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  • il y a 40 minutes
Lycées, Crise de la dette : la France est la nouvelle Grèce de l'UE !
Par Aldo Sterone

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00:00Mes amis, bien le bonjour. Je suis en train de regarder ce qui se passe en France avec une rentrée
00:04extrêmement difficile.
00:07J'ai vu aussi avec les troubles dans les lycées, les universités français, c'est correct.
00:17Et c'est quelque chose qui, à mon sens, n'est pas sur le point de s'arrêter, parce que
00:21ça c'est le futur.
00:23C'est pas juste, bon, il y a une rentrée difficile, ça va se calmer, tout ça, non.
00:28Donc, il y a quelque chose de très profond qui est en train de changer aujourd'hui en France.
00:33C'est peut-être même pas un changement, je dis le mot changement, mais c'est peut-être pas vrai,
00:36je ne suis pas d'accord avec ce mot, je le retire.
00:38C'est que tout simplement, il y a une dégradation qui dure depuis des années et des années, et là
00:43le pays est au bord du précipice.
00:44Et donc là, il y a un moment vraiment de bascule, un moment où ça risque de verser extrêmement brutalement.
00:51Tout le monde s'attend aujourd'hui à un effondrement ou à une bascule très brutale de la France qui
00:58pourrait déstabiliser l'Union Européenne, la zone euro, peut-être même les marchés mondiaux.
01:05En fait, le pays est en train de devenir la Grèce.
01:09Mais alors attention, la Grèce, c'était une boutique par rapport à la France.
01:13La Grèce, c'était une épicerie, il était possible de sauver, d'injecter des fonds et tout ça.
01:20Il y avait moins de gérer à l'époque, ce n'était pas un gros morceau la Grèce.
01:24C'est vrai que psychologiquement, c'est énorme, on en parle tout le temps.
01:28Mais sur le plan purement de la taille réelle de l'incendie, ce n'était pas si gros que ça.
01:33Si on regarde la France, je veux dire, il n'y a personne qui peut sauver la France.
01:37Je veux dire, si la France s'effondre demain, et le risque d'effondrement est bien là malheureusement,
01:43je ne vois pas trop qui pourrait sauver.
01:46En fait, ce sera plus le sauve-qui-peut.
01:49Il n'y a personne qui va venir dire, moi je suis le super pompier,
01:53je vais investir des trilliards pour sauver la France.
01:55Il n'y a personne qui a cet argent-là déjà.
01:57Il n'y a personne qui a cet argent et ceux qui l'ont n'ont pas d'intérêt clair
02:01à venir le déverser sur la France pour qu'elle paye les retraites
02:05ou qu'elle paye un système social qui est devenu immense, énorme.
02:16Regarde, ces derniers temps, quand tu vois ce qui se passe dans les médias,
02:20je fais ma revue de presse tous les matins,
02:23eh bien, tu regardes, on est dans une bataille du jargon.
02:26On va te parler des OAT, donc les obligations d'État françaises qui sont vers les 5%.
02:33À titre de comparaison, au Royaume-Uni, elles sont presque à 6%.
02:36On va te parler du spread entre combien on prête à l'Allemagne,
02:40combien on prête à la France.
02:42On va te parler des CDS qui ont augmenté et tout ça.
02:45Mais ça, c'est une bataille de jargon, c'est une bataille technique.
02:49Je ne dis pas qu'elle n'est pas intéressante, elle a son intérêt.
02:51Mais le problème, c'est que j'ai l'impression qu'on confond entre le thermomètre et la maladie.
02:58Parce que les marchés, ce n'est pas que soudainement,
03:03ils ont décidé de s'en prendre à la France.
03:05Un jour, les gens se réveillent et disent,
03:06c'est quoi, on n'aime pas la France, on va les attaquer.
03:08Non, ce n'est pas ça.
03:10La France est en train de s'effondrer économiquement.
03:14Et donc, forcément, les prédateurs arrivent.
03:18Forcément, les gens, même sans parler de prédation,
03:20les gens se positionnent.
03:22Par exemple, ceux qui prêtent à la France,
03:24la moitié quand même de l'argent de la dette française est détenue à l'étranger.
03:30Eh bien, ils se disent, bon, nous, on veut une prime des risques.
03:34Ils exigeront un taux d'intérêt de plus en plus élevé.
03:38Forcément, ce n'est pas méchant,
03:40ce n'est pas une agression ou un casus belli.
03:44C'est tout simplement, ils se disent,
03:45ce pays, moi, je ne fais pas confiance, je veux plus d'argent.
03:48Bon, voilà, c'est logique.
03:51On prête aujourd'hui à la France un taux qui est plus élevé
03:53que ce qu'on prête à la Grèce ou ce qu'on prête à l'Italie.
03:57Tu vois, et bien sûr, bien plus élevé que ce qu'on prête à l'Allemagne.
04:01Donc, ce qui va se passer, ce qui est en train de se passer aujourd'hui en France,
04:04c'est que le service de la dette française,
04:07au fur et à mesure que l'État s'endette,
04:10eh bien, augmente, augmente, augmente.
04:12D'ici un an ou deux, le service de la dette,
04:16le coût de la dette française sera plus gros que n'importe quel ministère,
04:20que n'importe quel autre budget ou poste de l'État.
04:23Ça signifie que, grosso modo,
04:25le pays devra peut-être créer le ministère de la dette,
04:29ou peut-être même plus précisément, le ministère de l'intérêt et de la dette.
04:33C'est une situation inédite,
04:36qui était mathématiquement,
04:40clairement, il y a une trajectoire qui est là depuis dix ans, ça se voit, quoi.
04:43Je veux dire, c'est juste question, quand est-ce qu'on va y arriver ?
04:45C'est tout.
04:46Et là, on est en train de rentrer dans le vif du sujet.
04:48C'est en train de devenir sérieux.
04:51Le fait que la France a sa dette,
04:54qui est possédée principalement par des gens à l'étranger,
04:58fait qu'elle n'a pas nécessairement de souveraineté sur ses choix.
05:02Donc, quand tu regardes, par exemple,
05:04les revendications des lycéens ou des étudiants ou autres,
05:07on veut ceci, on veut cela,
05:08je les comprends, moi je les entends, je les écoute.
05:11Effectivement, tu ne peux pas vivre dans un pays
05:12où l'État dépense presque 60% du PIB national dépensé par l'État,
05:17c'est un véritable vampire,
05:19et finalement, ne pas avoir de prof de français,
05:21ou finalement, avoir un lycée vétuste.
05:23Je comprends, je comprends, bien sûr.
05:25Mais le problème, c'est que cette souveraineté, encore une fois,
05:30la souveraineté de décider aujourd'hui,
05:32n'est plus en France, n'est plus à Paris,
05:34ce n'est plus Macron, ce n'est plus les ministres français,
05:37c'est terminé tout ça.
05:38D'ailleurs, même, le prochain président ou présidente
05:42qui arrivera en France,
05:44il va se retrouver devant un statu quo,
05:47devant un fait accompli,
05:49une situation bloquée.
05:50Ce n'est pas que tu vas voter,
05:54puis celui qui arrive va dire,
05:55bon, ben voilà, laissez-moi,
05:57moi, je vais donner une leçon au marché.
05:58Non, tu es endetté.
06:00Tu es endetté jusqu'au tronion.
06:01Donc, tu es endetté,
06:02tes créanciers décident.
06:04Alors après, voilà,
06:06peut-être, il y en a qui veulent,
06:09voilà, nous, on veut,
06:10il y en a qui veulent revenir au franc,
06:12quand, par exemple, Marie-Le Pen,
06:13oui, on veut battre monnaie.
06:14Tu ne vas battre rien du tout.
06:16Tu ne vas rien battre.
06:17Tu vas faire quoi ?
06:17Tu crois que tu vas régler le problème
06:19en achetant une rotative
06:20et puis en imprimant des francs français ?
06:22Ok, tu peux.
06:23Ah ben, le matin,
06:24ça coûtera un million de francs
06:26pour acheter une baguette de pain
06:27et le soir, ça coûtera 184 millions
06:29pour acheter la même baguette.
06:30C'est tout.
06:31On connaît ceux qui veulent battre monnaie.
06:32On connaît.
06:33Ben, ils battent monnaie à la rotative,
06:35mais personne ne va te donner,
06:36va te donner de l'énergie,
06:37va te donner du pain,
06:38va te donner de la pomme de terre
06:39contre du papier
06:40qui a été battu la veille, quoi.
06:42Ça n'a aucun sens, tu vois.
06:45La situation n'est pas monétaire.
06:48Tu ne vas pas la...
06:48Regarde.
06:49Prenons des pays pauvres.
06:51Prends, je ne sais pas moi,
06:51imagine la Somalie.
06:54Est-ce que tu penses que la Somalie
06:55peut s'en sortir et devenir un pays riche
06:59par des politiques fiscales et monétaires ?
07:01Non, non.
07:02Parce que la politique fiscale et monétaire,
07:04elle ne va ni t'apporter des ingénieurs,
07:06ni te construire des usines,
07:08ni te ramener un savoir-faire,
07:10ni de la créativité,
07:11ni ouvrir des marchés,
07:13ni tout ça.
07:14Il n'y a rien de tout ça.
07:15Or, le problème,
07:16le problème aujourd'hui de la France,
07:18n'est pas sur les marchés.
07:20Les marchés, c'est l'apparence.
07:22Les marchés, c'est le thermomètre.
07:24Le vrai problème de la France,
07:26il est sur le terrain.
07:27Il est dans un pays qui est gangréné par la bureaucratie.
07:33Il n'y a plus moyen de produire en France.
07:35C'est un pays qui a un état tentaculaire.
07:40C'est un état tentaculaire qui prélève,
07:42donc qui vampirise l'essentiel de ce que la nation produit
07:46et le dépense en grande partie sur des postes sociaux.
07:49Et en plus, avec des frontières ouvertes.
07:52Je veux dire, il faut être fou.
07:54Il faut être fou pour penser,
07:55ne serait-ce qu'une seconde,
07:57qu'un système pareil a une sorte quelconque de pérennité.
08:01Ce n'est pas pérenne, un système pareil.
08:03Un système pareil va à l'effondrement.
08:05Ce n'est même pas un débat,
08:07ce n'est même pas une conversation,
08:08genre, oui, est-ce que ça peut arriver ?
08:10Ça ne peut pas arriver.
08:10Non, ça arrive.
08:11C'est garanti.
08:12C'est une certitude mathématique.
08:13La seule chose de laquelle on peut parler,
08:16c'est que ça arrivera dans trois mois ou dans trois ans.
08:18C'est tout.
08:18C'est juste ce genre de détails desquels on peut discuter.
08:22Alors, on pratique.
08:24Que peut-il se passer pour les Français avec cette tendance ?
08:29Ça continue.
08:30Alors, regarde.
08:33Déjà, le sauveteur providentiel n'existe pas.
08:35Il faut être clair là-dessus.
08:37Le sauveteur providentiel,
08:40genre, quelqu'un qui remplace Macron, oublie.
08:43Même avec toute la bonne volonté du monde,
08:46tu ramènes quelqu'un meilleur que Macron et tout ça,
08:48ce qui n'est pas très difficile.
08:51Ce n'est pas l'homme providentiel, la femme providentielle.
08:54Il n'y a pas quelqu'un qui peut arriver et dire,
08:55voilà, c'est réglé.
08:57Ça, ça n'existe pas.
08:58Ça, c'est le premier point.
08:59Il faut l'enlever.
09:00Deuxièmement,
09:01les mécanismes de secours comme l'IPT
09:04ou d'autres mécanismes qui existent au niveau de la Banque Européenne
09:08ne peuvent pas vraiment aider.
09:10Pourquoi ?
09:10Parce que quand tu regardes le déficit français
09:12et l'exposition française au marché de la dette
09:16et tu regardes combien de budget ils ont, ces gens,
09:20tu regardes que la France est un trop gros morceau.
09:24Ils ne pourront pas sauver la France.
09:25Ça, c'est le premier point.
09:26Le deuxième,
09:27c'est contraire à leur statut
09:29parce que ces systèmes-là
09:31peuvent par exemple intervenir
09:34et faire en sorte que la Banque Européenne
09:36achète de la dette française
09:37ou soutient la dette française.
09:40Mais c'est dans des cas
09:42où il y a un emballement irrationnel.
09:44C'est dans des cas où,
09:46juste, on ne sait pas pourquoi,
09:47pour des raisons psychologiques
09:49ou techniques,
09:51il y a de forts mouvements sur la France
09:54et que personne ne comprend rien.
09:56Ce n'est pas ça.
09:58Aujourd'hui,
09:59ce qui est en train de se passer
10:01n'est que justice.
10:02Ça veut dire quoi ?
10:03Ça veut dire,
10:04quand on regarde ce que les marchés font à la France
10:07et l'exigence,
10:09la montée des CDS,
10:10la montée des OAT,
10:11tout ça,
10:13ce n'est pas décorrélé de la réalité française.
10:16Ce n'est pas une injustice.
10:17Ce n'est pas juste qu'ils ont voulu
10:19en punir la France.
10:20Non, c'est une réalité.
10:21Tout le monde en convient.
10:23On peut être contre ce qui se passe,
10:24bien sûr,
10:25mais il y a une cohérence
10:27entre les marchés
10:28et l'état de l'économie française.
10:30De sorte que
10:31la Banque européenne,
10:33si elle commence à acheter
10:36la dette française,
10:37qu'est-ce qu'elle va faire ?
10:38Elle va tout simplement financer la France.
10:40Ça signifie qu'elle va financer
10:41le déficit français.
10:42Ça signifie,
10:42c'est une manière,
10:43regarde,
10:43vu du côté allemand,
10:44néerlandais,
10:44ils ne sont pas,
10:45ils sont très fâchés d'ailleurs,
10:46ou d'autres pays européens.
10:48Si la Banque européenne
10:49achète la dette française,
10:52ça sera vu comme,
10:53écoutez,
10:54on vous signe un chac en blanc.
10:56Continuez vos politiques
10:56comme vous faites,
10:57continuez vos dépenses,
10:58continuez le train de vie
10:59de l'État,
11:00continuez à ramener tout le monde
11:01et distribuer du social
11:03partout,
11:04et nous,
11:04la Banque européenne,
11:05ne vous inquiétez pas,
11:06on fait des chèques.
11:06Et quand il vous en manquera,
11:07vous revenez,
11:08on vous signe un autre.
11:09Non,
11:09ça ne marche pas comme ça.
11:10D'accord ?
11:11Donc,
11:11il n'y aura pas
11:11de financement
11:13depuis la Banque européenne.
11:15Donc,
11:17c'est quoi,
11:18sur le terrain,
11:19que peut-il se passer ?
11:20Ce qui peut se passer,
11:22c'est que la France
11:22se retrouve quelque part
11:23sous tutelle.
11:24Ça veut dire
11:25sous tutelle,
11:26Banque européenne,
11:27FMI,
11:28tout ça,
11:29et qu'on lui dise,
11:31écoutez,
11:32on a de l'argent,
11:33ce n'est pas qu'on n'a pas,
11:34on a de l'argent.
11:35Par contre,
11:35quand vous êtes irresponsable,
11:36on ne peut pas vous signer
11:37des chèques comme ça,
11:38on ne peut pas vous le donner.
11:38Donc,
11:39voilà ce qui se passe.
11:40On exige des réformes.
11:42Vous êtes libre,
11:42vous êtes souverain,
11:45vous implémentez des réformes,
11:46et nous,
11:47on a un échéancier,
11:48et au fur et à mesure
11:49qu'on voit les efforts
11:50évoluer,
11:51nous,
11:51on vous débloque
11:53des lignes de crédit.
11:55OK ?
11:56Donc,
11:56c'est ça la tutelle.
11:57Ça signifie que
11:58la France
11:59n'a plus,
12:00ou n'aura plus,
12:01déjà dans le cas,
12:01n'a plus de souveraineté
12:04économique et financière
12:05et autre.
12:05Ça signifie que
12:06elle va
12:08chez des technocrates,
12:09chez des créanciers
12:10ou des représentants
12:11de ceux-ci,
12:12représentants des banques,
12:13des créanciers,
12:14tout ça,
12:14et,
12:15voilà,
12:16se couche en disant
12:17je fais quoi ?
12:18Et puis,
12:19voilà,
12:19est-ce que vous voulez
12:19que je détruise les retraites,
12:20vous voulez que je privatise
12:21les hôpitaux,
12:22vous voulez que je fasse ceci,
12:24que je fasse cela,
12:25et puis moi,
12:25je fais,
12:26je fais un monde honorable,
12:27je reviens vers vous
12:27et vous me donnez
12:28un peu d'argent.
12:29Voilà un petit peu le cycle.
12:31Pour des gens dans la rue,
12:33qu'est-ce que ça donne ?
12:34Si on descend encore plus bas,
12:35ça donne ceci,
12:35regarde.
12:36Pour un exemple,
12:38les banques françaises
12:40possèdent des centaines
12:41de milliards
12:41de la dette d'État français.
12:43Donc,
12:44les banques
12:45achètent les obligations.
12:46On en a acheté
12:47pendant des années.
12:48Maintenant,
12:48voici le problème.
12:49C'est que la banque,
12:50il y a des règles
12:51de capitalisation
12:53qui font que
12:54il y a une,
12:56quand tu as des dettes
12:57de l'État,
12:57tu as des obligations,
12:59ça compte
12:59comme un actif
13:03et cet actif
13:04te permet
13:04par la suite
13:05de générer
13:06de la dette.
13:08Bien sûr,
13:08ce n'est pas
13:08un sur un,
13:09ce n'est pas
13:09parce que tu possèdes
13:10un milliard d'actifs
13:11que tu peux libérer
13:12un milliard de dettes.
13:13En général,
13:14tu possèdes
13:14un milliard d'actifs,
13:15tu peux sortir
13:16pas mal de milliards
13:17de dettes.
13:18Il y a toujours
13:18un effet de levier.
13:19Cet effet de levier,
13:20c'est ce qui agit
13:21après comme multiplicateur
13:22des problèmes
13:22parce que ça agit
13:24comme multiplicateur
13:25de leur force financière,
13:26mais quand il y a
13:27des problèmes,
13:28ça agit comme multiplicateur
13:29de problèmes.
13:30Donc,
13:30voici l'histoire.
13:32Imagine
13:33des banques
13:34qui ont acheté
13:34à l'époque
13:35où la France
13:37émettait des obligations
13:38à 4%.
13:39Donc,
13:40elles ont des milliards
13:41d'obligations
13:42qui payent 4% l'année.
13:43C'est parfait.
13:44Maintenant,
13:45la France
13:45émet des obligations
13:47à 5%.
13:48Donc,
13:48elle paye mieux.
13:49Ce qui fait que,
13:50voilà,
13:51pourquoi moi,
13:51je vais acheter à la banque
13:52une obligation
13:53qui paye 4%
13:54alors que sur le marché,
13:55je peux en acheter une maintenant
13:55qui paye 5%.
13:57Donc,
13:58que va-t-il se passer ?
13:58Ça,
13:59c'est mécanique.
13:59Ce n'est pas un choix.
14:02Automatiquement,
14:02quand les intérêts
14:03des obligations
14:04montent,
14:05la valeur des obligations
14:08émise sur des intérêts
14:09plus bas
14:10baisse.
14:11Forcément.
14:11Donc,
14:11celui qui a des intérêts,
14:12qui a des obligations
14:13à 4%,
14:15s'il veut les vendre,
14:17il est obligé
14:18d'accepter une décote.
14:19Forcément.
14:19Parce qu'elle paye moins.
14:21Si l'intérêt
14:22de la dette française
14:23monte,
14:24par exemple,
14:24comme le Royaume-Uni
14:25à 6%,
14:27obligatoirement,
14:28ceux qui ont acheté
14:29à 4%
14:30verront une perte
14:31encore plus forte.
14:31Et ceux à 5%
14:32verront de la perte également.
14:34Donc,
14:35que va-t-il se passer
14:36pour les banques ?
14:38Une banque qui a,
14:38par exemple,
14:39100 milliards,
14:40mettons,
14:40de dettes françaises,
14:42soudainement,
14:43elle l'analyse,
14:43elle dit,
14:43non,
14:43on n'a plus vraiment
14:44100 milliards,
14:45nos obligations
14:46valent aujourd'hui
14:4680 milliards.
14:47Donc,
14:48on a perdu 20 milliards
14:49de leur valeur
14:49sans rien faire du tout.
14:51C'est juste que
14:52mouvement normal
14:53des intérêts.
14:55Donc,
14:55leur fonds va baisser.
14:57Leurs fonds propres
14:58ou leurs actifs
14:59vont baisser.
15:00Ça veut dire
15:01qu'elle ne va plus
15:02prêter de l'argent,
15:02elle ne peut plus.
15:03Elle ne peut plus générer
15:04autant de dettes qu'avant.
15:05Or,
15:05on a un système pyramidal
15:07qui repose sur l'usure,
15:09sur la dette.
15:09En réalité,
15:10on peut même revenir
15:10beaucoup plus bas que ça.
15:11On peut reprendre
15:12des conversations
15:13d'il y a 2000 ans,
15:14si tu veux.
15:15On a un système
15:17construit sur l'usure
15:18et la dette.
15:19Et après,
15:20on cherche à le faire tenir.
15:21C'est la quadrature du cercle.
15:21Ça signifie que
15:22tôt ou tard,
15:23c'est un système
15:23qui va nous exploser
15:24à la figure.
15:24Ça, c'est sûr.
15:25Mais bon,
15:26en attendant,
15:27on essaye de le faire vivre.
15:28Donc,
15:30problème.
15:33La banque
15:33ne va plus prêter
15:34aux entreprises.
15:36Une PME
15:36qui a des problèmes
15:37de liquidité
15:38va à la banque
15:39parce qu'elle veut investir
15:40ou elle veut acheter
15:41des machines
15:41ou autre.
15:42La banque dit non.
15:43Et ce n'est pas parce que
15:44le banquier n'aime pas
15:45la PME.
15:46C'est juste qu'il n'a pas.
15:47Techniquement,
15:48il a les mains
15:50nouées derrière le dos.
15:51Il ne peut pas.
15:52Donc,
15:52qu'est-ce qu'il s'est passé ?
15:53La PME va couler.
15:55Elle ne va pas créer
15:55de l'emploi.
15:56Tu vois ?
15:57Elle peut licencier,
15:57faire des plans sociaux.
15:59OK ?
16:00Il ne s'agit pas
16:01uniquement de mesures
16:02d'austérité ici.
16:02On parle de trucs
16:04beaucoup plus brutaux,
16:05des mouvements
16:06beaucoup plus brutaux
16:06où tu peux avoir
16:07soudainement une explosion
16:08des faillites des entreprises
16:10avec une explosion
16:11du chômage par exemple.
16:12OK ?
16:13Autre chose.
16:15Une bonne partie
16:16des Français
16:18ont leur patrimoine
16:20sous forme immobilière.
16:21Ils investissent
16:21dans l'immobilier
16:22parce que
16:23pendant 100 ans,
16:24on nous a dit
16:25l'immobilier,
16:26ça ne peut qu'augmenter
16:26parce que forcément
16:27la terre,
16:29tu vois,
16:29elle a une taille fixe,
16:31l'humanité
16:31ne fait qu'augmenter.
16:33Donc logiquement,
16:33tu achètes un appart
16:34aujourd'hui
16:34ou une maison
16:35ou autre,
16:36dans 10 ans,
16:36tu ne peux le vendre
16:37que plus cher.
16:38Oui,
16:38c'était vrai
16:38pendant longtemps.
16:40Dans des situations
16:41comme ça,
16:41ça allait beaucoup moins.
16:43Ça allait beaucoup moins
16:43et on le voit
16:44au Royaume-Uni
16:44avec un effondrement
16:45déjà très net
16:46de l'immobilier.
16:48Il y a des gens,
16:48ils ont vendu
16:49à Londres,
16:50ils ont vendu
16:51des apparts,
16:51des maisons littéralement
16:5240%
16:53avec une décote
16:54de 40%
16:55avec même
16:5650% des fois.
16:58Et encore
16:59pour trouver un acheteur.
17:00Pourquoi ?
17:01Parce que tout simplement
17:01la situation est la suivante.
17:03Vu que les banques
17:04qui sont très exposées
17:05à la dette
17:06se retrouvent
17:07dans une situation
17:08très délicate,
17:09elles ne vont plus
17:10prêter de l'argent.
17:11Donc,
17:12tu n'as plus d'acheteur.
17:13Toi,
17:13tu veux vendre ta maison
17:14ou vendre ton appart.
17:15Il n'y a pas d'acheteur
17:16face à toi.
17:17Pourquoi ?
17:17Parce que l'acheteur,
17:18lui,
17:18va au banquier
17:19et le banquier lui dit
17:20je ne te prête pas
17:20ou bien il lui propose
17:22un taux d'intérêt
17:23tellement élevé,
17:24tellement ruineux
17:24que l'acheteur
17:25se calme et rentre
17:26chez lui.
17:27Tu vois ?
17:27Ou bien ce qu'il peut faire,
17:29si tu regardes
17:30ta capacité d'emprunter,
17:31tu prends n'importe
17:31quel acheteur,
17:32sa capacité d'emprunter
17:34dépend du taux d'intérêt.
17:36Si les taux d'intérêt
17:37baissent,
17:39la capacité d'emprunt,
17:40parce que la capacité
17:41d'emprunt
17:41est calculée comment
17:42dans une banque ?
17:43Elle est calculée
17:44par rapport aux revenus
17:45et tout ça,
17:45mais elle est calculée
17:46par rapport
17:47au remboursement mensuel
17:48que la personne
17:48peut se permettre.
17:49Si on dit que ce client
17:50peut se permettre
17:51par exemple
17:51un remboursement
17:52de 2 000 euros par mois,
17:54ok,
17:54suis bien celle-là,
17:55il peut rembourser
17:562 000 euros par mois.
17:57Eh bien,
17:58si les taux d'intérêt
17:59sont bas,
18:00mettons les taux d'intérêt
18:01sont à 2,5%,
18:02on peut lui prêter
18:02une certaine somme,
18:03je ne sais pas,
18:04mettons on peut lui prêter
18:05200 000 euros.
18:06Mais si les taux d'intérêt
18:08augmentent,
18:10un remboursement mensuel
18:11égale,
18:12on ne peut plus lui prêter
18:13200 000 euros,
18:14on va lui prêter
18:14peut-être 175 ou 170.
18:17donc forcément
18:18sa capacité
18:19sans pouvoir
18:20d'achat immobilier
18:21va baisser.
18:21Donc,
18:22il ne pourra pas
18:22t'acheter ta maison
18:23ou ton appartement
18:24au prix
18:26que tu escomptais.
18:27Donc,
18:27ça crée une baisse
18:28brutale
18:29de la valeur
18:32de l'immobilier.
18:33Donc,
18:34on peut se retrouver
18:34avec un marché,
18:35avec beaucoup de vendeurs,
18:37pratiquement personne
18:38qui achète,
18:39tu vois,
18:39très peu d'acheteurs
18:40avec peu d'argent.
18:41Ok ?
18:41Ça peut causer
18:43justement ceci
18:43et ça,
18:44ça vient bouffer
18:44le patrimoine,
18:45ça peut venir bouffer
18:46le patrimoine
18:47des gens
18:47parce que voilà,
18:48leur patrimoine
18:49il est immobilier,
18:50bon ben voilà,
18:51ils peuvent se prendre
18:5210,
18:5315,
18:5320% ou plus
18:54dans la figure
18:56et après,
18:57quand est-ce que ça remonte ?
18:58Ça peut mettre 20 ans
18:59à remonter quoi.
19:00Ils pourront
19:00d'ici,
19:01je ne sais pas moi,
19:02peut-être d'ici 2045
19:04retrouver un peu de couleur
19:05mais bon,
19:05voilà,
19:06ça peut faire
19:06une ou deux décennies
19:07de complètement perdus.
19:09Tu peux avoir des,
19:11il y a des faillites
19:12de banques,
19:14les banques
19:14ne sont pas garanties
19:15à 100%.
19:16Si tu regardes,
19:16si tu regardes
19:17dans les banques
19:18pour ceux qui sont liquides,
19:19tu regardes chez les banques,
19:21tu rentres dans leurs locaux,
19:22il y a quelque part
19:23normalement leur licence
19:24qui est affichée
19:25et tu regardes
19:26un petit peu
19:26les termes de la licence,
19:27ton argent
19:28n'est pas protégé à 100%.
19:29Il y a une protection
19:30jusqu'à un certain point.
19:31Au-delà,
19:32c'est parti,
19:34tu vois ?
19:34Donc ça dépend
19:35des banques
19:36et tout ça
19:36mais généralement
19:37c'est des chiffres
19:38assez faciles
19:39à trouver.
19:40Tout ce qui est au-delà,
19:41si ta banque coule,
19:43bon ben,
19:43tu l'as perdu définitivement.
19:44Tu vois ce que je veux dire ?
19:46Rajoute à cela
19:47l'inflation,
19:48la baisse des salaires.
19:50Le problème aussi,
19:51c'est qu'en termes
19:52de marge de manœuvre,
19:54l'État n'a pas beaucoup
19:55parce que regarde,
19:56quand on parle
19:56de ratio de la dette
19:58PIB à...
20:00Là, aujourd'hui,
20:01la dette
20:01est de 119%
20:03du PIB.
20:04C'est un ratio.
20:06Le problème,
20:07c'est que
20:08comment tu fais
20:08pour augmenter ce ratio ?
20:10Chaque fois que ce ratio
20:10augmente,
20:11c'est la cata.
20:11Chaque fois que ce ratio
20:12augmente,
20:13tu t'enfances
20:14et les marchés
20:15te punissent encore plus.
20:16Donc,
20:17mettons 120%,
20:18on a 120%.
20:19Si on emprunte plus,
20:21si le pays
20:22emprunte plus,
20:23le ratio augmente.
20:24On est d'accord ?
20:25Mais imagine une chose,
20:27le pays n'emprunte pas plus,
20:28il garde la même dette,
20:30mais son PIB baisse.
20:33Puisque c'est un ratio,
20:34que va-t-il se passer ?
20:35Le ratio
20:36dès que ta PIB
20:37va exploser.
20:38Va monter juste comme ça.
20:39Pourquoi ?
20:39Parce que,
20:40voici la situation.
20:41La situation,
20:42c'est que
20:42tu as une économie
20:44et puis tu vas venir
20:45par des mesures
20:46brutales d'austérité.
20:49Par des coûts budgétaires,
20:50augmentation de,
20:52tu augmentes la TVA,
20:53tu augmentes les impôts,
20:54les prélèvements,
20:55les taxes sur l'énergie,
20:56machin,
20:57tu y vas à fond.
20:59Que va-t-il se passer ?
21:00Tu vas gripper ton économie.
21:01Tu vas venir
21:02piser encore plus l'économie.
21:04Donc,
21:06la croissance
21:07dont tu as besoin,
21:08le PIB dont tu as besoin,
21:11il va baisser.
21:12Il ne va pas augmenter,
21:13il va baisser.
21:13Forcément.
21:14Donc,
21:15tu te retrouves
21:15dans une situation
21:17pire qu'avant.
21:18Imagine une entreprise,
21:19par exemple,
21:20qui est endettée.
21:22Et puis,
21:23au bout d'un moment,
21:23pour rembourser
21:24ne serait-ce que
21:25les intérêts de la dette,
21:26elle vend des machines.
21:27Elle prend des machines,
21:28elle les vend.
21:28Elle dit,
21:28tiens,
21:30prends ces semi-remorques,
21:31vends les mois,
21:31va les vendre.
21:32Les vend,
21:33prends l'argent,
21:34paye les intérêts de la dette.
21:36Le problème,
21:36c'est que les intérêts de la dette,
21:37ils sont récurrents.
21:38Ce n'est pas parce que
21:38tu les as payés
21:39que ça s'arrête.
21:40Parce que c'est un loyer.
21:41C'est qu'un loyer.
21:42Donc,
21:42ce qui va se passer,
21:43c'est que
21:44tu ne deviens jamais propriétaire
21:45avec un loyer.
21:46Donc,
21:47tu vends les semi-remorques,
21:49tu donnes au créancier,
21:50il prend,
21:51et puis après,
21:52par la suite,
21:52ce qui se passe,
21:54la prochaine échéance arrive.
21:56Cette fois-ci,
21:56tu as besoin encore d'argent.
21:57Sauf que tu n'as plus les camions
21:59et ta production a baissé
22:00parce que tu n'as plus les camions.
22:02Ça signifie ton outil de travail,
22:03tu l'as vendu.
22:04D'accord ?
22:04Donc,
22:05l'État peut se retrouver
22:06à phagocyter
22:06l'outil de travail
22:07qui est l'économie
22:08pour essayer de dégager
22:09de l'argent en court terme
22:11pour payer les marchés
22:12pour que les marchés
22:13ne le sanctionnent pas trop
22:14et lui lâchent encore des chèques.
22:15Je veux dire,
22:15tu vois ce que je veux dire ?
22:16C'est un cercle vicieux.
22:18C'est un enchaînement,
22:19un emballement total
22:21et le pays peut se retrouver
22:22avec une...
22:23peut se réveiller
22:24dans une misère sans nom.
22:26Chômage de masse,
22:28inflation,
22:29précarité,
22:30gens qui n'arrivent pas
22:32à payer à manger,
22:33qui n'arrivent pas à se chauffer,
22:34qui n'arrivent pas à se transporter,
22:35qui n'arrivent pas
22:35à réaliser leurs rêves
22:36et rajoutent à cela
22:38les mouvements sociaux,
22:39les bagarres,
22:41les troubles,
22:43tout ça.
22:43Voilà,
22:44je veux dire,
22:45c'est ce qui est en train
22:46de bouillir là,
22:47ce qui est en train de bouillir
22:48gentiment.
22:48J'aurais bien aimé
22:49te donner un scénario
22:50mais en disant
22:51oui,
22:51ne t'inquiète pas,
22:52tout ça,
22:53il y a de la résilience.
22:54Le problème,
22:54c'est qu'il n'y a pas de résilience
22:55parce que la France
22:55a détruit sa résilience.
22:57Si on regarde
23:00la bureaucratie,
23:01comme j'ai dit,
23:02la fiscalité,
23:03mais également
23:04des implications
23:04un petit peu bizarres,
23:05regarde ce qu'ils ont fait
23:06durant le Covid,
23:07ils sont partis,
23:07oui,
23:07on veut se laisser nous,
23:08on veut sauver la grand-mère,
23:09machin.
23:10Ils ont pris des engagements
23:11financiers
23:12qu'ils sont en train
23:12de payer jusqu'à maintenant,
23:14énormes.
23:14La Covid n'est plus là
23:16mais en même temps,
23:17ce qu'on a face,
23:18il y a encore des dépenses,
23:19il y a encore des intérêts
23:20de dette qui avaient été
23:20contractés à l'époque,
23:21etc.
23:22Dépenser en masque,
23:23dépenser en tuyauterie,
23:24dépenser en connerie
23:26mais qu'aujourd'hui,
23:27il va falloir continuer à payer.
23:29Après,
23:29par la suite,
23:30la France,
23:31quand il y a eu
23:31aux portes de,
23:32comme s'il n'avait pas eu
23:33de le sang
23:33le siècle passé,
23:34quand il y a eu
23:35la guerre aux frontières
23:36de l'Europe,
23:36donc la Russie,
23:37l'Ukraine,
23:37tout ça,
23:38au lieu de jouer
23:40les médiateurs de la paix,
23:41au lieu de jouer le calme,
23:42au lieu de chercher
23:42à trouver le moyen
23:43d'apaiser la situation,
23:44il y a des moyens diplomatiques,
23:46il y a des moyens
23:46très connus,
23:47très éprouvés
23:48pour calmer
23:49des tensions
23:51géostratégiques
23:52et frontalières
23:52et tout ça,
23:53et bien non,
23:53la France a commencé
23:54tout de suite
23:55à foncer dans la guerre,
23:56on sanctionne,
23:57on distribue des armes,
23:58etc.
24:00Le bellicisme et tout,
24:01bon ben voilà,
24:01aujourd'hui,
24:02ça fait partie
24:03également de l'équation.
24:04Après,
24:05il y a l'arrivée de Trump,
24:07Trump qui est devenu
24:09un électron,
24:10comment dirais-je,
24:10un électron libre,
24:13il est contrôlé
24:14jusqu'au tronion,
24:14mais on se comprend,
24:16c'est quelqu'un
24:18qui est en train
24:18de foutre du bordel
24:19quand même pas mal
24:20dans l'économie mondiale,
24:22d'accord,
24:22déstabilisation,
24:23tout ça,
24:23et il n'est qu'à mi-mandat,
24:25on n'est qu'au milieu,
24:26d'accord,
24:27bon,
24:29résultat net,
24:30le résultat net,
24:31c'est ce qu'on est
24:32en train de voir
24:32aujourd'hui,
24:33voilà.
24:35Les amis,
24:38comment se protéger
24:38de tout ça ?
24:39Si tu veux te protéger,
24:40comment faire ?
24:41Bon,
24:43moi,
24:44je ne peux pas donner
24:44des leçons individuelles,
24:45d'accord,
24:45je vais dire,
24:46fais ceci,
24:46fais cela,
24:47je ne veux pas de directif,
24:48mais déjà,
24:49faire très attention
24:50aujourd'hui,
24:50par exemple,
24:52si tu es sur le point
24:52d'acheter un immobilier
24:53ou un truc comme ça,
24:54moi,
24:54je dis,
24:56réfléchis à deux fois quand même,
24:57peut-être que tu es en train
24:58de faire une bonne affaire,
24:59moi,
24:59je n'en sais rien,
24:59peut-être que c'est une mauvaise affaire,
25:00je ne sais pas non plus,
25:01d'accord,
25:02réfléchis à cela
25:03avant de t'engager.
25:04Si tu as un projet,
25:06mettons,
25:07d'expatriation,
25:08vas-y un peu plus vite,
25:09vas-y,
25:10expatrie-toi,
25:10mais presse un petit peu le pas,
25:12d'accord,
25:13voilà,
25:14il est minuit moins cinq.
25:17Est-ce que,
25:18par exemple,
25:20il y a des gens qui disent
25:22ouvrir des comptes à l'étranger,
25:24mettre l'argent à l'étranger ?
25:25Ouais,
25:26ouais,
25:26why not ?
25:27Pourquoi pas ?
25:28Mais je ne suis pas très convaincu
25:29parce que si tu vis sous la juridiction
25:32d'un État,
25:33tu ne peux pas réellement échapper
25:34en mettant de l'argent à l'étranger.
25:35Mettons que tu mets de l'argent en France,
25:36enfin,
25:37mettons en Suisse ou en Belgique
25:38ou en Singapour,
25:39peu importe,
25:39tu es obligé de le déclarer,
25:41d'accord,
25:41tu ne peux pas ne pas le déclarer
25:42parce que si tu ne le déclares pas,
25:42de toute façon,
25:43la banque où tu as mis l'argent
25:44va déclarer automatiquement
25:45pour toi chaque année.
25:46Elle va informer le fisc
25:47chaque année,
25:47de toute façon,
25:48que tu le fasses ou pas.
25:49Donc,
25:49tu as intérêt à le faire
25:50parce que sinon,
25:50le fisc va avoir une disparité.
25:52Il va voir que la banque de Singapour
25:53lui envoie l'info
25:55qu'on croit de l'argent là-bas
25:56et toi,
25:56tu n'as pas déclaré.
25:57Donc,
25:58ça se verra.
25:59Donc,
26:00mais du moment que tu vis
26:01dans la juridiction française,
26:03si demain,
26:03il y a une crise
26:04et ils disent
26:04là,
26:05nous,
26:05on veut une souscription nationale
26:06et on veut sauver la République,
26:09etc.,
26:09tu peux te retrouver
26:10avec l'État
26:11qui te contraint
26:12à ramener,
26:13à rapatrier ton argent
26:14et l'investir,
26:14par exemple,
26:15dans un outil quelconque
26:18créé par l'État,
26:19etc.,
26:19qui sera une forme
26:20de confiscation.
26:22Mais tu ne peux pas y échapper
26:23si tu vis sous leur juridiction,
26:24tu vois.
26:25C'est tout.
26:25Tu ne vas pas dire
26:26ah oui,
26:26mon argent à l'étranger,
26:27je ne peux pas y accéder.
26:27Non,
26:28ce n'est pas vraiment une option,
26:31tu vois.
26:32Donc,
26:32par rapport aux gens
26:33qui disent
26:33oui,
26:33il faut mettre dans la crypto,
26:35etc.,
26:35bon,
26:35ceux qui disent ça
26:36généralement vendent de la crypto,
26:37d'accord ?
26:37Ceux qui disent ça
26:38vendent de la crypto.
26:40La crypto,
26:41c'est très technique,
26:42c'est très spéculatif.
26:43Je peux comprendre
26:44si quelqu'un a envie
26:45de mettre 1% de son argent
26:48dans la crypto
26:48parce qu'il veut jouer avec
26:49genre du spiel,
26:51genre casino,
26:52des fois ça monte,
26:52c'est génial,
26:53des fois ça se ramasse,
26:54ok,
26:54je n'ai rien contre.
26:55Par contre,
26:56je me méfierai
26:57comme de la peste
26:58de gens qui viennent vers vous
27:00qui disent
27:00mettez votre patrimoine
27:01sur la crypto,
27:02parce que là,
27:02c'est du casino,
27:03c'est comme,
27:04je ne sais pas moi,
27:05hypothéquer une maison,
27:06prendre l'argent,
27:06aller sur le casino
27:07et mettre tout sur le verre,
27:08d'accord ?
27:09Je veux dire,
27:10ça ne marche pas comme ça,
27:11quoi,
27:11ok ?
27:12C'est très compliqué
27:13comme système
27:14avec des hauts,
27:15des bas,
27:15des vols,
27:16des arnaques,
27:16des manipulations
27:18et voilà,
27:19donc ce n'est pas,
27:20les cryptos ne sont pas
27:22une protection,
27:23ce n'est pas une protection
27:24contre ces histoires.
27:27L'or,
27:28l'or c'est pareil,
27:29pour moi l'or
27:30n'est pas une protection,
27:31je sais que beaucoup de gens,
27:31je sais que je m'inscris
27:33en faux par rapport
27:34à beaucoup de gens ici,
27:35l'or n'est pas une protection,
27:36rappelez-vous aux Etats-Unis
27:37ce qui s'est passé
27:38dans les débuts des années 30,
27:40en 1929,
27:40ils ont eu la fameuse crise,
27:42début des années 30,
27:43l'Etat américain
27:44leur dit aux Américains
27:46de ramener tout l'or
27:47qui est chez eux
27:48sous peine de prison
27:49et le vendre à l'Etat
27:50pour un prix nominal
27:51qui avait été défini
27:52et qui n'était pas très haut.
27:53D'accord ?
27:53Donc,
27:54quand tu vis encore une fois
27:55dans la juridiction d'un Etat,
27:57il n'y a strictement aucun moyen
27:58pour t'en protéger.
27:59Vraiment,
28:00je suis sincère avec toi
28:01parce que
28:02c'est eux
28:04qui définissent les règles
28:05et ça ne sert à rien
28:06de lire les règles d'aujourd'hui
28:08ou venir avec la loi
28:08parce qu'il y a des gens
28:09qui peuvent venir
28:09dans les commentaires
28:10« Oui, mais tu sais,
28:11il y a telle loi de machin. »
28:12Non,
28:12la loi est écrite par l'Etat
28:13au moment où il en a besoin.
28:15Tu ne peux pas jouer à ce jeu.
28:16Regarde,
28:17si toi et moi,
28:18on joue,
28:18je ne sais pas moi,
28:18mettons au poker,
28:19je n'écris pas les règles du poker.
28:21Ça signifie,
28:21on va jouer,
28:22je suis soumis aux règles
28:23autant que toi.
28:24Donc,
28:25tu peux voir ma stratégie
28:26et tes cartes
28:27et les miennes et tout
28:29et gagner,
28:29espérer gagner.
28:30Là,
28:30oui,
28:31il n'y a pas de souci.
28:32Mais tu ne peux pas jouer
28:33contre un acteur
28:34qui écrit les règles
28:35parce que tu peux tout à fait
28:37voir aujourd'hui,
28:38aller voir un fiscaliste
28:39qui va dire
28:39« Oui,
28:40il y a telle niche,
28:40la loi machin,
28:41le décret machin et tout. »
28:42Oui,
28:42c'est vrai,
28:43c'est vrai,
28:43c'est vrai.
28:44Demain,
28:45il y a une grosse crise,
28:45ils vont rencontrer
28:47les créanciers,
28:48ils vont revenir,
28:49ils vont fermer la niche,
28:50ils vont changer la loi,
28:51le décret sera annulé,
28:52terminé,
28:52terminé,
28:53c'est tout.
28:53Tu ne peux pas te protéger
28:55vraiment beaucoup
28:56contre un État
28:57qui est aux abois.
28:59Voilà.
29:00Tu regardes au Royaume-Uni,
29:02la folie a atteint
29:03un tel niveau
29:05que même l'art,
29:07les grands collectionneurs d'art
29:09sont aujourd'hui
29:10en train de prendre
29:11les toiles
29:12de maîtres de Londres
29:13et les sortir,
29:15les sortir de Londres,
29:16du Royaume-Uni.
29:17C'est tellement
29:17qu'ils ont peur
29:18de la folie,
29:20de la prédation
29:20de l'État britain.
29:21D'accord ?
29:22Enfin,
29:23mes amis,
29:24merci d'avoir écouté jusqu'ici.
29:26Moi,
29:26je continue à couvrir
29:27ce qui est en train
29:28de se passer.
29:30Je vous rappelle
29:30mon livre
29:31Escrologie,
29:32Escrologie sur Amazon.
29:34Escrologie,
29:35je vous ai dit,
29:35si Escrologie
29:37a du succès,
29:38d'ailleurs,
29:38il en a à ce stade,
29:41je vais créer un autre
29:42sur les empoisonnements,
29:43sur les produits chimiques
29:47et beaucoup,
29:48beaucoup de trucs
29:49très,
29:50très brutaux,
29:51très documentés
29:51par des sources
29:52gouvernementales.
29:53Je ne suis pas
29:53dans le délire.
29:54par contre,
29:55j'ai besoin
29:55que vous achetez
29:56ce livre
29:56sur Amazon.
29:58Il est au format Kindle,
29:59il est au format papier également.
30:00Et le précédent,
30:00il est même au format audio
30:02chez Audible.
30:03Merci d'avoir regardé
30:04cette vidéo jusqu'ici.
30:05Bon courage,
30:06bon courage.
30:07Et puis,
30:08voilà,
30:09je reviens quand je reviens.
30:10À très bientôt.

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