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  • il y a 3 minutes
Lycées : «Entre les revendications légitimes et les violences urbaines, il y a un monde», rappelle Maud Bregeon

Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement et ministre déléguée de l'Énergie, répond aux questions de Laurence Ferrari.

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Transcription
00:00Et notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Maude Bréjean.
00:04Bonjour à vous.
00:04Bonjour et toujours à tous.
00:06Vous êtes porte-parole du gouvernement, ministre délégué de l'énergie.
00:09Ce matin, 4 à 500 établissements seront partiellement ou totalement fermés, 24 ont été saccagés.
00:15Constat accablant du ministre de l'Éducation, Édouard Geffray.
00:17Qu'est-ce que le gouvernement a raté ou n'a pas vu venir, Maude Bréjean ?
00:20La priorité, c'est d'abord de rétablir l'ordre.
00:22Les images qu'on a vues ces derniers jours, la semaine dernière, spécifiquement aux abords des lycées,
00:28des images de grande violence, des policiers qui ont été pris pour cible, des gendarmes qui ont été pris pour
00:33cible,
00:33des pompiers, des personnels de l'éducation nationale, des journalistes, des élèves qui ont été pris pour cible.
00:39Tout ça est absolument évidemment inadmissible.
00:44Tout a été mis en place, d'abord pour organiser un retour au calme.
00:49Et c'est pour ça que de nouveaux établissements, 4 à 500 établissements sont fermés aujourd'hui.
00:54Et on continuera autant que nécessaire.
00:56Là encore, il ne s'agit pas de balayer d'un revers de main des revendications qui peuvent être légitimes,
01:01mais entre des lycéens qui ont des choses à dire, encore une fois, de manière pacifique et légitime,
01:08et des violences urbaines, il y a un monde.
01:11C'est deux choses complètement différentes.
01:12Mais donc vous avez loupé quelque chose ?
01:14Vous n'avez pas compris ce qui se passait du côté des lycéens ?
01:17Et ce mouvement a depuis été complètement noyauté par la gauche radicale,
01:20et donc il n'a plus rien à voir avec ce qu'il était au départ ?
01:23Je crois qu'il ne faut pas inverser les choses.
01:25Lorsque des individus jeunes ou moins jeunes, d'ailleurs,
01:29caillassent des forces de l'ordre,
01:30s'en prennent à des pompiers, agressent du personnel de l'éducation nationale,
01:34ce n'est pas la faute du gouvernement.
01:36C'est la faute de délinquants, de factieux.
01:40Ça pose la question de la responsabilité parentale, par ailleurs, quand ils sont mineurs.
01:44Et le rôle de l'État, le rôle du gouvernement,
01:47c'est évidemment de tout mettre en œuvre, là encore une fois, pour rétablir l'ordre.
01:50Et rétablir l'ordre, c'est la priorité.
01:52Mais, je le redis, n'inversons pas la charge de la preuve.
01:55Bien sûr.
01:55Je suis quand même étonnée par ce qu'a demandé hier...

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