00:00L'interpellation d'un jeune homme qui se trouve dans la manifestation.
00:05On n'a pas les détails pour l'instant de ce qui a pu se passer avant,
00:09mais je voulais vous soumettre, c'est le jeune homme ici qui est en gris.
00:13Voilà ce jeune homme, regardez le coup qu'il va recevoir de la part du policier.
00:17Voilà, coup de genou au niveau du visage, coup de genou au niveau du visage,
00:20et ensuite des policiers qui vont se mettre à deux sur lui.
00:23On voit sur sa capuche le sang qui commence à couler,
00:27on voit le sang ici et le sang à terre.
00:31Vous avez regardé, Dominique, ces images tout à l'heure avec nous du côté de...
00:36Et je les ai montré à un policier.
00:37Et vous les avez montré à un policier ?
00:38Je les ai montré à un policier qui a appartenu à une de ces unités.
00:42On parle ici d'une compagnie d'intervention de la préfecture de police de Paris.
00:46Il y a les CRS d'un côté, les gendarmes mobiles de l'autre,
00:50les escadrons de gendarmerie mobile,
00:52et puis il y a les compagnies d'intervention parisiennes.
00:54Ça, c'est un policier d'une compagnie d'intervention.
00:56On a montré les images à un camarade, un ami, qui a vu ça et qui a dit
01:02ça, c'est pas déontologique, ça, c'est condamnable, il ira à l'IGPN.
01:05Et évidemment, c'est éminemment condamnable.
01:08Ce garçon est interpellé.
01:10S'il est interpellé, c'est que forcément, il a lancé quelque chose sur les policiers.
01:14On n'est pas allé le chercher par hasard.
01:16Mais à partir du moment où on sait, c'est la riposte, la proportionnalité,
01:20la légitime défense, la proportionnalité de la riposte.
01:23Il est interpellé, ils sont deux, il y a des policiers autour.
01:26Donc, ce coup de genou, il est inutile.
01:28D'autant que ce policier, et vous savez que je ne le rejette pas facilement.
01:35Donc, ce policier, il est une genouillère.
01:37Et que quand on entend le bruit, on entend le bruit sur cette vidéo,
01:41on entend le bruit de l'impact.
01:43C'est un peu comme sur un ring.
01:45Quand un point frappe un boxeur, quand un boxeur est touché, ça fait bon.
01:48Alors, ensuite, il y a toujours le « oui mais ».
01:51Vous voyez ?
01:53Les policiers, parce que celui-ci ne représente pas les policiers
01:56qui ont agi aujourd'hui dans Paris.
01:59Les policiers, aujourd'hui, ont pris cher.
02:01Ont pris très très cher.
02:03Et il y a des policiers blessés.
02:04Il y a peut-être des policiers qui sont blessés,
02:08comme ce manifestant a été blessé.
02:09Mais ce n'est pas la déontologie,
02:11et ce n'est pas ce qu'on apprend dans les écoles de police.
02:13On a ce soir la réaction de la préfecture de police de Paris, Lisa.
02:15Oui, toute l'après-midi, les forces de l'ordre ont été visées
02:18par une minorité d'individus extrêmement violents.
02:21Concernant cette action, une enquête administrative sera diligentée.
02:25C'est ce que nous dit la préfecture de police de Paris ce soir.
02:27Une enquête administrative, encore une fois, ça s'est passé du côté de la Bastille.
02:30Je vous ai vu tiquer à la Bauer quand Dominique Rizet disait
02:34« On a à faire la visibilité d'un policier des compagnies d'intervention ».
02:37Oui, parce que Dominique Rizet a très justement dit
02:40« Malheureusement, tous les policiers ont à peu près la même tenue Robocop,
02:43ce qui fait qu'on mélange des unités spécialisées dans le maintien de l'ordre ».
02:47Alors spécialisées dans le maintien de l'ordre, ça veut dire qu'elles sont spécialisées,
02:49entraînées, qu'elles peuvent prendre beaucoup et cher.
02:52Ce sont les deux bandes bleues que l'on…
02:53C'est notamment aux bandes bleues sur le casque.
02:56Les autres, ils ont une bande jaune.
02:58CRS bande jaune, gendarme, casque bleu marine, avec la grenade de la gendarme.
03:02Avec la grenade de la gendarme.
03:03Là, ce n'est pas le cas.
03:04Et il se trouve que ces unités, parce que je discutais avec un représentant syndical policier,
03:10il dit « Non mais, M. Boer, on vous entend, tout ça, d'accord, vous comprenez,
03:14les policiers prennent cher, etc. »
03:15Mais surtout, ce qui est mis en face des lycées dans beaucoup d'endroits
03:18et ce qui est rattrapé pour gérer les manifestations, les mouvements spontanés, etc.,
03:23c'est police-secours et le renseignement territorial.
03:26Alors c'est encore moins que les compagnies d'intervention.
03:29Entendez-vous bien, les compagnies d'intervention de la projecteur de police
03:32sont plutôt professionnalisées.
03:34Mais ce n'est pas le niveau des CRS ou des gendarmes mobiles.
03:39Et pendant longtemps, une très grande partie des blessés qui ont eu lieu,
03:42policiers comme élèves, étudiants, etc.,
03:46l'ont été parce qu'il y avait des amateurs de la manifestation
03:49devant des amateurs du maintien de l'ordre.
03:51Et ceci pose un problème qui est, comment peut-on mettre des équipements
03:56qu'il est très difficile de manier avec, et particulièrement les grenades ?
03:59On parlera des... J'en ai une ici.
04:01Non, non, mais quelques... Oui ?
04:02J'en ai... Ça sent l'acrimon d'ailleurs. J'en ai une ici.
04:05On va en parler dans un instant.
04:06Simplement, Lisa, vous avez plus de détails sur le contexte de la vidéo que l'on vient de voir.
04:10Oui, juste pour préciser, et ça va aller dans votre sens, Alain Bauer,
04:13puisque les images que vous avez vues là, ça s'est déroulé en fin de manifestation
04:16où c'était plutôt calme par rapport aux minutes qui précédaient ce qu'on voit sur les images.
04:20Il y avait encore quelques face-à-face entre certains petits groupes et les forces de l'ordre.
04:25Et c'est là que la BRAVEM, qui est aussi composée de membres de la compagnie d'intervention
04:30et d'une compagnie d'intervention à pied, sont venus pour pousser les manifestants
04:35jusqu'au boulevard d'Hydro, les emmener jusqu'à la place de la Nation,
04:39en direction de la place de la Nation.
04:40Et c'est là qu'un contact a été établi entre le petit groupe dont faisait partie ce jeune homme
04:45capuché
04:45et les forces de l'ordre qui étaient sur place.
04:48Pour l'instant, je le répète, on ne connaît pas encore les circonstances exactes.
04:50On ne sait pas ce qui s'est passé avant exactement,
04:53ce qui ne justifie de toute façon en rien la violence des images,
04:56mais c'est important de le dire.
04:57Et précision aussi importante, vous avez peut-être vu sur les images
05:00que sur la capuche du jeune homme, il y a des taches de sang.
05:02Il y avait déjà quelques taches de sang sur sa capuche avant qu'il ne prenne le coup de genou.
05:05On le voit, on le voit, on le voit, il y a une tache de sang.
05:07J'ai remarqué effectivement au début de l'image,
05:09on voit que ce sont des gens de la BRAVEM, des policiers de la BRAVEM,
05:12qui l'extraient et qui le remettent au policier de la compagnie d'intervention.
05:17Et on voit à ce moment-là qu'il y a déjà une tache de sang.
05:19Sur la cloche de la capuche, sur sa corde.
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