00:03Ah, cette ère de mai 68 qui flotte au-dessus des lycées bloqués et des étudiants dans la rue.
00:12Des mobilisations parfois musclées qui n'ont pas manqué de faire réagir nos candidats à la présidentielle.
00:23Belle peut-être, différente sûrement d'il y a 50 ans.
00:27En mai 68, le parti communiste était hostile aux étudiants en colère.
00:33Hier, Fabien Roussel leur a sorti le grand jeu.
00:36Vous dites aussi aux jeunes bloquer les lycées.
00:38Mais je dis bien sûr à toutes celles et ceux aujourd'hui qui veulent vivre dignement,
00:42qui veulent pouvoir accéder à une école gratuite, à une faculté gratuite,
00:47pouvoir étudier, accéder aux connaissances, qu'ils puissent le faire.
00:51C'est le propre d'une nation de protéger son peuple, de protéger ses concitoyens.
00:55Or, aujourd'hui, ce gouvernement lui fait les poches.
01:01À chaque prétendant à l'Elysée, une façon de dire son soutien aux étudiants.
01:07Le candidat à la primaire du Parti Socialiste, Raphaël Glucksmann, est lui très adepte du « en même temps ».
01:14Je soutiens les revendications des lycéens qui sont dans une situation souvent intenable.
01:18Je condamne toute forme de violence. Et le succès de ce mouvement sera basé sur la non-violence.
01:26Lui a décidé de jouer la carte de la proximité.
01:29Je veux m'adresser directement à vous, à tous les lycéens de France.
01:32L'ancien ministre de l'Éducation nationale, venu au soutien.
01:37C'est ce que vous voulez, des classes propres, des profs présents.
01:41Jusqu'à un certain point.
01:43Mais je vais vous dire quelque chose.
01:44Les images de poubelles brûlées devant vos lycées, c'est ça qu'on risque de retenir de vous.
01:48Pas vos revendications.
01:49Un discours de grand frère.
01:51Mais l'animal politique n'est jamais très loin.
01:54Regardez qui vous pousse à aller plus loin.
01:56Cherchez leur programme sur l'éducation.
01:58Il n'existe pas.
01:59Vous avez aimé la petite mise en scène intimiste de Gabriel Attal ?
02:03Vous allez adorer celle de son principal adversaire du bloc central, Édouard Philippe.
02:09Bonjour.
02:10En moins de 20 minutes, je vais vous expliquer ce que je propose aux Françaises et aux Français en matière
02:14de retraite.
02:16Parce qu'il est temps de parler des retraites.
02:18Ne vous asseyez pas trop confortablement non plus, Édouard Philippe.
02:21Parce qu'on n'a pas 20 minutes devant nous.
02:23Mais en deux mots, votre réforme, c'est quoi ?
02:26Je propose de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans
02:31et l'âge de départ à 65 ans.
02:33Des mesures pas forcément populaires.
02:36J'ai hâte de pouvoir en discuter avec vous.
02:38Présentées en pleine manifestation syndicale.
02:41Et si savoir trouver le bon moment pour faire passer les messages difficiles,
02:45c'était l'une des clés de cette présidentielle.