00:00Le gouvernement, lui, guette de près l'évolution des violences autour du mouvement des lycéens.
00:04Comment ce gouvernement voit-il la suite ?
00:06Il compte d'abord sur ce week-end, pour que la tension retombe un peu,
00:09et surtout profiter de cette accalmie pour préparer la reprise de lundi.
00:13La journée test, en revanche, ça sera mardi.
00:16Grosse journée de mobilisation sociale des syndicats.
00:18Ça peut être un truc énorme, comme un bide absolu, le dit un ministre,
00:22avec presque une préférence au gouvernement.
00:24Pour le premier scénario, une mobilisation qui ferait émerger enfin des revendications claires,
00:29pour en revenir un schéma plus classique, discuter, négocier, bref, faire de la politique loin de la violence.
00:33Est-ce que les établissements qui ont fermé vont pouvoir ouvrir ?
00:36Rien de tranché pour l'instant, et ça, cette attente, ça participe aussi à pouvoir changer la donne.
00:40Parce que pour les enseignants, c'est du travail en plus,
00:43et que pour les parents, ce n'est pas le plus confortable d'avoir les enfants à la maison.
00:46Ça peut rassurer tout le monde à un moment, au vu du contexte dehors,
00:50mais en même temps, chacun se dit bien que cette situation ne peut pas durer.
00:54Pour l'instant, le gouvernement estime que les mesures de protection autour des lycées
00:58font leur effet, mais un mot d'ordre domine.
01:01La prudence face à une situation inflammable et ultra sensible à tout ce qui peut circuler sur les réseaux.
01:07Le truc des violences policières, ça prend, ça reste des mômes, donc il faut faire très gaffe.
01:12C'est pour ça que Nunez répète toute la journée, proportionnalité.
01:16Rien, collègues, consigne donnée d'ailleurs au ministre de l'Intérieur
01:19de faire la transparence totale sur les messages qu'il envoie aux fortes de l'ordre,
01:22pour éviter tout embrasement s'il y avait le moindre problème.
01:25Parce que c'est quelque chose qu'ils n'ont pas vu venir.
01:27On martèle que si depuis dix jours même.
01:30D'abord parce que c'est documenté par les services de renseignement.
01:33Il y a les traces de doigts de LFI, me dit une source gouvernementale.
01:37On a vu l'ultra-gauche se mêler au truc.
01:38Et malheureusement, quand le dentifrice sort du tube, on connaît la suite.
01:42Mais sur le fond, l'exécutif cherche toujours la prise.
01:45Le monde lycéen, ce n'est pas comme les étudiants.
01:47Les problématiques sont très locales.
01:49Les espaces d'expression aussi.
01:51Et une semaine après, aucun mot d'ordre n'a clairement émergé.
01:54C'est filandreux. Entre les chiottes bouchées et le prof, pas remplacé.
01:58Il n'y a pas de revendication claire.
02:00C'est très compliqué à attraper, reconnaît un proche du Premier ministre.
02:04En effet, pas de mesure totémique.
02:06L'interdiction totale dans les lycées, ce n'est pas le truc qui domine.
02:09Y compris quand c'est dégueulasse à la cantine, plaisante un ministre.
02:12Alors Sébastien Lecornu a quand même chargé son ministre de l'éducation dès cette semaine
02:16d'abandonner les frais d'inscription sur les BTS qui avaient été annoncés le matin même,
02:20tout en sachant que ça ne changerait rien au mouvement.
02:23Mais c'était un truc complètement con, juge Sébastien Lecornu en privé.