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  • il y a 23 minutes


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Transcription
00:00M. Rotaillot dit qu'il faut mettre dans le débat public la question de l'interdiction de la France insoumise,
00:04notamment à cause de ce qui se passe autour des lycées.
00:06Qu'est-ce que vous répondez au président de la LR ?
00:09Rien, il est ridicule, et ce n'est pas parce qu'il parle de moi qu'il va faire parler
00:13de lui.
00:13Mais bon, je vais interdire, et pourquoi ? Parce que nos idées ne lui plaisent pas.
00:18Parce que la situation est incontente devant les lycées, il y a des violences et des blessés.
00:21Ah oui, oui, bien sûr, je comprends.
00:23Ben M. Rotaillot n'a qu'à y aller devant les lycées, et donc il n'y aura pas de
00:26blessés, parce que grâce...
00:28Non, c'est absurde, c'est une manière de se mettre en scène, quoi.
00:31Alors il se lâche vous, nous sommes l'ordre, voilà, on connaît tout ça.
00:35Mais quand même, j'aurais aussi vu ça dans ma vie, le premier mouvement de masse convoqué par télépathie.
00:42Puisqu'il n'y a ni un tract, ni un discours, ni un appel, où que ce soit, du moindre
00:47insoumis,
00:48à se mettre en mouvement dans un lycée.
00:50Donc comme ils nous en accusent tous, on se dit, ça a dû se passer par télépathie.
00:54Non, je pense que c'est une manière pour eux de ne pas traiter le problème.
00:58Ils font comme s'il n'y avait pas de problème.
00:59Le problème, ce serait Mélenchon et LFI, mais ça, ça ne marche pas,
01:03ça ne colle pas à la réalité de ce que vivent les jeunes gens.
01:07Et donc ils ne peuvent pas éteindre, c'est ça qu'ils espèrent,
01:09que les gens se disent, c'est politisé.
01:14Non, le problème que ça nous pose, c'est l'inverse,
01:15c'est qu'on est tellement bien accueillis dehors les lycées,
01:18mais nous nous interposons.
01:19Et ce soir, à l'occasion de mon moment politique,
01:22j'aurai l'occasion d'en parler, plus en détail,
01:26et peut-être de donner quelques consignes,
01:27parce que mon inquiétude, moi, c'est la violence policière
01:31contre les jeunes gens.
01:32C'est ça ma plus grande inquiétude,
01:34parce que je sais que ça ne fait pas plaisir à entendre,
01:37et croyez bien que je suis le premier à qui ça ne fait pas plaisir
01:41de parler d'un corps d'autorité de cette manière-là.
01:45Mais ce n'est pas possible, quoi.
01:46Ce que nous voyons est d'une insupportable violence.
01:49La plupart d'entre nous sommes parents,
01:51donc on se projette un peu.
01:52Pour nous, c'est un peu comme si c'était...
01:54Je crois que tous les êtres humains sont faits comme ça.
01:57Quand on voit un jeune, c'est comme si c'était le tien, quoi.
02:00Donc oui, déjà un éborgné,
02:02c'est quand même une police qui a été capable d'éborgné 200 froid,
02:0632 personnes dans le mouvement Gilets jaunes.
02:08Donc j'ai de la crainte, j'ai de la crainte,
02:11et je redis, j'ai dit, redis,
02:13nous sommes pour les méthodes de lutte non-violente.
02:17Bon, voilà, après, écoutez, que voulez-vous que je vous dise,
02:19ce n'est pas moi qui suis là pour...
02:21Je n'ai pas envie d'ailleurs, c'est un mouvement qui est auto-organisé.
02:24Je pense que le pouvoir croit ce...
02:26Là, ils ont fait une terrible erreur,
02:28parce qu'aujourd'hui, ça s'est étendu dans les facultés,
02:31les universités, tout ça.
02:32Donc maintenant, il va falloir qu'ils se débrouillent non plus
02:34avec un problème les lycées,
02:36mais avec deux, les facultés et les lycées.
02:39L'état d'abandon fait honte, vous savez.
02:41Ben, vous le savez, vous avez vous-même, vous y avez peut-être vos jeunes au lycée.
02:44En plus, Basile, c'était à même pas si longtemps.
02:48Vous êtes en fac, là, non ?
02:50D'accord.
02:52Oui, oui, ben, vous voyez,
02:54moi, les choses qu'on me raconte,
02:55je n'en reviens pas de l'état d'élabrement des lycées.
03:00Alors, bon, voilà, ça fait des années que ça dure,
03:04et à un moment donné, ça déborde,
03:06parce que les messages sont contradictoires.
03:07On dit aux jeunes gens de travailler bien à l'école.
03:10En plus, il y a Parcoursup qui les trie en cours de route.
03:12C'est trop, quoi, la charge est telle que, voilà, ils le croient.
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