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  • il y a 2 jours
«Les revendications des lycéens sont légitimes. La violence, elle, ne l'est pas», a estimé Maxime Reppert, vice-président du Syndicat national des lycées et collèges. Il appelle l'État à prendre ses responsabilités et à assurer l'apaisement de la situation.

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Transcription
00:00La violence, elle ne peut pas être légitime. Elle ne peut absolument pas l'être. Vous savez, nous sommes horrifiés
00:07par ce qui est en train de se passer, à la fois les professionnels que nous sommes, mais je pense
00:12aussi aux nombreux parents qui s'inquiètent pour la sécurité de leur enfant.
00:16Si vous voulez, le SNALC condamne toutes les violences et les revendications au beau être légitimes, celles qui sont avancées,
00:26celles que j'ai pu entendre, celles que j'ai pu lire sur la question du bâti scolaire, du manque
00:30de moyens, du manque de profs, du manque d'infirmières, des emplois du temps parfois trop chargés, du problème avec
00:36Parcoursup, etc.
00:37Toutes ces revendications, elles sont légitimes. La violence, elle, elle ne l'est pas. Et vous voyez, moi je vois
00:44deux choses ici. Je vois effectivement des lycéens qui sont à l'origine de violences, d'agressions, de dégradations,
00:54mais je vois aussi beaucoup, beaucoup, beaucoup de personnes qui se mêlent à ces lycéens et qui viennent pour casser,
01:02qui viennent pour attiser la violence, qui viennent pour justement provoquer l'affrontement.
01:08Moi, quand je vois des collègues comme celui que vous montrez ici qui essayent d'éteindre un incendie et qui
01:14roue de coups, c'est inadmissible parce qu'un casseur, bien sûr, doit être condamné,
01:19mais un lycéen qui serait à l'origine de faits de violences, ce n'est plus un lycéen, c'est
01:24un délinquant parce qu'il commet un délit.
01:26Et donc, il doit y avoir une réaction. Moi, ce que j'appelle, c'est l'État à prendre ses
01:31responsabilités, à assurer l'apaisement, la sécurité et la protection des lycéens et des personnels.
01:39Et je suis navré de dire sur votre plateau que j'ai des chefs d'établissement qui m'ont fait
01:44remonter, qu'ils signalent la dangerosité d'une situation à un instant T,
01:50demandent au rectorat de fermer l'établissement et vous avez le rectorat par le biais du recteur ou de la
01:57rectrice qui refuse cette fermeture.
02:00Voilà, pour nous, la priorité, c'est la sécurité. Voilà.

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