Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 7 minutes
Les cours sont "totalement ou partiellement" suspendus ce lundi 5 octobre dans "400 à 500" lycées où les conditions de sécurité "ne sont pas réunies", a annoncé dimanche le ministre de l'Éducation nationale, alors que le chef du gouvernement tente une sortie de crise en mettant sur la table "cinq chantiers" et réclamant des "décisions" avant la fin du mois.

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:00Il semblerait qu'il y ait en gros trois groupes qui soient susceptibles d'être identifiés.
00:04Il y a à la fois des lycéens qui sont susceptibles de manifester, d'exprimer leurs revendications, leur colère parfois,
00:11avec toute la retenue et le côté, on va dire, bon enfant habituel.
00:15Il y a manifestement des lycéens dont les intentions sont un peu plus offensives
00:19et qui sans doute prennent la précaution d'ailleurs d'aller dans des lycées voisins
00:23afin de ne pas être trop facilement reconnus par le personnel de leur propre lycée.
00:28Et puis, il y a certainement aussi d'autres éléments qui n'ont pas forcément grand-chose à voir avec
00:32les lycéens
00:32et qui viennent vraiment pour en découdre.
00:36Et là, évidemment, dans quelle est la proportion entre les trois groupes, c'est très difficile à déterminer.
00:40Mais manifestement, il y a des gens dont le comportement est totalement inadéquat.
00:43Emmanuel Garot, en tant que parent, vous dites, mais quel est le filtre qui a sauté
00:47pour que des enfants, qu'ils soient lycéens ou pas d'ailleurs, s'en prennent aux chefs d'établissement, aux
00:53pompiers ?
00:54Il y a quelque chose qui a été brisé. Comment vous expliquez ça ?
00:58– Alors, c'est difficile à expliquer, sinon à prendre en considération ce qu'on appelle…
01:04– Parce que toutes les colères sont légitimes, mais sans prendre au personnel de l'éducation nationale et aux pompiers,
01:09voilà, c'est quelque chose qui ne va plus.
01:11– On va dire les revendications étudiantes, les revendications scolaires, de lycéens, de collégiens parfois,
01:17ces dernières années, ça a été relativement important et on l'a pu de manière régulière.
01:24Là, ce qui semble particulièrement impressionnant, c'est finalement, dans la méthode,
01:28ou en tout cas dans la méthode appliquée par un certain nombre d'entre eux,
01:31finalement, le recours à des méthodes que l'on voit dans les violences urbaines d'une manière plus générale.
01:36Et donc, ça, là-dessus, il y a une forme de porosité, au moins par la méthodologie,
01:40entre des phénomènes de violences urbaines, d'émeutes,
01:43et puis les méthodes qui sont appliquées dans un mouvement scolaire
01:47qui, en temps ordinaire, n'atteint jamais ce niveau de violence.
01:50– Sous-titrage Société Radio-Canada

Recommandations