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  • il y a 13 minutes
À quelques mois de la présidentielle, les cinq candidats à la primaire sociale-démocrate, dont le premier tour est prévu le week-end prochain, ont débattu sur BFMTV, en partenariat avec Libération.

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Transcription
00:00Le débat décisif de la primaire de la gauche, c'était hier soir sur BFM TV,
00:04avec des moments particulièrement tendus entre Ségolène Royal et Raphaël Glucksmann.
00:08Vous allez les entendre, que faut-il retenir de ce débat ?
00:10Un climat effectivement très tendu, parfois même délétère.
00:14Des accusations justement d'agression à connotation sexuelle, ni plus ni moins.
00:18C'est ce qu'on a entendu hier soir entre camarades de gauche ou camarades socialistes.
00:22Franchement, effectivement, il y a meilleure camaraderie.
00:24La cible, Raphaël Glucksmann ciblé par Ségolène Royal,
00:28après qu'une vidéo de celui-ci a été publiée sur les réseaux sociaux
00:31dans laquelle on l'entend expliquer que Ségolène Royal aurait fait la danse du ventre
00:36pour obtenir certains postes.
00:37Écoutez cet échange extrêmement violent.
00:40Mais je n'accepte pas, si vous voulez, qu'une fois de plus,
00:45on puisse dégrader une femme,
00:48on puisse avoir des connotations sur son corps,
00:52avoir des connotations sexuelles,
00:54sous-entendu qu'elle vend son corps et qu'elle fait des danses pour obtenir des postes.
00:58Je n'ai jamais demandé de poste à Emmanuel Macron, jamais.
01:01Et donc, je vous le dis de manière très claire,
01:05je ne pense pas qu'il faille utiliser ce type de langage dans le débat public.
01:09Vous le regrettez ?
01:10J'en suis absolument conscient.
01:13Alors, qu'est-ce que ça montre tout ça ?
01:14Ça montre bien sûr l'aproté de la politique, effectivement.
01:16On le voit, Raphaël Glucksmann prête très à l'aise.
01:18Si on reprenait les termes employés par Ségolène Royal,
01:20on avait parfois dans cette séquence l'impression un petit peu du stagiaire en politique
01:23face effectivement à la pro en politique qui fait ça depuis des décennies.
01:28On a vu effectivement que Cognier sur le favori,
01:31c'est le grand classique aussi d'une primaire,
01:33puisqu'il a également été ciblé par Olivier Faure,
01:36toujours sur ce même thème.
01:38La réalité, c'est que, en fait, cette vidéo,
01:41elle n'était ni faite ni à faire.
01:43Quand on est un homme ou une femme publique,
01:46quel que soit le lieu,
01:47on doit se tenir à une certaine forme de rigueur,
01:49parce que c'est ce qui est exigé de nous.
01:52Est-ce que cela traduit ?
01:53Ça nous montre toute la difficulté d'une primaire,
01:55c'est-à-dire qu'il faut se cogner dessus fort les uns les autres,
01:58justement, pour pouvoir se faire entendre.
02:00Le problème, c'est que ça crée parfois des plaies irréparables pour la suite.
02:03Imaginez Ségolène Royal faire campagne,
02:05ensuite, dans la rue,
02:06distribuer des tracts pour Raphaël Glucksmann s'il l'emporte.
02:09Ça semble quand même un petit peu conflipier,
02:11même si, bien sûr, tous ont promis qu'il soutiendrait le vainqueur.
02:14Mais on en a vu d'autres.
02:14Rappelez-vous, en 2017,
02:16Emmanuel Valls, à peine battu par Benoît Hamon,
02:18il est allé soutenir qui ?
02:19Il est allé soutenir Emmanuel Macron.
02:21Ça démontre aussi que le favori des sondages,
02:23il est toujours ciblé.
02:25C'était Raphaël Glucksmann.
02:26Une primaire, c'est censé donner un élan, justement,
02:28à l'un de ses candidats.
02:29Le problème, c'est qu'en réalité,
02:31ça l'affaiblit souvent
02:32et ça donne aussi des cartouches
02:34aux futurs adversaires de Raphaël Glucksmann
02:36ou du candidat ou de la candidate qui la reportera.
02:38Ils ont bien regardé ce qu'il s'est dit hier soir.
02:40Ils sont prêts pour la suite de la campagne.
02:41Merci.
02:41Merci.

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