00:00C'est sidérant, Christophe, ce qu'il vient de se passer, effectivement, en plein cœur de la capitale.
00:04Mais quand je vous dis au cœur, c'est vraiment en plein centre-ville de la capitale.
00:08Chloé Bertheau va vous montrer cette façade d'immeubles, cet immeuble, que devrais-je dire ?
00:12Cet immeuble qui représente l'Académie nationale des sciences, ici à Kiev.
00:16C'est un bâtiment qui fait partie du patrimoine de Kiev.
00:19Nous sommes à quelques kilomètres de l'Opéra, nous sommes à quelques kilomètres du quartier des ambassades et des diplomates.
00:26Et c'est un drone qui a atterri il y a environ une heure. Il y a encore beaucoup de
00:30pompiers qui tentent d'éteindre ce trou béant dans cet immeuble.
00:34Il y a encore de l'acier un peu partout. On sait qu'il y a au moins un mort
00:38et trois blessés, d'après le maire à qui j'ai pu parler tout à l'heure,
00:43qui était littéralement abattu. Car il faut savoir, Christophe, que depuis un mois, la capitale ukrainienne est visée comme jamais
00:50depuis le début de la guerre.
00:51Depuis février 2022, plus de 170 frappes russes ont visé la capitale.
00:57Et ce sont essentiellement des infrastructures civiles, des bâtiments civils comme celui-ci, des écoles, des stations-services, des bureaux.
01:05Il s'agit aussi de viser les entrepôts.
01:07Tout l'ordinaire, tout le quotidien ordinaire des Ukrainiens sont frappés violemment chaque jour et chaque nuit depuis maintenant un
01:15mois.
01:15Voilà le résultat en images, Christophe, de cette guerre, de la Russie contre l'Ukraine.
01:20J'insiste parce que le déséquilibre est béant aujourd'hui. On le voit avec ces images.
01:25Il y a des véhicules brûlés un peu partout, carbonisés un peu partout.
01:29Les habitants ici n'en reviennent pas, si j'ose dire, parce qu'ils ne sont en sécurité nulle part.
01:33Les habitants ici n'ont pas, si j'ose dire, parce qu'ils ne sont en sécurité nulle part.