00:00Tout d'abord, c'est une sélection qui m'a posé des problèmes, des gros problèmes.
00:08Et puis, à un moment, il faut décider.
00:11Il y a les coureurs, je viens de rappeler, qui sont performants actuellement,
00:15que ce soit sur la Vetta ou qui ont été performants au Canada,
00:19et qui n'ont pas été sportifs.
00:20On aurait pu déterminer, d'ailleurs, on aurait pu être là.
00:22Après, j'ai décidé d'emmener ces huit mecs,
00:27ces huit garçons avec moi, pour représenter au mieux les coureurs de la France,
00:32dimanche à Zurich, sur ce circuit que vous avez vu il y a quelques jours.
00:37On le voit depuis un moment, on est à l'arrivée des Contre-la-Montre.
00:41C'est dix jours pour nous, on fait un peu étape par étape,
00:44et ça se termine par la course médiatiquement la plus importante.
00:50L'objectif, c'est d'avoir le même maillot,
00:52on sait que ça s'avère après Contre-la-Montre, c'est l'objectif.
00:55Il est ambitieux, bien sûr, mais si on n'a pas d'objectif ambitieux,
00:58on joue au petit bras, et il faut aussi avoir la tête sur les épaules.
01:03Mais voilà, je pense qu'on est dans les bonnes dispositions.
01:07J'ai 100% confiance dans ce groupe, pour appliquer de manière naturelle,
01:12et certainement pas forcée, ce qu'il me manque le plus,
01:14c'est la stratégie et les politiques, et l'intérêt suprême de Sudbury.
01:18Ça fait un peu le soleil de l'île, mais je pense,
01:20l'intérêt suprême de l'équipe de France.
01:23Et je sais que, je suis convaincu en tout cas,
01:26que ces garçons, ils ont 100 ans, 200 ans,
01:28qu'on aurait besoin d'en rappeler tout de quoi.
01:30Le parcours, vous l'avez, il y a 273 kilomètres,
01:33on rappelle 5 kilomètres d'effectifs,
01:35on n'est pas loin des 280 kilomètres,
01:37au moment où Jean, je crois, sur le circuit,
01:39il s'est écrit 7 tours, mais c'est quand même 7 tours et demi,
01:42il y a 205 kilomètres sur le circuit,
01:45avec les chiffres que vous connaissez.
01:47Le parcours, je peux vous dire ce qu'il est présenté,
01:50que vous avez sur le livre,
01:52technique, qui est toujours facilement trouvable d'ailleurs.
01:55Il y a cette partie en ligne,
01:58qui des fois, ne sert pas,
02:01soi-disant, forcément à grand chose,
02:03mais elle n'est pas anodine, il y a du dénivelé.
02:06Je pourrais poser la question à Valentin,
02:08il a remis ce qu'il a fait hier dessus.
02:10Il n'y a pas eu de kilomètre zéro,
02:12donc il a reconnu le parcours parfaitement.
02:14Donc, ça ajoute,
02:16pour ce jour, il n'est peut-être pas là,
02:18mais ça compte,
02:20ces kilomètres qui seront là.
02:22J'en décide souvent au fictif,
02:24parce que les 5 kilomètres de fictif,
02:26demandés aux garçons, quand sur un tour de France,
02:28vous avez 8,9 jours, 9,9 jours à la fin,
02:30ça compte.
02:32Et le parcours ensuite,
02:34il y a un paramètre qui va jouer énormément
02:36en rapport à ce qu'on a vu aujourd'hui,
02:38ce qu'on verra sans doute demain,
02:40avant que les prévisions se confirment,
02:42c'est la météo, c'est clairement,
02:44je suis prêt à dire un sport différent,
02:46et puis l'autre aspect,
02:48bien sûr qu'il y a les chiffres dénivelés,
02:50les pourcentages d'étalus,
02:52et l'autre aspect, c'est la manière dont les coureurs,
02:54et là je ne parle pas forcément de l'équipe de France,
02:56mais les coureurs dans l'ensemble,
02:58utilisent ce circuit,
03:00et adorent ce circuit,
03:02il doit y avoir une croissance large,
03:04il y a des circuits qu'on pensait impossibles
03:06pour des sprinteurs, des sprinteurs ont gagné,
03:08inversement, on croyait des circuits pas durs,
03:10et puis ça arrive un par un.
03:12Donc, ça c'est,
03:14c'est mon travail en échange,
03:16en échangeant avec les coureurs,
03:18d'imaginer un peu ce que ça peut donner dans les conditions,
03:20je prends les notes, et puis quand je parle des conditions,
03:22c'est la météo, les positions,
03:24les favoris, les outsiders,
03:26les ambitions des équipes.
03:28Donc voilà, après le parcours, pour terminer là-dessus,
03:30il est technique,
03:32sans communes mesures, cependant avec suite l'an dernier,
03:34il est exigeant,
03:36il y a des parties où on peut récupérer,
03:38mais il y a surtout beaucoup de parties
03:40où on ne peut pas récupérer,
03:42c'est ce que je veux dire,
03:44et puis ça je pense que les coureurs,
03:46ils n'ont pas le droit de dire beaucoup de choses,
03:48ils n'ont pas le droit de vous dire grand-chose ce soir,
03:50mais ils peuvent vous donner leur ressenti sur le parcours.
03:52Je reste mesuré sur le terme stratégique,
03:54parce que ce coup,
03:56on en fait un peu beaucoup,
03:58c'est quand même,
04:00les mecs qui sont les premiers artisans,
04:02moi j'essaie de donner un état d'esprit,
04:04d'être un peu garant de ça,
04:06je veux que les gens qui m'ont regardé la télé,
04:08ou qui viennent sur le bord du circuit,
04:10les appuient, soient fiers de leur équipe,
04:12et que le discours classique,
04:14c'est de donner le meilleur de soi-même,
04:16ça c'est clair, mais j'ai envie de dire que c'est le minimum,
04:18c'est le minimum de donner le meilleur de soi-même.
04:20Donc,
04:22stratégie oui,
04:24il y a,
04:26sachant que des fois,
04:28ça peut ne plus servir à rien,
04:30et qu'on peut aussi se tromper,
04:32il faut surtout savoir s'adapter,
04:34et sur ce circuit,
04:36bien sûr que le vélo,
04:38c'est un sport tactique,
04:40mais c'est quand même un circuit qui va
04:42favoriser les coureurs les plus forts,
04:44voilà, donc ça on en tient compte,
04:46ça fait partie aussi d'une stratégie,
04:48si l'on veut utiliser ce terme,
04:50de savoir que
04:52vous avez une course, même si c'est dédiée,
04:54même si,
04:56c'est,
04:58c'est quand même mieux d'être
05:00posto,
05:02que d'être juste collectif,
05:04quand on est posto et collectif,
05:06c'est pas mal,
05:08ça nous donne, ça nous met déjà dans les
05:10meilleurs positions,
05:12dans les meilleures positions.
05:14L'équipe, moi je suis fier
05:16de l'équipe qu'on a lée,
05:18je vous laisse
05:20vous les spécialistes,
05:22et c'est pas pour,
05:24c'est pas avec l'arrière-pense
05:26que je dis ça,
05:28j'y vais toute l'année,
05:30juger du politique le plus fort ou pas,
05:32parce que j'ai,
05:34j'ai déjà l'esprit,
05:36c'est que,
05:38c'est qu'il y a le papier,
05:40que ça soit pour ça,
05:42pour le collectif,
05:44le plus solide entre guillemets,
05:46ou les archives favoris,
05:48en individualité,
05:50et puis après il y a la réalité du terrain,
05:52et même si, comme je l'ai dit,
05:54c'est un circuit qui sera dur,
05:56et donc qui avantage les coureurs,
05:58qui sont les plus forts,
06:00je pense, sans faire reprendre
06:02notamment un coureur qui risque d'être plus fort,
06:04c'est pas l'ennemi public numéro un,
06:06tout le monde est là pour se donner de la chance
06:08d'être champion du monde,
06:10et de mettre du temps d'oeuvre au cours,
06:12après,
06:14d'avoir un bon collectif
06:16et un état d'esprit irréprochable,
06:18c'est
06:20une condition
06:22pour se,
06:24pour s'ouvrir le champ des politiques,
06:26c'est une condition
06:28signée par l'article 15,
06:30pour finir sur cette histoire de collectif,
06:34je me souviens très bien
06:36qu'avant le championnat du monde à Wollongong,
06:38on disait la même chose,
06:40et je le disais aussi, même en interne,
06:42et je pense que c'est même entre nous,
06:44donc on apprend aussi,
06:46je ne dis pas que
06:48les gars ont pris une solidarité monstre,
06:50dans le final,
06:52on fait une magnifique deuxième place,
06:54derrière un groupe qui était sans doute intouchable ce jour-là,
06:56mais on peut, comme je le dis souvent,
06:58améliorer des choses, même quand ça marche,
07:00et inversement, pas trop envoyer bouler quand ça ne marche pas.
07:02Et puis en Australie,
07:04j'en prends largement ma part,
07:06c'est une course de vélo sans oreillettes,
07:08et à un moment,
07:10je n'ai peut-être pas été assez clair,
07:12et on n'a peut-être pas agi de la bonne manière,
07:14et il faut retirer les anciens mouvements,
07:16c'est passé, on en tient compte.
07:18Et puis,
07:20on a une équipe solide, c'est vrai,
07:22mais cette équipe la plus solide,
07:24c'est toujours un vainqueur,
07:26pas forcément,
07:28il faut que ça se traduise sur le terrain,
07:30que ce soit les individualités,
07:32ou les collectifs, il faut que ça se traduise sur le terrain,
07:34et pas forcément que ça soit du clin-clin,
07:36ou du vélo feu d'artifice,
07:38il faut que ça se traduise
07:40en concret,
07:42mais ça peut ne pas aussi
07:44se produire sur la télé,
07:46ce n'est pas toujours,
07:48tiens, on attaque à 180° de l'arrivée,
07:50et puis ça dole jusqu'au bout,
07:52très rare que ce soit comme ça,
07:54en tout cas,
07:56le mettre en place,
07:58c'est compliqué.
Commentaires