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  • il y a 2 minutes
Après la victoire de Remco Evenepoel dimanche sur la course en ligne des Championnats d'Europe, Thomas Voeckler s'est longuement exprimé sur la chaîne L'Équipe concernant le nouveau succès du coureur belge et sur la tactique des Bleus. Le sélectionneur de l'équipe de France a également défendu le bilan tricolore de la saison mais aussi des dernières années, estimant qu'il ne fallait pas banaliser les bons résultats obtenus.

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Sport
Transcription
00:00Il a raison, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
00:02Oui, ici, ça manque un peu d'expérience, il faut apprendre et c'est pas faute de...
00:09Je pense que toutes les nations, hier, ont dit, Remco, il faut faire attention, il faut être placé.
00:15Nous, la consigne était d'avoir toujours un coureur, tout au long de la journée, toujours un coureur dans la
00:20route, Remco.
00:21Mais comme l'a aussi dit Christophe, il peut aussi comprendre qu'à un moment, et moi je comprends en
00:25tout cas,
00:25parce que je protégerai toujours mes coureurs, que lorsque vous avez fait les deux bandes d'ascension
00:29et que vous êtes comme ça, eh bien, voilà, il n'y a pas de place pour tout le monde,
00:33vous n'avez pas les idées en place, c'est d'apprentissage, c'est comme ça, mais oui, on était
00:38en surnombre.
00:39D'ailleurs, je crois que s'il y avait un classement par équipe, on est 6 dans les 18 premiers,
00:43alors c'est complètement nul, mais dans l'idée, moi j'avais envie d'être en surnombre à deux tours
00:49de l'arrivée,
00:50après la montée, sauf que dans le surnombre, il y en avait 8 qui étaient plus forts.
00:57Et c'est vrai, par contre, s'il doit y avoir un petit regret, c'est ce placement,
01:01mais je ne peux même pas leur en vouloir, puisque dans toutes les nations, dans tous les briefings,
01:04dans tous les briefings, tout le monde a dit attention à Remco à ce moment-là,
01:07et il le fait le coup à chaque fois, il arrive à chaque fois à partir.
01:11Donc, si c'était simple, voilà, et en plus, Remco, on sait qu'une fois qu'il est parti,
01:17ça ne sert même plus à rien de rouler, et il est rentré dans la tête de ses adversaires,
01:20c'est un peu, en l'absence de Pogacar, Remco qui s'en va, derrière le groupe, il ne s
01:24'entend plus,
01:25parce que Remco est parti, on n'essaye même plus de revenir.
01:27Et il y a ce phénomène-là aussi qui a joué, quand il y a eu ce plat de 10
01:30km,
01:31alors qu'il restait encore un tour.
01:32Et ça, il ne faut pas le minimiser, le fait que Remco, il rentre dans la tête des adversaires.
01:36Mais oui, en étant dans la roue, peut-être, mais au moment où il est...
01:40Je n'ai pas vu, moi, mais on m'a expliqué après, au moment où il est parti,
01:43je n'avais pas d'image, j'imagine très bien à quel moment ça s'est fait.
01:47Je suis sûr qu'il y a des mecs qui étaient en train de prendre des bidons,
01:49lui, il est arrivé de l'arrière, et puis avec toute sa puissance, sa confiance dans la descente,
01:54Ciccone, il n'y a pas beaucoup plus malin que lui, ils sont partis à deux.
01:58Et puis voilà, après, c'était terminé, vous pouviez y mettre 15 mecs qui s'entendaient ensemble à rouler,
02:03et qui se mettent à rouler ensemble, ils ne seraient jamais revenus, même si Ciccone ne roulait pas.
02:08Ce qui était surprenant, c'est que ça arrive au ravitaillement, justement.
02:10Pourquoi ça arrive au ravitaillement, selon vous ?
02:16Parce que c'est au moment où tout le monde a besoin un peu, ça, ça s'appelle l'expérience,
02:21ou le sens de la course, n'est pas rem qu'au qui veut,
02:27parce que peut-être au moment où on pense, j'y pense en même temps que je vous le dis,
02:31parce que je n'ai pas forcément la réponse à la question,
02:34parce qu'au moment où on pense aller prendre un bidon, c'est quand même un classique du vélo,
02:38où on se fait attaquer quand on se ravitaille.
02:42Et puis il faut rendre...
02:43Donc voilà pourquoi je pense que ça se passe à ce moment-là.
02:47Mais c'est pas...
02:48Alors oui, on aurait dû être là, mais il y a plein de nations,
02:51vous croyez que Roméo, par exemple, de l'Espagne, qui était super fort,
02:53il n'avait pas envie d'y être à ce moment-là, et qu'il n'aurait pas réussi à
02:56suivre ?
02:56Si !
02:57Peut-être pas dans la montée d'après.
02:58Et je ne pense pas qu'on aura eu les moyens, pour être très honnête,
03:01de réussir à suivre dans la montée d'après.
03:03Pour un podium, oui, mais pas pour la gaine, dans la montée suivante,
03:05tellement Remco et Chikone étaient au-dessus du lot.
03:08Et je terminerais en disant qu'il y a des fois aussi où il faut respecter la loi du sport,
03:13et c'est rare dans le vélo, mais ça arrive que l'équipe la plus forte
03:16et le coureur le plus fort s'imposent.
03:18Ce qui a été, moi je trouve, alors on peut voir le côté, le mauvais côté,
03:22le verre à moitié vide ou le verre à moitié plein,
03:24et c'est peut-être pour ça que les téléspectateurs ont eu un coup d'ascenseur émotionnel dans le mauvais
03:30sens,
03:30c'est qu'à trois tours de la fin, il y a 23 coureurs, le tiers des coureurs sont français,
03:36et ça, si je veux voir le côté positif, c'est qu'on est un peu en dette de médailles
03:41sur les derniers championnats du monde, championnats de toutes catégories confondues,
03:44et que là on se dit qu'il y a quand même un vivier qui est très important,
03:47parce qu'ils étaient quand même là, pas seulement dans le classement dans les 20 premiers,
03:50mais ils étaient là dans la course quand même très nombreux, beaucoup plus que d'habitude.
03:56En dette de médailles, à quelle date ? Sur l'année ou sur les dernières années ?
04:00Ah là, ça y est, on va commencer à faire des boutiquiers là !
04:05Oui, parce qu'on a été champion du monde il n'y a pas si longtemps,
04:07et on a eu des médailles au championnat d'Europe l'année dernière.
04:09Non, non, non, je parlais de cette année, moi je parlais uniquement de cette année.
04:12Il ne faut pas banaliser, non, non, mais il faut, toute plaisanterie à part,
04:17il ne faut pas banaliser ce qui se passe au niveau mondial, ce qui se passe au niveau européen,
04:23l'importance que prend ce championnat d'Europe, et c'est vrai, l'ascenseur émotionnel,
04:27mais à ce moment-là on fait quoi ? Quand je vois les Belges qui roulent, qu'est-ce que
04:30je fais ?
04:30Je fais du vélo champagne, sachant qu'on va faire plaisir à tous les Français,
04:34parce que les Français vont attaquer dans les trois premiers tours,
04:36et après qu'est-ce qu'on va dire ? Ah bah oui, il fallait mieux attendre.
04:39Là on attend, on tombe sur plus fort que nous, on accepte la loi du sport, ça ne va encore
04:42pas.
04:43Par contre, il faut peut-être se rappeler, les fois aussi où on avait moins d'éléments,
04:47peut-être aussi forts sur le papier, et où on a réussi à faire des choses.
04:51Donc là, il y a quand même des jeunes coureurs, une nouvelle génération qui arrive,
04:54je demande un petit peu d'indulgence envers eux, pas envers moi, ça je m'en fiche complètement,
04:59j'ai pas besoin d'indulgence, allez-y franco, il n'y a aucun problème,
05:02mais je demande de l'indulgence pour eux, et je repense au mondial aussi,
05:05parce que ça sera les mêmes personnes qui tirent sur l'équipe de France,
05:10qui seront les premiers à les applaudir, que ce soit l'année prochaine,
05:13au championnat du monde, au championnat d'Europe,
05:17mais je pense surtout au championnat du monde en France,
05:19ou même dans les années prochaines, si je ne suis plus là,
05:22et que ces jeunes-là auront grandi, les supporters seront toujours les mêmes,
05:27et ils seront fiers, et ça aura peut-être été bâti à Montréal,
05:31avant la course, pendant la course, et pendant les trois jours ici,
05:34mais également l'épreuve d'aujourd'hui, où on n'a pas à rougir, où on est tombé sur plus
05:38fort.
05:38Thomas, quand même, on vous sent quand même touché par rapport à ça,
05:42on vous connaît, on connaît votre sincérité, mais on vous sent touché par rapport à ça,
05:46ça s'explique comment il y a un décalage entre le vivier, le phénomène,
05:50ou les espoirs placés en pôle sexas, sur le cyclisme français en ce moment,
05:55vous trouvez qu'il y a un décalage par rapport à la réalité,
05:58ou qu'est-ce qui vous touche autant, parce que vous avez l'air en tout cas touché par rapport
06:04à ça ?
06:04Ça ne me touche pas, c'est juste que, non, non, non, non, c'est pas que je suis touché,
06:08enfin, j'ai l'impression qu'on banalise l'exceptionnel de ce qui s'est passé depuis,
06:13avec des Julien Alaphilippe, des Christophe Laporte, des chronos mixtes,
06:16des relais mixtes, vice-champion du monde, champion d'Europe, double champion d'Europe en titre,
06:22on minimise tout ça, et c'est vrai que la course en ligne, n'ayons pas peur des mots,
06:26prend le pas sur les contre-la-montre, ça c'est clair,
06:28on a eu des Benoît Cosneufroy qui ont fait troisième,
06:30on a eu des Arnaud Demare deux fois médaille d'argent au championnat d'Europe,
06:34Christ Laporte médaille d'argent au mondial, voilà, ça en fait quoi des médailles,
06:38donc, non, je ne peux pas entendre, Patrick, toi qui suis le vélo depuis longtemps,
06:42dire qu'on est en dette de médailles, parce qu'on n'en a pas eu cette année,
06:46sur les deux occasions, et par contre, oui, je rejoins,
06:50je comprends le fait qu'il y ait quelque chose de bizarre si on accepte la période à la Philippe,
06:56qu'à la limite, quand on était les moins armés, peut-être, sur le papier, on a réussi,
07:01et bien parce que des fois, on n'est pas perçu de la même manière par la concurrence, quoi.
07:06Je pense qu'on est à peu près d'accord, simplement, on ne dresse pas le conseil de la même
07:09façon,
07:09moi, quand je parlais de dette de médaille, je parle uniquement de cette année,
07:12quand tu parles justement des bons résultats qu'il y a eu les années précédentes,
07:15c'est justement, on s'habitue, évidemment, on s'habitue à des résultats, à des médailles,
07:19et quand il ne suffit qu'une année, on n'en est pas, ou pas beaucoup,
07:23et bien là, on se dit, mais qu'est-ce qui se passe ?
07:25Ce n'était pas un jugement de valeur.
07:27Je peux remontre juste sur un...
07:28Mais non, je suis d'accord, Patrick.
07:28Mais le truc, c'est que...
07:30Vas-y, vas-y.
07:33Non, non, je disais, je suis tout à fait d'accord avec toi, au fait,
07:36et c'est une forme de logique, puisque c'est normal de s'habituer à dire,
07:39« Ah bah tiens, on n'a pas eu de médaille. »
07:42Ben oui, mais en fait, il n'y a que trois pays qui sont récompensés,
07:47et donc, ce n'est pas normal, en fait, d'avoir une médaille,
07:50ou surtout d'être champion.
07:52C'est extra-ordinaire, ça sort de l'ordinaire.
07:55Et après, de faire une course où on se bat et où on est dans le classement,
07:58ça, c'est le vélo qu'on connaît, quoi.
08:00Il y a beaucoup plus, c'est pas Pierre et Christophe qui me contrediront,
08:05il y a beaucoup plus de moments où ça ne marche pas, où on a de la déception,
08:09et où on tombe sur plus fort que soi, sans parler des fois où on peut faire des conneries
08:13et passer à côté, que des fois où on a de la satisfaction, quoi.
08:16Mais ça, si on n'est pas prêt à accepter ça, il faut faire autre chose.
08:19Est-ce que c'était pas, aujourd'hui, est-ce qu'on n'a pas eu, en quelque sorte,
08:23l'antithèse de la course du championnat du monde ?
08:27C'est-à-dire une course au championnat du monde,
08:30où vous avez complètement durci la course, c'est là où vous avez été attentiste.
08:33Et moi, j'ai trouvé que ça, c'était plaisant à vivre.
08:36Là, encore une fois, je ne cherche pas à être gentil ou méchant,
08:38moi, je dis juste, c'était totalement différent de ce qu'on a vécu il y a une semaine.
08:44Oui, on aurait pu faire comme ça il y a une semaine,
08:46mais j'ai entendu dire aussi, ah, ça a été trop dur,
08:50on a trop durci pour Paul Sexas au championnat du monde, pour sa jeunesse.
08:54Mais je n'ai pas entendu dire qu'à Kigali, quand il était en première année professionnelle,
08:58alors que c'était bien plus dur qu'à Montréal,
09:01la course avait été trop difficile, quoi.
09:03Donc, non, c'est normal, et on est là pour débriefer,
09:07on fait des commentaires, c'est tout à fait logique,
09:09ils sont parfois élogieux, on les accepte avec plaisir.
09:13Quand ça marche moins bien, il faut aussi accepter,
09:15parce que sinon, il ne faut pas se mettre à ce poste-là,
09:18où il ne faut pas faire du vélo.
09:20Mais oui, oui, l'équipe de France n'est pas vouée à toujours attaquer,
09:25durcir la course.
09:26Et aujourd'hui, avec l'équipe qu'on avait,
09:28j'ai estimé que c'était le meilleur choix,
09:32sauf que j'aurais bien aimé que l'équipe de Belgique soit un peu moins forte
09:36et qu'il n'y ait pas de coureurs qui soient autant au-dessus du lot
09:39et que le jeu soit un peu plus ouvert à un tour et demi de l'arrivée.
09:41Et là, je pense qu'on aurait pu jouer une médaille sans aucun problème.
09:44Ça n'est pas arrivé parce que Remco et son équipe de Belgique méritent le titre.
09:50Thomas, salut, tu me connais.
09:51Moi, je suis un peu la touche positive de l'équipe, n'est-ce pas ?
09:54Je râle un petit peu moins que ceux qui sont autour de moi.
09:57Non, ma question, c'était plutôt de voir un Léo Bizio et un Matisse Rondel
10:02plutôt dans ce rôle-là et aussi prendre ça comme ça.
10:04Ce n'est pas forcément des rôles habituels
10:06ou en tout cas sur lesquels la lumière est vraiment portée.
10:10C'est aussi bien de les voir, en fait, comme on les a vus aujourd'hui.
10:12Évidemment, il n'y a pas le résultat qu'on voulait au bout,
10:14mais en tout cas, il y a déjà ça qu'on a vu sur cette compte.
10:19Heureusement qu'elle est là, Claire.
10:21Non, mais c'est un petit peu ce que je voulais dire tout à l'heure.
10:25Quand je parlais dans quelques années,
10:27eh bien, il faudra peut-être repenser à ces moments-là.
10:30Il y a des actes fondateurs, vous savez.
10:33Il faut des fondations pour faire des choses.
10:36Et quand vous n'avez pas un Remco Evenpool en magasin,
10:42il faut créer du collectif.
10:44Après, quand vous avez un Paul Sexas,
10:46il faut aussi créer peut-être de la frustration.
10:50Ça lui fera peut-être pas de mal à Paul.
10:52Peut-être qu'il nous écoute aujourd'hui.
10:53Il y aura peut-être digéré ou pas.
10:55Mais ce n'était pas pour cette année qu'il soit champion du monde.
11:00C'était bien aussi avec d'autres coureurs et leur chance
11:04aujourd'hui pour que l'équipe de France
11:06ne soit pas exclusivement réservée à Paul Sexas.
11:09Et puis, on aura aussi d'autres coureurs français.
11:11Donc, oui, ce que tu dis est vrai.
11:14Dès Léo Bizio, qui était à la Velta,
11:16qui marchait fort, qui depuis le mois de juin
11:19savait qu'il venait au championnat d'Europe
11:20et qu'il n'irait pas à Montréal pour aider
11:23alors qu'il aurait pu être d'un très grand soutien à Paul Sexas.
11:27Voilà, il a pu se le mettre en tête.
11:28Et surtout, il y a eu une solidarité.
11:30Les coureurs ont pu communiquer.
11:32Mais après, une fois que la gagne, elle est partie.
11:34Quand Remco, il part.
11:35Moi, quand j'ai entendu à la radio,
11:37j'ai dit bon, ok, c'est mort.
11:39Après, pour la gagne, je connais un peu le vélo.
11:43C'est terminé.
11:43Quand Remco, il s'en va, avec en plus un coureur italien
11:46qui n'avait pas forcément envie d'avoir un de ses compatriotes dans les pattes.
11:50Bon, c'était ok.
11:51La cause était entendue.
11:53Thomas, on va vous lâcher promis.
11:54Et Pierre Roland est avec nous, évidemment.
11:57Thomas, on veut...
11:58Alors, je ne sais pas si tu vas nous voir.
11:59Je ne pense pas, mais tu regarderas un peu plus tard.
12:02Mais nous, on veut que tu accueilles tes coureurs avec le short de bain.
12:04Voilà, c'est tout, Thomas.
12:05On a la solution avec Christophe.
12:07C'est le short de bain.
12:08Tu accueilles tes coureurs et après...
12:09Je ne peux plus.
12:12Je ne peux plus.
12:13Je suis devenu trop sage pour ça.
12:15Je suis devenu trop sage pour la référence.
12:17C'est après que Julien Infilipe est...
12:20Quand il est venu défendre son titre de champion du monde,
12:23Dimola, à Louvain.
12:25C'est vrai qu'il y avait un photographe du journal l'équipe.
12:27Il m'a dit, je dois faire une photo de toi avec Julien.
12:29Et puis, j'ai eu l'idée.
12:31Je lui ai dit, écoute, je vais dans ma chambre.
12:32Préviens-moi quand il arrive.
12:33Et je suis descendu, c'est vrai.
12:35Avec les lunettes de soleil en short de bain,
12:37comme si je venais de la piscine en Belgique.
12:41Et si ça n'avait pas marché, franchement...
12:43De toute façon, je ne passais déjà pas pour un mec super apprécié.
12:47Confirme.
12:47Et donc, mais ça a marché.
12:49Et j'ai fait semblant qu'on arrivait en touriste,
12:52alors que tout était véritablement millimétré.
12:55Et s'il y a une course qui reste vraiment dans mon cœur,
12:58c'est peut-être celle-là d'ailleurs.
12:59Parce qu'on n'a pas beaucoup vu de championnat du monde
13:01avec des cosnefrois attaqués,
13:03qui étaient leaders potentiels,
13:05enfin, je veux dire, en doublure,
13:07attaqués à 190 kilomètres de l'arrivée.
13:09Ça a démontré le plan de course
13:10et surtout l'état d'esprit qui régnait.
13:11Et c'est cet état d'esprit,
13:13plus que de résultats,
13:14que j'essaye de faire perdurer en équipe de France,
13:16quelles que soient les générations qui viennent.
13:18quoi.

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