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NewsTranscription
00:00Le procès du jour
00:02Et le procès du jour, on va revenir sur ces manifestations de demain.
00:06On se pose la question, est-ce qu'elles peuvent se dérouler dans le calme, Philippe ?
00:10Eh bien moi, je vais...
00:12On va donner la parole à l'accusation, je pense.
00:14Parce que moi, je vais prendre pour une fois la défense de Laurent Nouniès.
00:18La parole est à M. l'avocat général Patrick Caddère.
00:20Vous allez remettre l'église au milieu du village ?
00:22Non, ça c'est un peu plus tard.
00:24Prévenez-moi.
00:25Non, non, moi je ne pense pas, pour la bonne et simple raison que Critique Théâtrale,
00:29j'ai eu deux théâtres au téléphone qui m'ont demandé si je ne voulais pas repousser ma date de
00:34venue demain.
00:35Donc ça en dit déjà un petit peu long, puisqu'ils pensent qu'il peut y avoir...
00:38Il faut dire que ces deux théâtres, en l'occurrence, sont non loin de République et non loin des Halles.
00:43Donc je pense, j'étais assez confiant au départ, parce que je me suis dit
00:4770 000 personnes, force de l'ordre en plus, des centaures, etc.
00:51Des manifestations interdites, tout cela concourt à penser que ça peut bien se passer.
00:57Mais là, hélas, en plus il y en a, il y en a plein qui se barrent ce week-end,
01:01ce qui veut dire qu'il y a une certaine peur qui s'installe.
01:04Alors, la parole est à la défense.
01:06Et bon, c'est bien, merci monsieur l'avocat général que m'avait donné des arguments.
01:10Déjà, il y aura...
01:11Vous êtes avocat général, parce que...
01:13On ne va pas aller loin avec ça.
01:15On pense que c'est mieux de Bilger, quand même.
01:17Qui est un vrai avocat général.
01:19Déjà, c'est ces derniers jours.
01:22Premier point, premier point, déjà, 70 000 forces de l'ordre.
01:26Là, ça fait quand même beaucoup, beaucoup, beaucoup de monde.
01:30Deuxièmement, pour mieux assurer le suivi des cortèges,
01:33les distances des cortèges, les distances parcourues bien sûr par les cortèges,
01:37ont été raccourcies.
01:38Et on surveille plus facilement 2 km que 10 km, c'est évident.
01:44Troisièmement, rappelons une chose,
01:45le fiasco de la semaine dernière a été tel
01:48qu'un second fiasco mettrait, à mon avis,
01:51l'avocat général, le ministre de l'Intérieur,
01:55non plus dans la situation de donner sa démission
01:58qui a été refusée par Emmanuel Macron,
02:01mais de donner sa démission qu'Emmanuel Macron ne pourrait plus qu'accepter.
02:05Donc, je crois que là, ça passe ou ça casse.
02:08Et comme Laurent Nouniès n'a pas envie de lâcher le bateau,
02:11le navire, ou de sauter du navire,
02:13et qu'à mon avis, ça créerait une crise gouvernementale,
02:16je pense que ça peut bien se passer.
02:18J'ai bien dit sur les cortèges.
02:20Si après, des gens vont foutre le feu à 5 km des cortèges,
02:23c'est une autre histoire.
02:24Les manifestations parallèles...
02:26La parole est à l'accusation.
02:28Maître Chiche, alors moi je suis d'accord avec Maître Adler,
02:30mon cher Philippe, parce que...
02:31Non, sérieusement, j'entends ce que vous dites
02:34par rapport à Nouniès, Macron, etc.
02:36Mais moi, j'ai l'impression qu'on n'est absolument pas à l'abri,
02:39en dépit des forces qui vont être mobilisées,
02:42on n'est pas du tout à l'abri.
02:44Deux groupes hyper motivés,
02:46qui, à mon avis, vont être encore...
02:47C'est marrant, j'ai l'impression qu'ils vont être encore plus motivés demain,
02:50parce qu'ils ont eu tellement de...
02:52De quoi ? De défier ?
02:53Oui, absolument.
02:54C'est ma crainte.
02:56Donc, je n'ai pas l'impression que ça va si bien se passer que ça,
02:59en dépit des forces.
03:00Parce qu'on a toujours affaire à des groupes totalement ultra-violents,
03:05surexcités,
03:05qui vont vouloir de nouveau créer,
03:08je n'aime pas l'expression, mais je l'emploie quand même,
03:10le bordel dans les rituels,
03:11et qui vont vouloir justement démontrer
03:13qu'en dépit de la force mise en place,
03:15nous sommes capables de défier la République et les forces de l'ordre.
03:18Moi, dans beaucoup de pays,
03:20il y a eu parfois pas mal de forces,
03:22il y a eu des mouvements aux USA,
03:24je me souviens où en Italie,
03:25il y a eu plein de forces de l'ordre mobilisées,
03:27ça n'a pas empêché d'avoir des problèmes violents.
03:30Alors, je ne sais pas si ce sera comme la semaine dernière, attention.
03:32Je vais prendre deux contre-arguments.
03:33Le premier, c'est vrai qu'il peut y avoir des groupes ultra-violents,
03:36mais cette fois-ci,
03:37ils risquent beaucoup plus gros pour deux raisons.
03:39La première raison,
03:40c'est que je pense que les forces de l'ordre sont,
03:42un, on l'a dit, beaucoup plus nombreuses,
03:44et deux, qu'elles vont avoir l'ordre d'agir
03:47beaucoup plus rapidement et beaucoup plus fermement.
03:50Et je pense qu'il y a un deuxième aspect qui est dissuasif.
03:53Alors, je vous préviens, il n'est pas politiquement correct.
03:55C'est que les armureries, notamment dans la capitale,
03:58ont été dévalisées.
03:59Et qu'on peut donc en supposer
04:01que des commerçants,
04:03voyant certains de leurs collègues
04:07pillés, saccagés, frappés, tabassés,
04:10vont peut-être réagir très vite.
04:13Alors, ça va être encore pire.
04:14Ça va être encore pire.
04:15Je vais vous dire...
04:16Ah bah si, excusez-moi cher Philippe,
04:17parce que là, si vous avez deux mains,
04:19des commerçants qui se défendent,
04:21mais qui se défendent...
04:21Ah bah non, je pense que ça risque de dissuader certains
04:23d'aller les piller.
04:24Moi, je pense exactement le contraire.
04:25Moi, je ne suis pas sûr.
04:27Moi, je ne suis pas sûr.
04:28J'ai l'impression que ces groupes,
04:30ils sont totalement dévoués à la violence
04:33et ils n'ont qu'une envie,
04:34c'est horrible à dire,
04:36c'est se bouffer du flic.
04:37Moi, j'en ai connu quelques-uns à l'époque.
04:39Ah non, pas que.
04:41Piller du magasin...
04:42Non mais ça, c'est encore autre chose.
04:43C'est encore autre chose.
04:44Mais les groupes vraiment ultra-violents...
04:46Attention, non, non, attention !
04:47Les groupes ultra-violents, justement,
04:48ce ne sont pas les pilleurs.
04:49Ce ne sont pas les pilleurs,
04:50les groupes ultra-violents.
04:51Les pilleurs, c'est malheureusement
04:52les petits délinquants,
04:53les petites...
04:54Je n'aime pas l'expression non plus.
04:57Vous avez vu les pilleurs,
04:59comment ils ont tapé
04:59le commerçant de multimagnonistes ?
05:02Oui, en fait,
05:03ce qu'il veut dire,
05:03c'est qu'il y a les casses ultra-gauches
05:05et derrière, il y a les pilleurs.
05:06Les black-bops, quoi.
05:08Laurent Nunez a dit ce matin
05:09que sa volonté inflexible et déterminée,
05:12il a répété à plusieurs reprises
05:15« Nous serons implacables ».
05:17Oui, vous avez raison, Cécile,
05:18mais la semaine dernière,
05:19il avait dit aussi un peu la même chose.
05:21Non, pas avec cette force-là, je pense.
05:24Il avait dit « Nous avons mis sur le terrain
05:27toutes les forces qu'il faut ».
05:28Il avait quand même essayé
05:29d'avoir un discours un petit peu dur
05:31et un peu sûr de lui.
05:34Ça a été un...
05:34Bon, malheureusement,
05:35c'était un fiasco,
05:35il faut le reconnaître.
05:36Alors, ce qu'il faut rappeler quand même,
05:37c'est qu'entre le 17 et aujourd'hui,
05:39ils ont encore arrêté
05:41aux environs de 500 personnes,
05:43donc ça veut dire que ça continue.
05:45Et ça va dans le sens
05:46de ce qu'avait dit Gérald Darmanin.
05:48Oui, d'accord.
05:48Mais les groupes dont je parle
05:50qui pourraient intervenir éventuellement...
05:52Ils viennent souvent de l'étranger.
05:54D'abord.
05:54Bon, alors, ça en sera que...
05:55Pas que, mais à l'étranger.
05:56D'Allemagne, etc.
05:57Et ces groupes ultra-violents
05:59qui sont entraînés comme quasiment
06:01des forces quasiment paramilitaires,
06:02on peut le dire.
06:03Donc, en fait, si j'entends ce que vous dites,
06:05c'est qu'aujourd'hui,
06:06nous ne sommes pas capables
06:07de faire face à ces regroupements.
06:10J'espère que demain,
06:11nous n'aurons pas la situation
06:12qu'on a connue samedi dernier,
06:13bien sûr, ou dimanche aussi.
06:16Mais ce n'est pas parce que l'État
06:18a mis à raison
06:20autant de forces de main sur le terrain
06:22qu'on n'est pas à l'abri
06:23de violences et de saccages,
06:26je ne sais pas.
06:26On va faire appel à un témoin
06:28Harmonie est avec nous de Bordeaux.
06:30Bonsoir, Harmonie.
06:31Bonsoir.
06:32Oui, bonsoir.
06:33J'ai le prénom.
06:34Vous les avez entendus,
06:35des pour, des contre ?
06:36Merci, en tout cas,
06:37c'est nous qui nous vous remercions.
06:39Merci, je vous remercie.
06:40Le pour, le contre,
06:42quel est votre avis ?
06:44Écoutez, comme je pense,
06:47le poids des mots est très important
06:49et ce qu'on peut retenir
06:50un petit peu des différents débats,
06:52c'est que le problème,
06:53c'est qu'on peut venir
06:55et faire face
06:55et mettre en place des mesures.
06:57Mais le problème,
06:58c'est qu'après,
06:58on a une réalité
07:00qui est tout autre
07:00de la part des personnes
07:02qui seraient venues
07:04dans l'intention
07:05de faire,
07:06de commettre,
07:06en tout cas,
07:07des délits et autres.
07:09Et tout se joue là-dessus.
07:11C'est qu'on va avoir un discours,
07:13même si M. Darmanin
07:15met en place des choses,
07:16même si le discours de la République
07:18nous oriente vers
07:19quelque chose d'assez maîtrisé.
07:21Je pense qu'aujourd'hui,
07:23en quelques,
07:23en une seconde,
07:24enfin,
07:24depuis le 17 octobre,
07:25on n'est pas en mesure
07:26pour l'instant
07:27de face à des situations
07:29comme ça
07:29parce qu'on n'est ni équipé
07:31et qu'on n'a pas encore
07:32le temps d'anticiper,
07:34on n'a pas cette mesure
07:35d'anticipation nécessaire
07:36pour pouvoir face
07:37à ce qui est possible
07:39et à la hauteur
07:41de ce qu'ils sont capables
07:43de faire
07:43des groupes
07:44venus d'étrangers également.
07:46On ne sait pas combien,
07:47on ne sait pas comment.
07:49Et vu ce qui a été
07:50déjà mis en place
07:52le 17,
07:54je pense que les colères
07:55ne se sont pas
07:56à sa vie
07:57et que,
07:58malheureusement,
08:00bien que les discours
08:01soient quand même
08:01assez bien montés
08:02et c'est leur rôle
08:03à nos politiques
08:04d'essayer de nous rassurer aussi,
08:05je pense qu'on est plus
08:06à nous rassurer
08:07dans les mesures
08:07qu'à nous dire
08:08« soyez-en sûrs ».
08:10Voilà.
08:11Armonie,
08:12j'espère que les services
08:13de renseignement
08:14cette fois-ci
08:16ont fonctionné.
08:17Et ça,
08:18c'est tout ce qu'on peut espérer.
08:20Au niveau de la réponse pénale,
08:21il faut savoir
08:22que les juges sont libres.
08:23Ils nous donnent l'info
08:26après,
08:26est-ce que nous,
08:27en termes de ressources humaines
08:29et matériellement,
08:30logistiquement,
08:31est-ce qu'on est prêt
08:32demain à faire face
08:34à quelque chose ?
08:34Je ne sais pas.
08:36Mais j'espère.
08:37J'espère que oui
08:38et que ça nous a servi
08:39d'exemple.
08:40mais on sait bien
08:41que malheureusement,
08:43en France,
08:43même si l'exemple
08:44est toujours là
08:46pour être en comparatif,
08:48le problème,
08:48c'est que les mesures
08:50sont longues à prendre
08:51et les actions
08:54positives,
08:54en tout cas,
08:56ne sont pas encore là.
08:58C'est mon avis.
08:59Alors, Armonie,
08:59je vais remettre une louche
09:00dans ce qu'a dit Cécile
09:01qui était très juste
09:02avant de donner la parole
09:03à Patrick Adler.
09:04Premièrement,
09:04s'il y a eu un fiasco
09:05du renseignement
09:06la semaine dernière,
09:07à mon avis,
09:07il y a eu certaines remontées
09:09de bretelles cette semaine.
09:10avec une vigilance
09:11du renseignement
09:12encore plus élevée.
09:13Et il y a encore autre chose.
09:14Alors,
09:14ce n'est pas partout,
09:15mais c'est notamment
09:16pour le centre de Paris.
09:17Avec le couvre-feu,
09:19et dans d'autres villes,
09:19je ne vais pas aller faire une parueille,
09:21avec le couvre-feu,
09:22les Black Blocks,
09:23Casser et Tutti Quanti
09:24ne peuvent pas venir
09:25la veille planquer
09:26des sacs
09:27avec des boules de pétanque,
09:29des pavés,
09:29etc.,
09:30pour commencer
09:31leur méfait
09:32le lendemain.
09:32Donc,
09:33si vous leur coupez
09:34la préparation
09:37et les approvisionnements,
09:39vous me passerez l'expression
09:40en munitions,
09:41vous limitez grandement
09:43le risque.
09:44Et je pensais...
09:45Sur ce point-là,
09:46je vous rejoins.
09:46Je pense que vraiment,
09:49c'est comme...
09:50J'ai l'entendu
09:51et je suis d'accord
09:51avec cette manière
09:52de voir les choses.
09:53C'est pour ça
09:53que je parle d'anticipation.
09:54C'est que si demain,
09:56c'est 10 heures,
09:57ça veut dire que nous,
09:58on est prêts avant.
09:59Pas nous.
10:01Après,
10:02là où je vous rejoins
10:04Harmonie,
10:06le cadre juridique
10:07reste incertain.
10:08Si le Conseil d'État
10:10suspend les interdictions,
10:13là,
10:13ce sera compliqué.
10:14Et on va même plus loin.
10:16D'après le discours
10:17de Gérard Darmanin,
10:18au bout du compte,
10:19c'est pas Philippe Bilger
10:19qui me recontradira.
10:20Il n'est pas là de toute façon.
10:22Oui, c'est ça.
10:23Non, mais il doit nous écouter.
10:25Tu vas vous l'a peut-être
10:26remarquer qu'il n'était pas là.
10:28Il lui manque.
10:29Attendez, je vérifie
10:30sur le bureau, peut-être.
10:32Je vous en prie.
10:33Non, il est peut-être cassé.
10:34Au bout du compte,
10:36ce sont quand même
10:36les juges qui décident.
10:37Oui.
10:38Voilà.
10:39Même Gérard Darmanin
10:40l'a dit.
10:41Donc, ça veut dire que
10:42les sanctions demandées
10:43ne sont pas forcément suivies.
10:44Alors ça, on est bien d'accord.
10:45Il y a 50 ans de justice
10:47pour les casseurs.
10:48Parce que, par exemple,
10:49à Nantes,
10:49il n'y en a pas un
10:50qui soit ressorti en prison
10:51pour les premières comparutions.
10:52Enfin, qui soit parti en prison
10:53après les comparutions immédiates.
10:54Parce que c'était
10:55un primo-accédent.
10:56Non, mais tous, tous.
10:57Parce que le procureur
10:58n'a même pas fait appel
10:59des sentences
11:00qui étaient, à mon avis,
11:01trop légères
11:02en disant
11:03« Oh, ils ont juste pillé la FNAC.
11:05D'habitude, pour un vol à la FNAC,
11:06on n'envoie pas les gens en prison. »
11:08Il y a juste quand même
11:09la circonstance aggravante
11:10d'émeute,
11:10d'action,
11:11de masse, etc.
11:13Alors, par contre,
11:13il y a d'autres tribunaux
11:16qui, eux, ont eu la main lourde.
11:18Mais vous avez la chance
11:19d'être bien jugé ou mal jugé ?
11:21Le seul problème,
11:22c'est que vous l'avez entendu,
11:22Jérôme, tout à l'heure,
11:24Rodriguez,
11:24qui dit que la colère
11:26était montée d'un cran.
11:27Il y a beaucoup de gens
11:28qui ont été contre
11:29ces confinements,
11:30ces couvre-feux
11:32ces dernières semaines,
11:33ces interdictions
11:34de manifestations.
11:35Est-ce que ça ne va pas
11:37relancer doublement
11:38la colère ?
11:39C'est toujours le problème aussi.
11:42Je sens que ça vous inspire,
11:44cette question.
11:45De toute manière,
11:46on fait toujours face
11:47à des personnes
11:48qui sont toujours
11:49et encore plus en colère.
11:50et je pense que
11:54cette histoire
11:55de couvre-feu,
11:55je pense que les gens,
11:56j'espère qu'ils sont nombreux
11:58à vous écouter
11:58parce que ce débat
12:00sert vraiment
12:01à se dire
12:02que
12:02est-ce qu'il y a
12:03une...
12:04Quelles sont
12:05les répercussions
12:06demain
12:06de ce qui va être
12:09engendré
12:10par la colère ?
12:11Et je pense que
12:13même s'il y a
12:14effectivement des...
12:15Alors que c'était
12:15pour protéger
12:16les commerçants.
12:17On sait tous
12:18que ce n'était pas
12:19une repression.
12:19C'est vraiment
12:20pour protéger
12:20les commerçants.
12:21Oui, voilà.
12:21Vous allez dire
12:22que la frustration
12:22engendre la violence.
12:24Après, exactement.
12:26Ça engendrera
12:27de la violence supplémentaire.
12:28Et on a beaucoup
12:29entendu d'ailleurs
12:30les personnes
12:31qui se posaient
12:33la question
12:34de cette justice
12:35qui n'est pas égale
12:37d'une ville à l'autre.
12:39Et finalement,
12:39que vont se dire
12:40les commerçants demain ?
12:42Comment faire
12:43pour faire face ?
12:44Donc ça veut dire
12:45qu'à l'heure actuelle
12:46et avec les témoignages
12:47que vous avez eus
12:48aujourd'hui,
12:49sur les commerçants
12:50en tout cas,
12:51personne ne se sent
12:52en sécurité
12:53pour demain.
12:54Merci beaucoup
12:55Harmonie
12:55pour votre témoignage.
12:57Vous avez un beau prénom.
12:58C'est très joli.
12:59Quel joli prénom.
12:59C'est très joli.
13:01En m'éthane de paix.
13:02Oui.
13:04Exactement.
13:05On n'a pas de nouvelles
13:06de Philippe Bilger,
13:07mon cher Patrick.
13:08Non, il devra arriver.
13:11Allez, dans un instant,
13:12la cage au fou,
13:13ça va nous détendre
13:14un petit peu
13:14avec Thomas Serafine.
13:16Il est fou,
13:16il est fou,
13:16il est fou,
13:17il est atteint
13:17aujourd'hui
13:18de girondinite dégringolante.
13:21Voilà.
13:21C'est pire en pire.
13:25Les vrais voix Sud Radio.