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  • il y a 34 minutes
La colère lycéenne continue ce lundi 5 octobre, avec plus de 400 établissements scolaires perturbés en début de journée. Pour sortir de la crise, Sébastien Lecornu a confié à ses ministres "une feuille de route avec cinq chantiers".

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Transcription
00:00Si on va écouter le ministre de l'Éducation.
00:03Et assez intéressant.
00:06Autour de trois éléments, enfin qui font ressortir trois éléments.
00:09Le premier élément, c'est que depuis le début, on voit bien que les revendications sont assez diffuses.
00:14Il n'y a pas un objet particulier.
00:16Il y a en réalité une envie d'école et une envie de mieux d'école.
00:21On voit bien, autour du remplacement des professeurs absents, autour des rythmes scolaires qui reviennent quand même très souvent.
00:29Autour éventuellement la qualité du bâti, même si on est ici dans la région Île-de-France où il y
00:33a un milliard d'euros par an qui est dépensé en rénovation.
00:35Bref, il y a des questions comme ça.
00:37Ça, c'est le premier élément.
00:38Le deuxième élément, c'est que les lycéens qu'on a rencontrés se disent très solidaires de leurs camarades.
00:44Mais ici, nous ont dit, en fait, nous, chez nous, ce n'est pas tout à fait ça.
00:48Enfin, voilà, se reconnaissent beaucoup dans le caractère collectif des revendications.
00:51En l'occurrence, ici, ne les y pas forcément, j'allais dire directement, dans leur vie quotidienne de lycéens.
00:57Et ils l'ont dit.
00:57Et ils l'ont dit très explicitement.
01:00Et d'ailleurs, en parlant de...
01:02Ils ont employé le mot d'hyperbolisation de certains sujets, type 8 heures, 10 heures, en disant, c'est vrai
01:07qu'il y a du 8 heures, 10 heures.
01:08Eux-mêmes sont concernés parfois, mais ce n'est pas tous les jours, etc.
01:11Donc, j'allais dire un diagnostic, dans le fond, très vrai.
01:15Et c'est ça qui est important.
01:16Très sincère.
01:16C'est pour ça qu'il faut parler directement avec les élèves.
01:19C'est qu'ils ont des diagnostics très vrais.
01:21Et surtout, très locaux.
01:23Ce sont des questions, en fait, très transversales, mais dont la mise en œuvre est très territoriale, très propre à
01:28chaque établissement.
01:29Et le troisième élément, c'est qu'ils étaient quand même, globalement, effarés des violences.
01:36commises par des individus extérieurs, ici, très clairement.
01:39C'était des camarades.
01:40C'était des jeunes qu'ils ne connaissaient pas.
01:43Et qui sont arrivés de manière itinérante pour tirer des mortiers, etc.
01:49Y compris, d'ailleurs, ce matin.
01:51Donc, dans le fond, en grande partie, mais il n'y a pas qu'eux, mais en grande partie, finalement,
01:56à l'image de ce qu'on peut voir au niveau national.
01:59Et ils l'ont dit avec beaucoup de sincérité.
02:00Et ils l'ont dit, j'allais dire, pas entre quatre murs, donc je ne déforme rien.
02:03Ils l'ont dit face caméra devant certains d'entre vous.
02:06Donc, aucun, j'allais dire, il n'y a pas de secret.
02:08Bon.
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