- il y a 8 minutes
Avec Gilles Ganzmann , Arnaud Benedetti, Frédéric Dabi , Pascal Bataille
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NewsTranscription
00:0010h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
00:04Je ne sors, je ne sors.
00:05À vous de le dire, et j'accueille mes débatteurs.
00:08Arnaud Benedetti, professeur à la Sorbonne,
00:10directeur de la nouvelle revue politique,
00:13auteur de « Aux portes du pouvoir », RN,
00:15« L'inéluctable victoire » aux éditions Michel Laffont.
00:19Bonjour Arnaud Benedetti.
00:19Pour une interrogation préciser.
00:20Oui, oui, je n'ai pas bien mis, je n'ai pas assez haussé là.
00:25La voix, vous faites bien de me le dire.
00:27Pascal Bataille, animateur et producteur, c'est vrai,
00:31chef d'entreprise, auteur du « Petit traité de la jouissance à l'usage »
00:35de « Ceux qui en rêvent » aux éditions Guy.
00:38Oui, voilà, je l'ai dit.
00:40C'est puceable, là.
00:41Guy Trédanier, c'est l'éditeur.
00:44Et vous pouvez les amis qui arrivent en courant.
00:47Non, mais tout le monde arrive en courant.
00:49Il y en a plein qui sont coincés dans les TGV,
00:51parce que les lycéens bloquent partout.
00:53Non, vous, ce n'était pas ça.
00:54Je suis sur LCI qui est le partenaire de l'association.
00:56Alors ça, directeur général de l'IFOP,
00:59co-auteur avec Brice au col de « L'écharpe et les tempêtes »,
01:03sans point d'interrogation, aux éditions de l'Aube.
01:07Pas mal de choses à commenter aujourd'hui.
01:10On va parler de cette petite passe d'armes à distance
01:13de Jordan Bardella et du président de la République.
01:16C'était assez succulent de voir ça hier.
01:20Et puis, ce blocus des lycées, parce que là, ça, ce n'est pas drôle.
01:23Je vois les images sur les chaînes d'information.
01:26Ça me met très en colère, parce qu'un lycée qui brûle à Nantes,
01:29à quoi ça sert ?
01:33Sachant que Nantes a connu énormément de dégradations
01:36le 30 juin et le 1er juillet 2023, au moment des émeutes urbaines.
01:40J'avais été à ce moment-là au conseil municipal pour une intervention.
01:43Et avant le début, la maire Joana Roland avait listé un nombre invraisemblable,
01:48pardon de prendre la parole comme ça,
01:49un nombre invraisemblable de destruction, d'un raconte tramway, d'une médiathèque.
01:55C'est très, très dommageable.
01:56Sauf que là, à la fin, qui paye ?
01:58Qui paye ?
02:00C'est les lycéens ?
02:02Non, c'est nous.
02:03Ils vont payer d'une certaine façon, s'ils n'ont plus de lycée, pour apprendre.
02:06Surtout ceux qui revendiquent légitimement et pacifiquement.
02:09Ils ne vont plus pouvoir aller en cours.
02:13Qu'est-ce que vous en pensez ?
02:160826 300 300, on va discuter de tout ça ensemble.
02:20Mais d'abord, c'est le zapping de Gilles Gansman.
02:23Sud Radio, 10h30, l'instant zapping.
02:25Une petite chose juste avant, Stéphanie.
02:28Comme vous le voyez, je porte un petit pinx rose, car nous sommes le 1er octobre.
02:33Et évidemment, c'est octobre rose.
02:37Tout ce mois-ci, c'est le mois pour lutter contre le cancer et la prévention du cancer.
02:43Et comme du sein.
02:46Et donc, voilà, je tenais évidemment à parler de ça, Stéphanie.
02:51Puis on en fera peut-être une émission.
02:54Sachant que vous aussi, Laurent, vous avez dû vous battre contre un cancer.
02:59Appelle-moi, appelle-moi Gérard.
03:00J'ai dit Laurent Pasteur.
03:02Parce qu'elle est tellement plus longtemps avec ma soeur.
03:04Mais même ma mère m'appelle Laurent.
03:06On se connaît depuis 15 ans, au moins 20 ans.
03:09Donc voilà, sur le cancer ?
03:11Sur le cancer, je trouve toutes ces initiatives absolument indispensables, urgentes et nécessaires.
03:17Et c'est vrai que ce mois d'octobre, qui met l'accent sur la prévention du cancer du sein,
03:22sur la nécessité notamment de se faire dépister.
03:25Et c'est pareil pour tous les cancers.
03:26Et j'insiste aussi sur le cancer du poumon.
03:29Donc, merci de porter ce pins, Gilles.
03:32Et puis, voilà, que tout le monde se mobilise et agisse.
03:36Absolument.
03:37Stéphanie, je vais vous mettre en colère.
03:38Oh non, pourquoi ?
03:40C'est une tendance totalement folle.
03:43C'est à se demander si les industriels n'ont aucune morale pour faire de l'argent.
03:50Alors, comme le révèle France 2, il y a une grande tendance en ce moment.
03:53Vous pouvez même aller sur certains sites, comme Amazon.
03:55C'est les biscuits apéritifs pour bébés.
03:58Pour leur donner des chips, des cacahuètes.
04:01Non, mais oui, c'est très intéressant.
04:05Spécial bébé.
04:06Pourquoi pas un choc de votre cœur ?
04:08Mais alors, ça fait, évidemment, ça cartonne.
04:12Parce que vous mettez à votre enfant le petit pot de cacahuètes spécial enfant.
04:18Puis, il y a le pot cacahuètes pour les adultes.
04:20Mais ce n'était pas dangereux, les cacahuètes pour les bébés ?
04:22Oui, ils sont faits exprès.
04:24Ah oui ?
04:24C'est toute une gamme qui est sortie pour les bébés.
04:27Reportage du 20h de France 2.
04:29Des industriels ont même lancé des snacks pour les bébés.
04:32Les petits bébés.
04:34Aïe, aïe, aïe.
04:35Ah oui, ça a du succès.
04:36Et puis alors, cet enfant, je ne sais pas quel âge il est là,
04:38mais il est vraiment très très jeune pour manger ce genre de produit.
04:41D'autant que sur la table, des biscuits salés bien connus en forme de fantôme
04:45attirent les enfants comme un aimant.
04:47C'est sûr que pour des enfants si jeunes, des produits comme ça, très riches en sel, en graisse, en
04:53textures croustillantes, ça a beaucoup de succès.
04:57Puis là, ils se battent.
04:58C'est vraiment très problématique.
04:59On sait vraiment que les habitudes qui sont prises tôt en matière d'éducation au goût, en matière d'habitudes
05:04alimentaires, on a du mal à s'en défaire plus tard.
05:07Donc ici, on est sur un Nutri-Score C pour ce produit-là.
05:10Donc pour les enfants et surtout pour des bébés, pour des vraiment petits-enfants au quotidien,
05:16ce n'est pas très bien de les habituer à consommer ces produits.
05:19Et ensuite, quand on regarde, on a l'impression ici qu'on consomme des légumes.
05:22C'est ce qui est suggéré par le marketing du produit.
05:25Quand on regarde la composition, en fait, ce n'est que des légumes en poudre.
05:29Franchement, c'est un scandale.
05:30Quand on voit ce que nous coûte la santé, on cherche de l'argent partout.
05:34Et on est en train d'habituer nos bébés à mal manger.
05:36Bon, on ferait mieux de taxer plutôt ces industriels qui sont hautement coupables, pour moi, non ?
05:41Arnaud Benedetti ?
05:42Oui, bien sûr, je partage tout à fait ce que vous dites.
05:44C'est un vrai sujet.
05:46Surtout qu'on sait qu'il y a un sujet de santé publique avec les enfants et ce qu'ils
05:48mangent,
05:49depuis très longtemps, mais encore plus aujourd'hui.
05:51Donc, en effet.
05:53Frédéric ?
05:54Oui, je ne peux pas être d'accord avec vous.
05:58La recherche mercantile à tout prix.
06:00L'homogénéisation des pratiques de consommation.
06:04Si on déroule le fil générationnel, il y a aussi toutes ces boissons avec plus ou moins d'alcool pour
06:11les ados,
06:12pour les 18-25 ans, il y a beaucoup de travail, il y a beaucoup de recherches qui sont faites.
06:18Je voulais revenir une seconde sur ce qu'a dit Gilles sur Octobreau, c'est très très important.
06:22Il y a aussi Movember au mois de novembre pour les cancers masculins.
06:26Et ce qui est très intéressant...
06:26C'est la moustache, c'est ça ? Vous aurez tous une moustache ici, j'espère, messieurs.
06:29Pourquoi pas ? Je laisserai Gilles l'apporter.
06:31Non, mais je l'apporterai bien.
06:33Ah non, ma petite moustache ?
06:34Non, je ne crois pas. Non, pas vraiment.
06:36Non, ça lui va bien en plus.
06:37C'est gentil, merci.
06:39On voit bien.
06:40Pour être un petit peu plus sérieux, une enquête IFOP fiduciale auprès des patrons de TPE
06:46montrait que quasiment, et avec des patrons de PME,
06:49une entreprise sur quatre avait mis en place, l'année dernière, une initiative Octobreauze.
06:54Alors, c'est formidable, mais c'est un signe aussi que l'État joue de moins en moins son rôle
07:00en termes de perception sur la prévention.
07:02On attend de plus en plus l'entreprise sur des sujets qui vont au-delà de la production de biens.
07:07On attend sur la santé, on attend sur le climat, on attend sur la laïcité.
07:11Ça s'appelle la RSE.
07:13Tout à fait.
07:14Il y a environ 10-15 ans, une chargée de communication qui serait allée voir son patron
07:18pour dire qu'on pourrait mettre en place une action contre le cancer.
07:21On lui aurait dit, mais t'es gentil, Coco, c'est pas nous de le faire.
07:24C'est aussi ce rôle face à l'éclipse du politique, face à la déficience jamais vue
07:28au visage du politique au national, de voir l'entreprise avoir une sorte d'extension
07:32du domaine des attentes à son regard.
07:33On est d'accord, Frédéric, que c'est vertueux.
07:35Ah ben c'est très bien.
07:36Non mais ça dit long sur les...
07:38Mais bon, l'État, regardez, il cherche le regard sur l'État central qui devait tout faire.
07:43Ben oui, qui devait tout faire.
07:44Le lien avec le sujet qu'on vient d'entendre, c'est si on habitue les bébés très vite à
07:48la malbouffe
07:49et la bouffe conditionnée par avoir comme cancer.
07:53Mais bien sûr, mais il y en a déjà beaucoup.
07:54C'est pas très beau, à 4 ans ou à 5 ans, vous avez vu le résultat.
07:57Gilles, il y a déjà une hausse des cancers.
07:59Bien sûr.
08:01Sur les produits transformés.
08:02Non mais ça, pour moi, c'est un vrai scandale.
08:05Vraiment.
08:05Et vous pouvez aller sur le site dont j'ai cité tout à l'heure.
08:08Vous tapez apéritif pour bébés, on l'a fait avec le réalisateur.
08:12Il y a plein, plein de choses que vous pouvez acheter en ligne.
08:17Oui, on s'américanise.
08:20Au Royaume-Uni, si le Royaume-Uni revenait en Europe,
08:24et bien c'est une des pistes envisagées par Andy Burham, le nouveau Premier ministre.
08:30Et alors Emmanuel Macron ouvre grand ses bras.
08:33Dira.
08:33Welcome back.
08:34Si les Britanniques veulent revenir à cette Première ministre en ce sens,
08:37je pense que c'est une très bonne nouvelle, à la fois pour son pays et pour les Européens.
08:42Et je pense que les Britanniques ont toujours été qu'ils pour nous aider à simplifier les choses,
08:47des partenaires exigeants, avec lesquels d'ailleurs les relations bilatérales se poursuivent sur des sujets
08:51comme la défense, la sécurité, l'immigration et beaucoup d'affaires stratégiques.
08:55Mais je pense que ce serait une bonne décision.
08:57Et je pense qu'il a raison d'avoir cette audace.
09:01On a un comeback, mais lui, il va partir.
09:02Il est au courant de Emmanuel Macron.
09:04Oui, c'est ce que je pensais.
09:06Le Royaume-Uni va revenir, mais lui, il va partir.
09:08Steph, je parlais de ça à un copain hier au téléphone.
09:11Je suis en train de faire mon zapping.
09:13Il m'a demandé, mais qu'est-ce qu'il y a dedans ?
09:14Il m'a dit, alors là, s'ils reviennent,
09:17qu'en plus, ils ont tout fait pour partir,
09:20et qu'en plus, ils ne font pas la monnaie unique,
09:23alors là, je me révolte.
09:25Arnaud, vous n'aviez pas l'air étonné quand vous entendiez cet extrait de sujet.
09:29Ils vont revenir pour vous ?
09:31Je n'en sais rien du tout.
09:33Pour l'instant, ils ont tiré les conséquences du vote du Brexit.
09:39Depuis, maintenant, c'est 10 ans.
09:41Depuis 10 ans, en l'occurrence.
09:42Vous savez que c'est allé très vite.
09:44Donc, moi, je ne suis pas du tout sûr.
09:46Je ne suis pas du tout sûr.
09:46De toute façon, ça nécessitera vraisemblablement un nouveau vote.
09:51Ce que donnera ce nouveau vote, nous verrons bien.
09:53Je rappelle quand même qu'aujourd'hui, quand même, dans les intentions de vote en Grande-Bretagne,
09:58c'est un des principaux initiateurs du Brexit qui est en tête de ces intentions de vote.
10:04Donc, il faut être extrêmement prudent.
10:08Mais peut-être que...
10:09Il faut rappeler quand même une chose, c'est qu'on le dit toujours insuffisamment,
10:13mais le Royaume-Uni était un pied en Europe.
10:16Mais pas totalement, quand même.
10:18Il ne participe pas de la même monnaie que la nôtre, de toute façon.
10:21Et ce n'est pas un élément mineur, je crois.
10:24On s'interroge toujours sur le bilan, c'est vrai, de ce Brexit.
10:27J'imagine qu'il y a du bon et du moins bon.
10:29On en parle dans quelques instants avec également la suite de votre zapping
10:33et cette affaire dingue, je crois, avec ce vol Fly Dubaï
10:38et le plombier qui a sauvé tout le monde.
10:40Et le copilote, bien sûr.
10:41On en parle dans quelques instants dans votre zapping.
10:43Un plombier pause.
10:44Sud Radio.
10:4810h midi, Sud Radio.
10:50A vous de le dire, Stéphanie Demiru.
10:52A vous de le dire avec aujourd'hui Arnaud Benedetti, Frédéric Dhabi et Pascal Bataille.
10:58On commentait avec Gilles Gansman dans ce zapping.
11:02Certains au Royaume-Uni aimeraient bien revenir dans l'Europe.
11:06Pascal Bataille, je crois que vous souhaitiez rajouter une précision.
11:10Non, ce que je voulais dire, c'est effectivement que, de mon bonheur,
11:14de ce point de vue, j'ai du mal à tirer un bilan.
11:16Non, mais on voyait Emmanuel Macron dire welcome back
11:19et vous disiez, il faut peut-être poser des conditions.
11:21Et que je trouvais qu'Emmanuel Macron allait un peu vite en besogne
11:24en disant welcome back, en ouvrant grand les bras comme ça
11:26et que pour le moins, j'ai l'impression qu'il fallait mettre des conditions.
11:31Si jamais les Anglais votent le retour dans l'Union Européenne,
11:36il faudrait mettre des conditions et notamment le fait effectivement qu'ils adoptent l'euro.
11:42Si on est sur un regard des Européens vis-à-vis de l'Union Européenne,
11:47c'est un signe supplémentaire que les choses bougent.
11:49Je parle sur le contrôle d'Arnaud qui s'en souvient.
11:51Au moment du Frexit en 2000, il y avait en France des tenants du Frexit.
11:57Et dans des enquêtes IFO, d'ailleurs pour Sud Radio, on était sur du 50-50.
12:01On était sur un rejet de l'Union Européenne très fort.
12:04Les choses ont changé parce qu'il y a toujours un discours sévère sur l'Europe.
12:07Mais même les candidats ou les forces les plus anti-européennes ont adouci leur discours.
12:13Et dans l'opinion publique ?
12:14Il y a un contexte international qui a changé aussi.
12:16Parce que les gens ont vu l'Europe agir lors du Covid, lors de la guerre en Ukraine.
12:20Il y a ce contexte international où de plus en plus les gens se disent
12:23l'échelon de référence, l'échelon pour agir, c'est toujours le cadre national
12:27parce qu'on croit dans d'autres pays, mais c'est de plus en plus le cadre européen.
12:30Et il y a quelques mois, on a posé une question sur le Frexit.
12:33Est-ce qu'on souhaiterait un départ de la France Européenne ?
12:36On est sur un nombre qui dépasse 60%.
12:38Donc on a quand même changé d'époque de ce point de vue-là.
12:41Oui, alors moi je serai, je nuancerai,
12:43dans une politique qui est très anti-européenne et très...
12:48Je nuancerai ce que dit Frédéric.
12:51Frédéric, souviens-toi, je veux dire, en 2005,
12:53quelques semaines avant le vote sur le référendum,
12:57le oui était largement majoritaire et finalement c'est le nom qu'ils ont porté.
12:59Mais finalement c'est oui quand même, dans l'application.
13:02Ça c'est renversé au mois de mars.
13:03Oui, au mois de mars.
13:04Mais en fait c'est renversé à deux mois.
13:06Donc si tu veux...
13:06Non mais pour dire, il faut être extrêmement prudent.
13:11Moi je pense qu'en effet les Français ne sont pas anti-européens.
13:13Ce qu'un certain nombre de segments de la population reprochent à l'Europe,
13:19c'est son fonctionnement en l'occurrence.
13:21Par exemple, discuter avec les agriculteurs,
13:24les agriculteurs ne sont pas forcément anti-européens,
13:27mais par contre en effet, ils protestent contre l'hypertransposition,
13:32notamment française en l'occurrence très souvent,
13:34et un certain nombre de normes.
13:37Voilà.
13:38Gide Gansman, la suite.
13:40Sans le courage de passager, le vol FZ 1073 de Fly Dubai,
13:46eh bien aurait peut-être donné lieu à un nouveau 11 septembre.
13:51C'est tout le monde qui a vu ces images,
13:54relayées évidemment par le 20h de France 9.
13:59Les cris, l'effroi des passagers dans le vol Dubaï Tel Aviv,
14:03les pleurs d'une jeune femme.
14:08Sur cette image, l'un des deux pilotes blessés, c'est l'assaillant.
14:12Il a attaqué l'autre pilote en plein vol,
14:15le voici lui aussi à terre, les passagers racontent.
14:17Il nous a attaqué, maintenant on le garde.
14:20Il a essayé de tuer le pilote, mais nous, on s'est interposés.
14:24Voici le vol initial entre Dubaï et Tel Aviv.
14:28Mais au-dessus de l'Arabie Saoudite ce matin,
14:31l'avion quitte sa trajectoire et va perdre soudainement de l'altitude.
14:35A ce moment-là, le copilote de nationalité omanaise,
14:39selon la presse israélienne, attaque l'autre pilote à l'arme blanche.
14:43Chute vertigineuse de l'avion.
14:46Six minutes plus tard, il n'est plus qu'à 4190 mètres.
14:51Entre-temps, des passagers ont fait irruption dans le cockpit pour maîtriser l'assaillant.
14:56Cette histoire est dingue.
14:58Cette histoire est folle et vendredi, Stéphanie prend l'avion.
15:01Ah oui, c'est vrai, c'est vrai, j'avais remis alors pas au-dessus de l'Arabie Saoudite.
15:07Ça ne vous fait pas peur, du coup ?
15:09Franchement, non, mais vous savez, j'étais hôtesse de l'air durant ma jeunesse,
15:13donc pendant mes études.
15:15Ah non, mais j'étais cool.
15:16Voilà, je raconte ma vie à j'ai un poids.
15:19C'est vrai, pendant mes études, j'ai fait ça.
15:20C'est la chanson de Jacques Dutronc, « Toute ma vie, j'y rêvais d'être ».
15:23Non, non, c'est vrai, j'ai encore mon uniforme et j'étais étudiant, c'était mon jeune étudeur.
15:27Voilà, bon non, je ne vais pas alimenter ce fantasme.
15:31En tout cas, cette histoire est folle.
15:33Cette histoire est folle et vraiment, on est passé de très très peu de la catastrophe
15:39parce qu'il n'y a eu qu'une chose qui a sauvé ce vol,
15:42c'est que le copilote a appuyé sur le bouton pour laisser les computes ouvrir.
15:48Parce que le pilote a appuyé des gens pour piloter.
15:51C'est un plombier qui est rentré, qui a pris le manche alors que l'avion était en chute libre
15:55à Mach 1
15:56et il a redressé l'avion avant qu'un autre équipage vienne récupérer complètement.
16:02Mais c'est incroyable, cette histoire est folle.
16:04Oui, parce que l'avion de la Germanwings, ce terrible drame de 2015,
16:08c'est entre les deux tours des élections départementales,
16:10donc j'ai ce référent temporel,
16:13les gens s'étaient rendus compte qu'il y avait un problème,
16:15mais ils n'avaient pas pu rentrer dans le cockpit que le fameux copilote avait verrouillé.
16:21Non, mais on aura un film, c'est sûr.
16:22C'est assez évident, comme Vol 93 sur l'Europe.
16:25Il y aura un film, oui.
16:26Malheureusement, moins de succès, mais c'est vrai qu'ils ne sont pas passés loin de la catastrophe,
16:30d'autant que les avions avaient déjà décollé aussi pour abattre l'avion,
16:33parce qu'ils ont cet ordre.
16:34Oui, de toute façon, il n'y aurait pas eu, c'est un peu ce que disaient les chaînes d
16:38'info hier,
16:38il n'y aurait pas eu de 11 septembre, parce que là-dessus il aurait été abattu,
16:42c'est déjà arrivé en Israël.
16:43Oui, en 1973.
16:45Exactement, il y a un avion qui a été abattu et en effet, je pense qu'il n'y aurait
16:52pas eu de sentiments
16:54et ça aurait été très, très violent.
16:58Mais certains disent que c'est ce que voulait aussi le pilote,
17:04c'est-à-dire qu'il soit abattu en vol.
17:08L'enquête le dira en tout cas.
17:10Ça vous a fait froid dans le dos, j'imagine, quand vous voyez.
17:14Effectivement, ça laisse, moi, ça me laisse toujours un peu songeur
17:21sur la passivité des passagers des avions du 11 septembre.
17:26Mais effectivement...
17:29C'est-à-dire la passivité ?
17:35D'abord, est-ce qu'ils ont compris ce qu'il se passait aussi ?
17:39Parce qu'il y a une espèce d'effroi et de...
17:40Ils ont compris.
17:41Il y a une sidération, hein, Gama.
17:43Ce que je veux dire, c'est que cette réaction, elle me semble...
17:48Heureusement, ils s'en sont sortis de façon miraculeuse,
17:50mais cette réaction, en même temps, elle me semble certes héroïque, mais légitime.
17:53Je veux dire, si vous êtes coincé entre le fait de mourir parce que vous allez vous écraser
17:57ou mourir parce que vous allez être abattu par un avion de chasse,
18:01la seule chose qui vous reste à faire, c'est d'essayer de tout faire pour sauver...
18:04J'imagine que tout va très vite, puis un avion, c'est pas très grand,
18:06donc si tout le monde se précipite, vous voyez, dans le cockpit, c'est compliqué aussi,
18:10mais c'est vrai que c'est incroyable.
18:11Vous avez vu l'état du gouvernail de l'avion, ils ont dû chuter,
18:16enfin, ils ont dû avoir la peur de leur vie.
18:18On les entend crier, d'ailleurs.
18:19Et le courage de remonter dans un avion pour arriver à la destination.
18:23Moi, je remonte pas.
18:24C'est sur le cheval, il faut remonter tout de suite, sinon...
18:27Vous seriez resté en Arabie Saoudite ?
18:28Je ne sais pas, j'aurais trouvé une solution.
18:30Je préfère remonter dans l'avion, personnellement.
18:32Ça aurait été très compliqué, et puis maintenant, c'est l'enquête,
18:35de savoir d'où ça vient, est-ce que c'est simplement un suicide,
18:39ou est-ce que derrière, il y a...
18:41Une volonté terroriste.
18:42Oui, manifestement, même si Yamin Netanyahou n'a pas prononcé le mot terrorisme,
18:46ça m'en a tout l'air.