00:00En matière financière, les marchés peuvent demain s'emballer s'ils ont le sentiment que le cumul de problèmes auxquels
00:08notre pays est confronté,
00:09situation sociale, incapacité à faire un budget...
00:12Mais là, ça s'emballe ces derniers jours.
00:13Et c'est bien pour ça que je vous dis responsabilité. Responsabilité sur le plan social, responsabilité sur le plan
00:19budgétaire.
00:20Nous avons besoin d'un budget. Sortons de la petite politique politicienne, sortons des petits calculs de la campagne présidentielle
00:27qui ne sont pas de mise dans la situation actuelle. Moi, je ne suis pas là aujourd'hui devant vous
00:31comme candidat ou apprenti candidat.
00:33Je suis là parce que je crois que nous devons unir nos forces pour être capables d'avoir une situation
00:39qui s'améliore d'ici au lancement de la campagne présidentielle.
00:42Mais nous n'en sommes pas là et la campagne présidentielle peut être profondément entachée par une situation très dégradée
00:51où la France, tout simplement, ne serait plus en état d'être souveraine.
00:55Il y a un risque que dans les prochains mois, la souveraineté française soit tout simplement mise en question par
01:03les marchés.
01:03C'est-à-dire ce qui s'est passé il y a quelques années au Royaume-Uni où une Première
01:06ministre avait publié un projet de budget.
01:09Le syndrome listreuse peut peser sur la France. Nous pouvons avoir une situation sociale hors de contrôle.
01:15Nous pouvons avoir un gouvernement qui tombe. Nous pouvons avoir une France sans budget.
01:20Et dans ce cas-là, qu'est-ce qui se passe ? Qu'est-ce qui se passe, M. Fauvel
01:23?
01:23Et c'est bien pour cela qu'il ne faut pas en arriver à cette extrémité-là.
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