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  • il y a 2 minutes
Sous le feu des critiques depuis la déconvenue de son leader Paul Seixas, victime de crampes et arrivé 15e de la course en ligne des Championnats du monde, Thomas Voeckler, le patron des Bleus, a une nouvelle fois assumé la stratégie de course appliquée par l'équipe de France.

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Sport
Transcription
00:00Qu'est-ce que tu peux tirer de la course de dimanche dernier ?
00:03Il y a eu pas mal de critiques sur peut-être la façon de rouler, etc.
00:08Bref, c'est fait.
00:09Est-ce que toi, tu as tiré des enseignements positifs justement pour la course de dimanche ?
00:14Vous savez, les critiques, moi je ne les regarde pas.
00:18Tout comme je ne regarde pas les fois où ça a marché
00:22parce que ça peut flatter son ego et ça peut mettre en danger.
00:27Donc je ne sais pas s'il y a eu des critiques, sans doute,
00:29parce que quand ça ne marche pas, il n'y en a pas et il faut les accepter.
00:32Tout ce que je sais, c'est qu'on a durci la course,
00:36puisque c'était d'un autre intérêt.
00:39Que malgré ce durcissement par Bruno Armiraille, qui a été admirable,
00:43il y a deux punchers sur le podium.
00:46Et que je n'ai pas peur de dire, parce que je l'ai dit aux garçons,
00:50que dans un second temps, on a manqué de présence auprès de Paul
00:54et qu'on a des coureurs qui avaient les moyens,
00:58s'ils avaient été à 100% ce jour-là, d'être aux côtés de Paul plus longtemps.
01:05Maintenant, je leur ai aussi dit que je connaissais trop le vélo pour les accabler,
01:10que ce n'était pas une science exacte et que c'est ce qui faisait son charme aussi.
01:15Et ça ne devait pas être pour cette année, tout simplement.
01:18Et on ne va pas se flageller, ça n'est que du sport,
01:21ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir d'ambition,
01:24ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas analyser ce qui n'a pas marché,
01:27ça ne veut pas dire que tout n'est pas à jeter,
01:29ça ne veut pas dire que tout est à jeter, pardon.
01:33Mais voilà, il n'y a qu'un seul vainqueur et il peut y avoir d'autres satisfactions.
01:37Et il y a d'autres satisfactions.
01:39Et puis, Paul Sexa, c'est sa première défaite.
01:45Au tour du Dauphiné, pardon, au tour d'Auvergne-Rhône-Alpes,
01:49c'était son premier accro.
01:50Et là, c'est sa première défaite.
01:53C'est lui qui l'appelle comme ça.
01:55Moi, je ne me permettrais pas.
01:56Parce qu'il a réussi jusque-là.
02:02Premier tour, quatrième, il y en a qui trouvent le moyen de dire
02:04qu'on ne l'a pas vu attaquer.
02:07Non, mais il est complètement siphonné.
02:09Je suis désolé.
02:10Mais quand il fait troisième du contre-la-montre,
02:12il a 19 ans, il y en a qui m'ont dit à Montréal,
02:15pas mal, Paul.
02:17Pas mal, mais vous avez vu les deux devant, là.
02:20Ça fait huit ans qu'ils sont les meilleurs du monde.
02:25Donc, tout ça, moi, vu que j'ai du recul aujourd'hui,
02:29en tant que coureur, j'étais impulsif,
02:31même si je m'étais calmé sur la fin de carrière.
02:34Mais en tant que sélectionneur, je pense avoir pris du recul.
02:38Franchement, je laisse parler.
02:39Et puis, si on prend Louvain, même si ça remonte,
02:43on attaque à 190 bornes de l'arrivée avec Benoît Cosse-Neufroy.
02:48Franchement, si ça n'avait pas marché, je me suis refait défoncer,
02:51traité de complètement siphonné,
02:53de lancer des gars protégés pour le final à 200 bornes de l'arrivée.
02:58Et puis, au final, Julien a gagné.
03:00Et puis, limite, c'était moi le génie,
03:03alors que je n'ai pas mis un coïn, je ne sais pas moi,
03:04qui appuyait sur les pédales.
03:06Donc, franchement, les commentaires, excusez-moi,
03:10ça a le mérite de venir de gens passionnés
03:13qui font vivre le cyclisme par leur passion pour ce sport.
03:18Mais moi, je ne peux pas en tenir compte
03:20parce que sinon, je n'avance pas.
03:21c'est quoi.

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