00:00Jamais il n'y avait eu autant de proviseurs, de chefs d'établissement, de personnels enseignants qui avaient été malmenés.
00:07C'est incroyable. Je n'ai pas les comptes de ce soir, mais on était ces jours-ci à plus
00:12de 700 policiers, gendarmes qui avaient été blessés,
00:15des pompiers qui sont attaqués. Cette passante, vous voyez, on a tous eu cette image qui nous a bouleversé, cette
00:22passante,
00:22qui a été aspergée avec un spray transformé en lance-flamme. Mais qui peut faire ça ? Quelle revendication peut
00:30justifier ce genre de violence ?
00:31Aucune. Strictement aucune. Moi, ce que je veux dire, répéter une fois de plus, c'est que ceux qui font
00:38ça ne sont pas les représentants de la jeunesse.
00:41C'est une minorité de violents. C'est les barbares. C'est les nouveaux barbares. Il ne faut pas confondre.
00:46Et sur les lycéens blessés, est-ce que vous jugez que la réponse est proportionnée, selon vous ?
00:50Écoutez, je fais par principe confiance aux forces de l'ordre. Le problème de la proportionnalité, c'est qu'on
00:56est rendu à un tel niveau de violence
00:58que pour arrêter une violence qui est extrêmement forte, proportionnellement, il faut opposer aussi une fermeté.
01:08Et je fais confiance aux forces de l'ordre. À chaque fois, vous savez, à chaque fois, et je le
01:13sais parfaitement, quand il y a le moindre dérapage,
01:15on saisit les corps d'inspection. À chaque fois. Mais croyez-moi, être policier aujourd'hui, être gendarme, père de
01:23famille, mère de famille,
01:24c'est partir le matin avec la boule au ventre quand il s'agit justement d'aller maintenir l'ordre
01:29public
01:30et ne pas savoir si le soir on va revenir intégralement, enfin sans blessure. Ça, il faut y penser aussi.