00:00Qu'est-ce que tu peux tirer de la course de dimanche dernier ?
00:03Il y a eu pas mal de critiques sur peut-être la façon de rouler, etc.
00:08Bref, c'est fait.
00:09Est-ce que toi, tu as tiré des enseignements positifs justement pour la course de dimanche ?
00:14Vous savez, les critiques, moi je ne les regarde pas.
00:18Tout comme je ne regarde pas les fois où ça a marché
00:22parce que ça peut flatter son ego et ça peut mettre en danger.
00:27Donc je ne sais pas s'il y a eu des critiques, sans doute,
00:29parce que quand ça ne marche pas, il n'y en a pas et il faut les accepter.
00:32Tout ce que je sais, c'est qu'on a durci la course,
00:36puisque c'était d'un autre intérêt.
00:39Que malgré ce durcissement par Bruno Armiraille, qui a été admirable,
00:43il y a deux punchers sur le podium.
00:46Et que je n'ai pas peur de dire, parce que je l'ai dit aux garçons,
00:50que dans un second temps, on a manqué de présence auprès de Paul
00:54et qu'on a des coureurs qui avaient les moyens,
00:58s'ils avaient été à 100% ce jour-là, d'être aux côtés de Paul plus longtemps.
01:05Maintenant, je leur ai aussi dit que je connaissais trop le vélo pour les accabler,
01:10que ce n'était pas une science exacte et que c'est ce qui faisait son charme aussi.
01:15Et ça ne devait pas être pour cette année, tout simplement.
01:18Et on ne va pas se flageller, ça n'est que du sport,
01:21ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas avoir d'ambition,
01:24ça ne veut pas dire qu'il ne faut pas analyser ce qui n'a pas marché,
01:27ça ne veut pas dire que tout n'est pas à jeter,
01:29ça ne veut pas dire que tout est à jeter, pardon.
01:33Mais voilà, il n'y a qu'un seul vainqueur et il peut y avoir d'autres satisfactions.
01:37Et il y a d'autres satisfactions.
01:39Et puis, Paul Sexa, c'est sa première défaite.
01:45Au tour du Dauphiné, pardon, au tour d'Auvergne-Rhône-Alpes,
01:49c'était son premier accro.
01:50Et là, c'est sa première défaite.
01:53C'est lui qui l'appelle comme ça.
01:55Moi, je ne me permettrais pas.
01:56Parce qu'il a réussi jusque-là.
02:02Premier tour, quatrième, il y en a qui trouvent le moyen de dire
02:04qu'on ne l'a pas vu attaquer.
02:07Non, mais il est complètement siphonné.
02:09Je suis désolé.
02:10Mais quand il fait troisième du contre-la-montre,
02:12il a 19 ans, il y en a qui m'ont dit à Montréal,
02:15pas mal, Paul.
02:17Pas mal, mais vous avez vu les deux devant, là.
02:20Ça fait huit ans qu'ils sont les meilleurs du monde.
02:25Donc, tout ça, moi, vu que j'ai du recul aujourd'hui,
02:29en tant que coureur, j'étais impulsif,
02:31même si je m'étais calmé sur la fin de carrière.
02:34Mais en tant que sélectionneur, je pense avoir pris du recul.
02:38Franchement, je laisse parler.
02:39Et puis, si on prend Louvain, même si ça remonte,
02:43on attaque à 190 bornes de l'arrivée avec Benoît Cosse-Neufroy.
02:48Franchement, si ça n'avait pas marché, je me suis refait défoncer,
02:51traité de complètement siphonné,
02:53de lancer des gars protégés pour le final à 200 bornes de l'arrivée.
02:58Et puis, au final, Julien a gagné.
03:00Et puis, limite, c'était moi le génie,
03:03alors que je n'ai pas mis un coïn, je ne sais pas moi,
03:04qui appuyait sur les pédales.
03:06Donc, franchement, les commentaires, excusez-moi,
03:10ça a le mérite de venir de gens passionnés
03:13qui font vivre le cyclisme par leur passion pour ce sport.
03:18Mais moi, je ne peux pas en tenir compte
03:20parce que sinon, je n'avance pas.
03:21c'est quoi.