00:00Paul Brousse qui est avec nous en ce moment, le sélectionneur de l'équipe de France.
00:04Bonjour Paul, merci. Je sais que ce n'est pas simple pour le réseau, donc j'espère que tout va
00:07bien.
00:08Je vais déjà me permettre de vous poser une question.
00:10Paul, comment va Célia qu'on a vu chuter tout à l'heure ?
00:14Ça va, ça va, ça va. Elle a loupé son virage et puis elle est bien escapée sur tout le
00:20côté droit,
00:21mais elle a pu repartir et puis tout de suite réintégrer le peloton en prenant quelques bidons au passage
00:27et se rémobiliser pour travailler pour l'équipe.
00:33Elle est prévue de mettre le feu un peu dans cette partie du circuit, mais malheureusement, la loupé son virage.
00:38C'est ça qui bloque un petit peu.
00:40Évidemment, on imagine que derrière, il faut repenser à tout.
00:43Charlotte Bravard est avec moi et Christophe Riblant également. Je vais laisser la parole à Charlotte.
00:47Oui, bonjour Paul. Moi, une petite question au niveau, par rapport à la stratégie.
00:53C'est vrai que malheureusement, on voit que l'équipe de France a envie de mettre un peu le faux
00:59poudre
01:00et c'est vrai que le parcours pour l'instant n'est pas favorable à faire des attaques.
01:08Est-ce qu'avant cette fin de partie, est-ce qu'il y a encore d'autres petits moments pour
01:13pouvoir attaquer ?
01:16Franchement, Charlotte, non. C'est tout plat. La route, elle est vraiment belle.
01:21Et puis, la seule chose qu'on espérait un petit peu, c'est d'avoir un petit peu de vent.
01:28Aujourd'hui, il n'y a pas de vent du tout. Il n'y en a pas du tout annoncé
01:31jusqu'à la fin de la semaine.
01:35Donc voilà, il y a encore un petit passage un peu technique, comme on a connu au kilomètre 15 dans
01:39un village.
01:41Mais ça ne suffira pas, je pense, pour faire quelques différences que ce soit.
01:46Parce que tout le monde sait qu'il faudrait être placé au pied de la bosse.
01:48Et ça sera déjà en bloc équipe pour amener les leaders au pied de la bosse.
01:52Et je pense que ça va s'accélérer progressivement.
01:54C'est un peu de déception, Paul, d'envant de voir, quand vous dites que finalement, c'est un peu
01:58comme ça.
01:59Il n'y a pas moyen de jouer, en fait, sur cette première partie, finalement.
02:02Non, c'est tout plat. Alors, c'est sûr, l'idée, c'était de voir comment allait réagir la Hollande.
02:09Est-ce qu'ils allaient peut-être prendre un peu plus de champs ou pas sur des nations comme nous,
02:14les Italiens, etc.
02:15Et voilà, on a bien compris que ça allait dérouiller.
02:19C'était trois à peut-être maximum de... Enfin, voilà, on a bien un ordre de marche.
02:23Et puis, l'idée, pour eux, c'est que ça arrive au pied de la bosse et de déposer Peter
02:29sur les rings et que ça se fasse à la pédale, quoi.
02:32Bonjour, Paul. C'est Christophe.
02:35Pour toi, c'est vraiment ça, la stratégie des Pays-Bas ?
02:38Parce que nous, on s'est posé la question, c'est vraiment de faciliter Puck Peter, c'est demi-volle
02:43ring aujourd'hui.
02:44Aucune main, Lorena, Vibus pour avoir un groupe un peu plus conséquent à l'arrivée.
02:49Non, non, non. Vibus, franchement, elle passe pas la bosse, quoi. C'est vraiment beaucoup trop dur.
02:56Deux kilomètres, il y a 10% de moyenne, mais il y a des passages quand même à 12.
03:00C'est vraiment un beau chantier. Donc, il n'y a aucune chance que Vibus, elle passe ce circuit.
03:04Et je pense qu'aujourd'hui, elle est là plutôt pour aider son équipe et puis montrer qu'elle est
03:09capable de se rendre en équipière pour sa nation.
03:14Et entre guillemets, c'est déjà, je pense, un peu rendre l'appareil de ce qu'elle demandera à ses
03:19coéquipiers dans deux ans à Abu Dhabi, au championnat du monde, qui a lancé pour les printemps.
03:23Ok, merci. Je suis d'accord avec toi.
03:27Mais du coup, ce qui s'est passé en début de course avec Célia, la chute, est-ce que ça
03:31change un peu les plans pour la suite ?
03:33Ou on reste sur le même schéma sans nous en dévoiler trop ?
03:36Je me doute bien que tu n'as pas envie à l'antenne de nous dire la stratégie exacte de
03:40l'équipe de France, mais est-ce que ça change quelque chose ?
03:42Ça change quelque chose. Nous, on voulait essayer vraiment de provoquer un coup, de faire la course en en 5
03:49-10 bornes, créer des mouvements et voir si au final, même si elle ne voulait pas, que ça puisse permettre
03:54de faire partir un petit groupe.
03:57Donc là, ça change un peu tout parce que du coup, on a une fille maintenant qu'on avait désignée
04:02aussi pour faire ce travail.
04:03Je pense que maintenant, on va vraiment se concentrer sur la position de nos leaders et parce qu'on a
04:10des filles qui sont bien récupérées de Montréal, qui se sentent en forme et qui l'ont dit.
04:16Donc maintenant, on va jouer notre carte de toute manière.
04:20Comme on l'a dit depuis le début, les 85 kilomètres tout plat, ça ne sert pas à grand chose
04:25d'essayer.
04:26Alors, il fallait que ce soit une volonté d'au moins 3 ou 4 grosses nations pour que ça puisse
04:30sortir.
04:31On vous a vu en tête du peloton, en tout cas, et même se mettre vraiment pas très loin des
04:36Pays-Bas.
04:36C'est une stratégie, c'est important pour vous d'être aussi haut placé ? Après, je vais vous laisser
04:40tranquille, je vais vous laisser travailler.
04:42L'idée, c'est qu'on va vite arriver dans le cercle final, c'est que chacune des filles aussi
04:48servait à quelque chose sur cette course.
04:50C'est sûr que peut-être on prend un petit peu de vent, on n'est pas trop à l
04:54'abri, mais ça permet aussi d'être bien passé, d'éviter les gamelles.
04:58C'est ce qu'on a fait la semaine passée à Montréal et finalement...
05:04Ah, ça a coupé juste après le mot Montréal. C'est bon, on vous a retrouvé là.
05:12C'est à l'avant et puis ça permet entre autres d'éviter les chutes.