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  • il y a 11 minutes
Anthony Morel vient à la table d'Estelle Midi pour nous faire découvrir les dernières innovations de la tech. Au menu aujourd'hui : un nez électronique pour dépister le cancer du sein.

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Transcription
00:01RMC, on n'arrête pas le progrès.
00:04Anthony, c'est le mois d'octobre, c'est Octobre Rose, le mois de lutte contre le cancer du sein.
00:09Et on va s'intéresser justement aux innovations pour mieux lutter contre ce cancer.
00:13Et dans ce domaine, les progrès scientifiques et technologiques sont absolument remarquables.
00:17Les porteurs de promesses, la France est en pointe, Anthony, il faut le dire.
00:21Absolument, trois innovations à vous présenter.
00:23Il faut rappeler que le cancer du sein, c'est un cancer qui se soigne relativement bien,
00:26à condition d'être pris suffisamment tôt, évidemment.
00:28Et d'où l'importance de la prévention.
00:30Alors, il y a les mammographies à partir de 50 ans, tous les deux ans.
00:33Très bien, on me dit que ce n'est pas l'examen le plus agréable du monde,
00:35qu'il y a beaucoup de gens qui ne le font pas.
00:37Et donc, il y a des choses assez intéressantes qui sont en train d'arriver, qui vont arriver.
00:41On est encore dans les phases expérimentales.
00:43Notamment, imaginez un dispositif électronique qui permettrait de renifler le cancer.
00:49Un nez électronique qui permettrait, en s'approchant d'une patiente,
00:53de savoir si elle est malade ou pas.
00:55On va être capable de faire ça en s'inspirant de la truffe des chiens.
00:58Vous savez qu'on utilise, on en avait parlé d'ailleurs, des chiens dans certains hôpitaux.
01:02Ça me ferait acheter un chien chien, ça vous plaît ?
01:03Vous voyez, vous allez aimer les animaux.
01:05Le chien qui aboie quand vous êtes malade, je vous imagine bien acheter ça, effectivement.
01:09Non, mais c'est utilisé dans les hôpitaux.
01:10Vous savez, depuis plusieurs années, on teste des chiens.
01:12Les chiens ont un odorat extrêmement développé.
01:14Et en fait, il se trouve que les tumeurs ont une odeur.
01:17Quand je dis une odeur, c'est les composés organiques volatiles.
01:19C'est une sorte de signature olfactive de la maladie.
01:23Et donc, on est capable comme ça de la détecter.
01:24Le problème des chiens, c'est que ce n'est pas fiable à 100%.
01:27D'une part, sur les études qui ont été réalisées.
01:30Donc, c'est un peu problématique parce que vous, vous jouez quand même un peu votre vie.
01:33Et en plus, il faut les dresser.
01:34Donc, ça prend du temps, c'est compliqué.
01:36Donc, en gros, l'idée, ça va être de reproduire la truffe du chien,
01:39mais sous forme d'un dispositif électronique couplé à de l'intelligence artificielle
01:43capable de détecter la présence de la maladie.
01:45Ça, c'est en cours de développement.
01:47C'est notamment l'Institut Curie qui travaille sur le sujet.
01:49Ils ont fait plein d'études avec les chiens, justement.
01:51Et ils disent, voilà, l'étape d'après, ça va être de concevoir scènes électroniques
01:55dont les applications pourraient aller au-delà de la santé.
01:57D'ailleurs, on pourrait s'en servir dans les aéroports pour détecter la présence d'explosifs
02:00que font les chiens aujourd'hui, par exemple.
02:01Oui, ça existe.
02:02Ça existe déjà avec les chiens, mais on pourrait le faire de manière complètement automatisée et électronique.
02:06Alors, une fois qu'un cancer est détecté, il y a la phase de soins, Anthony.
02:10La radiothérapie, notamment.
02:11Et là encore, il y a des révolutions en cours.
02:13Oui, absolument.
02:13Alors, pas seulement pour le cancer du sein, d'ailleurs.
02:15Là, je parle de tous les cancers confondus.
02:16Aujourd'hui, il y a deux patients sur trois qui vont subir de la radiothérapie.
02:20La radiothérapie, je rappelle le principe, c'est qu'on va bombarder de rayonnements ionisants
02:25pour détruire les cellules cancéreuses.
02:27Très bien.
02:28Aujourd'hui, c'est un peu fastidieux.
02:29Il faut faire plusieurs séances, parfois plusieurs dizaines de séances.
02:32C'est évidemment très contraignant.
02:34Là, l'étape d'après, si je puis dire, c'est des Français qui l'ont inventée.
02:38C'est ce qu'on appelle la radiothérapie flash.
02:40Flash, pourquoi ?
02:41Parce que ça va très, très, très, très vite.
02:42C'est-à-dire qu'en fait, on va faire l'équivalent de vos 10 ou 20 séances de radiothérapie
02:47en une fraction de seconde.
02:49C'est-à-dire qu'on s'est rendu compte sur les tests qui ont été réalisés
02:51qu'en bombardant avec une quantité de radiation 1000 à 10 000 fois supérieure,
02:57mais ultra ciblée et très, très, très rapide,
02:59on va faire le même effet qu'on avait en faisant plein de séances.
03:03Et ça, ça fonctionne.
03:04C'est un effet qui a été inventé ou qui a été découvert plutôt en France en 2014.
03:07Alors après, ça demande du temps, de l'expérience.
03:09Il faut concevoir du matériel.
03:10On voit pour ceux qui ne regardent à la télé,
03:12c'est des chambres très, très compliquées à mettre en place.
03:15C'est du matériel.
03:16C'est notamment, encore une fois, l'Institut Curie qui travaille là-dessus
03:18avec l'entreprise Thalès.
03:20C'est un géant français de l'électronique et de la technologie.
03:23Et donc, ça pourrait permettre d'ici quelques années
03:25de remplacer les séances telles qu'on les connaît aujourd'hui
03:28par une séance en une fraction de seconde.
03:30C'est terminé.
03:31Ce serait génial.
03:31Et d'éviter les brûlures aussi, les effets secondaires.
03:33Absolument.
03:34Il y a tous les effets secondaires derrière, tout à fait.
03:35Alors après le dépistage, après les traitements,
03:37il y a une troisième étape essentielle pour certaines patientes
03:39lorsqu'elles ont un cancer du sein, c'est la reconstruction mammaire.
03:42Et là aussi, il y a de nouvelles technologies
03:43qui pourraient complètement changer la donne, Anthony.
03:46Oui, alors ce qui est un sujet toujours très délicat
03:47parce qu'après avoir déjà vaincu la maladie,
03:50il y a ce truc, il faut repasser sur le billard.
03:51Enfin, il y a un aspect psychologique aussi
03:52qui est très compliqué à gérer, évidemment.
03:54Alors, il y a une des solutions,
03:56technologie là-encore française.
03:57C'est une start-up lilloise.
03:58Ils ont mis au point des bioprothèses mammaires.
04:01En gros, on va utiliser un implant qui est imprimé en 3D.
04:04Ça ressemble à une sorte de grille qu'on va venir implanter sous la peau.
04:07Et ça, ça va servir de support, de tuteur, si l'on peut dire,
04:10sur lequel on va venir installer les propres tissus de la patiente
04:13qui vont se régénérer, qui vont repousser autour de cette grille
04:16de manière naturelle en réalité
04:17et donc reformer le sein disparu.
04:21Donc là, encore une fois,
04:22c'est un espoir extraordinaire pour les patients.
04:25Et ça, c'est en train d'être développé.
04:26Il y a moins de risque de rejet, moins de risque d'infection,
04:28une personnalisation extrême aussi grâce à l'impression 3D.
04:31Et là, pour le coup, c'est une petite révolution dans la reconstruction mammaire.
04:35Donc on a le dépistage, le soin, la reconstruction.
04:37Merci d'être venu nous apporter de l'espoir sur ce plateau de l'espoir.
04:41En ce qui concerne le cancer du sein, merci beaucoup.
04:44Anthony, on parle de quoi demain ?
04:46Beaucoup moins d'espoir.
04:47Vous savez qu'on parle beaucoup en ce moment des risques existentiels
04:51que fait peser l'intelligence artificielle sur l'humanité.
04:53Vous allez tous nous tuer demain.
04:53Oui, alors demain, je vais vous raconter que le vrai risque,
04:56c'est l'humain qui utilise l'IA.
04:57Vous allez voir, il y a un rapport qui a été publié
04:59qui montre toutes les utilisations les plus extrêmes
05:01et les plus dingues de l'intelligence artificielle par des humains.
05:04Ça fait un peu flipper.
05:05Les idées qu'ont les gens, parfois, c'est un peu effrayant.
05:07Mais je peux continuer à faire mes recettes de cuisine avec l'IA ?
05:09Ça, il n'y a pas de souci.
05:09A priori, vous ne risquez pas de tuer qui que ce soit.
05:11On ne sait jamais.
05:12Merci Anthony.

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