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  • il y a 6 jours
Messages haineux, insultes, menaces de mort, les sportifs de haut niveau sont de plus en plus victimes de cyberharcèlement sur les réseaux sociaux. De Léon Marchand à Léa Fontaine en passant par Teddy Riner, aucune discipline n’est épargnée. Qu’ils prennent des positions politiques ou pas, qu’ils remportent des compétitions ou qu’ils les perdent, ils sont devenus la cible favorite des « haters ». Comment analyser cet emballement qui cible les sportifs, est-ce que la montée en puissance des paris sportifs en ligne participe à l’intensification du phénomène¿? Et quelles solutions pour essayer d’endiguer ce phénomène ? Caroline Delage et ses invités en débattent sur le plateau de Sport, etc. Année de Production :

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00:19Bonjour à tous et bienvenue dans cette nouvelle saison de sport etc.
00:23Je suis ravie de vous retrouver pour parler de la place politique et sociale du sport.
00:27Au programme de cette émission, près de 3 Français sur 10 déclarent ne pas faire de sport.
00:3266% de la population présente un risque sanitaire préoccupant.
00:36Alors face à cette situation et pour prolonger l'effet Paris 2024, le gouvernement a dégainé.
00:41Septembre bouge, un mois dédié à la pratique sportive pour inciter les Français à s'y mettre.
00:47Est-ce que c'est efficace ? On se posera la question.
00:49Moqueries, insultes voire menaces de mort, les sportifs de haut niveau sont de plus en plus souvent victimes de cyberharcèlement
00:55sur les réseaux sociaux.
00:56Et après celle de la performance et de la compétition, ils doivent donc affronter une nouvelle forme de pression.
01:01Celle des haters, on en parlera.
01:04Dans l'échappée de Mathéo Rollet, nous découvrirons l'équithérapie.
01:07Quand l'équitation devient un véritable sport santé, notamment pour les malades du cancer.
01:16Et mes invités pour parler de tous ces sujets.
01:19Jean-Denis Cocard, bonjour à vous.
01:21Rédacteur en chef à l'équipe, notre partenaire sur sport, etc.
01:24Patrick Bonin, un habitué de l'émission, on peut le dire.
01:27Expert en communication sportive.
01:31Antoine de La Tête dans le guidon, bienvenue.
01:33La Tête dans le guidon, pour ceux qui ne connaissent pas, c'est une nouvelle forme de médias à cheval.
01:37Entre eux, la communication digitale, le reportage, la micro-influence, c'est ça ?
01:41C'est ça, la création de contenu, donc à la fois de la pratique sportive et de l'interview d
01:44'athlètes, de la coulisse d'événements.
01:46Parfait.
01:47Et on jouera les prolongations avec notre grand témoin, la navigatrice Violette d'Orange,
01:51qu'on est ravie de recevoir et qui va bientôt prendre le départ de la route du Rhum.
01:54Merci.
01:55Bonjour.
01:55Alors avant de développer les sujets que je vous ai annoncés, ce qu'on appelle une fausse ouverture dans notre
02:02jargon,
02:03en tout cas après des mois de crise de gouvernance, une série de départs en cascade,
02:08Edgar Gropiron a donc démissionné le 10 septembre dernier de la présidence du comité d'organisation des JO d'hiver
02:13Alpes 2030.
02:15On attend le nom de son successeur.
02:17Pour l'instant, c'est le directeur général Vincent Roberti qui assure l'intérim à la tête du comité.
02:23Est-ce qu'on a déjà vu une crise aussi grave dans un comité olympique ?
02:28Alors, en français, non.
02:31Oui, après, Tokyo, ça avait été très compliqué.
02:34Il y a quelques JO d'été.
02:36Et même les derniers Jeux italiens, ça a fini avec le président du CNO italien à la tête.
02:41Donc oui, on a déjà vu des mouvements.
02:43Là, ce qui est marquant, c'est que la crise s'est quand même faite devant tout le monde.
02:49Quand on se présentait au monde pendant les JO de Milan-Cortina, donc c'était effectivement…
02:55Oui, ça fait un peu mauvais genre.
02:57Oui, ça faisait très mauvais genre.
02:58Et après, le départ était quand même dans les tuyaux depuis cette crise-là.
03:04Je pense qu'il y a des erreurs d'Edgar Gropiron qui ont été soulignées dans la façon de travailler
03:10en équipe ou de ne pas travailler en équipe.
03:13Après, ce qui est quand même intéressant, c'est de rappeler qu'il est arrivé sur les braises du non
03:20-engagement de Martin Fourcade.
03:22Et ce qui était assez marrant, c'est que Martin Fourcade n'y est pas allé, notamment parce qu'il
03:26disait « en tant que président, on ne me donne pas vraiment les manettes dans ce dossier ».
03:29Oui, ça reste politique régionale.
03:31Voilà, exactement. Et lui, il vous disait, le président, je veux être comme Tony Estanguet, je veux quand même avoir
03:36un poids sur les décisions et peser sur le dossier.
03:39Et finalement, on lui reproche, il part sur… On a reproché à Gropiron d'avoir voulu imposer des gens avec
03:47qui il voulait travailler en numéro 3 et 4 du Cojo.
03:51Donc, je pense que l'analyse de Martin Fourcade, malheureusement, 18 mois ou 24 mois après, est encore bonne.
03:59C'est Mission Impossible avec cette guéguerre entre les villes, les régions, Nice qui est sortie des Jeux ?
04:04Oui, c'est probablement Mission Impossible. Effectivement, parce que le parallèle avec l'organisation des Jeux de Paris 2024,
04:10c'est qu'il y avait un consensus sur un truc qui est très dans l'air du temps de
04:14l'État, qui est la centralisation.
04:15Et donc, il fallait avoir une structure forte qui a l'idée… Alors, avec certaines discussions, on a eu tous
04:21les débats autour de qui va faire la cérémonie d'ouverture,
04:25est-ce qu'on fait bien d'eux ? Il y a eu des débats, mais par contre, il y
04:27avait une organisation centralisée,
04:30la mairie de Paris ayant d'ailleurs gentiment un peu passé son tour, le conseiller régional d'Ile-de-France
04:34aussi.
04:35Et donc, il y a des gens qui se sont dit, on va le faire, on va le centraliser.
04:39Là, le problème, c'est qu'il n'y a pas de patron, ou en réalité… D'ailleurs, la photo
04:41qui était tout à l'heure à l'écran était…
04:43Et d'ailleurs, la photo est trop petite, il y a trop de gens…
04:46Ils étaient trop nombreux, il n'y a plus grand monde maintenant.
04:48Mais ils sont toujours trop nombreux, parce qu'il y a en tout cas trop d'institutions.
04:51Il y a à la fois les deux conseils régionaux, il y a les territoires.
04:54D'ailleurs, c'est un des premiers jeux qu'on appelle Alpes 2030.
04:57Donc, ce ne sont pas des villes, ce ne sont même pas vraiment des régions administratives.
05:01Des zones, quoi.
05:02Et donc, il y a trop d'interlocuteurs, il y a trop de décisionnaires.
05:06Donc, du coup, quand il y a trop de décisionnaires, il n'y en a pas assez.
05:08Et on a quand même tendance à oublier que la France est un pays très administré.
05:11Et donc, pour pouvoir construire des routes, construire ce qu'il y a autour, la Solideo notamment,
05:16ça demande une décision…
05:17C'est ça, il y a un enjeu législatif ?
05:18Oui, ça demande des décisions qui soient suivies, appliquées, avec de forts enjeux administratifs.
05:23Donc, est-ce qu'un sportif est la meilleure personne pour gérer ça ?
05:25Est-ce que du coup, un des anciens préfets de la République, ô combien compétent,
05:29mais eux n'ont pas nécessairement la notoriété de certains sportifs ?
05:33Donc, oui, c'est une équation sans doute insoluble.
05:37Il va falloir qu'il y ait quelqu'un qui fasse l'unanimité.
05:39On ne sait pas qui va vouloir reprendre cette patate chaude.
05:41Oui, et du coup, d'ailleurs, même, est-ce qu'il y a des candidats à reprendre la patate chaude
05:44?
05:44On nous assure que oui.
05:45On nous assure que oui, mais…
05:46Mais ils ne se déclarent pas.
05:48Il y en a assez peu.
05:49Ils ne déclarent pas auprès de nous, mais on peut espérer qu'auprès des parties prenantes, oui.
05:53Après, effectivement…
05:53Martin Fontaine ne va pas revenir.
05:56Ce qui l'a fait renoncer est toujours là, prégnant.
06:00Il avait un vrai doute par rapport aux orientations du dossier.
06:03Ce n'est pas forcément un sportif ?
06:05Non, non, c'est ça.
06:07Il y a un côté un peu mouton à cinq pattes quand ils font le portrait.
06:09On a l'impression que c'est en gros ceux qui ont fait Paris 2024 qu'il faudrait qu'ils
06:14reviennent.
06:14Et ce qu'il ne faut pas oublier aussi, c'est que Paris 2024, il y a eu une phase
06:17de candidature.
06:18Et toutes ces disputes-là, ces petits conflits de qui décide, qui paye, etc.,
06:23ils ont été un peu purgés.
06:24Et au moment où il y a eu les Jeux, on était quand même plus en capacité d'avancer ensemble.
06:29Là, en gros, on a donné les Jeux sur une esquisse.
06:33Et toutes ces questions-là, elles se font en bon an, mal an, en faisant le dossier.
06:37Juste d'un mot, ça marche sur les réseaux sociaux, cette guéguerre, cette crise, comité d'organisation ou pas ?
06:43Je pense que justement, sur les réseaux sociaux, les gens qui regardent les réseaux s'intéressent plutôt au côté sportif
06:49et à ce qui se passe dans les résultats plutôt que le côté politique.
06:52Il n'y a pas de pari sur qui va reprendre la tête ?
06:54Non, pas du tout, ça fait parler.
06:56Nous, on a fait cette année les Jeux de Milan-Cortina avec l'équipe de France Olympique.
07:00On était en charge d'interviewer tous les médailles olympiques françaises.
07:02Cette année, on a eu de la chance, on a eu beaucoup de médailles, notamment grâce au biathlon.
07:06Et non, je me rappelle qu'à la fin, on a passé à côté du côté politique à un moment.
07:11Et justement, c'est la vidéo qui a le moins marché des sujets divers.
07:14Ça n'intéresse personne.
07:15Bah oui, c'est aussi le côté où les politiques voient ce qui marche sur les réseaux
07:18et essayent de passer un message via ces nouvelles manières de communiquer,
07:20mais ce n'est pas souvent la bonne manière.
07:22Et je pense que nous, en tant que suiveurs, mais même moi en tant que fans,
07:24je pense que le côté politique, je n'aurais pas forcément…
07:27Débrouillez-vous pas, faites-nous des Jeux.
07:29Et on veut voir des médailles françaises.
07:30Alors, je mets un bémol parce que nous, nos articles sur la démission et sur ces deux sont très suivis.
07:36Mais sans doute, c'est à notre public.
07:37Oui, je ne pense pas que c'est là, bien sûr.
07:38Allez, on passe au premier thème de cette émission.
07:42Comment inciter les Français à faire du sport ?
07:44C'est la performance de sport, etc.
07:51Tout le mois de septembre, le ministère des Sports organisait Septembre Bouge.
07:55Nouvelle opération décidée cette année par la ministre des Sports
07:57pour faire de ce mois de rentrée celui de l'activité physique et sportive
08:00en héritage direct des JO de Paris 2024,
08:03avec comme point d'orgue une fête du sport, c'était le 14 septembre,
08:06une tournée nationale organisée dans 18 villes étapes
08:09avec des villages pour santé gratuits, ouverts à tous,
08:11de l'Hexagone aux Outre-mer, au programme aussi des ateliers,
08:15des démonstrations, des initiations gratuits, des prises de parole,
08:18de professionnels, d'associations, de fédérations, bref,
08:21tout est fait pour faire la promotion de l'activité physique et sportive pour tous.
08:25Et même le président de la République s'y est collé.
08:28– Quelle que soit votre situation, votre condition,
08:31je veux qu'on ouvre les classes à la pratique sportive,
08:33une demi-heure de sport par jour aux primaires,
08:36redoubler le sport au collège, au lycée,
08:39à l'université le sport aussi,
08:41quand on est adulte et même senior,
08:43le sport également, c'est la meilleure prévention en matière de santé.
08:46– Bon, alors tout le monde s'est donné beaucoup de mal,
08:49mais est-ce que les Français en ont entendu parler ?
08:52– Violette, peut-être, vous êtes un peu jugée partie,
08:54vous en aviez entendu parler de Septembre-Bouge ?
08:55– Non plus.
08:56– Je suis souvent maire aussi.
08:57– Oui, mais vous n'étiez pas au mois de septembre ?
09:00– Non, non, je n'étais pas.
09:01– Personne n'en a entendu parler, franchement.
09:02– Eh bien, moi je crois que c'est un problème,
09:05parce que c'est une opération de communication qui marche,
09:08mais derrière, il y a qu'est-ce qu'on cherche à faire ?
09:10Or, et d'ailleurs la vidéo du président est très parlante,
09:13c'est-à-dire qu'il y a un discours de politique générale,
09:14il faut, il n'y a qu'à, et si on le faisait ?
09:17Mais derrière, en fait, faire du sport à des seniors,
09:20ça veut dire avoir des infrastructures en local,
09:22c'est quelque chose qui ne peut pas être un discours de politique générale,
09:25ça doit s'implémenter dans les territoires.
09:27– Alors on va revenir sur qu'est-ce qu'il faut mettre en place.
09:28– Sans doute un peu comme le sujet précédent,
09:30à force qu'il y ait une multitude d'intervenants,
09:32et d'ailleurs vous-même en le présentant, vous l'avez dit,
09:34le ministère des Sports, le ministère de la Santé,
09:36en fait il y a tellement d'interlocuteurs qu'on a du mal à comprendre.
09:39– Il n'y a plus de conflit, quoi.
09:40– Exactement, et ça c'est dommage.
09:42– Oui, je suis d'accord, j'en ai entendu parler,
09:44parce que via le côté professionnel, sur les réseaux sociaux,
09:47je pense qu'aujourd'hui les jeunes, c'est plutôt là qu'on va chercher l'information,
09:50je ne l'ai pas vraiment vu passer,
09:52et je revenais sur un autre souci aussi,
09:54je pense qu'aujourd'hui tout le monde sait qu'il faut faire du sport,
09:56et ce n'est pas le problème de « il faut faire du sport »,
09:58c'est comment on fait le sport, pourquoi on le fait,
10:00et je pense que c'est plutôt ça qu'il faut chercher.
10:02– Oui, ils sont trompés de message en fait,
10:04ce n'est pas « faites du sport », c'est « on va vous aider »
10:06ou « on va mettre en place les moyens pour faire du sport ».
10:07– Ou alors pourquoi faire du sport ?
10:09Parce que certes pour être en bonne santé,
10:10mais peut-être qu'il y a des recherches personnelles plus cool à les chercher,
10:13je ne sais pas, un dépassement de soi, un record…
10:15– Alors il y en a besoin, pourquoi faire du sport ?
10:17La sédentarité, elle s'installe quand même chez les Français en 2024,
10:1928% des 18-79 ans déclaraient passer plus de 7 heures par jour en position assise,
10:25c'est ce qu'on appelle la sédentarité,
10:26chez les jeunes ça explose, plus de 40% de sédentarité,
10:31et 73% des 11-17 ans, donc des ados,
10:34n'atteignent pas les normes d'activité physique recommandées par l'OMS,
10:37l'Organisation Mondiale de la Santé, c'est-à-dire 60 minutes d'activité par jour,
10:41activité ça veut dire même marcher,
10:42ce n'est pas forcément faire du sport,
10:44mais au moins ne pas être sédentaire, ne pas être assis,
10:47donc il y a quand même encore un vrai besoin,
10:49est-ce que vous prêchez la bonne parole, vous Violette, autour de vous sur le besoin ?
10:54– C'est vrai que c'est assez fou, quand on est enfant,
10:56on passe beaucoup de temps assis en place,
10:59alors que les recommandations c'est de marcher un petit peu tous les jours,
11:03faire au moins 30 minutes d'activité,
11:04et pourquoi ça ne serait pas mis au programme scolaire tout simplement,
11:10avec un petit peu plus que ce qui est fait aujourd'hui,
11:13et puis je pense qu'il y a une vraie problématique aussi pour les parents,
11:17inscrire leurs enfants dans un sport, c'est aussi un coût.
11:20– Absolument.
11:21– Trouver les manières pour faire venir tout le monde au sport,
11:24mais à tous les budgets.
11:26– C'est ça, il y a une vraie différence suivant la catégorie sociale à laquelle on appartient,
11:3255% des cadres disent pratiquer du sport, contre seulement 30% des ouvriers,
11:37il y a un vrai barrage par le prix ?
11:39– Oui, et ce qui était intéressant, on parle de septembre bouge,
11:42mais il y a eu deux prises de parole récemment,
11:44les syndicats d'enseignants de sport,
11:47qui ont dit, mais nous il y a 1000 postes en moins sur 10 ans de profs de PS,
11:53on ne donne pas les moyens de faire 4 heures de sport au collège,
11:56or là pour le coup, c'est pour tout le monde, voilà, vous êtes au collège,
12:00ça touche toutes les catégories sociales, vous pouvez faire du sport,
12:03et puis les clubs, il y a une crise du bonévola, etc.
12:07Et donc il y a eu la prise des paroles de tribune,
12:09signée par la présidente du CNO, ancienne ministre des Sports,
12:13disant attention au budget qu'on donne au ministère des Sports,
12:17qui est 800 millions, 0,13% du budget de la nation,
12:22alors que vous disiez le coût de la sédentarité, c'est 140 milliards,
12:25on l'évalue.
12:26Donc effectivement, il y a un discours qui est positif,
12:30derrière il faut mettre les moyens pour que les clubs puissent accueillir,
12:33si les gens doivent faire plus de sport,
12:35il faut pouvoir les accueillir dans de bonnes conditions,
12:36dans de bonnes infrastructures,
12:38et ça, on ne voit pas toujours la suite du discours dans les faits.
12:43Manque de structure aussi, 20% des parents n'ont pas pu inscrire,
12:46eux ou leurs enfants, dans une structure en raison du manque de place,
12:50il n'y a pas assez de structure pour accueillir les gens, pour faire du sport.
12:52Vous évoquiez tout à l'heure l'héritage des Jeux Olympiques de Paris 2024,
12:55c'est-à-dire que quand on voit les frères Lebrun,
12:57quand on voit des sportifs, on se dit,
12:59je vais emmener mes enfants, nos enfants, dans ces clubs.
13:02Or, en fait, ces clubs, ils disent juste,
13:03mais moi, je n'ai pas les moyens, je n'ai pas les tables,
13:05je n'ai pas les infrastructures,
13:07c'est d'ailleurs avec des problématiques assez différentes,
13:09qu'on soit très citadin, qu'on soit sur les territoires,
13:13et du coup, il y a une injonction un peu contradictoire,
13:15c'est aller faire du sport, sauf que la première barrière,
13:17c'est le prix, c'est l'accompagnement des enfants.
13:19Il y a un enjeu, souvent on compare d'ailleurs le sport
13:21et son impact sur la société avec la culture,
13:24mais quand vous êtes un enfant, vous ne payez aucun musée,
13:28les musées sont gratuits,
13:29et je pense que personne n'en discute de l'utilité d'emmener ses enfants,
13:32c'est gratuit.
13:33Le sport n'est pas du tout gratuit,
13:35et au fond, quel que soit le type de sport,
13:37et l'autre sujet, c'est aussi le terme...
13:39Mais il y a le passeport.
13:40Il y a le passeport, mais qui est sous condition de ressources,
13:43qui n'est pas très simple, d'ailleurs, dans sa réalisation,
13:45pour pouvoir en bénéficier,
13:47et puis on sait qu'il y a des sports qui coûtent plus cher...
13:50Oui, c'est 50 euros le montant de la sport ?
13:51Exactement.
13:52Ça ne suffit pas pour pratiquer certains sports.
13:54Et en fonction aussi des territoires,
13:55parce qu'il y a des territoires dans lesquels ça coûte très cher de faire du sport,
13:57parce qu'il faut l'acheminement, parce qu'il faut se déplacer.
14:00Et le sujet aussi, c'est le terme qu'on utilise derrière sport,
14:03et éducation physique.
14:05Ce sont quand même des choses assez différentes,
14:06parce que dans le sport, il y a aussi un lien social,
14:08qu'on évoque souvent sur ce plateau,
14:10il y a le fait de s'amuser à travers un sport
14:12qui a des règles d'amusement,
14:14et donc, en fait, on ne se rend pas nécessairement compte
14:16qu'on fait une activité physique,
14:16puisqu'on s'amuse dans un jeu et dans un sport.
14:19Là, l'enjeu de l'éducation physique,
14:21c'est un enjeu qui est effectivement de santé publique,
14:24et qui n'est pas toujours d'ailleurs corrélé
14:26à la notion de sport, de handball, de football,
14:30même de bateau.
14:31Donc, il y a un enjeu là-dedans,
14:33c'est de faire comprendre aussi aux Français
14:34l'importance d'eux,
14:35et souvent quand même le fait que les politiques,
14:38et on va le voir dans la prochaine élection présidentielle,
14:40les politiques ne parlent jamais de sport.
14:42Est-ce que le sport fera partie des sujets
14:46lors du débat de l'élection présidentielle ?
14:48On va faire en sorte que !
14:48On va tous essayer à notre moindre mesure de le faire.
14:51Alors, quand même, pour donner une note un peu positive,
14:53le 15e baromètre sport-santé révèle
14:55que les Français consacrent deux fois plus de temps au sport
14:57qu'il y a dix ans,
14:58donc le message passe.
14:59Comme vous le disiez, on sait qu'il faut faire du sport.
15:01Maintenant, on n'a plus besoin qu'on nous le dise.
15:04Je pense qu'effectivement,
15:04il y a une question aussi de classe sociale,
15:06où par exemple, moi je vois mon entourage,
15:07mes collègues ne faisaient pas du tout de sport,
15:09et aujourd'hui, ils se mettent tous à faire du sport.
15:11D'un coup, il y a un boom,
15:12mais notamment, c'est le running
15:13qui prend beaucoup, beaucoup de place actuellement.
15:14Oui, ça, ça ne coûte rien,
15:15à part une part de basket.
15:16À l'inverse, mon premier sport, c'était le vélo.
15:19Moi, je vois les clubs dans lesquels j'ai commencé,
15:20ils ont dû fermer leurs portes.
15:21Il n'y a plus de clubs amateurs.
15:22Et dans la région du Nord,
15:23qui est quand même une région mythique dans le vélo,
15:25ils n'ont même plus assez de catégories
15:26pour faire des courses cadets.
15:27Ils n'ont pas assez de monde.
15:28Oui, donc c'est le running.
15:29L'encadrement et les règles, etc.
15:31Et puis le matériel, enfin, un vélo...
15:32Bien sûr, c'est pour ça que je n'ai pas pris...
15:33Non, non, mais c'est un très juste exemple.
15:35C'est-à-dire qu'il y a un moment,
15:36il y a cet accès au sport.
15:37Et pourtant, on a sûrement le plus grand sportif
15:39qui est en train de naître au vélo,
15:40Paul Sexas, qui va se...
15:42Qui est inspirant.
15:43Oui, inspirant.
15:44On va faire un petit quiz spécial pratique sportive,
15:46justement, pour conclure un peu cette thématique.
15:48Vous êtes tous les quatre dans la même équipe,
15:49il n'y a pas de complétition, tout va bien.
15:52Quelle est la plus petite fédération sportive en France, d'après vous ?
15:56Biathlon.
15:57Non.
15:58Alors, j'ai des propositions.
16:00Ça va nous aider, ça.
16:00J'ai des propositions.
16:03Alors, je crois qu'on dit la Poulka,
16:05je ne sais pas comment on dit,
16:06et traîneau à chien,
16:07la Fédération Française d'Escrime Artistique,
16:09je ne sais pas ce que c'est, l'Escrime Artistique,
16:10la Fédération Française de Vol Libre.
16:12Le Vol Libre.
16:13Le Vol Libre.
16:14Non, je dirais plutôt...
16:18La Poulka et Traîneau à Chien.
16:19Oui.
16:20Oui, Vol Libre.
16:21Vol Libre.
16:22Je ne sais pas pourquoi je dirais l'Escrime Artistique.
16:24Ah ben, on a toutes les réponses.
16:25La bonne réponse, c'était
16:25la Fédération Française de Poulka et Traîneau à Chien.
16:29300 licences.
16:30Ça change en fonction des années, donc...
16:32Je me dis que ça ne se fait pas partout.
16:33Ça ne se fait pas partout.
16:34Il faut avoir un peu de traîneau et des chiens.
16:38J'ai vu passer une grande compétition de sport.
16:40Ah oui ?
16:40Ah, ça va peut-être augmenter.
16:41Du coup, je me disais peut-être que c'est plus visible que...
16:43Ça va peut-être devenir plus visible.
16:45Deuxième question.
16:46Derrière les terrains de foot et de basket,
16:47quel est l'équipement sportif le plus répandu en France ?
16:50Est-ce que ce sont les stands de tir,
16:51est-ce que ce sont les bouleau de rôme
16:52ou les terrains de tennis ?
16:57Si on part sur le côté plutôt le sport pour rassembler
17:00et passer du moment ensemble, les bouleau de rôme.
17:02Oui, chez bouleau de rôme, unanimité.
17:04Tu es un tennis, non ?
17:05Non, la bonne réponse, c'était les bouleau de rôme, en effet,
17:09qui sont les troisièmes équipements sportifs
17:11les plus répandus en France.
17:14Donc derrière, on a dit le foot et le basket.
17:16Dernière question.
17:16Quel sport compte le plus de femmes licenciées ?
17:19Est-ce que c'est la gymnastique, la danse ou l'équitation ?
17:21L'équitation.
17:22Oui, l'équitation.
17:23L'équitation, absolument, l'équitation.
17:25Plus de 555 000 femmes et cavalières.
17:28Bravo, vous êtes pas mal en pratique sportive.
17:30C'est pour ça que vous êtes là en même temps.
17:32C'est pour ça qu'on vous a invitées.
17:34Allez, on passe à l'échappée tout de suite.
17:41Et tous les mois, dans la rubrique « L'échappée, nos caméras » vous emmène découvrir que le sport est
17:46une solution à de nombreux enjeux de société.
17:48Ce mois-ci, Mathéo Rollet vous fait découvrir l'équithérapie du sport, donc l'équitation en complément des soins pour
17:55les malades.
17:56Reportage.
17:57Au centre équestre de Romorantin, dans le Loire-et-Cher, on met de côté les blouses blanches et les médicaments
18:01pour deux heures de partage finalement avec les chevaux.
18:04Ici, les malades sont atteints de cancer. Ils sont environ dix aujourd'hui. Ils se retrouvent sur ce que l
18:09'on appelle un instant de médiation équine.
18:11Allez, je vous emmène voir.
18:20Avant de commencer quelconque activité physique avec le cheval, il y a un temps de rencontre pour voir si les
18:26affinités entre le malade et l'animal passent.
18:29Qu'est-ce que vous ressentez du cheval quand vous allez comme ça ?
18:33Je crois que lui, il est très apaisé.
18:35Je sais que les animaux apportent beaucoup au niveau émotionnel.
18:39Et vu ce qu'on traverse chacun par rapport à la maladie, on a vraiment des émotions à évacuer.
18:46Est-ce que vous voulez une mise en mouvement avec enfants ?
18:49Oui, bien sûr.
18:50Après la rencontre avec le cheval, il vient quand même le temps de l'activité physique.
18:54Alors, on ne parle pas vraiment d'équitation au sens premier du terme, c'est-à-dire monter à cheval
18:57tout simplement,
18:58mais plutôt d'un parcours à pieds à côté de celui-ci.
19:00Il y a un vrai duo qui se met en place parce que forcément, il faut adapter pour les malades.
19:05Mais c'est quand même assez physique, vous allez le voir, et c'est assez intense.
19:10Oui, c'est ta classe !
19:15Ça va vite !
19:19Ok, je prends le challenge !
19:22Ça dépote !
19:31Bravo !
19:32Vous êtes allé vite, là ?
19:33Oui, mais je voulais dire quand même pas qu'il gagne !
19:36Qu'est-ce que vous avez ressenti sur ce genre de parcours ? Vous sentez que le cheval, il vous
19:40écoute, vous êtes connecté ?
19:41Oui, il suit. Il suit, il est génial ce petit cheval.
19:45Fanfan, en plus. Et moi, je m'appelle Françoise, on m'appelle Fanfan. Donc, on était fait pour s'entendre.
19:50Ça a plus de souffler, moi, oui. Mais pas lui.
19:53Vis-à-vis de la maladie aussi, est-ce que l'effort physique paraît plus simple, le fait d'être
19:58accompagné par un animal et que ça soit ludique ?
20:01Oui, parce qu'il faudrait... Moi, les médecins me disent, il faut marcher, il faut marcher. Je marche, mais pas
20:07assez.
20:08J'ai plus la force. Avec la maladie, c'est compliqué.
20:12Et l'animal rend ça plus facile ?
20:13Oui, il rend plus facile et puis ils nous comprennent.
20:18Le sprint final.
20:30Toutes ces activités leur ont permis de travailler l'ensemble du corps.
20:34Parce que quand ils sont sur le pensage, sur caresser le cheval, ils vont travailler leurs mains, mais aussi leur
20:39épaule, tout le haut du corps.
20:41Quand ils marchent avec le poney ou le cheval, ils vont travailler plus, effectivement, le mouvement marcher.
20:47Et finalement, on a vu des gens qui se sont redressés.
20:49Donc l'équitation, c'est bien plus qu'un sport, mais c'est aussi un sport qui se pratique à
20:56pied et monté.
20:57Pour la dimension un petit peu plus physique, il y a un défi qui s'est mis en place, qui
21:00est de faire le parcours le plus rapidement possible.
21:02Ça devient un petit peu une compétition, donc à mon tour de m'y engager.
21:05Je vous emprunte, Fanfan ?
21:07Ah ben... Non, oui.
21:12Allez, Fanfan !
21:14C'est sportif, c'est sportif.
21:15Ok.
21:16Bien.
21:17Il passe entre les barres.
21:20Vas-y, Fanfan !
21:20Ouais !
21:24Merci.
21:29Monsieur Julia.
21:34En tant que personne malade, je me suis retrouvée allongée sur un cheval, le plus grand qui me faisait peur
21:42derrière la barrière, avec un lâcher prise et ces douleurs, parce que c'était un cancer du sein que j
21:49'ai eu, donc ces douleurs d'épaule et de bras que je ne sentais plus et qui épousaient complètement le
21:54cheval.
21:54Donc je ne peux que le recommander maintenant aux personnes que je peux voir dans le cadre de la Ligue,
22:00parce que, ouais, c'était une superbe expérience.
22:03Mais la médiation équine, eh bien, elle ne s'arrête pas là, parce qu'il y a aussi des séances
22:07organisées pour les jeunes en difficulté ou encore les femmes victimes de violences, par exemple.
22:12La médiation équine, l'objectif, c'est vraiment de montrer que le cheval peut aider un petit peu tout le
22:16monde, finalement.
22:19– Je vous fais un check, bien joué.
22:24– Voilà, et vous pouvez soutenir, d'ailleurs, cette action, cette initiative en devenant donateur, ça se passe sur le
22:31site équiaction.org.
22:34– Violette, je vous voyais bien réagir à ce reportage.
22:38Le sujet santé, d'ailleurs, c'est quelque chose qui vous tient à cœur.
22:41On va en reparler tout à l'heure, mais on le voit sur votre chemise, vous êtes engagée auprès d
22:45'Initiative Cœur.
22:46Là, c'est vraiment le sport comme traitement, finalement, auprès des malades, c'est important.
22:49– Je trouve que c'est génial, parce que c'est une médecine douce.
22:52Et puis, en fait, l'activité sportive, au-delà de toute la prévention de santé,
22:57c'est aussi un moment où on se reconnecte à soi, on se redécouvre.
23:02Et je pense que pour le mental aussi, ça fait énormément de bien.
23:06– Sur tous les aspects de la santé, en prévention, en thérapie, pour la santé mentale.
23:11– Pour la santé mentale, et puis pour apprendre sur soi aussi, je pense que c'est super.
23:16– On va en reparler tout à l'heure dans la prolongation.
23:19On va passer à notre deuxième thème, quand les sportifs sont victimes de harcèlement sur les réseaux sociaux,
23:24c'est le hors-jeu de sport, etc.
23:32– Léon Marchand refuse de s'engager sur le plan politique parce qu'il se sent illégitime
23:36et immédiatement les insultes fusent.
23:39Athlète qui se chie dessus, pardon pour la grossièreté, bourgeois du camp du bien, sale blanc.
23:43À l'inverse, Teddy Riner lui invoque le droit de s'exprimer qui appartient à tout citoyen
23:47et il reçoit lui aussi en retour des messages haineux et à caractère raciste.
23:51Finalement, qu'il soit engagé ou qu'il refuse de l'être, les champions sont victimes de harcèlement sur les
23:55réseaux sociaux,
23:56sans compter le déferlement des haters en cas de mauvais résultats sportifs comme en cas de performance.
24:02Bonjour Mélina Robert-Michon, vous êtes championne de lancée du Dix, médaille d'argent aux Jeux olympiques de Rio.
24:08Merci beaucoup d'être avec nous.
24:10Vous parlez-vous de l'émergence d'un tribunal des athlètes sur les réseaux sociaux ? Expliquez-nous.
24:16Oui, je pense que vous avez bien résumé.
24:18En fait, un athlète, quand il s'exprime, alors quand il gagne, il a pris la grosse tête, quand il
24:24perd, il est nul.
24:25Enfin, il y a toujours, là vous disiez, il parle, il se fait insulter, il ne parle pas, il se
24:30fait insulter aussi.
24:31En fait, il y a toujours une bonne raison et du coup, il n'y a jamais de...
24:35Il n'y a jamais de moment où les athlètes sont plus encouragés qu'insultés, on va dire que tous
24:42les moyens sont bons,
24:43toutes les excuses sont bonnes pour les insulter et ça, je trouve que c'est de...
24:48Ça a toujours été, mais je trouve qu'il y a vraiment, depuis quelques temps, vraiment une augmentation de toutes
24:55ces insultes-là.
24:56Vous l'avez vu émerger au fur et à mesure de votre carrière, ce phénomène ou c'est quelque chose
25:01qui...
25:01Oui, parce que du coup, j'ai une longue carrière, donc j'ai commencé sans les réseaux sociaux et je
25:06me rends compte que c'était vraiment pas plus mal.
25:08Et là, ça a commencé du coup avec l'apparition des réseaux sociaux, mais là vraiment, ça a explosé, je
25:14trouve, ces deux dernières années sur tous les supports.
25:18En fait, c'est vrai qu'avant, c'était plutôt certain, on savait que Twitter, à l'époque, c'était
25:22là où, en général, il y avait le plus d'insultes, de choses comme ça.
25:26Maintenant, toutes les plateformes, je trouve qu'il y a égalité à ce niveau-là.
25:30Vous êtes victime vous-même ? Est-ce que vous en avez été victime vous-même ?
25:36Oui, mais je pense que si vous faites le tour de tous les athlètes de haut niveau ces dernières années,
25:42je pense qu'il n'y en a pas un qui ne veut pas vous dire qu'il n'y
25:44a pas reçu d'insultes, qu'il n'y a pas reçu...
25:46Alors moi, je trouve que ça reste encore correct dans mon sport, mais il y en a, ça va jusqu
25:51'à des menaces de mort quand même.
25:52Notamment au tennis, on a pu le voir avec les paris, mais je trouve que c'est vraiment crescendo de
25:59partout.
25:59Et je pense qu'il faut vraiment qu'on s'interroge sur qu'est-ce qu'on peut mettre en
26:02place pour faire évoluer ça.
26:04Parce que pour des athlètes qui sont jeunes, je trouve que c'est hyper compliqué à gérer.
26:08Oui, c'est ça, parce que si vous avez gagné ou si vous avez fait une performance, à la limite,
26:12ça peut passer un peu à côté.
26:13Mais si en plus, vous êtes dans une situation d'échec ou de résultat décevant, ça rajoute à la fragilité
26:19psychologique du sportif, j'imagine ?
26:22Exactement, parce que quand vous avez gagné, si on vous dit que vous avez pris la grosse tête, à la
26:25limite, vous êtes un peu dans cette phase d'euphorie et ça passe vraiment au-dessus.
26:29Et puis généralement, il y a aussi beaucoup de messages encourageants, donc ça permet de passer un petit peu.
26:34Mais quand déjà, vous êtes en souffrance parce que vous n'avez pas atteint vos objectifs, vous êtes passé complètement
26:40à côté, je pense qu'on est dans un état de fragilité à ce moment-là qui est compliqué à
26:46gérer.
26:47Et surtout, je me dis, sur des athlètes qui sont assez jeunes, je me dis que ça peut être vraiment
26:52très difficile à accepter, à gérer.
26:56Et surtout, comment on rebondit derrière.
27:00Alors justement, Violette, vous êtes jeune et vous êtes très populaire sur les réseaux sociaux.
27:04Et pour autant, vous avez, en août 2025, vous avez voulu faire une pause médiatique, vous avez eu ce ras
27:09-le-bol des réseaux sociaux.
27:11Est-ce que vous avez eu des messages négatifs aussi ?
27:13Ce n'était pas un ras-le-bol des réseaux sociaux, c'était surtout un épuisement, une fatigue, en fait.
27:20Parce que j'ai, en fait, à l'arrivée de mon Vendée Globe, il y a eu un boom médiatique.
27:25Il faut savoir que moi, ça faisait des années que je courais derrière les médias et que je l'ai
27:28supplié de parler de mon projet.
27:30Parce que pour nous, les médias, c'est important.
27:32Les médias, les réseaux sociaux aussi, ça nous permet derrière de trouver des sponsors.
27:37Donc après mon Vendée Globe, c'était une vraie victoire et je l'ai vécu pleinement.
27:41J'ai fait beaucoup, beaucoup de médias avec, j'y suis allée avec le cœur.
27:45Il y a juste qu'il faut arriver à trouver le juste équilibre entre la préparation sportive, les engagements et
27:52puis l'aspect médiatique pour arriver à ne pas se faire déborder, en tout cas.
27:57Et vous êtes victime de cyberharcèlement ? Vous avez des messages haineux de temps en temps ?
28:01Alors, c'est possible. Moi, une de mes meilleures astuces, c'est de ne pas regarder et de ne pas…
28:06Faire gérer ça par quelqu'un d'autre ?
28:07En fait, il y a certaines plateformes où ça peut aller très, très loin, tout ce qui est X ou
28:12Twitter ou même TikTok.
28:14C'est des plateformes que je trouve parfois un petit peu toxiques.
28:18Donc, il faut faire attention et se protéger de tout ça.
28:20Et puis, il faut essayer de s'entourer d'aussi une préparation mentale pour ceux qui font du haut niveau,
28:26parce que forcément, on va être amené à être jugé.
28:29Et ça, ça peut être dur à vivre.
28:31– Antoine, vous suivez ça, évidemment, de près.
28:33Vous qui êtes vous-même sur les réseaux sociaux, créateur de contenu,
28:36comment vous regardez l'émergence de ce phénomène ?
28:39– Je pense que les réseaux sociaux peuvent apporter beaucoup de bons.
28:43Je pense, comme dans ton cas, Vuette, dans des sports qu'on parlait…
28:45– Oui, ça vous a aidé à vous faire connaître aussi.
28:47– Bien sûr, c'est ça.
28:48Mais il y a un… Je ne dirais pas un revers de la médaille,
28:50parce que ce n'est pas quelque chose qu'il faut accepter,
28:52mais malheureusement, c'est aussi une…
28:54– Une fil de brangue.
28:55– Oui, c'est ça. Il y avait les médias traditionnels
28:57où les personnes ne pouvaient pas commenter en direct sur ce qui se passait aujourd'hui.
29:00Chacun peut donner son avis.
29:02Et il y a des avis qui peuvent être aussi un peu…
29:04Ils donnent leur avis, ils ne sont pas contents de ce qu'a fait un athlète ou quelqu'un.
29:07Mais ça reste des avis, du coup, qui sont donnés avec le bon ton.
29:11On n'est pas obligé de tout le temps d'accord avec tout ce que dit quelqu'un
29:13ou tout ce que fait quelqu'un.
29:14Par contre, quand ça devient insultant, quand ça devient réducteur,
29:17c'est là qu'il y a une limite.
29:19Et ça arrive, malheureusement, à tous les athlètes.
29:21– Oui, insultant jusqu'aux menaces de mort, c'est quand même dingue.
29:23Vous qui faites partie des médias traditionnels, Jean-Denis, comment vous regardez ça ?
29:27– Je regarde… Nous, on est souvent atterrés aussi.
29:31On a des sections commentaires sur nos articles.
29:33Et les gens… Enfin, il y a une désinhibition dans ce que les gens disent
29:37et la violence verbale qui dépasse le monde du sport,
29:40dans la société en général.
29:42– C'est vrai. C'est l'état de la société en général.
29:45– En général, et très… Voilà.
29:47Et effectivement, Méliné en parlait, il y a certains sports en plus où il y a des paris.
29:51Donc, les gens mettent de l'argent et, effectivement, n'acceptent pas le sport en tant que tel.
29:57On gagne, on perd et il y a des surprises.
29:59– C'est le principe du pari, en fait.
30:00– C'est le principe. Et effectivement, sur le tennis, notamment, c'est d'une violence incroyable.
30:04– Ah, c'est ça. Quels sont les sports les plus concernés ?
30:06– Pour moi, le tennis est beaucoup parce qu'on peut parier quasiment sur tout maintenant.
30:11On peut parier sur un break, on peut parier sur…
30:14Donc, il y a quand même beaucoup de dérives.
30:16Je trouve que c'est, de mon point de vue, pas assez encadré.
30:19Et effectivement, les gens, ensuite, déversent leur haine et leur colère sur leurs sportifs,
30:27sur les entourages, avec des messages, comme vous l'avez dit, qui vont parfois très loin.
30:30Le football aussi, par la passion que ça draine, les messages sont assez violents.
30:35– Parce que ça tient à cœur beaucoup aux spectateurs.
30:38Pour autant, c'est vrai, vous avez raison, c'est le climat général de la société.
30:42Mais est-ce que c'est pas lié aussi à la place qu'occupent maintenant les sportifs dans la société,
30:46qui est plus centrale qu'avant, avec une responsabilité sociale, un engagement,
30:50qu'on demande de prendre ou pas, et qui, du coup, fait qu'ils sont plus exposés, forcément, aux réactions
30:54?
30:54– Oui, ils sont beaucoup plus exposés.
30:55On a eu, d'ailleurs, il y a 30 ans, un débat sur les hommes et les femmes de spectacle,
30:59en disant qu'il fallait aussi que ces personnes soient partie prenante dans la société.
31:03Et effectivement, on se retrouve toujours…
31:04C'est-à-dire que s'ils ne prennent pas position, on se dit qu'ils ne font pas ce
31:08qu'ils devraient faire.
31:08Et s'ils prennent position, on les attaque pour les positions qu'ils prennent.
31:11Donc, quoi qu'il arrive, quoi qu'il fasse, ils ne seront pas valorisés comme tels.
31:16Après, il y a les sujets de prise de position de ces athlètes.
31:19Et donc, des personnes qui, prenant une position, s'ouvrent au fait que ceux qui ne sont pas d'accord
31:24avec leur position,
31:25c'est ce qui s'est passé avec Kylian Mbappé sur Ceuta, et ça peut arriver.
31:29Et puis après, il y a des prises de position, des attaques qui sont ad nominem
31:32sur des éléments physiques, de genre, etc.
31:36Qui, là, du coup, ne sont injustifiables, même dans un débat public.
31:40Et effectivement, il y a des enjeux.
31:41D'abord, de protection de l'athlète.
31:42Est-ce qu'on n'est pas en capacité, dans des sociétés comme les nôtres,
31:45de faire que des athlètes de haut niveau aient un statut particulier
31:48qui permette des réponses beaucoup plus appropriées ?
31:50Parce que quand on est, comme certaines personnes autour de ce plateau,
31:54avec des milliers, des centaines de milliers, des centaines de millions,
31:57Kylian Mbappé, c'est 130 millions de followers sur Instagram.
31:59Donc, on en est quand même…
32:01Mais chaque mot prononcé…
32:02Chaque mot prononcé.
32:03Et donc, du coup, avec une capacité qu'on doit pouvoir mettre en place
32:06de protection de ces personnes, et du coup aussi que les plateformes
32:09soient au courant que certaines structures des sportifs de haut niveau
32:13doivent être protégées pour leur santé mentale.
32:15Et tout ce que vous évoquiez est très juste.
32:17Et donc, du coup, oui, on est capable de faire cela.
32:19Après, est-ce que quelqu'un est susceptible, dans le sport comme dans le reste,
32:22de mettre autour de la table les différentes plateformes que vous évoquiez
32:25en disant, voilà, maintenant, on va changer…
32:26Et déjà, le sujet des enfants, l'addiction, etc.
32:28On a le même sujet sur les enfants.
32:29C'est un sujet supplémentaire.
32:30Et donc, oui, il faut qu'il y ait un ménage qui soit fait,
32:33ne serait-ce que parce que l'athlète de haut niveau a des problématiques
32:36que les autres personnes n'ont pas.
32:38C'est ça.
33:00Bon, la politique, mais surtout le sportif.
33:02Chez les femmes, on rajoute des critiques sur le physique.
33:04Sexistes.
33:05Sexistes.
33:06Ça va jusqu'à la grossophobie pour certaines judocates,
33:08comme Romane Dicou, par exemple.
33:10Et du coup, oui, sur les réseaux sociaux,
33:13il y a quand même une tendance à juger sur le physique les femmes
33:16avant de juger sur la performance physique.
33:17Ou alors, là, j'ai vu que la Fédération française d'athlétisme,
33:20ou la Fédération internationale même,
33:21avait fait passer aux caméramans des grands rassemblements d'athlétisme
33:25une manière de les filmer pour ne pas sexualiser le corps de la femme.
33:29Et on arrive à des points comme ça pour trouver des solutions.
33:31Donc, il y a des solutions qui sont cherchées,
33:33mais en même temps, je pense que c'est un peu utopiste,
33:36mais il faut éduquer les personnes.
33:39Je trouve que notre génération violée, je ne suis pas si d'accord,
33:42on met beaucoup moins de commentaires négatifs,
33:44dans le sens où je trouve que souvent, en général,
33:46les commentaires négatifs sont peut-être la génération d'au-dessus
33:48qui sont moins en...
33:50La relève arrive, mais moi, je suis d'accord avec vous,
33:52je compte beaucoup sur votre génération pour nous changer un peu cette société.
33:55Je pense, parce que vu qu'on est éduqués à ça,
33:56quand on n'aime pas, on n'y porte pas attention,
33:59et on a l'habitude de se scroll agressif,
34:01on ne choisit pas ce qu'on regarde.
34:03Enfin, avant, on choisissait une page de...
34:04Si je veux lire l'équilibre, je lis.
34:06Voilà, et notre d'espoir.
34:07Et donc, je pense...
34:08Mais Lina, ça a des conséquences aussi sur les proches, on l'imagine.
34:13Comment vous avez fait, vous ?
34:14Est-ce que vous avez coupé, comme Violette, à un moment ?
34:16Comment vous réagissez face à ça ?
34:19Oui, forcément, il y a un moment où il faut couper.
34:20Et je pense que pour la santé mentale des athlètes,
34:23à un moment, il faut couper, se renouveler,
34:25parce que des fois, ça peut être très pesant.
34:28Et surtout, quand on disait, sur des périodes
34:30où on n'est déjà pas forcément très à même,
34:34de recevoir ces messages-là,
34:35parce qu'on a des périodes difficiles d'échecs,
34:37de remise en question, de plein de choses.
34:39Mais là-dessus, je vous rejoins complètement
34:41sur la différence hommes-femmes.
34:44Clairement, les hommes, on va les attaquer
34:46sur des prises d'opposition, sur des résultats.
34:48Et les femmes, ça va partir très, très vite sur le physique.
34:51C'est vraiment là-dessus.
34:53Je ne sais pas s'il y a des chiffres par rapport à ça,
34:55mais c'est sûr que c'est une différence vraiment complète.
35:00Et quand bien, et même quand elle va échouer,
35:03ça va être aussi des attaques sur le physique.
35:08De toute façon, il y aura toujours, pareil,
35:10une bonne raison pour aller là-dessus.
35:13Et vous attendez quoi des pouvoirs publics, du coup,
35:16sur ce phénomène-là ?
35:19Je pense qu'un peu ce que vous disiez,
35:21je ne sais pas s'il y a un statut particulier,
35:22mais en fait, ça devrait être pour tout le monde sur les réseaux.
35:24C'est ce côté de pouvoir poursuivre encore plus
35:28et que ce soit vraiment appliqué avec des peines
35:30sur les gens qui se permettent de faire des commentaires
35:33complètement fous.
35:34Parce que oui, effectivement, on peut dire qu'on n'est pas d'accord,
35:37qu'on n'aime pas.
35:38Ça, il n'y a aucun souci.
35:39C'est quand même des plateformes d'échange aussi.
35:42Mais pour moi, les insultes, ça n'a pas sa place.
35:45Et je me dis que ces gens-là,
35:46au lieu d'être assis derrière leur ordinateur
35:49sur le sujet que vous disiez tout à l'heure,
35:50ils devraient peut-être aller faire un peu plus de sport.
35:52Je pense que ça leur fait.
35:52C'est vrai.
35:53On rejoint, merci.
35:54Vous avez rejoint nos deux thématiques en une.
35:57Et merci beaucoup, Mélina.
35:59Merci d'avoir été avec nous.
36:00Et pour rejoindre ce que vous disiez
36:03sur cette nouvelle génération,
36:04je crois qu'à l'INSEP, maintenant,
36:06les nouveaux athlètes ont une formation,
36:08sont préparés aussi à affronter aussi cette dimension-là.
36:12Éventuellement, avoir des éléments de langage,
36:14savoir comment répondre,
36:15et en tout cas, se préparer à avoir cette pression-là
36:18des réseaux sociaux.
36:19Ça fait partie de la formation, quoi.
36:20Un point dans ce que vous évoquiez,
36:22c'est qu'est-ce qu'on peut faire ?
36:23On peut se rendre compte que sur ces plateformes,
36:25le sport, et vous en êtes le parfait exemple,
36:27ce sont des thèmes qui sont très pratiqués,
36:30très consommés,
36:31et on voit maintenant certaines plateformes,
36:32même avec des droits sportifs, etc.
36:34Donc, à partir d'où le sport est très discuté,
36:36on peut forcer ces plateformes
36:37à réguler une partie avec des statuts particuliers.
36:41Après, il faut qu'il y ait une volonté politique
36:43de se dire que dans les discussions qu'on a
36:45avec les plateformes que vous évoquiez,
36:47le sport est un sujet.
36:48Or, en réalité, très rapidement,
36:50on va parler de politique,
36:51on va parler d'immigration,
36:52de plein de sujets liés à ces plateformes.
36:53Mais le harcèlement est un sujet.
36:55Oui, mais malheureusement,
36:56le harcèlement de sportifs arrivera,
36:58très malheureusement,
36:59après le harcèlement de certains politiques,
37:01d'enfants, etc.
37:02Or, très probablement,
37:03quand, volons de manière très velléitaire,
37:06le gouvernement mettrait en place
37:07des discussions spécifiques avec les plateformes
37:09en considérant que les sportifs de haut niveau
37:10sont une catégorie à part,
37:12et plus on essaierait de faire diminuer cette pression.
37:15Mais ça, je passez.
37:16On verra si vous êtes entendu.
37:18J'aimerais bien.
37:19Je compte sur vous.
37:20On passe au chrono, maintenant.
37:26Trois informations qui concernent le sport,
37:29trois réactions ou pas.
37:30Vous choisissez si ça vous inspire une réaction.
37:32C'est la campagne qui fait polémique,
37:34celle de Sidney Swinney,
37:35en partenariat avec la plateforme de Paris Sportif,
37:38Novig, dont elle est actionnaire,
37:40qui est censée faire la promotion du sport féminin.
37:42Donc, elle est nue,
37:43seulement habillée par des accessoires de sport.
37:45Scandale.
37:46De nombreux athlètes de haut niveau
37:47y ont vu une régression,
37:48une sexualisation, justement.
37:49On en parlait du sport féminin.
37:51Ça vous a choqué, Violette ?
37:52Oui, je pense que ça a choqué tout le milieu du sport.
37:55C'est inacceptable de faire une pub comme ça
38:00dans laquelle elle dit que le sport, c'est ça.
38:02Et c'est la sexualisation.
38:04Surtout qu'elle ne fait pas de sport, en fait.
38:05Elle est juste nue sur des équipements sportifs.
38:08C'est très dur, je pense, à accepter
38:10pour de nombreuses sportives.
38:12Et on sait toutes que derrière le sport,
38:15il y a beaucoup, beaucoup de préparation.
38:16Notre corps, il ne ressemble pas forcément à ça.
38:18Et on n'a pas forcément envie d'être sexualisés.
38:24En fait, j'ai vu une petite citation qui disait
38:27que les sportives n'ont pas envie d'être vues.
38:29Elles ont envie d'être regardées pour leur performance sportive.
38:33Elles ont envie d'être admirées pour ce qu'elles vont faire
38:37dans leur sport et pas forcément pour leur physique.
38:41Je pense que ça a été très dur, mais j'ai trouvé
38:43qu'il y avait une vraie sororité, de vraies bonnes réactions
38:48de la part de beaucoup de fédérations, beaucoup de sportives.
38:51Ça permet de faire passer des messages, finalement.
38:52C'est très bien.
38:53Tu as peut-être les fait rechercher par effet boomerang.
38:56Antoine, c'est ce qu'on appelle un bad buzz ?
38:58Comment ça s'appelle ?
38:58Non, de toute façon, Sidney Swinney, je ne connais pas très bien
39:01sa carrière, mais à chaque fois que je vois une sortie politique
39:03sur elle ou sur les réseaux, c'est toujours pour des actions
39:05très provocantes.
39:07Donc, je pense aussi ce qu'ils cherchent et surtout,
39:09je crois que c'est un site de Paris sportive, c'est ça ?
39:11Oui, dont elle est actionnaire.
39:12Donc, il y a un cynisme total assumé.
39:14C'est calculé, elle a raison, mais d'un point de vue sportif.
39:16À créer le buzz, quoi.
39:18C'est ça.
39:18Que ce soit bon ou mauvais.
39:19Mais là, je trouve qu'il y a eu des bonnes réactions,
39:20comme disait Violette.
39:21Et finalement, moi, j'ai vu plus passer des contenus de sportifs.
39:24J'ai vu des skis.
39:25Bon, je les voyais déjà me faire du free ride, du la voile.
39:28Et finalement, il y en a plein qui se sont exprimés.
39:29Et je me suis dit, on a du talent et des sportifs qui font du vrai sport.
39:32Bon, tant mieux, si ça a eu un effet bénéfique.
39:34Et donc, on peut se servir de la notoriété de ces sportifs
39:37via les réseaux pour, du coup, avoir des combats.
39:40Et en fait, ça revient aussi un peu au premier sujet.
39:42C'est que si on a derrière des combats politiques
39:44pour la place du sport, on est capable de les mobiliser.
39:46Et là, effectivement, mobiliser contre une publicité
39:49qui a été jugée honteuse.
39:51Mais du coup, oui, il y a eu énormément,
39:52des centaines de milliers de contenus sur les réseaux.
39:54Comme quoi, on peut mobiliser cette profession de sportif de haut niveau.
39:57Et tant mieux.
39:58Pour vous dire, j'ai vu d'abord des femmes faire du sport
40:01avant de voir la pub de Sydney.
40:02J'ai pas compris.
40:02J'ai vu d'abord les réactions avant l'objet du scandale.
40:06Alors, en plus court, s'il vous plaît, les deux autres sujets.
40:08Mais je vois que ça suscite de nombreuses réactions.
40:10Les cycles Lapierre, placés en redressement judiciaire,
40:13frappés par la concurrence asiatique,
40:15l'une des plus emblématiques marques de vélo françaises,
40:18ça vous concerne, dans la tourmente.
40:19Donc, l'entreprise Dijonaise, créée en 1946,
40:22qui emploie 106 salariés,
40:23qui avait équipé l'équipe de France Olympique
40:25et qui est donc maintenant en très grande difficulté.
40:27Vous y êtes sensible à l'origine de vos vélos ?
40:29Moi, j'ai travaillé chez Look,
40:31donc une marque un peu semblable à celle de Lapierre.
40:33Et j'ai vu un peu ce côté-là.
40:34C'est l'industrialisation, la mondialisation
40:36et le libre-échange qui provoquent tout ça.
40:39Et malheureusement...
40:41On peut rien y faire.
40:42Ça serait couper les accords avec d'autres pays.
40:44Moi, je ne suis pas du tout dans ça,
40:46mais du coup, je pense que c'est compliqué.
40:47Et oui, on y est sensible,
40:47parce que c'est une marque quand même mythique française.
40:50Le dernier vélo de Romain Bardet,
40:51qui est le dernier Français à avoir...
40:52Enfin, fait le podium sur le Tour de France.
40:55Denis, c'est triste ou c'est comme ça ?
40:57C'est l'évolution ?
40:58Non, c'est triste.
40:59Pour l'instant, ils essaient déjà de sauver l'entreprise.
41:01Donc, ils se sont effectivement retirés de l'équipe du VTT.
41:05Ils étaient avec la FDJ jusqu'en 2023.
41:07Ils n'y sont plus.
41:08Donc, je pense qu'ils doivent se réinventer.
41:10Et j'espère pour eux trouver un repreneur
41:12et des modèles pour garder l'activité.
41:16Après, effectivement, c'est sur un milieu du cycle
41:18qui post-Covid s'est maintenant un peu rétracté.
41:21Il y a eu un boom.
41:22Et puis, là, on est plutôt...
41:23Tout le monde a son vélo, maintenant.
41:24Exactement.
41:25Un an après, le stade Lavalois,
41:27c'est le club anglais Brentford
41:28qui choisit de conserver son maillot sur plusieurs saisons
41:30plutôt que de le renouveler chaque année
41:33pour des raisons à la fois économiques, là encore,
41:35et aussi écologiques.
41:36Est-ce que c'est bien ?
41:37Vous êtes pour, vous êtes contre ?
41:38Qu'est-ce que vous en pensez ?
41:38C'est très bien.
41:39Et en plus, c'est la volonté d'avoir un sport,
41:42et notamment un football, populaire.
41:43On sait très bien que les supporters ultra,
41:46et j'en parle en connaissance de cause
41:48parce que j'en suis un,
41:49ont cette proximité avec leur maillot
41:52et leur identité.
41:54Et donc, ça montre que parfois,
41:56alors certes, sous couverte, là,
41:57en l'occurrence, de développement durable
41:59et d'engagement,
42:00mais aussi pour des questions d'argent,
42:01il convient peut-être de laisser son maillot
42:03et au fond, qu'on ne change pas de maillot chaque année,
42:05c'est sans doute très bien.
42:06On peut le laver.
42:07On peut très bien le laver.
42:08Donc, c'est, à mon sens, une très bonne chose.
42:11Bon, très bien.
42:12Merci beaucoup à tous les trois.
42:13On passe aux prolongations
42:15avec vous, Violette d'Orange.
42:21Et pour commencer,
42:22j'ai une image à vous montrer,
42:24une petite vidéo qui va s'afficher.
42:27Vous allez me dire si vous vous souvenez de ce moment.
42:32Tout de suite, vous avez vu une vague
42:34et vous savez tout de suite ce que c'est.
42:36C'était quoi ?
42:38C'est la traversée de la Manche en optimiste en 2016.
42:41J'avais 15 ans.
42:42Exactement.
42:43Et ça marque le premier défi que j'ai réalisé
42:46en dehors des compétitions.
42:48Vous aviez 15 ans seulement,
42:50donc vous étiez toute jeune.
42:51Et pourtant, il me semble que la voile,
42:53ça n'a pas tout de suite été une évidence pour vous.
42:55Non, non, j'ai commencé sur ces bateaux-là.
42:57J'ai fait quand même huit années sur ce bateau-là.
43:00On s'en vient, c'est long.
43:01C'est un optimisme, non ?
43:02Et au tout début, je m'ennuyais.
43:04J'avais envie de faire un sport féminin,
43:07de la danse, de la gym, du poney,
43:10mais pas forcément de me retrouver
43:11sur une petite caisse à savon comme ça
43:14au milieu de l'océan.
43:15Et au final, quelques années après,
43:18j'ai compris que la voile pouvait me permettre
43:20de partir plus loin, de vivre des aventures,
43:24de voyager pour faire des compétitions internationales.
43:27Et là, j'ai eu un petit déclic.
43:28Finalement, ça vous a plu.
43:29Et vous êtes devenue la plus jeune navigatrice
43:31de l'histoire du Vendée Globe.
43:33Est-ce que c'est quelque chose dont vous êtes fière ?
43:36Oui, le Vendée Globe, je pense que ça restera
43:40un moment unique et je m'en souviendrai toute ma vie.
43:45Déjà, il y a eu toute la construction du projet
43:48pendant de nombreuses années.
43:49Et puis le Vendée Globe, c'est trois mois en mer,
43:51en solitaire, loin de tout, sur mon grand bateau de venir.
43:56Et ça, c'était complètement faux.
43:58J'ai des images que je garderai.
44:01Et le 1er novembre, vous allez donc prendre le départ
44:04de la Route du Rhum.
44:05C'est l'occasion pour moi d'annoncer officiellement
44:07que Public Sénat est partenaire soutien officiel
44:09de la Route du Rhum.
44:10Et Public Sénat sera donc présent dans le village
44:13des journées de l'inclusion et de l'océan.
44:15La Route du Rhum, c'est aussi une étape importante ?
44:19Toutes les compétitions comptent autant les unes
44:22que les autres, pour vous ?
44:25Il y a des courses où on va vraiment se dire
44:28que c'est une course préparatoire pour la suite.
44:30Mais là, la Route du Rhum, c'est la course phare
44:32de la saison 2026.
44:34C'est la première fois que je vais participer
44:36à cette course et elle est quasiment tout autant mythique
44:39que le Vendée Globe.
44:40C'est une traversée de l'Atlantique en solitaire
44:43entre Saint-Malo et la Guadeloupe
44:44où de nombreuses femmes navigatrices
44:49ont été révélées aussi.
44:51Florence Artaud, Catherine Chabot.
44:54Donc, pour moi, cette course,
44:56elle a quelque chose de particulier.
44:58Et puis, si je me concentre sur le sportif,
45:01c'est aussi une course préparatoire
45:02pour le prochain Vendée Globe.
45:04Voilà, c'est ça.
45:04Alors, on parlait de l'engagement des sportifs
45:06tout à l'heure.
45:07On le voit sur votre chemise.
45:09Vous êtes engagée pour Initiative Coeur
45:10en faveur de la chirurgie cardiaque.
45:12Pendant la Transat Café L'Or,
45:15vous aviez d'ailleurs été en duplex avec nous en mer,
45:1824 enfants ont pu être sauvés.
45:21Pourquoi cet engagement-là ?
45:22C'est un engagement qui existe depuis très longtemps,
45:25depuis 2009.
45:26C'est Initiative Coeur.
45:28Donc, ils ont décidé de mettre en avant
45:30la cause mécénat chirurgie cardiaque,
45:32donc opérer des enfants atteints
45:34de malformations du cœur partout dans le monde
45:37qui n'ont pas forcément accès à ces opérations-là.
45:41et moi, ce bateau-là, je l'observais.
45:44Donc, en 2009, j'avais 8 ans.
45:46Donc, ça existe depuis bien longtemps
45:48et j'ai observé ce bateau rouge
45:50et je me disais, c'est incroyable.
45:52Ce bateau, il sauve des enfants.
45:54Et donc, j'étais fan de ce projet-là.
45:58Et pour moi, pouvoir l'intégrer,
46:01c'est complètement dingue
46:03parce que ça me touche beaucoup
46:04de pouvoir me dire que grâce à notre sport,
46:07grâce à la résonance médiatique
46:10que ça crée autour des événements,
46:12on peut arriver à avoir un vrai impact
46:14sur des vies humaines.
46:16C'est vraiment ça.
46:17On va pouvoir sauver des enfants.
46:18Et là, l'objectif sur la route du Rhum,
46:20c'est d'en sauver une vingtaine.
46:22Donc, c'est un vrai challenge.
46:24Oui, c'est un bel objectif.
46:26On le disait tout à l'heure,
46:27Léon Marchand, il s'estime trop jeune
46:29pour prendre position, pour s'exprimer.
46:31Vous avez 25 ans, vous êtes jeune également.
46:34Est-ce que vous avez conscience
46:35de votre responsabilité sociale, justement,
46:37et du rôle que vous avez à jouer dans la société ?
46:41Je me suis toujours dit que c'est important,
46:44au-delà des valeurs du sport,
46:47d'utiliser cette notoriété pour une fondation,
46:50pour une cause.
46:50J'ai commencé avec la fondation Apprenti d'Auteuil
46:52à l'âge de 19 ans.
46:55Et aujourd'hui, je garde toujours Apprenti d'Auteuil.
46:57Je continue de travailler avec eux.
46:59Et en plus, il y a Mécénat Chirurgie Cardiaque.
47:01Donc, pour moi, l'engagement est important.
47:04Après, l'engagement politique,
47:05je pense que c'est autre chose.
47:07Bien sûr.
47:07Politique, c'est au sens la vie de la société.
47:10Ce n'est pas forcément partisan.
47:11Voilà, c'est ça.
47:12Mais je pense que, en tout cas,
47:16l'engalochement politique,
47:18ça peut être compliqué,
47:18parce qu'il ne faut pas oublier
47:20qu'on est quand même dépendant de nos sponsors,
47:23qu'on a aussi beaucoup de personnes derrière
47:25et qu'on ne peut pas forcément dire
47:26ça, je suis pour, ça, je suis contre.
47:29Mais par contre, porter des valeurs
47:30et des projets qui nous tiennent à cœur,
47:33je trouve que c'est important
47:35et on est beaucoup à essayer de le faire.
47:38Vous sortez votre biographie
47:40à destination de la jeunesse.
47:42C'est ça, chez Ganimard Jeunesse.
47:44Ça s'appelle Violette d'Orange,
47:45Cap sur ses rêves.
47:47Ce rôle modèle que vous êtes,
47:50que vous êtes devenue,
47:51vous en avez conscience également ?
47:53Inspirez les jeunes, les plus jeunes.
47:55Je rencontre des jeunes tout le temps.
47:57Je rencontre toujours des parents aussi
47:59qui me disent,
47:59ah, vos enfants vous ont suivis à l'école.
48:02Et ça, c'est vraiment une victoire
48:06après les courses,
48:06quand on entend ça,
48:07parce que si on peut inciter
48:10les jeunes à faire du sport,
48:11si on peut les inciter
48:12à se lancer dans des défis,
48:13pas forcément sportifs,
48:14juste se lancer des petits challenges
48:18et puis aussi,
48:20si on peut inciter les jeunes filles
48:21à se mettre à la voile,
48:23mais pourquoi pas ?
48:24Je trouve que c'est super
48:25et je prends ça,
48:27vraiment,
48:28c'est un grand plaisir d'entendre ça.
48:30Qu'est-ce que le sport
48:31vous a appris sur vous-même ?
48:32Quel est le conseil
48:32que vous avez envie de donner
48:33aux plus jeunes, justement ?
48:38C'est une bonne question.
48:42Je dirais, en tout cas,
48:43pour toutes les petites filles
48:45qui veulent se lancer
48:46dans des sports
48:47qui sont parfois un peu masculins,
48:49de vraiment leur dire
48:50qu'il faut arriver
48:50à briser ce plafond de verre
48:53et leur dire
48:54qu'on en est capable,
48:56on est tout à fait capable
48:57d'affronter des océans,
48:59de traverser des tempêtes
49:01et voilà.
49:03Donc, c'est un peu le message
49:03que j'aimerais dire
49:04à toutes les petites filles,
49:05en tout cas.
49:06Cap sur ses rêves,
49:07donc de croire en ses rêves.
49:08Vous aviez une question ?
49:09D'ailleurs, je vous pardonne,
49:10j'ai été très égoïs,
49:11je ne vous ai pas passé la parole,
49:12je suis restée en tête-à-tête
49:13avec Violette,
49:13mais c'est l'occasion,
49:14si vous aviez un commentaire
49:15ou une question ?
49:16Sur l'inspiration,
49:17ça me fait penser,
49:18j'ai accompagné une classe
49:19à la Cité de la Mer
49:21à Lorient
49:21et c'était post-Vendée,
49:25donc vous aviez l'air bien épuisé
49:27quand même,
49:27c'était les premiers temps
49:28avec son nouveau bateau
49:29et quand elle est arrivée,
49:31c'était les Beatles.
49:32Il y avait d'autres grands skippers,
49:34mais voilà,
49:35Violette, effectivement,
49:36je pense sur les enfants
49:38et c'était une classe
49:39de CM2 ou CM1,
49:42il y avait vraiment,
49:43je pense qu'ils avaient marqué
49:44et portaient quelque chose,
49:46donc je trouve ça super
49:48d'inspirer.
49:50Merci.
49:51Patrick ?
49:52Qu'est-ce qu'on peut faire
49:52pour qu'il y ait plus de gens
49:54comme vous ?
49:54De Violette ?
49:55Non, mais en réalité,
49:56je crois qu'on se pose
49:56tous la question,
49:57c'est qu'on a été marqué
49:58par ce que vous avez fait
49:59et nous tous,
50:00moi j'ai un petit garçon,
50:01il vous a suivi, etc.
50:02Qu'est-ce qu'on peut faire
50:03pour qu'il y ait d'autres gens
50:04comme vous et que du coup,
50:05on parle du sport,
50:06notamment du sport féminin,
50:07mais du sport tout court
50:08avec des gens comme vous ?
50:09Un petit conseil
50:10pour que l'État
50:10ou que les pouvoirs publics
50:12fassent mieux ?
50:13Je pense qu'aujourd'hui,
50:15le sport peut parfois
50:17avoir des difficultés
50:18à trouver des sponsors
50:20et c'est vraiment
50:21faire confiance en la jeunesse,
50:23lui accorder
50:24un go pour un petit défi,
50:27l'accompagner,
50:28le suivre avec fidélité
50:29pendant plusieurs années,
50:30c'est vraiment la clé
50:31pour pouvoir faire émerger
50:33des sportifs
50:33et aujourd'hui,
50:34je pense qu'on est nombreux
50:35à avoir vraiment besoin de ça.
50:36Vous avez encore du mal, vous ?
50:38Nous, on cherche aussi
50:40un tiers du budget,
50:41donc c'est quand même
50:41une grosse partie,
50:43mais je connais
50:44de nombreux skippers
50:45qui aujourd'hui
50:46ont un niveau exceptionnel
50:48et ne peuvent pas faire
50:49la route du rhum
50:50juste par manque de sponsors
50:51et je pense que
50:52dans beaucoup de sports,
50:53aujourd'hui,
50:54c'est une vraie problématique.
50:55Merci beaucoup, Violette,
50:56merci d'avoir été
50:58notre grand témoin aujourd'hui.
51:00On va terminer,
51:00si vous le voulez,
51:01par un coup de cœur,
51:02le coup de cœur
51:03de cette émission
51:04alors que les Bleus
51:05ont disputé
51:05leur premier match
51:06de l'ère Zidane
51:07face à la Turquie
51:08en Ligue des Nations.
51:08Je vous propose
51:10un beau livre,
51:11ça s'appelle
51:11100% Zidane,
51:13c'est publié chez Solar,
51:14écrit par Alexandre Fievé
51:16et Gérard Rejnès,
51:17publié donc chez Solar
51:18et raconte
51:18la trajectoire de Zizou
51:19à travers ses propres mots.
51:21En fait,
51:21c'est une compilation
51:22de morceaux d'interview
51:23qu'il a pu faire
51:24ou de phrases
51:24qu'il a prononcées.
51:25L'idée,
51:25c'était de faire un livre
51:27qu'il aurait pu écrire lui-même.
51:29Donc voilà,
51:30ça s'appelle
51:30100% Zidane
51:31et puis,
51:32un petit coup de pouce
51:34également
51:35et ça,
51:35vous pensez à Antoine,
51:36à traverser
51:36de l'Islande à vélo,
51:38Midnight Sun
51:39signé Etienne Wicks,
51:40un film qui retrace
51:41votre épopée
51:41avec votre frère Grégoire.
51:43vous avez donc traversé
51:44l'Islande à vélo,
51:45c'est ça,
51:45sans jamais vous arrêter
51:47de rouler
51:47à la poursuite
51:48du soleil de minuit.
51:50C'est ça.
51:50Et c'est un film
51:51à voir sur YouTube
51:51dès la fin du mois.
51:52Exactement.
51:53Là, le 26,
51:53ça sort sur YouTube
51:54à 10h.
51:55Et j'ai un frère jumeau
51:56qui revenait de blessure,
51:57il avait une grosse blessure
51:57et c'était un peu le voyage
51:59qui permettait
51:59de nous retrouver aussi
52:01à la poursuite
52:01du soleil de minuit,
52:02donc 400 km de gravel
52:04en 25 heures.
52:05On voulait faire 24 heures,
52:05on fait 25 heures
52:06sans jamais voir la nuit.
52:08Donc,
52:08des belles images
52:08et une belle relation fraternelle,
52:10je pense.
52:10Waouh, magnifique.
52:12Avec une projection en cinéma,
52:14c'était sur YouTube,
52:15mais c'est un vrai film.
52:16C'est ça,
52:16on projette,
52:17c'est notre partenaire,
52:18du coup,
52:18Decathlon et Vendricelle jeudi.
52:20Vendredi,
52:21on fait une avant-première
52:22au cinéma
52:22avec notre communauté.
52:24Et samedi,
52:24il y a 10h sur YouTube
52:25pour tout le monde.
52:26C'est la beauté aussi
52:27des réseaux sociaux
52:28pour pouvoir partager
52:28chacun ses aventures.
52:30Et inspiré aussi
52:31par les aventures
52:31des gens dans le même âge
52:32avec Violette
52:33et de se dire
52:33nous aussi,
52:34on peut partir à l'aventure
52:35à force d'avoir parlé
52:36à des grands athlètes
52:36comme toi,
52:37on se dit
52:38nous aussi,
52:38on peut vivre nos aventures.
52:39C'est trop chouette.
52:40Vous l'aviez déjà interviewée,
52:41Violette ?
52:41Non,
52:42mais on s'était déjà croisé.
52:42On s'était déjà croisé.
52:43Ça me donne envie
52:44de faire du vélo.
52:46On t'a vu sur le toit
52:48avec le mécénat chirurgique
52:50et le vélo déjà.
52:52Prochain défi,
52:53le vélo.
52:55Merci beaucoup
52:55à tous les quatre.
52:57C'est la fin
52:57de ce 58e numéro
52:59de Sport, etc.
52:59Merci à la Régie,
53:00bien sûr,
53:01à Pierre,
53:01à Sébastien,
53:01à Mathéo et à Marie.
53:03On n'oublie pas
53:04Christophe Glez,
53:05journaliste sportif français
53:06arrêté en Algérie,
53:07condamné à sept ans de prison
53:08pour apologie du terrorisme
53:09alors qu'il faisait son métier.
53:11Nous pensons à lui toujours.
53:13Voilà,
53:13n'hésitez pas à nous envoyer
53:14vos commentaires
53:15sur les réseaux sociaux.
53:16Gentil, évidemment.
53:18Pas de harcèlement,
53:19pas de message haineux.
53:20Et on se retrouve
53:21le mois prochain.
53:22Sous-titrage Société Radio-Canada

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