00:00Il semblerait qu'il y ait en gros trois groupes qui soient susceptibles d'être identifiés.
00:04Il y a à la fois des lycéens qui sont susceptibles de manifester, d'exprimer leurs revendications, leur colère parfois,
00:11avec toute la retenue et le côté, on va dire, bon enfant habituel.
00:15Il y a manifestement des lycéens dont les intentions sont un peu plus offensives
00:19et qui sans doute prennent la précaution d'ailleurs d'aller dans des lycées voisins
00:23afin de ne pas être trop facilement reconnus par le personnel de leur propre lycée.
00:28Et puis, il y a certainement aussi d'autres éléments qui n'ont pas forcément grand-chose à voir avec
00:32les lycéens
00:32et qui viennent vraiment pour en découdre.
00:36Et là, évidemment, dans quelle est la proportion entre les trois groupes, c'est très difficile à déterminer.
00:40Mais manifestement, il y a des gens dont le comportement est totalement inadéquat.
00:43Emmanuel Garot, en tant que parent, vous dites, mais quel est le filtre qui a sauté
00:47pour que des enfants, qu'ils soient lycéens ou pas d'ailleurs, s'en prennent aux chefs d'établissement, aux
00:53pompiers ?
00:54Il y a quelque chose qui a été brisé. Comment vous expliquez ça ?
00:58– Alors, c'est difficile à expliquer, sinon à prendre en considération ce qu'on appelle…
01:04– Parce que toutes les colères sont légitimes, mais sans prendre au personnel de l'éducation nationale et aux pompiers,
01:09voilà, c'est quelque chose qui ne va plus.
01:11– On va dire les revendications étudiantes, les revendications scolaires, de lycéens, de collégiens parfois,
01:17ces dernières années, ça a été relativement important et on l'a pu de manière régulière.
01:24Là, ce qui semble particulièrement impressionnant, c'est finalement, dans la méthode,
01:28ou en tout cas dans la méthode appliquée par un certain nombre d'entre eux,
01:31finalement, le recours à des méthodes que l'on voit dans les violences urbaines d'une manière plus générale.
01:36Et donc, ça, là-dessus, il y a une forme de porosité, au moins par la méthodologie,
01:40entre des phénomènes de violences urbaines, d'émeutes,
01:43et puis les méthodes qui sont appliquées dans un mouvement scolaire
01:47qui, en temps ordinaire, n'atteint jamais ce niveau de violence.
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