00:00Vous parlez de quoi ? Est-ce que vous avez d'ores et déjà eu une estimation des dégâts ?
00:06A minima, celui qui est derrière moi, ça se réveille quasiment entre 150 000 et 200 000 euros.
00:11Ça paraît rien comme ça. Les chiffres, ça ne parle pas vraiment aux gens.
00:14Mais c'est de l'argent qu'il faut trouver quelque part.
00:16C'est de l'argent qu'on trouve dans la poche des Français.
00:18Et c'est absolument scandaleux pour un établissement qui vient d'être livré.
00:20Vous savez combien de temps on attend, nous, pour avoir un établissement livré, comme ça, refait ?
00:26C'est des années de demandes, c'est des années de négociations pour avoir une priorisation, pour que l'établissement
00:31soit remis aux normes.
00:32Celui-ci venait d'être livré il y a quelques mois. Ce n'est pas normal.
00:36Et donc, aujourd'hui, il est de la responsabilité des parents de demander à leurs enfants de rentrer chez eux
00:42le soir, qu'ils ont fini,
00:43ou le matin, d'aller à l'école, tout simplement, et de ne pas se mélanger avec des éléments qui
00:47sont des délinquants, tout simplement.
00:48Donc, les parents doivent assumer leurs responsabilités. C'est à eux de prendre l'engagement que leurs enfants ne participent
00:56pas à ça.
00:56Et en tout cas, s'ils le font, ils doivent être condamnés à rembourser. Et ce n'est pas aux
01:01données publiques de payer à la place des délinquants.
01:04D'un mot, Grégory Canal, est-ce que vous pensez que, finalement, la mise en distanciel de tous les établissements
01:09peut être une solution pour calmer la situation très rapidement ?
01:11— Je ne sais pas. Je pense que tous les moyens qui concourent à calmer la pression doivent être employés.
01:21Il y a en France la liberté de manifestation, les constitutionnelles, bien sûr, mais elle se fait dans les règles,
01:25sans violence.
01:26C'est cette espèce de mélange d'appel, d'attisement de la colère qui est fait, d'ailleurs, par des
01:32forces politiques qui sont irresponsables, qui conduit à cette situation.
01:35On ne va quand même pas arriver dans un pays. On va mettre sous cloche l'ensemble de la population
01:38pour une poignée de délinquants.
01:40Il faut les appréhender et les condamner. C'est la seule chose à faire. Et que les parents prennent aussi
01:45leur responsabilité.
01:46On ne peut plus, on ne tergiverse pas avec l'ordre public. Voilà. L'État doit être à sa place.
01:52La ville de Paris aussi et la région également.
01:54Et en tout cas, les parents ne peuvent pas se déresponsabiliser de cette situation-là.
01:58On voit trop de jeunes qui sont là à traîner autour des feux et qui ne savent même pas pourquoi
02:03ils sont là.
02:04Bien sûr qu'il y a des demandes qui sont légitimes. Vous voyez, derrière moi, c'est un lycée professionnel.
02:07Les jeunes, en sortant, ils n'habitent pas le 15e. La plupart, ils habitent dans la périphérie, en banlieue, parfois
02:12en très grande banlieue.
02:14Évidemment, ils ont parfois une heure, une heure et demie de trajet. C'est un sujet qu'il faut poser.
02:17Mais je crois savoir quand même que le ministre de l'Éducation nationale a montré aujourd'hui son ouverture d
02:21'esprit.
02:22Il reçoit cet après-midi des déliciens. Il a ouvert une plateforme aux jeunes de s'en emparer.
02:26Ils adorent les réseaux sociaux. Et bien qu'ils en profitent pour aller exprimer leur doléance et charge à l
02:31'État de pouvoir y répondre le mieux du monde.
02:33Merci d'avoir regardé cette vidéo !
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