avait dit
26:35qu'il faut dégraisser
26:36le mammouth.
26:36C'était M. Allègre
26:39qui était ministre.
26:40Mais lui,
26:41si je puis me permettre,
26:41il était ministre
26:42de l'enseignement supérieur,
26:43il était enseignant-chercheur.
26:55que de se retrouver
26:56dans un amphithéâtre
26:57avec des étudiants.
26:59Et lui,
26:59il avait compris
27:00qu'effectivement,
27:01on avait beaucoup trop
27:02de ce millefeuille,
27:03de cette administration
27:04qui gangrène
27:05et qui,
27:06mine de rien,
27:07il faut payer aussi
27:08tous ces gens.
27:09Et je pense
27:09qu'il y a un gros problème là
27:11et qui n'est pas encore soulevé.
27:13Je n'ai pas encore entendu
27:14une radio ou un média
27:15qui a soulevé ce problème
27:16de dire,
27:17mais finalement,
27:18est-ce qu'il ne faudrait pas aussi
27:19aller voir de ce côté-là
27:20pour faire des économies ?
27:21Je l'ai dit au moins
27:22300 fois au micro
27:23de Sud Radio.
27:24Pardon,
27:25excusez-moi,
27:26je vous prie de m'excuser.
27:26Je ne suis pas le centre
27:28de Sud Radio,
27:28mais je peux vous dire
27:29que ça,
27:29je l'ai dit 300 fois,
27:30il faut aller voir
27:31dans la bureaucratie.
27:32Ça, c'est clair.
27:33Pardon.
27:34Alors,
27:34c'est vrai que je ne peux écouter
27:35Sud Radio que le matin.
27:36Je vous prie de m'excuser.
27:37Donc voilà,
27:37c'est peut-être pour ça.
27:39Là,
27:39on vous a ce soir.
27:40On va prendre tout le monde.
27:42Il vous reste 6 minutes
27:43à peu près.
27:43Je voulais juste te dire,
27:44c'est que je suis également,
27:46je dirais,
27:47particulièrement concernée
27:48parce que j'ai ma fille
27:49qui vient d'avoir le CAPES.
27:50Félicitations à elle.
27:52Merci.
27:53Mais je peux vous dire
27:54que les conditions
27:54en tant que fonctionnaire stagiaire,
27:56eh bien,
27:57on les découvre
27:57et nous nous prenons,
27:59elle et nous,
27:59ses parents,
28:01je dirais,
28:02les élucubrations
28:04de l'éducation nationale
28:05en pleine figure.
28:06Je ne pourrais pas
28:07énumérer là
28:08tous les soucis
28:09parce que je pense
28:10que ce serait trop précis
28:11et que je ne voudrais pas
28:12que,
28:13je dirais,
28:14on la montre du doigt.
28:15mais c'est aberrant.
28:17C'est aberrant.
28:19Les élèves fonctionnaires stagiaires,
28:20il faut savoir,
28:20avec la réforme
28:21de Gabriel Attal,
28:22ils doivent être
28:233 jours devant des élèves
28:24et 2 jours en cours eux-mêmes
28:26pour avoir
28:27des cours de pédagogie.
28:28Ce qui veut dire
28:29qu'ils doivent rester
28:31dans un même endroit.
28:32Ma fille a été affectée
28:33à 150 km
28:34pour donner des cours.
28:36Ce qui veut dire
28:37qu'elle doit se taper.
28:38Ce qui n'est pas très loin
28:39parce que mon ex-femme
28:40avait eu le concours de prof.
28:42Elle avait été envoyée
28:43à plus de 700 km
28:45de la maison.
28:46Oui, monsieur,
28:47je suis d'accord.
28:47Sauf que là,
28:48elle doit faire des allers-retours
28:49parce que le mercredi et jeudi,
28:50elle doit se trouver
28:51elle-même
28:52en tant qu'élève
28:53dans un amphithéâtre.
28:55Donc,
28:55on ne peut pas lui payer
28:56de logement.
28:57Donc,
28:57elle doit se taper
28:582 heures de route le matin,
28:592 heures de route le soir
29:00pour qu'elle garde son logement.
29:02C'est fou.
29:02C'est aberrant.
29:03Mais on est bien d'accord.
29:05Ça,
29:05oui,
29:05on est bien d'accord.
29:06Mathéo,
29:06un mot
29:06et on va donner la parole
29:07aux auditeurs
29:08qui nous appellent.
29:09Oui,
29:09le chiffre de 488 personnes
29:12qui ont été interpellées
29:13aujourd'hui
29:13en marge des manifestations
29:15des chiffres
29:15du ministère de l'Intérieur.
29:17Donc,
29:17sur l'ensemble
29:18de la France,
29:18ça vient de tomber.
29:20Merci, Mathéo.
29:20Nora,
29:21vous entendez
29:22ce que dit Fanny,
29:23sa fille qui vient d'avoir
29:24le CAPES très bien.
29:25Elle dit,
29:26comme dans la santé,
29:27est-ce qu'il n'y a pas
29:27quand même un problème
29:28de bureaucratie en France ?
29:30Oui,
29:32totalement.
29:32Et d'ailleurs,
29:33on voit comment
29:34quand on est confronté
29:35à toute cette machine
29:38administrative
29:39elle nous dessert
29:40plus qu'elle nous sert
29:41et il y a
29:42une masse
29:44de fonctionnaires
29:45qui travaillent
29:46dans cette administration
29:48qui ne servent pas
29:49à grand-chose.
29:50Surtout quand maintenant
29:51vous avez souvent
29:53réponse
29:53par une boîte vocale
29:55que vous êtes obligés
29:56de détrouiller.
29:57tapez dièse,
29:57tapez 2,
29:58tapez 4.
29:59Ou quand vous déterrez
30:00vos papiers vous-même
30:01sur la NTS.
30:03J'en profite par contre,
30:04Philippe,
30:04c'était important
30:05que je le dise,
30:06ce n'est pas le même sujet.
30:07Tout à l'heure,
30:08Éric a parlé du pape
30:09et de la venue du pape
30:10et comment les jeunes
30:11s'exprimaient.
30:12Alors déjà,
30:13les jeunes,
30:13quand ils ne font rien,
30:14on dit,
30:14les jeunes ne font rien
30:15et maintenant qu'ils prennent
30:17partie dans la vie du pays,
30:19on leur dit,
30:19oui,
30:19bon,
30:20il y a peut-être
30:21une forme
30:22à refaire,
30:23mais l'expression
30:24d'une colère.
30:25La colère n'a pas pu
30:26être exprimée
30:26vis-à-vis d'un symptôme
30:28qui est le pape,
30:28mais la détestation
30:30qu'ont les gens,
30:31et moi je ne suis pas
30:31langue de bois,
30:33la détestation
30:33qu'ont les gens
30:34pour ce gouvernement
30:35que l'on subit
30:37depuis dix ans.
30:38Mais excusez-moi,
30:39il a été réélu en 2022,
30:40alors il n'a pas eu
30:41une majorité en 2024,
30:43mais...
30:43Je ne sais pas
30:44par la voie du Saint-Esprit,
30:46parce que je ne sais pas
30:47comment il a fait.
30:48Alors,
30:48attendez,
30:49on va reprendre
30:50Basile,
30:51Nora.
30:51Basile,
30:52vous avez entendu,
30:53Fanny,
30:53on ne peut pas dire
30:54quand même qu'en France
30:55on manque de bureaucratie,
30:56non ?
30:59Des bureaucraties,
30:59non,
30:59mais il y en a,
31:00et c'est d'ailleurs,
31:01j'avais eu l'idée
31:02que justement,
31:03il y avait un point de dépense
31:04qu'il fallait peut-être alléger,
31:05c'était les cabinets de conseil
31:06auxquels le gouvernement
31:08de Macron
31:08a eu recours
31:10de manière assez intéressante,
31:12et je la rejoins sur...
31:13Ils ont un peu réduit
31:14la voilure dans ce domaine.
31:16Ah bah,
31:16il a bien fallu,
31:17au bout d'un moment,
31:17tout de même,
31:18ça leur a explosé au visage
31:20ce genre de choses-là,
31:21et ensuite,
31:22on se plaint
31:22qu'il y ait des dépenses
31:24de fonctionnaires,
31:25etc.,
31:25mais laissez les fonctionnaires
31:26de notre gouvernement
31:28et de l'État travailler,
31:29c'est déjà une première chose,
31:31plutôt que de faire appel
31:33continuellement
31:33des cabinets de conseil.
31:34Ensuite,
31:35je suis d'accord avec elle
31:37sur sa remarque
31:38par rapport à ce que disait Éric,
31:40par rapport au pape,
31:41c'est déjà pas
31:41le dirigeant de la France,
31:43c'est un homme
31:44qui d'ailleurs
31:44ne se prononce pas vraiment
31:45sur les mêmes choses
31:47que le président de la République,
31:48il lui a montré
31:50son désaccord,
31:51mais en plus,
31:52effectivement,
31:53c'était pas une expression
31:56pour un ras-le-bol,
31:57c'était une visite
31:58d'un diplomate international,
32:00d'un chef d'État,
32:01d'ailleurs,
32:02qui était très importante.
32:04Aujourd'hui,
32:05il y a une colère
32:06dont n'est pas responsable le pape,
32:07dont est responsable Emmanuel Macron.
32:08Je pense qu'Éric voulait dire
32:10regarder ce qui s'est passé
32:11quand le pape est venu,
32:12il a rempli le Stade de France,
32:13il n'y a pas eu un problème,
32:14et regarder même
32:15pour un moment de liesse
32:16quand le PSG
32:17gagne la Ligue des Champions,
32:19ça casse tout un peu partout,
32:20sur les Champs-Elysées
32:21et ailleurs.
32:21C'est quand même une réalité aussi.
32:23Mais c'est quand même pas le sujet.
32:25Ah bah si,
32:25c'est quand même aussi le sujet,
32:26il a le droit de l'évoquer.
32:27Il y a un événement
32:29organisé par le pape
32:30qui soit un moment
32:31de méditation,
32:32de réflexion,
32:33mais c'est pas le pape
32:34qui est responsable
32:35du chaos dans le pays,
32:38qui n'écoute pas les étudiants.
32:41Et je vais juste revenir,
32:42je le rassure,
32:43moi j'ai également
32:44ma grand-mère
32:45qui est à l'EHPAD
32:45et je suis constamment fâché
32:48qu'on considère aujourd'hui
32:51nos aînés
32:52comme de l'or gris
32:53et qu'on parfois
32:54on s'engraisse sur eux.
32:55Il y avait d'ailleurs
32:56un travail parlementaire
32:58qui était très intéressant
32:58sur le sujet.
33:00Et ces gens-là
33:01ont construit notre pays,
33:03ont fait en sorte
33:03qu'ils puissent continuer.
33:04Donc moi je ne vais pas
33:05leur jeter la pierre.
33:06C'était juste une question
33:06de vision,
33:07des préoccupations,
33:08de l'avenir
33:09qu'est la jeunesse.
33:10Dernier mot,
33:11on va laisser le mot de la fin,
33:12Éric,
33:12parce que c'est lui
33:13qui a le moins parlé.
33:14Éric,
33:14le mot de la fin
33:15en 50 secondes.
33:17Oui,
33:17moi,
33:18en terminé,
33:19je voudrais quand même dire
33:19que moi j'ai une pensée
33:20pour tous les fonctionnaires
33:22de police
33:23qui sont pris
33:23entre deux feux,
33:25ils sont le dernier rempart
33:26de notre République
33:28et je me demande même
33:29pourquoi ils tiennent encore
33:30parce que là c'est pareil.
33:32Est-ce que vous savez
33:33que les gardiens de la paix,
33:34les ailes gardiens de la paix
33:35qui arrivent en région parisienne,
33:36vous en avez qui dorment
33:38dans leur voiture ?
33:38C'est vrai aussi.
33:39Parce qu'ils n'ont pas de quoi
33:40se loger.
33:41Ah bah parce que le prix
33:42du logement est exorbitant
33:43en Ile-de-France,
33:44c'est une réalité.
33:45Voilà,
33:45et que l'État ne fait rien
33:46pour eux.
33:47Et par contre,
33:48on est bien content
33:49de les trouver
33:49pour servir
33:50de la chair interneau
33:51à tous les politiques
33:53et là où je les rejoins,
33:54c'est qu'ils sont tous
33:55aussi incompétents
33:56depuis une cinquantaine d'années.
33:58Et que pour autant,
33:59ils n'hésitent pas
34:00à se représenter
34:01à chaque fois.
34:02Ce qui est intéressant,
34:03c'est qu'il y a 50 nuances
34:05d'idées entre vous quatre
34:06et que tous
34:07disent que nous sommes
34:08dirigés par des incompétents
34:10depuis cinquante ans.
34:12Ce qui fait quand même
34:13le plus petit multiple commun
34:14ou le plus grand
34:15dénominateur commun.
34:16On avait un prof de maths
34:18tout à l'heure
34:18entre vous.
34:19Merci à tous.
34:20Merci Nora,
34:21Éric,
34:21Fanny,
34:22Basile.
34:23Et dans un instant,
34:24on va parler d'une profession
34:25qui souffre
34:26qu'on avait reçue
34:27qui a été reçue
34:27par le gouvernement
34:28mais qui n'a rien entendu.
34:29Ce sont les professionnels
34:31des stations de lavage
34:32effectivement
34:33qui réclament
34:34plus de moyens
34:35alors que 45%
34:36d'entre elles
34:37sont actuellement fermées.
34:39Elles ont rencontré
34:39le ministre
34:40de la Transition écologique
34:41le 1er octobre
34:42et vous savez quoi ?
34:43Ce rendez-vous
34:44s'est plutôt mal passé.
34:45On va retrouver
34:46Paul Gallo,
34:47président du métier
34:47lavage et mobilien
34:48dans quelques instants.
34:5119h20,
34:52les vrais voix
34:53écoutent la France.
34:54Philippe David.
34:56Dernière ligne droite
34:57des vrais voix
34:58écoutent la France
34:58et dans quelques minutes,
34:59juste après 20h
35:01après le flash de 20h
35:02vous retrouvez
35:03notre ami
35:03Anthony Martin Smith
35:04pour On vous a compris
35:06Mathéo
35:07et on a parlé
35:09d'un sujet
35:09on avait reçu
35:10il y a quelques jours
35:11Paul Gallo
35:12président de MyWash
35:13entreprise
35:14de lavage de véhicules
35:15qui devait rencontrer
35:16le gouvernement
35:17enfin les présents
35:18représentants
35:19des pouvoirs publics
35:20et il est de retour
35:21avec nous
35:22il est de retour
35:23avec nous
35:23bonsoir Paul Gallo
35:26bonsoir
35:26alors le rendez-vous
35:28a eu lieu
35:28a priori
35:29comment ça s'est passé
35:30pour commencer
35:31pour dégrossir le dossier
35:34pour dégrossir le dossier
35:35le rendez-vous
35:36s'est très mal passé
35:37mais je ne suis pas allé
35:38en tant que centre de lavage
35:40je suis allé en tant que
35:41président national
35:41de mobilien
35:43des métiers du lavage
35:45et j'ai envie de dire
35:46que j'ai assisté
35:47à un rendez-vous
35:48qui était catastrophique
35:49mais je pouvais même
35:50appeler lunaire
35:52donc ce rendez-vous
35:53au sein du ministère
35:54de la transition écologique
35:55avec l'équipe
35:56des ministres
35:57Barbu et Lefebvre
36:01on nous a dit
36:02clairement
36:02qu'il n'y aurait pas
36:03d'adaptation
36:04à notre métier
36:05et que quelque part
36:06il était normal
36:06que nous soyons
36:08complètement fermés
36:09qu'en effet
36:09les 4500 centres
36:11de lavage
36:11soient fermés
36:12et que déjà
36:13on devrait s'estimer
36:14heureux
36:15parce que lors
36:16des premiers
36:17steps de sécheresse
36:19on n'est pas
36:19complètement fermé
36:20donc moi
36:21on me demande
36:21clairement d'expliquer
36:23à 4500 centres
36:24de lavage
36:24qui sont fermés
36:25depuis plus de deux mois
36:27et bien que tout va bien
36:28et que la situation
36:29pourrait être pire
36:30et bien quand on amène
36:32toutes les solutions
36:32on va peut-être
36:33en parler après
36:33les solutions
36:34qu'amènent Mobilien
36:35et le métier
36:35ça nous paraît
36:37intenable
36:37comme propos
36:38alors vous dites
36:39que 45%
36:40des centres de lavage
36:41sont toujours fermés
36:42combien d'entreprises
36:44sont menacées
36:44de disparition
36:45comme manifestement
36:47le gouvernement
36:47n'est pas disposé
36:48à changer de politique
36:51alors c'est un chiffre
36:52assez compliqué
36:53à obtenir
36:53mais j'ai envie de dire
36:54il y a déjà
36:55quelques centaines
36:56de centres de lavage
36:57qui vont mettre
36:57la clé sous la porte
36:58aujourd'hui
36:59on n'a pas le chiffre
37:00précis
37:01parce que ça dépend
37:01des zones territoriales
37:03c'est à dire
37:03qu'il y a des endroits
37:03où on est fermé
37:04depuis plus longtemps
37:05que d'autres
37:05donc les gens
37:05qui sont fermés
37:06depuis trois semaines
37:07sont moins impactés
37:08que les gens
37:08qui sont fermés
37:09depuis trois mois
37:10mais aujourd'hui
37:11on va perdre
37:11je vais perdre
37:12des confrères demain
37:13alors qu'ils ont fait
37:14énormément d'efforts
37:15pour accompagner
37:16la sobriété hydrique
37:17de notre métier
37:18donc aujourd'hui
37:19on n'est pas
37:20des riches exploitants
37:22on est souvent
37:23des TPE
37:24des PME
37:25c'est souvent des couples
37:26c'est souvent un homme
37:28et une femme
37:28qui exploitent
37:29un centre de lavage
37:29et donc là
37:30c'est une vraie détresse humaine
37:31aujourd'hui
37:31que je viens caractériser
37:33sur votre radio
37:35mais a priori
37:35au niveau où vous avez tapé
37:37ça n'a pas été suffisant
37:38est-ce que vous envisageriez
37:40d'essayer de taper au-dessus
37:42alors je sais que Sébastien Lecornu
37:44est très pris
37:44en plein vote du budget
37:45mais est-ce que vous n'avez pas
37:46envie de dire
37:47écoutez nous
37:48on ne nous écoute pas
37:49mettez-nous des gens
37:50capables de nous écouter
37:51parce que vous avez parlé
37:52d'entretien lunaire
37:53lunaire
37:54alors je sais qu'il n'y a pas
37:54d'eau sur la lune
37:55donc pour le métier de lavage
37:56ce n'est pas le meilleur endroit
37:57mais c'est quand même
37:58assez surréaliste
37:59ce que vous nous dites
38:00pas de vous
38:01mais la situation
38:02est surréaliste
38:03oui oui non mais
38:04la situation est surréaliste
38:05parce qu'on nous ferme
38:06déjà il faut savoir
38:07et je l'ai déjà dit plusieurs fois
38:08que si 6% des gens
38:09qui trouvent une station de lavage
38:11fermée
38:11se mettent à reporter
38:12leur lavage à domicile
38:14donc déplacent leur lavage
38:15vu la surconsommation
38:17qu'engendre un lavage à domicile
38:19c'est 340 litres d'eau
38:20pour un lavage à domicile
38:21contre 60 à 120 litres
38:22en station professionnelle
38:24si ces gens là
38:25se mettent à laver à domicile
38:27alors la fermeture
38:28annihile toute économie d'eau
38:30donc aujourd'hui
38:31nous fermer
38:32c'est engendrer une surconsommation
38:33sur la ressource
38:34donc aujourd'hui
38:35vous avez raison
38:37Monique Barbu
38:38le ministère de la transition écologique
38:39plus particulièrement
38:40les équipes
38:41n'ont pas compris cet enjeu
38:42donc aujourd'hui
38:43on en appelle
38:43à Sébastien Lecornu
38:44vous avez raison
38:45le premier ministre
38:46a aujourd'hui
38:47beaucoup de dossiers
38:48sur la table
38:48mais aujourd'hui
38:49moi je représente
38:5024 000 salariés
38:52c'est pas 3 personnes non plus
38:53donc je pense que
38:54monsieur le premier ministre
38:55peut passer un petit peu de temps
38:56pour regarder
38:57ce qu'on peut faire
38:58pour notre métier
38:58parce que je rappelle
38:59on ne demande pas
39:00à rester ouvert
39:01sans faire d'économie
39:03sans faire d'effort
39:04aujourd'hui on leur dit
39:05en crise
39:05on va faire près de 50%
39:07d'économie d'eau
39:08il faut savoir
39:09qu'aujourd'hui
39:09une grosse usine
39:10on lui demande
39:10allez 25% d'économie d'eau
39:12nous on dit 50%
39:13et on nous répond
39:14non c'est 100%
39:15d'économie d'eau
39:15que vous devez faire
39:16c'est la fermeture
39:17donc aujourd'hui
39:18je ne suis pas là
39:18pour opposer les métiers
39:19je l'ai dit des dizaines de fois
39:21je n'ai rien
39:21compté d'agriculteur
39:23mais aujourd'hui
39:24il y a une problématique
39:26et une disproportion
39:26sur notre métier
39:27c'est ça qu'aujourd'hui
39:28et Sébastien Lecornu
39:29est en effet
39:30la clé
39:31à notre problème
39:32et on appelle
39:33les pouvoirs publics
39:34à nous aider
39:34à comprendre
39:35notre détresse
39:35d'autant que vous le dites
39:36un Paul Gallo
39:37c'est important
39:38de venir chez vous
39:39puisque
39:39en venant chez vous
39:40c'est plus de 46%
39:42d'économies d'eau
39:43qui sont réalisées
39:44en fait
39:45le 46%
39:46ce chiffre que vous évoquez
39:47c'est ce qu'on a dit
39:47à la ministre
39:48c'est
39:48si vous nous autorisez
39:50à travailler
39:51en crise
39:52alors
39:52on va faire
39:5346%
39:54d'économies d'eau
39:54et ça
39:55à l'issue de 2032
39:56mais dès l'année prochaine
39:57ça se caractérise
39:58par des premières économies
39:59c'est à dire que si
40:00un contrat stratégique
40:02de filière
40:02c'est ça
40:03qui est à l'ordre du jour
40:03avec le ministère
40:04est signé
40:04dès la première année
40:06on fait 20%
40:06d'économies d'eau
40:07mais pas pendant un mois
40:08pendant toute l'année
40:09et c'est ça qui est important
40:10c'est dire que nous
40:11on veut faire des économies d'eau
40:12toute l'année
40:13recyclage de l'eau
40:14baisse des consommations
40:15sur les portiques de lavage
40:16bref
40:16plein de solutions
40:17mais elle vous a répondu quoi
40:18Monique Barbu
40:19quand vous l'avez dit ça ?
40:20que chaque litre d'eau compte
40:23et qu'elle ne permettra pas
40:24un litre d'eau
40:25pour notre profession
40:26donc elle nous dit
40:27c'est 100% d'économies d'eau
40:28que vous devez réaliser
40:29donc aujourd'hui
40:30il y a une disproportion
40:30c'est pas un peu maximaliste
40:32comme position
40:33parce que 100% d'économies
40:35c'est difficile de faire plus
40:37c'est difficile de faire plus
40:39aujourd'hui on l'est fait
40:39vu qu'on nous ferme
40:40mais aujourd'hui
40:41tous les métiers
40:42c'est 10, 25
40:43voire 0% d'économies d'eau
40:44donc en fait
40:45nous ce qu'on dénonce
40:45c'est la disproportion
40:47est-ce qu'un jour
40:47on a rayé la voiture
40:49de madame la ministre
40:50avec un portique de lavage
40:51est-ce qu'elle a quelque chose
40:53contre notre métier
40:53contre l'automobile
40:54aujourd'hui on est des gens responsables
40:56on est des pères de famille
40:57on est des entrepreneurs
40:58on fait vivre tout un microcosme
41:00et surtout on est là pour quoi ?
41:01pas pour faire briller votre voiture
41:03je vous l'avais dit
41:04Philippe
41:05je vous l'avais dit
41:05Mathéo par le passé
41:06c'est 50 000 tonnes
41:08d'hydrocarbures
41:09qu'on récupère
41:10chaque année
41:11dans nos centres de lavage
41:12et c'est à ça qu'on sert
41:13nous fermer
41:14c'est plus de récupération
41:16de polluants
41:16en 30 secondes
41:17elle a dit quoi ?
41:18que vous avez dit
41:18que certaines entreprises
41:20étaient en train de risquer
41:21de mettre la clé sous la porte
41:23on nous dit
41:24qu'on pourra en novembre
41:26étudier la possibilité
41:27de reporter nos charges
41:28je ne dis pas
41:29d'annuler nos charges
41:30quoi qu'il arrive
41:31en novembre
41:31on va payer nos taxes foncières
41:32la cotisation foncière
41:33des entreprises
41:34qui est très élevée
41:36on va payer nos salariés
41:37parce qu'on n'a même plus
41:38le droit au chômage technique
41:39on a dit peut-être
41:39qu'on pourrait imaginer
41:40sur un malentendu
41:41reporter quelques charges
41:42mais nous
41:43qu'on n'a plus de ronds
41:44là aujourd'hui
41:44les gens sont acculés
41:46il n'y a plus de trésorerie
41:47dans les caisses
41:48aujourd'hui
41:49ce n'est pas un report
41:49qui fera quelque chose
41:50on va suivre ça de près
41:53sur Sud Radio
41:53parce que
41:54les métiers de l'automobile
41:55on les aime
41:56merci beaucoup
41:57Paul Gallo
41:58président de MyWash
41:59et du métier
41:59lavage chez Mobilians
42:01merci Mathéo
42:02merci à tous
42:03bonsoir Anthony Martin-Smith
42:05bonsoir
42:05je me demandais d'ailleurs
42:06si la clé était assez grosse
42:07pour passer sous la porte
42:08en m'écoutant
42:10alors
42:10le menu ce soir
42:12écoutez
42:13au menu de
42:14on vous a compris
42:15on va revenir sur
42:16notamment un invité
42:18ce matin
42:18chez Benjamin Gless
42:19qui parlait
42:20en tant que prof
42:21d'histoire géo
42:21être revenu
42:22à ce bon vieux
42:23mode opératoire
42:25Covid
42:25c'est-à-dire
42:26les cours à distance
42:27on va aussi revenir
42:28sur notre invité politique
42:30ce matin
42:30au micro de Jacques Cardoz
42:31Louis Alliot
42:32qui doit raconter
42:34les violences
42:35lycéennes
42:36d'ailleurs
42:36enfin en tout cas
42:38violences présumées
42:39et être issues
42:40du mouvement lycéen
42:41à Perpignan
42:43maire
42:43enfin ville
42:44dont il est maire
42:45et puis
42:45voilà
42:46un petit peu
42:47du côté
42:48de la France
42:49dans tous ses états
42:50est-ce que
42:50les narcotrafiques
42:52vont gouverner
42:53notre monde
42:53vaste programme
42:55c'est en votre compagnie
42:56tout de suite
42:56Anthony Martin Smith
42:57allez à demain
42:5817h pour les vraies voix
42:59avec Cécile de Ménibus
43:00et Patrick Roger
43:02Sud Radio
43:04Parlons Vrai
43:05Sous-titrage Société Radio-Canada
43:06Sous-titrage Société Radio-Canada