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Les invités de #HDPros2 débattent des grands thèmes de l'actualité. Présenté par Pascal Praud du lundi au jeudi et Julien Pasquet le vendredi.
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00:00Bonsoir à tous, Véronique Jacquier est avec nous, Gilles-William-Gondadelle,
00:05qui est là, Louis de Ragenel, Joseph Masses-Caron et Johan Ouzahi.
00:09On va commencer évidemment par le vu de Jordan Bardella,
00:12parce que tous les jours, désormais, il va se passer quelque chose.
00:15Aujourd'hui, c'est une réponse, une troisième réponse.
00:18Il y a eu la première réponse qu'il a faite sur ce plateau, Jordan Bardella,
00:20la deuxième réponse qu'il a proposée avec Marine Le Pen hier matin,
00:24et là, c'est une troisième réponse sur X.
00:26Non, tout n'est pas permis, salissé, salissé, il en restera toujours quelque chose, dit-il,
00:30c'est le lot de la vie publique, dira-t-on.
00:32Alors, je ne vais pas tout lire, c'est un tweet assez long,
00:35qui a été posté en fin de journée,
00:36elle offre autant d'occasion d'être louée que d'être calomniée et lynchée.
00:40Ce qu'on peut retenir, quel homme politique serais-je,
00:43et quel homme tout court, si je pouvais regarder une mère de famille franco-israélienne dans les yeux,
00:48la laisser me raconter les derniers instants de son mari
00:51et d'un de ses fils assassinés le 7 octobre 2023 par les terroristes du Hamas,
00:55tout en colportant les pires horreurs antisémites.
01:00Si le gouvernement de l'État d'Israël a fait de moi l'invité de la grande conférence de lutte
01:04contre l'antisémitisme à Jérusalem en 2025,
01:07c'est parce qu'il sait pertinemment que nous sommes en France le meilleur bouclier face à ce fléau.
01:12« Le nouvel assaut de Mediapart est l'accusation la plus ignoble qui m'est jamais visée.
01:18J'ai décidé d'y répondre pour défendre ma provité.
01:20Cette épreuve, j'en suis convaincu, ne fera que renforcer chez des millions de Français de tous bords
01:24la certitude qu'il existe un traitement déloyal. »
01:27Bon, on est sur la même ligne.
01:29Il n'y a pas de changement de ligne, d'inflexion de ligne de Jordan Bardella
01:33qui dément sans ambiguïté ses propos.
01:36Si ce n'est qu'on sent qu'il est quand même extrêmement touché.
01:39Parce que ce qui est vrai, c'est qu'il a quand même fait de la lutte contre l'antisémitisme
01:42avec le Rassemblement national, le cœur de son engagement, notamment depuis le 7 octobre 2023.
01:47Donc c'est vrai que ses accusations, et on le sent dans ce qu'il publie sur X,
01:52on sent qu'il est extrêmement touché.
01:54Voilà.
01:55Le ministre d'ailleurs des Affaires étrangères israéliens lui avait apporté son soutien.
02:00De la lutte contre l'antisémitisme.
02:01De la lutte contre l'antisémitisme lui avait apporté hier son soutien.
02:06Ce qui est la première fois d'ailleurs qu'un gouvernement israélien
02:11intervient en faveur du Rassemblement national.
02:14Et pour le même prix, il a dit tout le mal qu'il pensait de Mediapart.
02:18Il y a un élément.
02:19Louis Dragnet.
02:20Moi je vois quand j'ai eu pas mal de personnalités politiques de tous bords aujourd'hui,
02:24il n'y a pas une personnalité politique qui ne doute de la sincérité des propos de Jordan Bardella
02:28quand il dit ça.
02:29Ils vous disent tous en privé, on sait très bien qu'il n'est pas antisémite,
02:32on sait très bien tout ça.
02:33Et après ils vous disent, bon, mais par ailleurs on fait de la politique,
02:36donc c'est une prise et c'est pour ça qu'on l'attaque sur ce sujet-là.
02:40Oui mais quand vous...
02:41Quel argument ?
02:42Vous avez dit qu'il n'y en a pas un qui doute de la sincérité ?
02:47Non, il ne doute pas, il n'y en a pas un qui doute dans le camp du bloc central,
02:52il n'y a pas une personne qui doute de la sincérité de Jordan Bardella.
02:56Tout le monde comprend qu'aujourd'hui, il n'est pas antisémite, tout le monde le sait ça.
03:00Bon, alors, la vitesse...
03:02Joseph Massesca en...
03:03Leur réactivité, moi je pense aussi à d'autres personnes,
03:05quand il y en a dans l'Arfi notamment, la réactivité tout de suite pour dire,
03:09ça y est, nous avons la preuve, nous avons quelque chose pour montrer que,
03:14en règle générale, la dédiabolisation du Rassemblement national était quelque chose de faux.
03:20Moi, je trouve ça totalement fou, alors que la matérialité des faits n'est même pas encore avancée.
03:25Je trouve que c'est de la précipitation...
03:28Emmanuel Macron, Emmanuel Macron, alors, je pensais qu'Emmanuel Macron ne parlait jamais de politique française lorsqu'il est à
03:33l'étranger.
03:34Quand ça l'arrange, disons qu'il n'en parle pas quand ça l'arrange.
03:36Alors là, il a une sortie sur Bardella qui est étonnante,
03:38parce qu'il dit les choses comme s'il était avéré que Jordan Bardella avait insulté Israël et les Juifs.
03:50Comme s'il était lui-même le protecteur des Juifs, si vous me permettez.
03:53Alors qu'il est en Espagne, avec le pire détracteur de l'État juif, M. Sanchez,
03:59il a accepté la médaille d'Isabelle la catholique, qui expulsa les Juifs d'Espagne en 1492.
04:05Pas terrible, hein ?
04:08Je ne sais pas s'il y a un lien jusque-là, mais...
04:11Il ne s'est pas fait décorer parce qu'il est supposément anti-sémite.
04:14J'y vois un symbole, j'y vois un triste symbole.
04:18Écoutez, c'est historiquement un symbole.
04:20Écoutez le président Macron, parce qu'effectivement, il fait fi de la présomption d'innocence.
04:26Et effectivement, on rappelle que, pour le moment, Mediapart apportera peut-être des preuves, témoignages, mails, etc.
04:32Mais c'est plus que ça.
04:33Non seulement il fait fi, mais il fait comme si ses propos avaient été prononcés aujourd'hui.
04:40En disant qu'il faut que le Rassemblement national clarifie.
04:44Alors qu'à supposer même par pure hypothèse intellectuelle, ça s'est passé quand il avait 17 ans.
04:49Ce n'est pas très intelligent, sauf le respect pour le président de la République.
04:54Et ça s'est passé évidemment à l'étranger, alors qu'à d'habitude, il dit qu'il ne parle
04:58jamais à l'étranger.
04:59Écoutons le président Macron.
05:02La lutte contre l'antisémitisme est une des priorités de la République.
05:06Je l'ai constamment rappelé.
05:08Les propos qui ont été rapportés sont évidemment gravissimes et inacceptables.
05:12Et ils ne souffrent pas quelque commentaire que ce soit.
05:16Ils appellent à la condamnation la plus extrême.
05:18Ce n'est pas la République.
05:19Et la deuxième chose, ils impliquent que les responsables clarifient.
05:25Voilà, c'est le rôle des responsables politiques.
05:28Qu'ils clarifient la ligne, les mots et les gens qui sont dans leur parti peuvent prononcer telle chose.
05:35Au-delà de ce qu'a dit Gilles William, Emmanuel Macron fait bien de préciser quand même que la lutte
05:39contre l'antisémitisme est l'une des priorités de la République.
05:43J'ai envie de dire heureusement, heureusement que c'est une priorité.
05:45Parce que sinon, qu'est-ce que ce serait ?
05:47Le bilan d'Emmanuel Macron, c'est quand même que c'est le président de l'Allia, Emmanuel Macron.
05:52Voilà, on bat des records.
05:54Nos compatriotes de confession juive veulent en partie fuir la France.
05:57Ils veulent rentrer en Israël.
05:59Les fêtes viennent de se dérouler sous très haute protection.
06:02Il y a des policiers à chaque synagogue.
06:05Voilà, ça, c'est le bilan d'Emmanuel Macron.
06:06En tout cas, Jordan Bardet l'a répondu à Emmanuel Macron.
06:12Et il a parlé du 7 octobre, puisque le président n'a pas défilé.
06:16Après le 7 octobre, et c'est la réponse que vous allez voir, je crois, à l'instant.
06:23Après le 7 octobre 2023, j'ai marché dans les rues de Paris et me suis rendu en Israël.
06:27Pas lui, dit-il.
06:29Et c'est factuel.
06:29Factuel.
06:30Et c'est vrai que le fait que le président Macron n'ait pas marché ce jour-là est un
06:37marqueur, évidemment, de son deuxième...
06:39Le pire, c'est qu'il a expliqué pourquoi.
06:41Non, mais le pire, il a expliqué pourquoi.
06:43Et on sait pourquoi.
06:44Oui, mais peut-être qu'il y a deux ou trois personnes qui nous écoutent qui ne le savent pas.
06:48C'est parce qu'il a expliqué qu'il ne fallait pas contrarier les banlieues.
06:52Et on sait pourquoi.
06:53Non, mais c'est quand même assez tragique.
06:55Bien sûr.
06:56Oui, c'est effectivement...
06:57Bah oui.
06:58En fait, et on va voir ce qui s'est passé aujourd'hui en France.
07:03Et on oublie la reconnaissance de l'État palestinien avec toutes les conséquences que ça peut avoir ici.
07:08Quand les otages n'avaient pas encore été libérés.
07:09Je trouve que la pensée, enfin les paroles du chef de l'État sont totalement surréalistes.
07:13Parce que justement, on va aborder le sujet.
07:15On a des lycées qui brûlent.
07:16On a une immigration qui est hors de contrôle.
07:18On a la dette qui explose.
07:19Mais le problème, c'est Jordan Bardella.
07:21Et c'est la criminalisation de propos dont on subodore qu'ils aient pu être tenus en privé.
07:27Donc, enfin bon, voilà, c'est surréaliste.
07:29Non, mais attendez.
07:30Non, mais soyons clairs en subodore.
07:33Mediapart dit que ses propos ont été tenus.
07:37Mediapart dit que ses propos seront authentifiés et produira les éléments.
07:42Attendons.
07:43Moi, ce qui m'étonne simplement, c'est que la presse française ne se retourne pas contre Mediapart en disant
07:49vos accusations sont graves.
07:52Elles portent sur un sujet évidemment important de la campagne présidentielle.
07:56Vous ne pouvez pas rester comme ça dans l'expectative.
07:58Et vous devez au nom simplement de la démocratie, du débat politique, appeler ça comme vous voulez.
08:03Déontologie même.
08:03A déontologie, mais vous n'avez pas raison.
08:06Il y a un média qui publie une information.
08:07Vous avez raison.
08:08Parce qu'autrement, moi, je vais dire, monsieur Édouard Philippe ou je ne sais qui a touché
08:1510 millions d'euros lorsqu'il était Premier ministre en liquide versé je ne sais qui
08:20pour avoir je ne sais quoi.
08:21Je vais dire ça.
08:22Mais les gens vont me dire, mais Pascal, tu as des preuves de cela ?
08:26Je vous les donnerai dans quatre jours parce que je feuille une tonne.
08:30Enfin, où est-ce que tu as vu ça ?
08:32Et alors la presse française, la presse française comme toujours, la presse française pourrait
08:37simplement dire à Mediapart, respectez notre métier.
08:41Si vous avez des preuves, vous les annoncez, vous les produisez.
08:46Moi, je n'ai pas d'avis sur Jordan Bardella.
08:49Je n'ai pas d'avis.
08:50Je suis comme tout un chacun.
08:51S'il y a des preuves, qu'ils le disent, ou c'est comment la formule, ou qu'ils se
08:56taisent à jamais.
08:57Ou qu'ils se taisent à jamais.
08:58Je crois que c'est ça.
08:58Je crois au moment du...
09:00Jordan Bardella a porté plantes aujourd'hui contre Mediapart.
09:02Voilà, qu'ils parlent.
09:04On vit dans un monde, je vous assure, mais c'est sidérant.
09:09La presse, l'espace médiatique.
09:10Ce matin, il y avait Libération.
09:12Prenez ça pour argent, comptant.
09:14Les révélations, ce n'était pas des accusations.
09:16Les révélations dans un agenda politique, ils attendent ça depuis des années.
09:19Les révélations de Mediapart.
09:24Les révélations de Mediapart.
09:26Ce n'est pas des révélations, c'est des accusations.
09:29Et ces gens viennent nous donner des leçons.
09:31Alors, je ne vais pas vous rappeler que Mediapart a fait une enquête sur moi pour m'expliquer
09:34que j'avais des liens avec la mafia corse.
09:37Mais c'est vrai que je me méfie.
09:41Je me méfie tous les jours, mais je prends Mediapart avec un peu de distance, c'est tout.
09:46Non, mais la notion de présomption d'innocence n'existe plus à l'égard de certains.
09:52Bon, Gabriel Attal, et après, on parlera de ce qui s'est passé aujourd'hui en France.
09:57Et alors, le diagnostic des deux Frances confirme chaque jour sa pertinence.
10:04Parce que ce que vous voyez sur le terrain et ce que vous avez vu, Place de la Concorde,
10:08ce n'est pas le même pays.
10:10Ce n'est pas le même pays.
10:11Tu veux bien croire.
10:13Nous en parlerons dans quelques secondes.
10:15C'est des comportements, en tout cas, qui sont très différents.
10:18Alors, c'est la pertinence des deux Frances.
10:20C'est en cela que je le dis.
10:21Coutumes différentes.
10:23Oui, puis des comportements.
10:26Gabriel Attal, c'est irrespirable, a-t-il dit ce matin à Laurence Ferraille ?
10:31Il y a un climat qui est en train de devenir totalement irrespirable pour les Français juifs, aujourd'hui.
10:37Là, il y a ces propos qui sont insupportables et qui sont à la une de tous les médias.
10:41Vous avez les propos de la France insoumise et de membres de la France insoumise qui prennent pour cible les
10:46Juifs.
10:47Vous avez Ségolène Royal, la semaine dernière, qui explique que les Français juifs devraient quasiment s'excuser,
10:52ou en tout cas se désolidariser de la politique du gouvernement israélien comme s'ils en étaient responsables.
10:57C'est insupportable, ce climat.
11:00C'est insupportable pour eux, pour ces Français juifs qui, le matin, allument la télévision, écoutent les informations
11:05et on en remet une couche.
11:06Il y a un épisode supplémentaire où ils sont mis en cause, où ils sont pointés du doigt.
11:10Et moi, je pense que les responsables politiques, on a aussi une responsabilité de sortir de ce climat-là
11:14et de le combattre et de combattre l'antisémitisme d'où qu'ils viennent.
11:16Et ma position de fermeté, d'ailleurs, il a été très ferme ce matin.
11:19Il a dit des choses assez étonnantes.
11:20Il souhaite un examen, peut-être à la fin du CM2, mais sûrement à la fin du troisième,
11:26et un examen de passage.
11:28Donc là, ça changerait les choses.
11:30Et justement, dernière chose sur ce sujet Bardella, écoutons sur RMC.
11:35C'était un des journalistes de Mediapart qui disait où en était la production des preuves.
11:43Vous allez publier les écrits ?
11:45Eh bien, on attend de voir comment ça va évoluer.
11:47Mais évidemment, si on continue à être mis en cause sur le sérieux de notre travail,
11:51eh bien, on authentifiera et on publiera les documents.
11:54Précisément, ce n'est pas sérieux.
11:57Ce matin, il y avait Gérard Carreroux qui était là, qui parlait du Washington Post et de l'affaire Nixon.
12:02Mais les gens ont publié.
12:06Gérard, il dit, mais je n'ai jamais vu ça.
12:07Chaque jour, les deux fameux journalistes, quand ils ont apporté des éléments, ils les publiaient.
12:12Non, c'est si jamais on avait la curiosité malpassée de vouloir voir les preuves.
12:16Mais sinon, ils ne vont pas le faire.
12:18C'est vraiment si on insiste lourdement.
12:22Je m'étonne que mes confrères, je vous assure, ne réclament pas, me semble-t-il, le minimum.
12:28La plupart des confrères sont heureux de ce qui arrive.
12:30Donc, il n'y a rien de surprenant de tout cela.
12:32La plupart se réjouissent de ce qui est en train d'arriver à Jordan Bardella.
12:36Voilà la réalité.
12:37Les lycées, la mobilisation des lycées s'est poursuivie ce mercredi, marquée par des violences,
12:41des fortes dégradations et des professeurs agressés, de nombreuses interpellations au lieu.
12:45Les images qu'on a vues hier sont invraisemblables.
12:47Celles qu'aujourd'hui sont invraisemblables.
12:48C'est une France, mais je ne sais pas comment on va s'en sortir.
12:50Je vous assure, c'est d'une violence.
12:52C'est inouï.
12:54En fait, on ouvre le capot, comme toujours.
12:56On ne savait pas ce qui se passait dans ces lycées.
12:59Il a été arraché, le capot.
13:01Le capot, il n'existe plus, là.
13:04Écoutez, regardez ce premier sujet.
13:07sur les actions des lycéens.
13:11À Paris, Bordeaux, Lille et Lyon, la mobilisation lycéenne se poursuit.
13:17Elle s'est même étendue à Nantes, Rennes ou encore Brest.
13:21Projettent-ils les poubelles en feu ?
13:22Devant ce lycée de Seine-Saint-Denis, les élèves se sont rassemblés dès ce matin.
13:27C'est vraiment tout le temps nous, ceux du 93, qu'ils subissent.
13:30Alors que, par exemple, à Paris, dans la campagne, ils ne sont pas comme ça.
13:33Ils ne sont pas dans des situations pareilles.
13:35Les bâtiments, ils sont insalubres.
13:37En hiver, dans les prêts à fabriquer, il fait trop froid.
13:41On ne peut pas travailler dans des conditions comme ça.
13:43Dans ce climat tendu, un confrère journaliste, repéré par des lycéens,
13:47est écarté de la foule, protégé par des membres du personnel de l'établissement.
13:52Ici, à Bordeaux, la façade de cet immeuble a été partiellement endommagée par un feu de poubelle non maîtrisé à
13:58proximité du lycée Gustave Eiffel.
14:01Il faut écouter la jeunesse dans ce pays qui est un petit peu abandonné quand même depuis pas mal d
14:04'années,
14:04même si je condamne les violences qui ont été faites ce matin.
14:08Situation tendue également du côté de l'île, d'un côté des lycéens qui jettent des projectiles et mettent le
14:13feu à des poubelles.
14:15Face à eux, les forces de l'ordre en position d'intervention,
14:18freinées dans leur élan par le député LFI Aurélien Lecoq qui tente une médiation.
14:22Mettre éteindre le feu mais ça ne sert à rien de charger sur tout le monde.
14:25Mais sans grand succès.
14:27Au lycée Balzac de Tours, un élève de 16 ans a été grièvement blessé à l'œil, selon le quotidien
14:32La Nouvelle République.
14:34En Ile-de-France ce mercredi, 75 lycées ont été perturbés.
14:38Près de la moitié d'entre eux ont été le théâtre de violences, d'affrontements et de dégradations.
14:44Vous avez peut-être vu les mots d'Éric Zemmour.
14:46Les violences de ces derniers jours aux abords des lycées en territoire perdu de la France ne sont pas anodines.
14:50Des élus d'extrême gauche les soutiennent et les excusent.
14:53Il faut donc les voir pour ce qu'elles sont.
14:54Une répétition générale, un avant-goût à petite échelle du chaos que Mélenchon et les filles préparent pour la France.
15:00Mélenchon connaît l'histoire.
15:02Il sait que chaque révolution a besoin d'agitateurs, d'idiots utiles et de voyous pour installer la terreur dans
15:06le pays jusqu'à ce qu'ils finissent par céder.
15:09Robespierre avait ses sans-culottes, Lénine ses gardes rouges, Mélenchon a ses bandes de racailles.
15:13L'époque change mais la méthode, elle, ne change pas.
15:16Le plus terrible, c'est débuter les filles avec l'écharpe tricolore qui leur sert de passe droit pour jeter
15:24l'huile sur le feu.
15:25Mais il a raison sur un point, on a tous pensé à ça, c'est que de même d'ailleurs
15:29avec les événements qui s'étaient passés à certains l'été.
15:31C'est-à-dire que c'est une répétition.
15:33A chaque fois, c'est une répétition.
15:35Il faut bien savoir d'où il vient quand même, Jean-Luc Mélenchon.
15:38C'est un Lambertiste et ça, ils savent ce que c'est que la révolution.
15:42Réellement, ils savent ce que c'est.
15:43Et là-dessus, il n'a pas changé.
15:44Lambertiste un jour, Trotskiste, pour les gens qui ne savent pas, Trotskiste un jour, Trotskiste toujours.
15:49Et donc, c'est une répétition.
15:51Jusqu'à la répétition générale qui viendra à l'élection.
15:55Quel que soit le candidat qui gagne.
15:58Ça, c'est ma conviction profonde.
16:01Ceux qui pensent qu'Edouard Philippe gagnant, il n'y aurait pas le chaos, se trompent totalement.
16:08Parce que si Edouard Philippe gagnait, moi je vous assure, je prends le billet aujourd'hui,
16:11que Mélenchon et ses troupes viendraient, tu taperaies sur toi et dis-donc camarade,
16:15qui t'a fait président ?
16:17Et demanderait un certain nombre de choses.
16:19Et irait dans la rue.
16:20Donc, de toute façon, c'est le chaos général qu'ils veulent et qu'ils souhaitent.
16:24C'est une répétition.
16:25C'est-à-dire que ce qui est paradoxal, c'est que Jean-Luc Mélenchon ne vivrait pas 5 minutes
16:28dans l'enfer
16:29qu'il nous vend avec ses nouveaux gardes rouges, si j'ose dire.
16:33Ça, c'est une chose.
16:34La seconde, c'est que je ne sais pas si vous avez entendu le ministre de l'Éducation nationale
16:38et les solutions qu'il propose pour justement résoudre cet enfer.
16:42Il propose une grande concertation.
16:45C'est-à-dire, comme vous dites, Pascal, on ouvre le capot, on va écouter ces lycéens.
16:49Mais pardonnez-moi, le problème, c'est que ce ne sont pas des lycéens.
16:52Ce sont des militants.
16:53Surtout quand on les écoute à l'heure.
16:54Et surtout, ce sont des gens qui n'ont rien à faire dans des lycées.
16:57Vous avez écouté ?
16:58Non, mais on va les écouter après.
16:59Vous allez en apprentissage.
17:00Non, mais c'est intéressant de les écouter.
17:02On voit bien, il y a des groupes de lycéens qui organisent des raids.
17:05En réalité, ils vont de lycée en lycée pour tout casser.
17:07Et vous avez des gens, mais alors, on ne comprend même pas leurs revendications.
17:11Ceux qui disent, oui, alors il y a trop de travail.
17:12Entre 8h et 17h, on est à l'école.
17:14Mais non, mais en fait...
17:15Vous en avez d'autres qui disent, ah ouais, c'est dégueulasse.
17:17On n'a pas le droit d'avoir des téléphones.
17:18On marque une pause.
17:19On marque une pause et on interroge les parents.
17:23Où sont les parents ?
17:24Où sont les parents ?
17:25Où sont les parents ?
17:26Parce que, voilà, c'est une question quand même.
17:29Quand ils sont rentrés le soir, les parents peuvent s'interroger.
17:31À tout de suite.
17:34Je voulais vous montrer des séquences.
17:36Alors, évidemment, si vous êtes sur les réseaux sociaux, vous devez être effrayé de ce que vous voyez.
17:41Parce que ce sont des centaines d'images, de séquences qu'on voit.
17:46On n'a jamais vu ça.
17:47On n'a jamais vu des professeurs qui sont coursés.
17:53Des feux de poubelles.
17:55Ça, ça a dû exister, bien sûr.
17:56Des intrusions dans les appartements de fonction de professeurs.
17:59Exactement.
17:59Alors, on va essayer d'en voir plusieurs séquences.
18:02La première, c'est Antoine Léomand.
18:03C'est dans l'Essonne.
18:05Et lui-même comprend que ce qui se passe n'est pas utile.
18:09Puisque le feu est déclaré.
18:12Il essaye de l'arrêter lui-même.
18:15Putain, mais éloignez-vous, on va bretire.
18:17Mais ne tirez pas comme ça, par contre.
18:19Je me tue tout de suite.
18:22Donc, c'est sans doute un jeune qui a mis le feu.
18:25Et Antoine Léomand, qui est là, qui passe devant tout le monde.
18:29Et qui va tenter...
18:32C'est le pompier pyroman, quoi.
18:34Après avoir mis de l'huile, il met de l'eau.
18:36C'est le pompier pyroman, exactement.
18:37Bon, il dit que c'est débile, quand même.
18:41Donc ça, c'est une séquence, une des multiples séquences qu'on a vues.
18:46Donc ça, ça se passe à l'Essonne.
18:47C'est évidemment des images que vous avez vues et qui circulent sur les réseaux sociaux.
18:53Autre image, cette fois à Roubaix.
18:58Donc là, c'est à Roubaix.
18:59C'est pas rien, quand même, le feu que vous voyez.
19:04Bon, il y a eu, évidemment, par le passé des émeutes, sans doute.
19:09Il y avait des jeunes qui revendiquaient tout ça.
19:11Mais là, on est manifestement sur un certain niveau de violence.
19:15Et vous allez voir l'image suivante.
19:16C'est David Guiraud, qui est le maire de Roubaix.
19:19Et qui se trouve au milieu, voilà, il est au milieu des jeunes lycéens.
19:27Et il les accompagne manifestement.
19:30Parce que pour la première fois, c'est pas si fréquent qu'un mouvement soit politisé,
19:35à ce point récupéré dans les quartiers, veux-je dire.
19:38En passant, je glisse que M. Guiraud a reconnu, lui, s'est authentifié,
19:44être un disciple de M. Soral.
19:45Mais personne ne l'embête.
19:47Mais c'est la première fois, me semble-t-il, que les quartiers sont politisés.
19:51D'habitude, les quartiers, ils ne sont pas forcément politisés.
19:53Et là, LFI a réussi, sous le tour de force, à politiser les quartiers.
19:56Il me semble que c'est la première fois.
19:58C'est pas le quartier, la jeunesse.
20:01La jeunesse, bien sûr.
20:02Les lycéens, en partie, les très jeunes, bien sûr, sont embrigadés.
20:06Les quartiers, je parle.
20:08Mais attendez, là, c'est des violences urbaines, comme a dit Laurent Nunes, le ministre de l'Intérieur.
20:11Politisées.
20:12Il y a eu d'autres violences urbaines.
20:13Après Naël, c'était surpolitisé.
20:15C'était des violences urbaines.
20:17Et vous aviez les députés LFI qui allaient chercher des gens qui étaient placés en garde à vue
20:20parce qu'ils avaient attaqué des policiers et des gendarmes.
20:22En tout cas, là, j'ai l'impression que c'est un mouvement.
20:24J'ai l'impression que c'est un mouvement.
20:26C'est une stratégie politique de la France.
20:27Voilà, c'est un mouvement.
20:28Avec des gens très jeunes.
20:29Ils sont cœurs.
20:30Il y a un prétexte.
20:31On passe au lit trop de prétexte.
20:32Voilà, là, il n'y en a pas exactement.
20:34C'est ça, il n'y en a pas.
20:35Il n'y en a pas.
20:36C'est bon.
20:37Autre séquence absolument sidérante.
20:39C'est ce professeur à Lille qui est poursuivi, vous allez voir, par des jeunes gens.
20:46Et c'est ça qui est divisible.
20:47Est-ce qu'on l'a, cette séquence ?
20:49Est-ce qu'on l'a ?
20:49Voilà.
20:50Donc lui, ce professeur, bon, regardez comment, mais enfin, vous avez vu ça où ?
20:57Je ne sais pas pourquoi, qu'est-ce qu'a fait ce professeur ?
21:00Mais il n'y a plus un professeur qui a envie sans doute aujourd'hui d'enseigner dans ses banlieues
21:05ou dans ses quartiers
21:06pour te faire insulter avec des jeunes gens qui paraissent, j'allais dire, décérébrés.
21:11Dans certaines académies, on recrute les professeurs avec six de moyenne tellement il y a peu de candidats.
21:18Mais qu'est-ce qu'il a fait ce professeur ? Je voudrais savoir ce qu'il a fait.
21:22Il a peut-être critiqué ce qui se passait.
21:24Allez, savoir s'il n'a pas osé critiquer.
21:26Bon, séquence, c'est avec les drapeaux, cette fois-ci, drapeaux palestiniens qui sont omniprésents.
21:33Et vous allez voir, c'est une séquence qu'on a vue ce matin également.
21:39Bon, drapeau algérien.
21:41Il y en a autant pour moi.
21:43Donc, vous avez aussi le sentiment...
21:48Il n'y a pas de bonne manifestation, M. Proulx, sans un drapeau palestinien.
21:51Alexandre Gauche, rarement, c'est vrai.
21:52Vous avez le sentiment d'une détestation de la France.
21:56Il y a peu de drapeaux français, j'en conviens.
21:59Quand je dis qu'il y a deux Frances, en fait, il y a deux Frances qui se télescopent.
22:02Celle de la place de la Concorde.
22:03Et là, on a l'impression que c'est des gens qui sont français, comme vous et moi.
22:07Mais pas le sentiment d'une détestation des institutions, des profs, du drapeau, de l'histoire.
22:13Est-ce que ce n'est qu'un sentiment ?
22:15Je suis prudent.
22:16Oui, mais je suis prudent.
22:17Vous mettez en fuite en l'oreille, Pascal.
22:19On écoute les slogans, ils sont...
22:20Mais je suis prudent parce que...
22:22Mais vous avez raison.
22:22Je veux dire, je suis inquiet.
22:24D'abord, je suis inquiet.
22:25Je suis prudent.
22:26Et effectivement, je ne sais pas comment on va s'en sortir.
22:29Autre séquence.
22:29Vous écoutez celui qui dit tout blanc, tout moche.
22:31Autre séquence avec toujours, c'est des journalistes de frontières
22:35qui ont filmé ces images.
22:41Je ne touche pas le micro, madame.
22:42Je ne touche pas le micro.
22:59Vous ne touchez pas, madame.
23:02Vous êtes en train de nous filmer.
23:03Vous ne touchez pas, madame.
23:05Vous ne touchez pas le micro.
23:07Monsieur Balayoko, pourquoi il y a une telle violence ?
23:11Il va essayer de nous retirer le micro comme hier ?
23:14On est dans l'espace public, madame.
23:15On est dans l'espace public.
23:29Il est très présent, monsieur Balayoko.
23:31Ah oui, il est très présent.
23:32Alors, écoutez maintenant ce collégien de 14 ans.
23:3414 ans.
23:35Mais où sont les parents ?
23:36Qui a été mis en garde, vu et qui va raconter son histoire.
23:39Écoutez, il a 14 ans, celui-là.
23:41Hier, je suis venu faire la manifestation pour les lois de l'État,
23:49les nouvelles lois et pour rencontrer des amis aussi.
23:54Du coup, je me suis fait arrêter au bout de deux heures.
23:59À 11h30.
24:02Et du coup, après, la police m'a embarqué dans les...
24:07Ils m'ont posé des questions.
24:08Est-ce que tu connais des amis et tout ?
24:11Sauf que moi, je ne connaissais personne.
24:15Et du coup, après, je suis allée dans la garde à vue.
24:18J'étais avec quelqu'un.
24:20Et après, ils m'ont laissé ressortir à 17h.
24:22Pourquoi tu as été arrêté ?
24:23C'est quoi la raison qui t'en dit ?
24:25C'est parce que j'ai balancé des projectiles sur les policiers.
24:29Balancé quoi ?
24:30Des bouteilles en verre et des cailloux.
24:33Et aujourd'hui, tu te sais comment d'avoir fait ça ?
24:36Bah, pas bien.
24:37Ça ne se fait pas pour les policiers.
24:39Comment tu t'expliques que tu as fait ça ?
24:42Genre, c'était un coup d'énervement.
24:44J'ai balancé des cailloux comme ça contre la police.
24:48Et tu sais pourquoi il y a de ces manifestations ?
24:52Comme j'ai dit, par rapport à l'État et tout.
24:55Et c'est-à-dire ?
24:56Genre, ils ont mis des nouvelles lois.
24:59Du coup, les lycéens, ils en ont marre.
25:02Et du coup, ils font des manifestations comme ça pour dire à l'État d'enlever les nouvelles lois et
25:12tout.
25:12Qu'est-ce qu'il va devenir ?
25:13Qu'est-ce qu'il va devenir ?
25:16On est en état d'apesanteur sociale totale et il n'y a personne à la barre.
25:22Il faut comprendre.
25:23Il n'y a personne.
25:24Qu'est-ce qu'il va devenir ?
25:27Journaliste dans certains médias peut-être ?
25:29Ou fonctionnaire ?
25:30Non, mais...
25:31Alors, on était tout à l'heure sur Europe 1 avec une femme tout à fait remarquable qui s'appelle
25:35Ève Wagerland.
25:37Elle a écrit un livre sur ce qui se passe dans les quartiers, notamment.
25:42Elle est enseignante.
25:43Elle est agrégée de lettres modernes.
25:45Ça fait 10 ou 15 ans qu'elle est enseignante.
25:47Elle est aujourd'hui dans un collège à Paris.
25:49Tout ce qu'elle dit, elle parle l'or, cette femme.
25:52Vraiment, si vous pouvez réécouter cette émission, entre 16h et 17h, elle parle l'or.
25:56Tout ce qu'elle dit, d'abord, c'est tout à fait remarquable.
25:59Et son analyse, évidemment, je vous propose de l'écouter.
26:05C'est une farce grotesque et totale.
26:09Donc, voilà les revendications que Emmanuel Macron et le ministre de l'Éducation considèrent comme légitimes.
26:14Parce qu'ils nous ont quand même dit que les revendications sont légitimes, pas la violence.
26:19C'est quand même n'importe quoi.
26:20D'autant que les mêmes personnes qui nous disent, voilà, notre revendication, c'est qu'on a trop d'heures
26:25de cours,
26:26ensuite se plaignent qu'il n'y a pas assez de profs.
26:28Donc, il faudrait savoir, est-ce qu'ils veulent avoir des cours ou non ?
26:31Et quand on entend ce jeune homme, on a envie de lui dire,
26:33mais à votre avis, pourquoi les profs n'ont pas envie d'être mutés en Seine-Saint-Denis ?
26:38Là, c'était à Strasbourg, en l'occurrence.
26:40Non, c'est en Savoie.
26:41Là, c'était en Savoie, pardon.
26:43J'ai vu qu'il y avait à Toulouse, particulièrement des blocages, à Saint-Denis.
26:47Voilà, on voit très bien le type de zone ghettoïsée dont il est question.
26:52Que les profs fuient, en fait, depuis des années, parce que les élèves, en fait, sont dans une hostilité foncière
26:58à l'enseignement qu'ils reçoivent et à l'enseignant qui les incarne.
27:02Et ensuite, ils se plaignent.
27:04Donc, en fait, on voit qu'il y a deux discours en même temps.
27:06Il y a le vrai discours de cette masse un peu, on va dire, en sauvagée, qui est manipulée, en
27:13fait.
27:15Eux, leur vraie revendication, c'est oui, on a trop d'heures de cours,
27:17on voudrait plutôt être à faire plus ou moins rien dans la rue.
27:23Ils sont manipulés par des quelques, une poignée d'élèves politisés
27:29qui, eux, reprennent, en fait, de manière extrêmement maladroite
27:32les revendications habituelles des syndicats, en fait, de l'éducation nationale,
27:36le SNES, entre autres, à savoir manque de moyens, manque de professeurs, voilà.
27:41Donc, ils recrachent.
27:42On sent que c'est une récitation.
27:44La plupart du temps, c'est pseudo-revendication.
27:46Ils recrachent ce discours syndical tout fait.
27:50Ils entraînent les autres qui sont ravis.
27:51Moi, j'ai déjà assisté à ce type de blocage.
27:53Je sais très bien comment ça se passe.
27:55Vous allez avoir sur tout un lycée deux ou trois élèves réellement politisés.
28:00Ils vont mettre deux ou trois poubelles le matin devant le lycée.
28:04Ensuite, on a une masse d'élèves qui va être ravis de sécher les cours
28:07et, en gros, d'attaquer l'institution, de mettre le bazar.
28:10Ils vont être rejoints par des élèves, parfois extérieurs à l'établissement,
28:13qui peuvent être dangereux et violents.
28:16Et voilà comment ça dégénère ensuite à partir de là.
28:19Parler de revendications légitimes, c'est vraiment, encore une fois, une farce.
28:23Il faut arrêter de faire ça.
28:25De toute façon, c'est illégal de bloquer un établissement.
28:27S'ils ont des revendications légitimes,
28:29personne ne leur interdit d'aller manifester le samedi dans la rue,
28:32en dehors de leurs heures de cours.
28:34Elle a tout dit.
28:36Mais je vous dis, elle a été formidable.
28:37On est resté trois quarts d'heure avec cette femme.
28:40Mais elle ne veut même plus y aller.
28:42Ce qu'ils disent offre, en plus.
28:44Ce qu'ils disent offre, parce qu'ils ne disent pas tout.
28:46Mais ce qu'ils disent offre, c'est terrifiant.
28:48Ils disent qu'ils ne veulent plus y aller.
28:49Parce qu'ils ont affaire à des gens, une hostilité totale sur la France,
28:52sur l'enseignement, sur...
28:54Tu fais comment ?
28:55On a un président qui dit que les revendications sont légitimes.
28:58Ça fait dix ans qu'il est là.
29:01Écoutez, Emmanuel Macron, mais là, c'est du Macron pur sucre.
29:05C'est vraiment, il y a à boire et à manger, comme tout le monde,
29:08comme toujours.
29:09Et tout le monde peut être content après ce qu'il leur a dit
29:11et que vous allez écouter à l'instant.
29:14Je ne vais pas ici laisser penser qu'au fond,
29:18notre jeunesse n'aurait pas de légitimes débats à avoir,
29:21de légitimes craintes et puis des adhésions.
29:24Tout ça fait partie de la vie démocratique et c'est une bonne chose.
29:28Par contre, aucun de ces débats, aucune de ces craintes
29:30ne légitime la violence.
29:34Et en aucun cas, des responsables politiques,
29:37le terme, un espèce, est mal choisi,
29:40ne saurait légitimer une violence au carré.
29:41On a vu beaucoup de responsables aller devant les lycées
29:43pour exciter les élèves.
29:45Je pense que c'est grave.
29:46Tous les débats sont légitimes.
29:48La violence, elle, ne l'est jamais.
29:50Jamais.
29:52Bon, je pensais à une autre intervention qui était plus...
29:54Celle-là, je la trouve plutôt cohérente et...
29:57Il dit que c'est légitime quand même.
29:59Oui, mais bien sûr, j'ai écouté une autre intervention.
30:01C'est celle-là qu'on écoutait.
30:03Là, il a une forme de clarté.
30:05Je peux dire que Valérie Pécresse s'est sentie bien seule
30:08pendant quelques jours.
30:09Oui, oui, mais...
30:10Elle s'est sentie bien seule.
30:11Parce que franchement, c'est pas du point de vue...
30:14C'est pas le soutien de l'exécutif.
30:16Il n'était pas au rendez-vous.
30:17Bien sûr.
30:17D'accord ?
30:17Elle a été courageuse.
30:19Et lorsqu'elle a dit...
30:19Elle a pris elle-même la décision,
30:22absolument en disant,
30:23elle, les filles doivent payer.
30:24Ce sont les cas sur les poils, ils doivent payer.
30:25Elle s'est quand même retournée.
30:27Il n'y avait pas grand monde de l'exécutif derrière elle.
30:29Oui, mais ça fait 40 ans.
30:31En fait, c'est aussi le résultat d'une immigration massive
30:35que Mme Pécresse et d'autres gens de droite ont accompagnée.
30:40Qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ?
30:43Vous payez toutes les factures.
30:45Je veux bien vous montrer une archive que j'ai passée ce matin,
30:48que nous avons passée ce matin en 86.
30:50Vous voulez la voir, cette archive ?
30:51On est en 1986.
30:52Il y a eu des mouvements lycéens.
30:54Vous voulez qu'on voit comment ça se passait en 86 de Vaquay ?
30:57Vous voulez qu'on voit ?
30:59C'est un autre France.
31:00Vous allez voir des gens qui parlent, qui revendiquent.
31:03À un moment, on les voit manifester,
31:05mais ils marchent tranquillement.
31:08Et pourtant, ils pouvaient avoir des erreurs.
31:09Écoutez, écoutez.
31:10Alors, c'est en 86.
31:12Écoutez, on ne va peut-être pas...
31:13Elle fait 2,30.
31:14Elle est peut-être un peu longue.
31:15On la coupera peut-être au centre.
31:17Mais écoutez le début de cet archive
31:19qui date de 1986
31:20avec le présentateur de Bretagne,
31:23CFR 3 Bretagne,
31:23qui lance le sujet.
31:26À Brest, 3 facultés sont en grève à 90%.
31:29Même situation à Rennes, à la fac des lettres.
31:32Seuls les UUR de sciences et de droit
31:34observent la poursuite des cours.
31:36Mais le phénomène marquant de cette journée,
31:38la contestation qui a gagné les lycées.
31:41Le mouvement s'est amplifié tout au long de cette journée.
31:43Dominique Duforest.
31:45La contestation gagne la jeune classe.
31:47Et ce matin, à Rennes,
31:48les lycéens ont rejoint les étudiants
31:49ou réciproquement.
31:51Ce matin, ça a commencé à 8h.
31:53Moi, je suis à Zola.
31:54Et à 8h, il y avait des étudiants devant Zola.
31:56Et le proviseur a voulu fermer les portes
31:58pour les empêcher de rentrer.
31:59Mais ils sont passés par-dessus les grilles.
32:00C'est-à-dire que quand on était en cours,
32:01de 8 à 9,
32:03ils sont venus dans la cour.
32:04Ils ont commencé à revendiquer, à crier.
32:07C'est-à-dire que la plupart des élèves sont sortis.
32:08Actuellement, ils doivent avoir, je ne sais pas,
32:09les trois quarts de Zola en grève.
32:22La rime n'est pas riche,
32:23mais l'humeur est bonne
32:24lorsque les lycéens décident de rejoindre à pied
32:26le campus de l'université de Rennes 2
32:27où les étudiants de lettres en grève
32:29tiennent une assemblée générale
32:30dans un amphi surchargé.
32:32Joyeuse et décidée,
32:33on rejette la sélection à l'entrée de l'université,
32:35la création des diplômes locaux
32:37et l'entrée en force des entreprises
32:38au sein des facultés.
32:40Connaît-on vraiment le texte de la loi en projet ?
32:42Peut-être pas toujours,
32:43mais outre que les étudiants sont encouragés à le lire,
32:46on sent un rejet de l'esprit même de la loi
32:47et bien minoritaire sont ceux qui prêchent la modération.
32:50Je pense qu'il faut réfléchir
32:52et je pense que tout n'est peut-être pas à refuser en bloc
32:55et qu'il faut regarder ce bien-être.
33:05Nous, on est lycéens,
33:07on est plus petits,
33:09et en fait,
33:11on a besoin de plus de structures d'organisation.
33:13Donc, on n'a que deux jours pour faire quelque chose
33:15et en deux jours,
33:16ce qui va être très difficile,
33:17c'est d'agir dans tous les lycées à la fois.
33:19Donc, on va essayer de constituer
33:20un comité interlycéen sur Rennes
33:22qui agira d'un bloc.
33:24Mais, on ne promet rien.
33:26Peu d'organisation chez les lycéens,
33:28peu chez les étudiants
33:29et les militants de l'U9-ID,
33:30syndicats de gauche,
33:31ont bien du mal à canaliser une foule
33:32qui aimerait agir tout de suite
33:34sans attendre la manifestation programmée pour jeudi
33:36dans les rues de la capitale bretonne.
33:38Il faut dire que l'humeur frondeuse
33:40se répand comme une traînée de poudre.
33:41Aujourd'hui, à Brest,
33:42sauf en médecine,
33:43les étudiants avaient déserté les cours.
33:44À Rennes,
33:45la fac de lettres Rennes 2,
33:46on l'a vu,
33:46est en plein mouvement.
33:47À Rennes 1, en revanche,
33:49où l'on enseigne le droit et les sciences,
33:50les étudiants hésitent,
33:51voire refusent le mouvement.
33:52Bref,
33:53sur les trois universités bretonnes,
33:54deux s'opposent à la loi de Vaquet
33:56et leur président aussi.
33:57Une hésite
33:58et son président,
33:58lui, soutient une loi
33:59qu'il qualifie d'imaginative.
34:06Et au lycée,
34:07demain peut-être,
34:08aux enseignants.
34:09Cette archive est formidable.
34:11Mais vous voyez cette dame
34:12qui conduit une petite 205 ?
34:14On parle de confiance sociale.
34:16Elle avance tranquillement.
34:18Elle sait qu'il ne va rien lui arriver.
34:20Elle le sait.
34:21Mais aujourd'hui,
34:23cette même dame,
34:24dans cette même voiture,
34:26la voiture est brûlée,
34:27la femme est je ne sais où.
34:29Et c'est là que vous voyez
34:31la différence entre un pays
34:32qui était civilisé
34:33et aujourd'hui qui ne l'est plus.
34:35Vous avez raison d'évoquer
34:36d'évoquer la dimension migratoire.
34:39C'est la différence
34:40entre le jour et la nuit.
34:41Je vous signale quand même
34:42qu'à l'époque,
34:43ils parlaient déjà
34:44de révolte, etc.
34:45Pour l'époque,
34:47c'était quelque chose
34:47qui était considéré
34:48comme très contestataire.
34:5086, c'était chaud.
34:5386 de Vaquet dans Paris
34:55avec effectivement
34:56la mort de Manicou Sikine
34:57qui a été un drame.
34:59Il y a la dimension migratoire
35:00mais sincèrement,
35:01je pense qu'on arrive
35:01à la fin d'un cycle
35:02et on voit une véritable décomposition
35:04de ce qui se passe
35:06dans les lycées.
35:07Tous ces jeunes,
35:08ils ne devraient pas être au lycée.
35:09Ils devraient être
35:10en apprentissage.
35:11Être au lycée,
35:12normalement,
35:12c'est pour témoigner
35:14de facultés intellectuelles
35:15pour faire ensuite
35:16des études supérieures.
35:17Est-ce qu'on voit,
35:18est-ce qu'on sent
35:19leur appétence
35:20pour faire des études ?
35:21Est-ce qu'on délivre
35:22encore un savoir ?
35:24Donc on voit
35:24un vrai phénomène
35:25de décomposition
35:26et quand j'ai entendu
35:26le ministre de l'Éducation nationale
35:28cet après-midi
35:28qui n'a rien d'autre
35:29à proposer
35:30qu'une grande concertation,
35:31il me dit
35:32qu'on n'est pas
35:32au bout du bout de...
35:33On l'écoute,
35:34monsieur Geffray.
35:35Résultat PISA.
35:37On l'écoute,
35:38monsieur Geffray.
35:39Ils veulent travailler moins.
35:40Oui.
35:41Ils n'ont pas compris
35:42le pays.
35:43Nous allons ouvrir
35:44une grande plateforme
35:45de concertation
35:46à laquelle tous les lycéens,
35:48soit à titre individuel,
35:50soit à titre collectif,
35:51par exemple,
35:52dans le cadre
35:52de réunions
35:53des conseils de vie lycéenne,
35:55pourront,
35:56j'allais dire,
35:57contribuer,
35:57ils pourront alimenter
35:58cette plateforme,
35:59ils pourront faire part
36:00de toutes leurs demandes,
36:01de leurs inquiétudes,
36:02de leurs angoisses,
36:04de leurs incompréhensions,
36:05de leurs revendications aussi,
36:07de manière territorialisée,
36:09ce qui permettra ensuite
36:10à tous les recteurs d'académie,
36:12dans les semaines
36:13qui suivront,
36:14de travailler avec eux
36:15sur la base
36:15d'une collecte exhaustive
36:17de ces demandes.
36:18Mais il est incapable,
36:19ce ministre,
36:20de taper sur la table
36:21et dire,
36:21ça suffit,
36:23maintenant l'autorité,
36:24c'est comme ça,
36:25les gosses,
36:25vous rentrez,
36:26vous êtes là pour apprendre,
36:27vous vous taisez,
36:28t'es obligé de dire,
36:29ah oui,
36:29ils ont des revendications,
36:30etc.
36:32Il est tétanisé.
36:34Non mais dans son logiciel,
36:35il n'y a pas de autorité.
36:35Mais s'il disait ça,
36:36il sauterait au bout d'une minute.
36:37Le problème,
36:37c'est qu'il n'y a plus d'autorité
36:38nulle part.
36:38Mais moi,
36:39je ne crois pas justement.
36:40C'est ça le problème.
36:40Moi,
36:41je vais dire,
36:41je ne crois pas.
36:41Mais non,
36:42parce que s'il dit ça,
36:43je ne défends pas ça.
36:45Je suis comme vous,
36:45je le déplore.
36:46Mais s'il le disait,
36:47demain,
36:48la manifestation serait
36:48deux fois plus importante.
36:51c'est du carburant.
36:52Je ne crois pas.
36:53Mais en fait,
36:54vous êtes d'une faiblesse.
36:55Mais oui,
36:56le problème,
36:56c'est qu'il n'y a plus d'autorité
36:57au sommet.
36:58C'est-à-dire que tout a lâché.
36:59En fait,
37:00c'est faux.
37:01En fait,
37:02vous déplorez le fait
37:03qu'il n'y ait plus d'autorité
37:03sur une chose
37:04alors qu'il n'y en a plus nulle part.
37:05Il joue sur la faiblesse.
37:07Je ne crois pas du tout.
37:08Je ne crois pas du tout.
37:09Mais je pense par ailleurs
37:10qu'il faut remettre
37:11évidemment de l'autorité.
37:11Je ne crois pas du tout
37:11qu'un discours ferme
37:13exciterait les gens.
37:20On a vu ici
37:20une personne en blanc
37:22qui avait une autorité.
37:24C'était l'autorité.
37:26C'est-à-dire l'autorité...
37:27Naturelle.
37:28Naturelle.
37:28C'est ça.
37:29Parce que la question de l'autorité,
37:31c'est ce qui augmenterait
37:32en latin.
37:33C'est ce qui vous augmente.
37:34C'est ce qui vous enrichit.
37:35Donc, l'autorité,
37:36l'autorité naturelle.
37:38Eh bien, aujourd'hui,
37:38il n'y a pas d'autorité.
37:40C'est-à-dire que si,
37:41la manière dont peut-être
37:42des personnes conçoivent
37:44encore l'autorité,
37:45c'est la manière coercitive.
37:46C'est par la force.
37:46Non.
37:47L'autorité,
37:47l'autorité naturelle.
37:49Quand on dit, par exemple,
37:50un professeur d'université,
37:51c'est une autorité
37:52en son domaine.
37:53C'est ça, l'autorité.
37:54Eh bien, là, finalement,
37:55en effet, aujourd'hui,
37:56en France,
37:57il n'y a plus d'autorité
37:58au sens propre.
37:59Nulle part.
37:59Et les trois jours
37:59où on a vu,
38:00on a renoué avec quelque chose
38:01qui s'appelle l'autorité.
38:03Je salue votre volonté
38:05pour ces jeunes
38:06qui nous écoutent
38:07de leur donner
38:08quelques mots de latin.
38:10Augmentare,
38:11notamment en latin.
38:12Mais bon,
38:13je suis certain
38:13qu'ils ont apprécié.
38:14Il y a même des pages
38:15d'Anna Arendt là-dessus,
38:16mais enfin bon,
38:17on ne va pas.
38:17Ah ben,
38:17si Anna Arendt,
38:18alors Anna Arendt
38:19est augmenterée
38:20pour les jeunes
38:21qui nous écoutent.
38:22Là, vous allez
38:23faire un grand chelème.
38:25Bon,
38:25Riyad Rani,
38:26qui est le président
38:27de l'union syndicale lycéenne,
38:28il s'est présenté
38:29sur une liste
38:30de la France insuffisante ?
38:31Il était en troisième position
38:33sur une liste LFI
38:34municipale.
38:35Donc, avant d'être
38:36représentant lycéen,
38:37il était évidemment
38:37militant LFI.
38:38Ce n'est pas un compétent.
38:39Mais quel âge il a ?
38:41Il a dû redoubler
38:42au moins un...
38:44Il doit être lycéen.
38:45Soyons prudents,
38:46comme vous dites,
38:46mais il a bien dû
38:47redoubler deux fois.
38:47Mais par définition,
38:48il doit être lycéen
38:49s'il est président
38:50de l'union syndicale lycéen.
38:51Je ne sais pas.
38:52C'est vrai que,
38:52souvenez-vous,
38:53à l'UNEF,
38:53pendant des années,
38:54il y avait des responsables
38:55qui avaient 35 ou 40 ans
38:56et qui étaient censés être...
38:58Alors,
38:58ils y parlaient toujours
38:59des étudiants
38:59et ils faisaient carrière
39:01dans les syndicats.
39:03C'est très étonnant.
39:03Alors, écoutons...
39:05Écoutons ce Riyad Rani
39:07qui était ce matin
39:08à l'invité de Marc-Olivier Fogel.
39:10Il faut condamner
39:11toutes les violences
39:12et aussi les violences policières
39:14qu'on a pu remarquer
39:15en marge de ces mobilisations.
39:17Le mouvement n'est pas gangréné.
39:18Je vois le discours
39:20tenu aujourd'hui
39:21par le ministre
39:22qui a pour seul but
39:24de décrédibiliser
39:26cette mobilisation.
39:27Je comprends.
39:28Cette violence,
39:29c'est la conséquence
39:30d'une violence institutionnelle
39:32et sociale
39:32que subissent
39:33de nombreux jeunes
39:34depuis maintenant 9 ans.
39:36Mais donc,
39:36vous la comprenez,
39:37mais vous la condamnez.
39:38On est clair ?
39:39Oui.
39:40Bon, il a 18 ans,
39:41ce jeune homme.
39:42Ce qui est ennuyeux,
39:43c'est qu'évidemment,
39:43tous ceux qui sont
39:44au contact
39:45de ces jeunes
39:46et on a la professeure,
39:48par exemple,
39:48disent qu'ils n'ont pas
39:49envie d'apprendre.
39:50Mais oui.
39:51Ils ne manifestent...
39:53Elle nous disait tout à l'heure
39:54certains professeurs,
39:5590%
39:56font de la discipline
39:57dans le cours.
39:58Autorité.
39:5990%.
39:59Le seul sujet,
40:00c'est l'autorité.
40:01Donc, qu'est-ce que tu veux faire ?
40:02Mais vous savez
40:03ce qui pourrait changer
40:04nos sociétés ?
40:05C'est ma conviction
40:06depuis bien longtemps.
40:07C'est s'il y avait
40:08des caméras partout.
40:09S'il y a des caméras
40:10dans chaque classe,
40:12je vous assure...
40:13Parfois,
40:13ils ne vivent pas
40:14dans la crainte.
40:15Si, si, si.
40:15Non, non, non, non.
40:16Non, non, pardonnez-moi.
40:17Il faut des sanctions.
40:19Pardonnez-moi.
40:19S'il y a des caméras
40:20dans chaque classe,
40:22tout le monde est au courant
40:23de ce qui se passe.
40:25Également,
40:25les hommes politiques,
40:27etc.
40:27Ils ne peuvent plus dire
40:28n'importe quoi.
40:29Parce que quand tu vois
40:30des gens qui n'écoutent pas,
40:31qui ne veulent pas apprendre,
40:33etc.
40:34Ils ne craignent ni les mettre.
40:36Les proviseurs sont au courant.
40:36Ils ne craignent ni les maîtres
40:37ni les juges.
40:38Les proviseurs sont au courant.
40:40Je vous propose ça.
40:41Les proviseurs sont au courant.
40:42Ils savent ce qui se passe
40:43dans les salles de classe.
40:44Ils ne peuvent rien faire.
40:45Oui, mais bien sûr
40:45qu'ils sont au courant,
40:46mais ils ne le disent pas.
40:47Parce que tu ne les crois pas,
40:48parce que tu n'as pas de preuves.
40:50Je crois qu'il y a quand même
40:52une forme de l'arrivée collective.
40:55On est dans la société
40:56du grand abandon.
40:57On lâche les profs.
40:58On lâche les enfants.
40:59On lâche les personnes âgées.
41:01Les caméras,
41:02ça a montré son efficacité
41:05pour lutter contre la délinquance
41:07dans les villes.
41:08Et là, tout le monde serait...
41:10Ce n'est pas ça
41:11qui est l'autorité du maître.
41:12C'est sûr que si tu es quelqu'un
41:14sous une caméra,
41:15vous pouvez avoir des problèmes.
41:16Il y a dans une classe...
41:18Non, il y a un problème.
41:20Mais je pense que vous...
41:22Je pense que si vous savez
41:23que vous êtes filmé,
41:25vous ne faites...
41:26D'abord, vous n'insultez
41:27peut-être pas les profs
41:27de la même manière.
41:28Vous vous tenez peut-être...
41:30Parce qu'après, il y a des...
41:31C'est les profs qui ont peur d'eux.
41:33Il y a déjà des caméras.
41:34Alors, je sais,
41:34ça ne change pas grand-chose.
41:35Moi, je vous soumets ça.
41:37Je vais livrer un témoignage personnel.
41:39Mais j'ai une amie
41:40qui est agrégée de philosophie
41:41dans un établissement de Lille.
41:42Donc, agrégée de philosophie.
41:43Elle est quand même sans science,
41:44enseigner la philosophie.
41:45Sur 22 élèves,
41:46elle en a 12 qui dorment en classe.
41:4812 qui dorment en classe.
41:50Et on les laisse dormir en classe
41:52parce que sinon...
41:53Et eux sont contents
41:54de dormir en classe
41:54pour ne pas justifier
41:55devant les parents
41:56qu'en fait,
41:57ils ne sont pas
41:58dans l'établissement scolaire.
42:00Je vous assure que c'est vrai.
42:02Je ne veux pas balancer,
42:02mais moi, j'ai animé des émissions
42:04et il y a parfois
42:04des chroniqueurs qui dorment.
42:06Je ne veux pas être désagréable.
42:09Bon, on a terminé sur ce sujet.
42:11Il y a une série coréenne.
42:12Pardon, j'ai oublié.
42:13Mais qui est remarquable.
42:14Allez voir tout de suite
42:15qui est sur...
42:16Parce que les Coréens du Sud
42:17sont très forts pour ça.
42:18Sur la manière
42:20dont les lycées
42:22là-bas sont remis en ordre.
42:24Et ce sont des séries.
42:25Alors, c'est des séries.
42:26Ce n'est pas des...
42:26Et c'est formidable.
42:28Comment ça s'appelle,
42:28cette série ?
42:30C'est une série coréenne.
42:33C'est une série, fiction.
42:34C'est une série,
42:35c'est une série
42:35avec plusieurs épisodes.
42:36Mais elle est traduite
42:38en français, rassurez-moi.
42:39Traduite en français.
42:41Je vais bien vous taper
42:42une série coréenne ce soir.
42:44Mais elle est remarquable.
42:45C'est remarquable.
42:45Elle est sur Canal ?
42:46Je vous le trouverai ce soir.
42:47Elle est sur Canal ?
42:47Oui, il faut qu'elle soit sur Canal.
42:49J'espère qu'elle est sur Canal.
42:50Mais si elle est bonne...
42:51Et vous savez comment elle s'appelle ?
42:52Je vous le retrouverai de ce soir.
42:53Vous ne savez rien.
42:54C'est promis.
42:55Non, non.
42:56J'ai une série coréenne.
42:57Deux choses.
42:57Il y a un,
42:58c'est qu'ils envoient
42:59dans les lycées
43:00des commandos.
43:01Oui.
43:02Des commandos ?
43:05Justement,
43:06c'est qu'il y a
43:07en effet
43:08des gens qui sont surveillés.
43:09Il y a des caméras partout.
43:10Il y a quelqu'un
43:10qui me dit
43:11la caméra dans la classe
43:12elle ne tient pas 5 minutes.
43:14C'est possible.
43:15C'est possible.
43:16C'est bien possible.
43:17C'est possible.
43:18Bon, écoutez,
43:18voilà.
43:20Que ça vous serve de leçon,
43:21ça s'appelle
43:22la série coréenne.
43:23C'est formidable.
43:25Oui,
43:25moi je suis relié
43:26avec la Corée
43:28directement
43:29qui nous écoute.
43:29Qu'on salue,
43:30on a beaucoup de Coréens
43:31qui nous écoutent à Séoul.
43:31Ah oui ?
43:32Oui,
43:32mais alors j'ai fait
43:33Coréens LV2
43:35et grâce à ça.
43:37Que cela serve de leçon.
43:38Bon,
43:38en lui-même est formidable.
43:39Exactement.
43:40Vraiment,
43:40regardez-la.
43:40Non mais on peut peut-être
43:41la voir,
43:41ça peut nous intéresser.
43:44Le mariage de Robert Ménard,
43:47si j'ose dire,
43:48et c'était aujourd'hui.
43:51Le maire de Béziers
43:52a comparu devant
43:53le tribunal correctionnel
43:54de Montpellier
43:55pour avoir refusé
43:55en juillet 2023
43:57de marier un Algérien
43:58en situation irrégulière
43:59et visé par une OQTF.
44:00Robert Ménard d'ailleurs
44:02sera l'invité
44:03de la grande interview
44:04demain avec Laurence Ferrari.
44:06Je savais les risques
44:06que je prenais,
44:07a-t-il dit ?
44:08Et il a dit
44:08cette chose intéressante.
44:10Vous me mettez
44:10dans une situation intenable,
44:12vous me demandez
44:13de marier des gens
44:14dont vous avez décidé
44:14vous-même
44:15qu'ils ne devraient pas
44:16être en face de moi.
44:17Je suis dans un truc de fou,
44:19résume-t-il,
44:19avant de répondre
44:20sans hésiter oui
44:21quand le président du tribunal
44:23lui demande
44:24s'il referait la même chose
44:25si l'association
44:26venait à se reproduire.
44:28Alors, j'espère
44:29qu'il ne va pas
44:32être déclaré...
44:33Pardon ?
44:34Mais le président...
44:35Moi, il se trouve
44:36que je m'occupe
44:36de ses affaires à Paris
44:37et donc j'ai eu
44:38le lendemain
44:39de son refus.
44:40Il était déterminé.
44:41Il n'a peur de rien,
44:42il était déterminé.
44:43Mais le président
44:45lui a expliqué
44:46que non,
44:47la loi,
44:48c'est la loi.
44:49Oui, mais que vous
44:49voulez vous dire
44:49que le président...
44:50Sauf que je ferais remarquer
44:52quand même
44:53que M. Cédric Héroux,
44:55quand il est allé
44:56chercher des clandestins
44:57de l'autre côté
44:58de la montagne,
44:59le Conseil constitutionnel,
45:01nonobstant la loi,
45:02expliquait qu'il y avait
45:03un principe de fraternité
45:04qui n'existe pas.
45:06Et puis, je signale
45:06que le tribunal
45:07peut parfaitement
45:08le condamner
45:09et le dispenser de peine.
45:11Ça serait déjà
45:12un signal.
45:12Ça se passe comme ça ?
45:13On peut faire...
45:14Ça peut ?
45:14Non, il peut aussi
45:15ne pas être condamné
45:16parce que la première étape
45:18qui a dysfonctionné,
45:18c'est l'État
45:19qui n'a pas été en mesure
45:20d'expulser les OQTF.
45:21En réalité, c'est ça le sujet.
45:23Mais vous avez suivi
45:25ce procès aujourd'hui ?
45:27J'ai entendu, oui.
45:28J'ai entendu
45:29sur une chaîne publique,
45:30j'ai entendu
45:31un compte-rendu.
45:32Je dois reconnaître
45:33qu'il était honnête,
45:34ce compte-rendu.
45:35Non, mais je marque
45:36mon étonnement.
45:37C'est rare.
45:38Oui, il était honnête
45:39et il pouvait donner
45:40les deux produits.
45:41Bon, écoutez
45:42ce que disait
45:43M. Attal ce matin.
45:45Il faut changer la loi.
45:48Il faut changer
45:49en fait nos règles.
45:50C'est vrai que c'est une règle
45:51qui est aberrante aujourd'hui.
45:53Qu'un maire
45:53ne puisse pas
45:54s'opposer
45:56à un mariage
45:57avec une personne
45:58sous OQTF,
45:58c'est-à-dire
45:59qui doit être expulsée
46:00du territoire national,
46:01ça n'est pas normal.
46:02J'ai déjà eu l'occasion
46:02de le dire,
46:03mon groupe politique
46:03a déjà eu l'occasion
46:04de le dire.
46:05Il faudra changer cette règle.
46:06Il y a plusieurs propositions
46:07qui ont été faites
46:07en la matière.
46:08Un mot quand même
46:09sur Gabriel Attal
46:10parce que d'abord
46:10Edouard Philippe Besse
46:11et Gabriel Attal
46:12montent un peu
46:13donc les cours
46:14peuvent peut-être
46:15se croiser,
46:16première chose.
46:17Deuxième chose,
46:17moi je l'ai écouté ce matin,
46:19il y a une fermeté
46:19sur tous les sujets.
46:20Il y a un changement
46:23dans le discours
46:23de Gabriel Attal
46:24qu'il faut effectivement saluer
46:25parce que moi je trouve
46:26que le discours
46:27qu'il a aujourd'hui
46:27est bien mieux
46:28que le discours
46:28qu'il avait
46:29lorsqu'il était
46:30effectivement aux responsabilités.
46:31Il a un discours satisfaisant.
46:33Est-ce qu'on peut saluer
46:34un discours
46:34quand on connaît
46:35la politique
46:36qu'il a menée
46:36y compris en donnant...
46:38On peut reconnaître
46:38qu'il y a une évolution.
46:39À tous les mois
46:40il y a une évolution.
46:41C'est tout ce qu'on dit.
46:41Il y a une évolution.
46:43Est-ce qu'on peut lui faire confiance ?
46:44Ce n'est pas à moi de le dire.
46:46Vous avez le droit
46:46de poser la question.
46:47Je dis qu'il y a une évolution
46:48dans le discours.
46:48Edouard Philippe
46:49dans les sondages
46:50baisse et baisse fortement.
46:52Ça va être intéressant.
46:53Il a proposé d'aller...
46:54Il n'est pas au lieu de sa forme.
46:55C'est certain.
46:56Mais est-ce qu'il a eu une forme ?
46:58Est-ce qu'il a été en forme un jour ?
47:01Pardonnez-moi de poser.
47:04Est-ce qu'il a été en forme un jour ?
47:06C'est ça que je voulais dire.
47:07Vous dites qu'il n'est pas
47:07au mieux de sa forme.
47:08La question qui est posée
47:09c'est est-ce que le match
47:10entre Edouard Philippe
47:11et Gabriel Attal est plié ?
47:12La réponse est non.
47:14Donc Gabriel Attal
47:15continue à faire campagne
47:16et est-ce qu'il va rattraper
47:17Edouard Philippe ?
47:17Je n'en sais rien.
47:18En tout cas,
47:19ça n'est pas impossible.
47:20J'ai entendu le rire sarcastique
47:22de notre ami
47:24Gauthier Levrette.
47:26Sur Edouard Philippe,
47:26c'était très bon.
47:27J'espère que je ne vous ai pas choqué
47:28mais ce n'était pas méchant
47:29ce que je dise.
47:32Il reste trois minutes.
47:33Alors, une information.
47:35Le ministre israélien de la Défense
47:36a dénoncé mercredi
47:37une tentative d'attaque djihadiste
47:38après qu'un avion de la compagnie
47:40Fly Dubaï
47:41en direction de Tel Aviv
47:43a été contraint d'atterrir
47:44en urgence
47:44à la suite d'une altercation
47:46entre deux pilotes.
47:49Donc, je ne sais pas si...
47:51On parlait longuement ce soir
47:52dans leur inter
47:52et les médias israéliens
47:54parlent d'un 11 septembre
47:56qui a été évité de justesse.
47:57Eh bien, voyons le sujet
47:58de Maéva Lamy.
47:59avant de nous quitter.
48:02À bord de l'avion,
48:03visage en sang,
48:04ce passager
48:05lance un appel à l'aide.
48:08On est là,
48:09dans l'avion,
48:10en train d'atterrir.
48:11On contrôle les terroristes.
48:13À qui nous entend ?
48:14On a besoin d'aide.
48:15Sur ces images,
48:17les deux pilotes
48:18de l'appareil dérouté,
48:19couverts de sang.
48:20Selon le premier ministre israélien
48:22Benjamin Netanyahou,
48:23une altercation
48:24aurait éclaté entre eux.
48:27Citoyens d'Israël,
48:28ce matin,
48:29il y a eu un incident
48:30de sécurité très grave
48:31sur un vol de Dubaï
48:32vers Israël.
48:33Presque tous les passagers
48:34de ce vol
48:35étaient des Israéliens.
48:36Lors du vol,
48:37alors qu'il approchait
48:38de notre pays,
48:39l'un des pilotes
48:40a poignardé l'autre pilote
48:41et a apparemment tenté
48:43de faire cracher l'avion
48:44avec tout le monde à bord.
48:48Alors que l'avion
48:49perdait brusquement
48:50de l'altitude,
48:51des passagers
48:52auraient maîtrisé
48:53l'auteur des coups,
48:54évitant ainsi le crash.
48:55Le ministre de la Défense israélien
48:57parle d'une tentative
48:58d'attaque terroriste.
48:59Mais pour la compagnie
49:00émirative Fly Dubaï,
49:02les raisons de cette altercation
49:03sont encore inconnues.
49:05Interrogée à l'aéroport
49:06de Tel Aviv,
49:07la mère d'une passagère
49:08a pu joindre sa fille.
49:10Elle raconte
49:10la frayeur vécue.
49:13Tout le monde criait
49:15pensant que sa dernière heure
49:16était arrivée.
49:17Au bout de quelques minutes,
49:19deux autres pilotes
49:19ont pris les commandes.
49:21C'est une situation folle.
49:23Après avoir atterri
49:24en urgence en Arabie saoudite,
49:26les passagers ont pu repartir
49:28vers Israël,
49:29sains et saufs.
49:30Le suspect est actuellement
49:31interrogé par les autorités
49:32saoudiennes.
49:33C'est un miracle.
49:35Bien sûr, c'est un miracle.
49:36C'est un miracle.
49:37Une chute de 5000 mètres
49:39en quelques secondes.
49:40Et l'histoire veut
49:41que ce soit un russe
49:42et un ukrainien
49:43qui ont posé ensemble
49:44cet appareil
49:45en Arabie saoudite
49:46puisque les pilotes,
49:47évidemment,
49:48il y en a un qui était blessé
49:48et l'autre qui était armé
49:49d'un couteau.
49:50Donc, c'est un symbole.
49:52C'est un beau symbole.
49:53Voilà ce qu'on pouvait dire
49:54ce soir sur toutes les actualités.
49:55Leur Inter,
49:56qui est une émission
49:58qui est fortement regardée
50:00chaque semaine
50:00et que vous animez,
50:02Gautier Lebrecht,
50:03le programme dans une seconde.
50:05Reparlez de ce miracle
50:06comme dit Gilles William,
50:07de ce 11 septembre
50:08qui a été évité.
50:10Et reparlez de la guerre
50:11entre la Russie
50:12et l'Ukraine, bien sûr.
50:13Et puis peut-être
50:13qu'on dira aussi un mot
50:14d'Emmanuel Macron
50:15qui est en Espagne.
50:16Et amitié particulière
50:17pour Xenia Federovar.
50:18Bien sûr.
50:19Bien évidemment.
50:20On va réécouter ce qu'elle disait
50:21il y a encore quelques semaines.
50:23Merci à vous.
50:24Jean-Marc Lelouch était à la réalisation.
50:26David Tonnelli était à la vision.
50:27Guillaume était au son.
50:28Merci à Julien Duroux.
50:29Marie-Liès et Scudé-Houliès
50:31étaient avec nous.
50:32Et je la félicite
50:33puisque la semaine dernière,
50:35il n'y avait qu'un an.
50:37Désormais, il y en a deux
50:38pour Marie-Liès,
50:39Scudé-Houliès
50:40puisqu'elle a convolé
50:42et qu'elle est désormais
50:44une jeune mariée.
50:45Donc, elle reçoit...
50:46On dit la mazeltoff.
50:47Voilà.
50:48Et elle apprend aussi
50:49par la même occasion
50:50que quand tu travailles
50:51avec Pascal Praud,
50:51il n'y a plus aucune vie privée.
50:58Mais non,
50:59on la félicite surtout.
51:01J'ai été le premier
51:02à être content
51:04que vous parliez de mon mariage.
51:05Bien sûr.
51:06C'est beau le mariage.
51:08Elle s'est mariée...
51:09C'est ma femme,
51:10mon fils,
51:11tout y passe.
51:12Elle s'est mariée à l'église
51:14et vraiment,
51:15on la félicite.
51:16Donc, bravo à elle.
51:17Bravo à elle.
51:18Et Loine Montero
51:20n'est pas mariée.
51:21n'était pas...
51:21On n'a pas le statut marital, non ?
51:23Vous me fatiguez.
51:26Il est 21h03.
51:27Vous êtes un franchement...
51:29Vous allez...
51:30Il est 21h03.
51:31Déjà,
51:32on vous fait venir
51:32à la table des grands.
51:33On vous permet de dîner
51:34avec les grands.
51:35Vous aimez la maraisser
51:36de temps en temps.
51:37Non.
51:38Ça vous fait du bien ?
51:39Non.
51:41L'heure inter,
51:43c'est maintenant
51:43passer une excellente soirée.
51:45À demain.
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