00:00À gauche, qu'attendez-vous du débat de demain soir ?
00:02Le précédent débat, ça a été un peu tous contre Raphaël Glucksmann.
00:07Est-ce que ce sera la même chose ?
00:09D'abord, je n'ai pas la même lecture que vous de ce premier débat.
00:13Ce que je constate plus globalement, c'est qu'au premier débat,
00:16on a eu beaucoup de monde à le regarder, presque 700 000 personnes.
00:20Je forme le vœu et je suis plutôt optimiste de ce point de vue
00:23qu'il y aura encore plus de Françaises et de Français devant leur écran jeudi soir.
00:29Imaginons qu'on soit, je ne sais pas, 1,5, 2 millions de téléspectateurs,
00:34ce qui honnêtement ne me paraît pas un objectif irréaliste.
00:37Ce sera la preuve que cette primaire a d'abord comme vertu
00:43de mener la bataille culturelle et politique.
00:45Je ne veux pas d'une campagne qui va être monopolisée par les thèmes de l'extrême droite.
00:49Ensuite, vous avez raison, la question c'est comment,
00:52du nombre de gens qui regardent le débat, et visiblement ils sont au rendez-vous,
00:55ça se traduit dans la volonté de participer à l'imprimation.
00:59– Ah non, et là, Johanna Roland, la primaire, elle n'est pas monopolisée par les thèmes de l'extrême
01:02droite,
01:02elle est monopolisée par les attaques entre candidats,
01:04notamment Céline Rayel et Raphaël Glucksmel,
01:06et elle est un peu monopolisée par la question des alliances avec la France insoumise.
01:09– Vous résumez deux ans et un quart de débat la semaine dernière,
01:13aux 20 dernières minutes qui ont existé.
01:16Donc je ne doute pas que jeudi, nos candidats vont à nouveau pouvoir dire
01:20quelles sont leurs propositions sur le pouvoir d'achat,
01:22sur l'éducation, sur la souveraineté industrielle,
01:25enfin on est quand même dans un monde en pleine bascule.
01:28Ensuite, les questions stratégiques ne seront pas écartées, et ça me paraît…
01:31– Et on voit bien que c'est la réelle ligne de clivage entre les candidats,
01:34c'est avec ou sans la France insoumise.
01:37– Vous savez, moi je suis convaincue d'une chose,
01:40se définir exclusivement par rapport à la France insoumise,
01:43ça veut dire qu'on n'a pas grand-chose à dire aux Français.
01:45Et on a les uns et les autres beaucoup de choses à dire aux Français.
01:47– Pour vous, ce n'est pas fondamental comme débat ?
01:49C'est un élément du débat, mais non, je refuse que le débat se résume à ça.
01:53– Mais pardon, est-ce que ce débat, il n'aurait pas été écarté
01:56si Olivier Faure avait tranché ?
01:58– Ce qu'on veut et ce vers quoi on va.
02:00Un mot sur Olivier Faure, puisque vous l'évoquez,
02:03ça va me permettre de passer deux messages ce matin.
02:05Moi j'appelle les socialistes à se rappeler
02:08qui a relevé notre parti quand il était à terre,
02:11et que pas grand monde se bousculait au portillon pour prendre ses responsabilités.
02:15Et j'appelle les Françaises et les Français qui ont le cœur à gauche
02:17à aller choisir celui qui sera en capacité, au lendemain de la primaire,
02:23d'ouvrir un dialogue avec nos amis écologistes, avec nos amis communistes.
02:28Parce que mon inquiétude, moi, c'est le score annoncé du Rassemblement national.
02:32Et que dans ce moment-là, ça doit être ça notre obsession.
02:35Et que le splendide isolement n'a jamais fait une stratégie politique.
02:39Ça vaut pour les présidentielles, ça vaut pour les législatives.
02:42Vous voterez pour Olivier Faure, vous, Joana ?
02:44Oui, bien sûr, je soutiens la candidature d'Olivier Faure
02:46pour les raisons que je viens d'évoquer.
02:48Vous le savez, ma conviction permanente, ancienne et profonde,
02:52c'est qu'il n'y a pas d'avenir pour notre pays, pour la gauche et pour les gens,
02:55si celles et ceux qui travaillent ensemble dans nos collectivités,
02:58les socialistes, les communistes, les écologistes,
03:01celles et ceux qui ont fait toujours l'histoire de cette gauche,
03:04ne se rassemblent pas.
03:05Mais là, celui qui est donné au second tour à gauche, c'est Jean-Luc Mélenchon.
03:08C'est ni Olivier Faure, ni Raphaël Luxman,
03:10ni aucun des cinq candidats à la primaire.
03:12Mais il nous reste d'abord 15 jours avant le premier tour de la primaire
03:17et 8 mois avant l'élection présidentielle.
03:20Donc aujourd'hui, aux candidats et aux candidates d'aller convaincre les Français
03:24que dans un monde qui a basculé, dans un monde où les enjeux sont nouveaux,
03:29la parole qui est la nôtre, le projet,
03:31moi je suis attachée aussi à ce que nous respections,
03:34le projet des socialistes.
03:35On a évoqué la question de la retraite,
03:37on parlera peut-être des positions d'Édouard Philippe.
03:40Le projet socialiste, lui, il est très clair.
03:4362 ans.
03:44J'attends par exemple que l'ensemble de celles et ceux qui veulent porter nos couleurs
03:48se prononcent sur des sujets de cette nature.
03:50– Mais vous aviez un candidat dans les sondages.
03:53Alors ce ne sont que des sondages, on était à 8-9 mois d'élection.
03:55Mais vous aviez Raphaël Glucksmann qui était au-dessus de 10%.
03:59Loin devant les autres candidats qui ont été testés, notamment Olivier Faure.
04:03Pourquoi ne pas avoir lancé la dynamique de sa candidature
04:07plutôt que de partir dans une primaire qui va vous diviser ?
04:10– D'abord, je le redis, une élection présidentielle,
04:14ce n'est pas le yo-yo des sondages tous les jours.
04:16Qui a gagné 2 points, qui a perdu 2 points, etc.
04:18Moi, pardon, mais sur le terrain…
04:19– D'accord, mais là, Marine Le Pen est en campagne,
04:21Jean-Luc Mélenchon est en campagne, et vous, vous êtes encore à choisir votre candidat.
04:24– Ce n'est pas de ça dont les Françaises et les Français me parlent
04:26et ont choisi notre candidat à peu près dans le même timing
04:29que les candidats ont été choisis la dernière fois.
04:32Ensuite, je le dis aussi, la primaire, c'est un point de départ.
04:35Ce n'est pas un point d'arrivée.
04:36La primaire, c'est un point de départ pour donner de la force
04:39à celui ou celle qui aura été choisi, qui aura été choisi largement.
04:44Et oui, je le redis, il n'est pas question que cette campagne présidentielle
04:47soit monopolisée par les obsessions de Marine Le Pen,
04:49qui nous dit qu'elle veut dévoiler les musulmanes, affaiblir le service public.
04:54Et donc, quand trois fois deux rangs, en un mois,
04:57des socialistes s'expriment devant peut-être 1,5 ou 2 millions de personnes,
05:03ça participe de cette bataille culturelle et politique
05:06qui, pour moi, est absolument première.
05:08Et ce ne sont pas les dernières révélations concernant Jordan Bardella
05:11qui vont me faire changer d'avis sur ce sujet.
05:12– Avant d'en venir à Jordan Bardella, une dernière question sur le PS.
05:15Quand on observe les lignes, les différences entre vous,
05:18les lignes de clivage et notamment sur LFI,
05:20la question qui se pose, c'est est-ce que tout le PS
05:23suivra le candidat qui aura été désigné à l'issue de la primaire ?
05:26Est-ce qu'aujourd'hui, c'est possible,
05:28considérant cette ligne de fracture majeure concernant LFI notamment ?
05:31– Les candidates et les candidats se sont engagés de manière claire.
05:35C'est la charte.
05:36– Ils s'étaient aussi engagés à la dernière primaire ?
05:39– Moi, je n'ai pas de raison aujourd'hui de penser que celles et ceux
05:43qui sont engagés dans cette primaire ne respecteront pas la charte de la primaire.
05:47Les règles de la vie commune, elles sont faites pour être respectées.
05:50– Juste à ce jour, il y a combien de votants inscrits pour la primaire ?
05:53– Alors c'est trop tôt pour le dire, on ne va pas communiquer les chiffres maintenant,
05:58mais au moment où on parle… – Vous voyez une évolution ?
05:59– Oui, on a tous les jours des inscriptions.
06:01J'en profite pour le dire à celles et ceux qui nous écoutent,
06:04qui veulent participer.
06:05Soit vous allez sur le site de la primaire « Choisir 2027 »,
06:09soit vous allez sur le site du Parti Socialiste.
06:11Je rappelle que c'est un vote électronique.
06:13Donc pour ceux qui ont l'habitude, il ne faut pas aller chercher son bureau de vote physique.
06:16Tout ça est fait de manière extrêmement professionnelle,
06:19avec des huissiers qui contrôlent les listes électroniques.
06:21– Ce sont des inscriptions bassines auxquelles vous assistez ?
06:23– Aujourd'hui, on peut imaginer qu'il y aura à ce stade entre 70 000 et 100 000 participants,
06:29mais c'est encore trop tôt pour donner une estimation définitive.
06:32Pourquoi ? Il y a eu un débat, je le redis, il y a une étape très importante, jeudi,
06:37puis le troisième débat.
06:38Puis on sait par expérience que souvent les Françaises et les Français
06:41s'inscrivent un peu au dernier moment à la primaire.
06:43– 70 000, 100 000, est-ce que grosso modo vous avez la répartition
06:46entre ceux qui s'inscrivent sous les couleurs PS, place publique ?
06:49– Les choses me semblent relativement équilibrées aujourd'hui.
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