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00:00:00Bonsoir à tous et bienvenue à vous, je suis ravie de vous retrouver à la une ce soir, la question
00:00:04qui fâche.
00:00:05Sur la flambée des carburants, Emmanuel Macron peut-il se contenter de dire aux Français
00:00:10« Je vous ai compris, mais l'État ne peut plus rien faire ».
00:00:14Peut-il vraiment se limiter ce soir à expliquer la crise sans électrochoc pour aider bien la plupart de nos
00:00:20concitoyens ?
00:00:21Nos invités politiques pourront parler notamment sur ce sujet et d'autres.
00:00:24Alexis Corbière, député écologiste et social de la Seine-Saint-Denis.
00:00:28François-Xavier Bellamy, vice-président des Républicains, nous serons également en compagnie de nombreux Français
00:00:33pour savoir ce qu'ils attendent ou pas de l'interview du Président.
00:00:37Il sera à suivre en direct à partir de 20h10 sur BFM TV.
00:00:42Et pour l'heure, que peut vraiment annoncer Emmanuel Macron au moment où les difficultés sont persistantes
00:00:48pour de nombreux Français qui rognent sur tout ?
00:00:50Est-ce que le Président peut vraiment se contenter ce soir de dire « Je vous ai compris, mais il
00:00:55n'y a plus aucune marge de manœuvre ».
00:00:57Peut-il se permettre de dire ce soir « Je sais que vous traversez une période très difficile, mais la
00:01:02France est au bord du précipice budgétaire ».
00:01:05Bonsoir, Laure Closier, merci d'être là, éditorialiste économique pour notre antenne.
00:01:10Arthur Berda est présent également.
00:01:12Laurent Joffrin, merci d'être là, directeur du Libre Journal.
00:01:15Bonjour.
00:01:15Victor Hérault, nous accompagne également.
00:01:17Bonsoir à vous.
00:01:18Laure, est-ce que le Président peut se permettre ce soir, les yeux dans les yeux, si je puis dire,
00:01:22de regarder les Français de dire « Je vous ai compris, je comprends votre situation, mais l'État ne peut
00:01:27plus rien faire ».
00:01:28Oui, je pense qu'il ne faut pas attendre beaucoup d'annonces sur le carburant.
00:01:31Ce n'est pas ce que vous aurez ce soir.
00:01:32Vous aurez à la rigueur un cours de politique étrangère qui vous dit à quel point c'est important de
00:01:36continuer à soutenir l'Ukraine.
00:01:38Mais vous n'aurez pas d'annonce sur des baisses de prix à venir.
00:01:41Au maximum du maximum, on pourrait imaginer une suppression des certificats d'économie d'énergie.
00:01:467 centimes à la pompe.
00:01:47Bon, à la rigueur.
00:01:48Mais je ne crois même pas.
00:01:49Merci pour l'aumône.
00:01:51Je ne crois même pas.
00:01:52Vous n'aurez pas d'annonce sur la baisse des prix du carburant.
00:01:55On ne peut rien faire.
00:01:56Ce soir, les taux à 10 ans sont à 4,68.
00:02:00On se rapproche d'un niveau qu'on n'a jamais connu.
00:02:03On est quand même sous une pression des marchés financiers très forte.
00:02:07On ne peut pas du tout se permettre d'annoncer à nouveau des dépenses.
00:02:11On a cramé la caisse.
00:02:12Pression des marchés financiers, pression sociale.
00:02:15Comment croire avec un tel mécontentement ?
00:02:18Et on a vu qu'après les mesures annoncées, les chèques, les aides ciblées et prolongées,
00:02:22Arthur Berdac, ça ne suffit pas.
00:02:24Vous imaginez un président ne pas dire cela ce soir, ne pas dire je vous présente quelques mesures,
00:02:30je vous présente une opportunité, un espoir, une mesure, quelque chose ?
00:02:33Mais vous avez employé, je crois, la bonne expression.
00:02:35Vous dites, je vous ai compris.
00:02:37Vous avez dit, je vous ai compris, mais la caisse est vide.
00:02:39Non, je vous ai compris tout court.
00:02:41Parce que le précédent qui a dit ça, c'est évidemment Charles de Gaulle.
00:02:43Il parlait de l'Algérie française en l'occurrence.
00:02:45Il a fait croire à ceux à qui il s'adressait qu'il les avait compris.
00:02:48Et puis il les a trahis derrière.
00:02:49C'est à peu près ce qui va se passer ce soir.
00:02:51Emmanuel Macron va dire, oui, je vous ai compris.
00:02:53En tout cas, je vous comprends.
00:02:54C'est ce qu'il va vouloir dire aux Français.
00:02:56Pour autant, il n'y aura pas de « mais » dans sa bouche.
00:02:58Mais pour autant, il n'y aura pas de geste.
00:02:59Moi, je ne crois pas à la suppression des certificats d'économie et d'énergie.
00:03:02Sans quoi, je crois qu'il y aurait quand même eu une volonté de l'Élysée
00:03:05de faire un petit peu monter la pression autour de cette annonce.
00:03:07Parce que, mine de rien, elle viendrait soulager.
00:03:09Vous l'avez dit, très peu.
00:03:10Mais elle viendrait quand même soulager les Français à la pompe.
00:03:12Et donc, il y aurait un petit peu, comme on dit en bon français, de teasers.
00:03:15Or, il n'y en a eu aucun, je peux vous le dire.
00:03:17On les a tous sués au téléphone aujourd'hui.
00:03:18Si vous voulez, vous avez raison.
00:03:19Ça va être un grand cours d'économie, de mécanismes financiers, de mécanismes géopolitiques.
00:03:23Emmanuel Macron va nous expliquer qu'en fait, il faut continuer à s'agiter sur la scène diplomatique.
00:03:28Parce qu'il n'y a que, via le levier diplomatique, qu'on peut obtenir une vraie baisse des prix.
00:03:31Il va citer l'exemple de cet été, où les prix des carburants étaient à 1,80.
00:03:35Notamment, dit-il, par sa son action à lui.
00:03:38Je connais mon Macron, comme on dit.
00:03:41Il est impossible que, compte tenu de contexte social,
00:03:44il n'y ait qu'un cours sur la flambée des carburants liée à la situation géopolitique.
00:03:48Je crains, chère Sonia.
00:03:48Si je trahis un échange, il nous est arrivé d'en donner ensemble, vous et moi.
00:03:51Ce n'est pas ma faute.
00:03:52C'est ce que va dire Emmanuel Macron.
00:03:53Il va dire, il est arrivé, ce n'est pas ma faute.
00:03:56Je n'ai plus l'âge, mais c'est ce qu'il va dire ce soir.
00:03:58Plus sérieusement, les attentes sont grandes, elles sont plus que grandes d'ailleurs.
00:04:02Elles sont vivaces, elles sont même parfois rudes et dorudes de la part des Français.
00:04:06On va rejoindre Naoufel El-Kawafi.
00:04:09Naoufel, vous êtes dans une station service et à la pompe les nombreux automobilistes
00:04:13que vous avez rencontrés, automobilistes, motards.
00:04:16Et puis, généralement, les Français attendent, peut-être pas directement d'Emmanuel Macron,
00:04:21mais attendent évidemment des mesures en monnaie sonnante et trébuchante.
00:04:28Oui, absolument.
00:04:29Cette prise de parole, en tout cas, elle est très attendue, mais à vrai dire, avec pas les mêmes espoirs.
00:04:33Je m'explique.
00:04:33Parce que d'un côté, il y a ceux qui veulent y croire encore, qui nous expliquent que la situation
00:04:36est de plus en plus compliquée,
00:04:37que chaque passage ici à la pompe est une véritable épreuve, que ça pèse de plus en plus sur leur
00:04:42budget.
00:04:42Je discutais tout à l'heure avec un automobiliste qui me disait, rendez-vous compte aujourd'hui,
00:04:46je suis obligé de choisir entre remplir mon caddie, faire mes courses ou bien faire mon plein d'essence pour
00:04:50aller travailler.
00:04:51Ils attendent cela, donc, des mesures concrètes.
00:04:54Et puis, de l'autre côté, vous avez ces Français qui sont résignés, voire même certains en colère,
00:04:58qui nous expliquent qu'on n'attend plus rien, on a l'impression d'avoir été oubliés par le gouvernement.
00:05:02Alors, certes, cette semaine, il y a eu ces mesures, mais pour beaucoup, on les considère, ces mesures,
00:05:05comme de simples pansements qui ne vont pas résoudre au long terme cette problématique, ce problème de cette flambée des
00:05:11prix.
00:05:11Et je vous propose d'ailleurs d'écouter ces Français qu'on a interrogés tout à l'heure.
00:05:15C'est catastrophique. Bon, je suis retraité. Encore, j'ai de la chance.
00:05:19Mais pour la jeunesse, pour ceux qui doivent aller bosser, les infirmières et puis tout ça, je les plains.
00:05:25Je veux tout simplement que l'ensemble des stations soit 1,90, parce que quand on va à Esso ou
00:05:31à d'autres stations,
00:05:32on a 2,30, c'est vraiment pas supportable. Alors quand on va à Total, j'ai dû rouler pour
00:05:37trouver ce Total à 1,90,
00:05:38donc c'est parfait. Et s'il peut au moins bloquer les prix à la pompe à ce prix-là,
00:05:42ça peut aider les Français.
00:05:44Ce qui ressort aussi beaucoup de nos échanges, c'est que beaucoup de Français ont malgré tout conscience
00:05:48que cette flambée des prix, elle est principalement due au contexte international,
00:05:52avec notamment ces tensions autour de ce détroit d'Hormuz.
00:05:55Mais beaucoup, malgré tout, attendent avec impatience cette prise de parole du président de la République
00:05:59pour leur dire, je vous ai compris, je vais vous aider à traverser cette crise de plus en plus compliquée,
00:06:04avec, il l'espère, des mesures concrètes.
00:06:07Merci Naoufel, avec Loïc Albert.
00:06:10Mais posons vraiment le contexte, la situation.
00:06:13Vous avez un exécutif contraint, Laurent Geoffrin, de gérer quand même la crise au jour le jour,
00:06:18soit par des chèques, soit par des aides prolongées,
00:06:21parfois qui ressemblent à des usines à gaz, quand on voit concrètement comment on doit faire,
00:06:25sans pour agir, il faut bien le dire, sur les causes géopolitiques de manière immédiate.
00:06:29Donc vous imaginez ce soir un président qui vient expliquer un contexte international
00:06:32à la manière d'un professeur, sans pouvoir répondre au feu dans son propre pays ?
00:06:38Oui, mais je pense qu'il faut aussi, pour être équilibré, retourner la question.
00:06:41J'entends partout des YACA.
00:06:44Il n'y a qu'à baisser les taxes, il n'y a qu'à bloquer les prix,
00:06:47il n'y a qu'à je ne peux pas faire, etc.
00:06:49Mais à chaque fois qu'on regarde vraiment le YACA, ça coûte une fortune.
00:06:56La baisse des taxes, la baisse de la TVA, c'est 18 milliards.
00:06:59Mais vous ne croyez pas que ne rien faire et avoir un mouvement social après, c'est plus coûteux ?
00:07:03Donc il faut remettre 15 milliards dans la machine ?
00:07:06Oui, c'est ça.
00:07:07Vous savez combien ça a coûté les gilets jaunes ?
00:07:09Oui, mais les gilets jaunes...
00:07:10La facture était beaucoup plus importante que ce qui était prévu avant.
00:07:11Oui, mais il y a une différence, on dit toujours les gilets jaunes.
00:07:13Les gilets jaunes, ils se sont mobilisés, à cause d'une situation globale, j'entends bien,
00:07:17mais c'est à la suite d'une décision gouvernementale.
00:07:19Là, les gens ont quand même compris, même si on peut dire que l'agitation que vous vous dites d
00:07:25'Emmanuel Macron,
00:07:26on peut dire l'action diplomatique d'Emmanuel Macron, n'a pas donné grand résultat.
00:07:30Mais enfin, ce n'est quand même pas de sa faute s'il y a deux gouvernements d'extrême droite
00:07:33dingo,
00:07:34un, celui de Trump, et deux, celui de Netanyahou,
00:07:37qui ont déclenché une guerre qu'ils ne savent pas gérer, ils ne savent pas où ça va.
00:07:41Et ils n'ont même pas imaginé, ces deux crétins, que le...
00:07:45Oui, enfin, ils auraient été pris la main dans le sac.
00:07:48Ils n'ont même pas imaginé que les Iraniens pourraient éventuellement fermer le détroit d'Hormuz.
00:07:53Mais c'est l'incompétence totale, ces gens-là.
00:07:55Vous dites crétins pour ces deux présidents, mais les oppositions chez nous...
00:07:59Macron n'y est pour rien, c'est vrai.
00:08:00Les oppositions chez nous, elles sont toutes populistes, à droite comme à gauche.
00:08:02Écoutez Ségolène Royal ce matin, les populistes aussi,
00:08:05quand elle dit qu'il faut baisser les prix, selon vous, écoutons-la.
00:08:08Ce que je propose, c'est de le bloquer jusqu'au 31 décembre.
00:08:12C'est-à-dire, vous voyez, ça crée une accalmie, ça crée une respiration, ça crée un soulagement.
00:08:18C'est-à-dire que les Français sauront que jusqu'au 31 décembre, l'essence sera à 1,70 €.
00:08:24Et ensuite, j'espère que d'ici là, il faut faire aussi tous les efforts diplomatiques
00:08:28pour que la guerre en Iran s'arrête.
00:08:30Vous allez compléter Laurent Joffrat, mais...
00:08:32Oui, je vais compléter parce que j'ai l'air de dire qu'il ne faut rien faire, pas du
00:08:34tout.
00:08:35Si ça continue à monter, ça devient vraiment insupportable.
00:08:393 euros, je ne sais pas combien.
00:08:40Là, je comprendrais que pour 3 mois, on dise, bon, on fait un effort.
00:08:44Vous savez que nous y sommes, cher monsieur, quasiment ?
00:08:46Non, quand même pas.
00:08:47Une station sur 3, si les stations totales sont quand même bloquées, je le rappelle.
00:08:52Non, mais je dis à 3 euros le lit, on n'est pas à 3 euros.
00:08:55De gazole, nous n'y sommes pas encore, mais si on y arrive, qu'est-ce que vous...
00:09:00De gazole, c'est l'approche.
00:09:01Mais on ne peut pas, enfin, il faut quand même réfléchir aux conséquences des actes, quoi.
00:09:07En plus, il y a un problème avec cette baisse des taxes.
00:09:09Alors attendez, avant qu'on voit les problèmes...
00:09:11Non, mais attendez, là, vous n'y aurez pas de baisse des taxes,
00:09:14vous me parlez déjà des conséquences, il n'y en a pas.
00:09:17Écoutez...
00:09:17Non, mais je fais la critique des solutions...
00:09:21Qui ne vont pas être apportées ce soir.
00:09:23Mais tout d'abord, permettez-moi d'aller avec notre journaliste, Benoît Ruiz.
00:09:26Oui, pourquoi ils ne vont pas être apportés ?
00:09:27Écoutez les Français aussi, cher Laurent,
00:09:30mis à part notre plateau qui, avec vous, est de grande qualité.
00:09:33Écoutez, notre journaliste Benoît Ruiz, il est à Nice,
00:09:35il est avec une personne âgée, nos aînés également,
00:09:39qui sont inquiets sur la situation,
00:09:40en partie par rapport aux retraités dits aisés
00:09:44qui vont contribuer très certainement à un effort qu'elle demandait.
00:09:47Mais plus largement aussi, qui aident leurs enfants, leurs petits-enfants.
00:09:50Comment ils voient la situation, Benoît ?
00:09:55Écoutez, nous sommes chez François, 83 ans,
00:09:58qui nous reçoit gentiment chez lui.
00:10:00Et c'est vrai qu'on attend cette parole présidentielle.
00:10:03Justement, ce soir, qu'est-ce qu'il doit vous dire,
00:10:06le président de la République, François ?
00:10:08Eh bien, comment vont se passer les retraites, je pense ?
00:10:11Et combien on va gagner, finalement ?
00:10:13Parce que ça dépend des gens.
00:10:15S'il y a des gens qui ont beaucoup d'argent,
00:10:17eh bien, ils seront contents.
00:10:18Peut-être que d'autres qui n'ont pas beaucoup d'argent,
00:10:20ils seront moins contents.
00:10:22Ou alors, au contraire, ceux qui ont peu travaillé pendant toute leur vie,
00:10:26eh bien, ils vont avoir une retraite peut-être plus importante que les autres
00:10:29pour compenser ce qu'ils n'ont pas eu pendant leur activité.
00:10:32Plus contribuer, plus contribuer.
00:10:35Est-ce que ça peut être quelque chose d'envisageable pour vous ?
00:10:38Ce n'est pas impossible, oui, tout à fait, je pense.
00:10:41Vous seriez prêt à donner un peu plus pour la solidarité nationale ?
00:10:45Absolument, ça, il n'y a absolument aucun problème.
00:10:48De mon côté, pendant que j'étais jeune et actif,
00:10:52j'ai gagné pas mal d'argent.
00:10:54Autrement dit, c'est tout à fait normal que maintenant,
00:10:56des gens qui ont moins gagné puissent, au contraire,
00:11:00être davantage favorisés.
00:11:02Voilà, vous me disiez tout à l'heure, justement,
00:11:04épargner les petits retraités, les petites retraites,
00:11:07ceux qui ne gagnent pas beaucoup, ça, vous êtes contre
00:11:09qu'on aille prendre dans leur poche ?
00:11:11Absolument, ça, absolument.
00:11:13Il faut les laisser tranquilles.
00:11:14Il faut les laisser tranquilles, très largement, oui.
00:11:16Est-ce que le président de la République est encore audible aujourd'hui ?
00:11:19Est-ce que vous écoutez ce qu'il dit ?
00:11:21Est-ce qu'il est encore dans 6 mois, 7 mois, il ne sera plus président ?
00:11:24Est-ce qu'il est encore audible ?
00:11:25Écoutez, moi, j'aime beaucoup le président de la République.
00:11:28Écoutez, autrement dit, pour moi, il est tout à fait audible,
00:11:30mais tout dépend aussi de comment les gens le comprennent, lui.
00:11:34Et puis ceux qui ne sont de toute façon pas contents,
00:11:38pour eux, il ne sera pas audible.
00:11:40Du coup, chacun a un peu son avis,
00:11:43mais vous attendez quand même des passages particuliers
00:11:45sur les retraites ou des choses, sur le pouvoir d'achat.
00:11:48Vous pensez qu'il peut reprendre la main ?
00:11:49C'est difficile en ce moment pour lui ?
00:11:52Il va peut-être essayer, je ne sais pas.
00:11:54Mais je pense que oui, je pense qu'il va essayer
00:11:57pour faire en sorte qu'il y ait des gens quand même
00:12:00qui puissent gagner un petit peu.
00:12:03Merci beaucoup, François.
00:12:04Merci.
00:12:05François qui nous a préparé un accueil de roi.
00:12:09Regardez, il nous a même mis les petits gâteaux
00:12:11qu'il allait chercher lui-même
00:12:12chez un célèbre chocolatier niçois.
00:12:15Donc voilà, ici, on est très bien reçus.
00:12:17Et donc, on va pouvoir suivre cette interview
00:12:19avec les petits gâteaux.
00:12:21Donc voilà, cette soirée qui s'annonce quand même sympathique.
00:12:24Merci, François, de nous accueillir chez vous.
00:12:26Vous êtes gâté, Benoît.
00:12:27Sonia nous a réservé le même accueil.
00:12:28Vous êtes gâté la prochaine fois,
00:12:29mieux qu'en plateau, je vais venir vous rejoindre.
00:12:31Sonia nous a réservé le même accueil, cher Benoît.
00:12:32Non, il n'y a pas de gâteau.
00:12:33Je n'arrête pas de dire...
00:12:35Ben, j'arrive, François.
00:12:37Je n'arrête pas de dire qu'il n'y a plus que des miettes.
00:12:39Je n'arrête pas de vous, de ce que vous préparez, cher François.
00:12:42Mais hélas, du gâteau en France.
00:12:45Mais puisque François dit, est-ce que le président sera-t-il audible ?
00:12:50Une question, Victor Haro, une question simple.
00:12:52Est-ce que le président, ce soir, peut répondre à une question très concrète ?
00:12:55Comme par exemple, le prix du baril étant le même pour tous.
00:12:59Nous sommes d'accord, partant de là.
00:13:00Pourtant, à quelques kilomètres de la frontière,
00:13:02j'ai vérifié en Espagne, le diesel est à 1,80€ le litre,
00:13:05c'est-à-dire encore deux jours.
00:13:07Emmanuel Macron va devoir justifier, ben oui, qu'il maintient le socle de taxes.
00:13:10Il y a quand même des différences avec nos voisins.
00:13:12Nous sommes d'accord.
00:13:13Il y en a, Emmanuel Macron, si vous voulez, à mon avis,
00:13:15essaiera d'esquiver au maximum ce genre de questions.
00:13:18Ça ne sera pas son sujet du soir.
00:13:20Son sujet, c'est de dire, c'est de dire,
00:13:22d'ailleurs, en tant que garant, il va parler de son domaine réservé,
00:13:24là, pour le coup, ce sera de dire l'action diplomatique,
00:13:27les négociations entre les pays, c'est-à-dire ce que moi, je mène,
00:13:30c'est la seule solution viable, économique et efficace.
00:13:34C'est ce qu'il dira.
00:13:35Victor, est-ce que vous savez qu'un automobiliste français,
00:13:37combien un automobiliste français paie en moyenne pour son décence, par an, disons ?
00:13:42Non.
00:13:42Oh, si, c'est environ 150 euros par mois.
00:13:46Donc, 800 euros.
00:13:47Je n'ai jamais été bon en maths.
00:13:48En près d'un millier d'euros.
00:13:49Vous vous rendez compte ce que c'est ?
00:13:51C'est pas moi qui m'exprimerai ce soir.
00:13:53C'est un plein, il est mis en moyenne par français,
00:13:56donc un surcoût par rapport au mois de février par français.
00:13:58Et les moyennes ne veulent pas dire grand-chose,
00:14:00mais c'est plus 40 euros.
00:14:01Et ce qu'il faut dire aussi...
00:14:03Non, non, mais je ne vous dis pas,
00:14:03et je ne vous ai pas montré rien, c'est le fioul.
00:14:05Elle est meilleure en maths que vous, et c'est plus concret.
00:14:07Justement, ce qu'il faut dire,
00:14:08Laure a beaucoup plus de qualité que moi.
00:14:09Parce qu'on accuse beaucoup Total en disant
00:14:11Total dégage des marges, etc.
00:14:12Fait de l'argent grâce à cette crise, grâce à cette guerre.
00:14:14Ce qui est vrai, mais il faut dire aussi
00:14:15qu'il plafonne les prix grâce à ces marges-là,
00:14:18puisque les distributeurs qui ne font pas de marges
00:14:19ne peuvent pas plafonner les prix.
00:14:20C'est pour ça que le blocage des prix est impossible.
00:14:23En revanche, il y a un agent qui s'enrichit grâce à cette crise
00:14:26et qui n'a aucune envie de baisser les taxes.
00:14:27C'est l'État.
00:14:28La TVA à 20% est proportionnelle au prix du pétrole.
00:14:30Donc l'État n'a pas intérêt...
00:14:32Ça coûte plus cher en aide.
00:14:33Pour son enrichissement,
00:14:35n'a pas envie de baisser ces taxes-là
00:14:36parce que ça ne verra pas beaucoup baisser.
00:14:38Ça ne verra pas 20% du prix plus la crise.
00:14:41La consommation a baissé.
00:14:42Donc les recettes restent les mêmes.
00:14:44À ce moment-là, baissons les taxes
00:14:45et chacun ira consommer de nouveau.
00:14:47C'est ce qu'on essaie d'expliquer au gouvernement.
00:14:48Je vais vous expliquer que si vous baissez les taxes,
00:14:50vous pouvez très bien le faire.
00:14:51Ça coûte 12, 13, 14 milliards en année pleine.
00:14:54La seule chose que le gouvernement maîtrise,
00:14:57c'est les taxes sur le carburant.
00:14:58La seule chose sur laquelle il peut encore intervenir.
00:15:01Bonsoir, M. Alexis Corbière.
00:15:03Bonsoir, Mme Mabrouk.
00:15:04Bienvenue à vous, députée écologiste et sociale de Sainte-Saint-Denis.
00:15:08Merci d'être avec nous.
00:15:09On a l'impression parfois,
00:15:11quels que soient les partis,
00:15:12quels que soient les responsables politiques,
00:15:15qu'on fait face à une crise quasi-hystérique
00:15:17qui est un vide politique.
00:15:19Je voudrais vous faire écouter.
00:15:20C'est il y a quelques années.
00:15:21Après le choc pétrolier de 1973,
00:15:24Pompidou.
00:15:25Pompidou qui demande des efforts aux Français.
00:15:27Je trouve que ça fait du bien de se replonger un peu dans les archives.
00:15:30Regardez la manière dont il demande des efforts aux Français.
00:15:32Est-ce que vous pensez qu'aujourd'hui,
00:15:34un président peut vraiment dire ça ?
00:15:37Économisons l'essence.
00:15:40Économisons l'électricité.
00:15:43Économisons le chauffage.
00:15:44Et cela seul suffira à diminuer notre consommation et par la même,
00:15:51à parer à quelques difficultés d'importation
00:15:56et aussi à atténuer les effets sur la hausse des prix
00:16:02et sur notre commerce extérieur.
00:16:06Vous croyez que ce soir, Emmanuel Macron peut appeler aussi
00:16:08à encore une sobriété énergétique, voire un confinement énergétique ?
00:16:11Mais, chère madame Mabrouk, vous confondez deux choses.
00:16:13Le fait de dire aux Français, comme un bon conseil,
00:16:16si je puis dire dans la période,
00:16:18économisons, ce serait bien de moins prendre la voiture,
00:16:20voir si on est un collègue de travail,
00:16:21on se met à deux dans le véhicule, etc.
00:16:23ou à la maison, éteigner l'électricité,
00:16:25c'est quand même une banalité.
00:16:27Maintenant, la réalité, vous le savez aussi,
00:16:29c'est que pour toute une série de raisons,
00:16:33vous avez des gens aujourd'hui,
00:16:34je crois que c'est 17% des Français,
00:16:35on considère qu'ils sont en précarité de mobilité,
00:16:38c'est-à-dire qu'ils n'ont pas d'autres moyens
00:16:41pour aller au travail, etc.
00:16:43de prendre un véhicule, ce n'est plus un choix.
00:16:4530 millions de Français.
00:16:4630 millions de Français.
00:16:47C'est la vraie France de la bagnole qui n'a pas le choix.
00:16:49Voilà, qui n'a pas le choix.
00:16:49En dehors des métropoles, il n'y a pas de transport.
00:16:51Quand même, il faut attention,
00:16:53ils n'ont pas le choix, tout simplement,
00:16:54parce qu'on ne peut pas faire autrement,
00:16:56parce qu'on habite un village autour
00:16:57d'une agglomération un peu plus importante,
00:17:00parce qu'il n'y a pas vraiment de moyens de transport,
00:17:02il y en a un le matin, un le soir, etc.
00:17:03Bref, la vie, quoi.
00:17:04Et à eux, il y a un sujet,
00:17:06alors je vous écoute et comme on se voit régulièrement,
00:17:08c'est-à-dire qu'il y a quand même un sujet,
00:17:11puisqu'on parle notamment du groupe Total,
00:17:14qui dans cette période difficile,
00:17:15dont Total n'est pas le responsable,
00:17:17mais tout de même, on peut discuter du fait
00:17:19qu'ils voient leurs profits exploser,
00:17:22multipliés par 7 depuis le début de la crise.
00:17:24Mais ils ont bloqué les prix.
00:17:25Alors, ils ont bloqué les prix, je vais vous dire.
00:17:28Alors mon petit pompiste, je dis petit,
00:17:29parce que c'est un ami de la Porte de Bagnolet
00:17:31où je faisais le plein de ma voiture.
00:17:33On s'est allé ce soir.
00:17:34Pardon, qu'on salue.
00:17:35Il m'explique que depuis que les prix ont été bloqués,
00:17:37la fréquentation a augmenté de 60 à 70% pour sa station.
00:17:40C'est-à-dire qu'il y a un aspect,
00:17:41alors je ne vais pas jeter la pierre au groupe Total,
00:17:44mais ils continuent à avoir une consommation.
00:17:46Il faudrait garder les proportions.
00:17:48C'est circulaire.
00:17:49Il faudrait garder les proportions,
00:17:50parce que Total, très bien, bloque les prix.
00:17:53Ça lui coûte, ils l'ont dit eux-mêmes,
00:17:55de 200 à 300 millions.
00:17:57Mais combien ont-ils gagné sur la crise ?
00:18:00Des milliards.
00:18:00C'est parce qu'ils gagnent beaucoup
00:18:01qu'ils arrivent à plafonner le prix.
00:18:02C'est ça qu'on ne comprend pas dans le débat public.
00:18:03Mais ce n'est pas du tout la même...
00:18:06Monsieur Hérault, on est d'accord sur le fait
00:18:08Quoi qu'il arrive, même si vous me trouvez rustique,
00:18:10il y a quand même des sommes colossales
00:18:11en termes de dividendes qui sont reversées
00:18:13aux actionnaires dans la période.
00:18:15Moi, je dis économiquement, politiquement,
00:18:17et je vais me dire le mot moralement,
00:18:19c'est choquant.
00:18:20C'est choquant que dans la période,
00:18:21les Français voient le prix augmenter
00:18:23et son prix à la gorge,
00:18:24alors que ces dividendes records sont reversés
00:18:26et que l'État, actuellement, est inactif.
00:18:28Je ne sais pas ce que dire le président de la France ce soir,
00:18:30mais si honnêtement dans la période,
00:18:32il n'a rien à dire, c'est choquant.
00:18:34Et je rappelle, à ce moment-là, c'est en Croatie,
00:18:36vous l'avez peut-être déjà dit, en Slovaquie,
00:18:38il y a des gouvernements qui ne sont pas
00:18:40dans mes opinions politiques,
00:18:41mais qui, actuellement, vont bloquer les prix.
00:18:43Et il faut le faire, il faut réagir.
00:18:45On peut le faire, selon le code du commerce.
00:18:47Je vais rejoindre, une fois n'est pas coutume,
00:18:49Alexis Corbière, mais sur Total,
00:18:51il y a quelque chose qui m'a étonnée,
00:18:52il y a quand même une communication politique
00:18:54qu'il faut tenir en période de crise.
00:18:57Lorsque j'entends un ministre dire
00:18:58qu'on ne doit pas embêter Total,
00:19:00qu'est-ce qu'on entend derrière tout ce Arthur Bernard ?
00:19:02Donc, on embête qui ?
00:19:03Évidemment, les Français.
00:19:04Donc, c'était évidemment une expression très maladroite
00:19:06par Serge Papin, pour ne pas le citer.
00:19:07Il faut expliquer les choses différemment,
00:19:09mais on ne pouvait pas dire
00:19:10quand les Français sont étranglés,
00:19:12assommés financièrement,
00:19:13parce qu'on ne va pas embêter.
00:19:14Le gouvernement est bien content d'avoir Total.
00:19:17Il n'y a pas un pays au monde
00:19:18où on a réussi à bloquer les prix comme ça.
00:19:20Donc, effectivement, le gouvernement est bien content
00:19:21que Total puisse faire quelque chose
00:19:23qu'il ne peut pas faire.
00:19:24C'est-à-dire que le blocage des prix,
00:19:25une station sur trois, c'est important.
00:19:27On l'a encore vu avec les Français.
00:19:28Ils sont quand même contents
00:19:28d'aller chez Total trouver 1,90.
00:19:31Et Total est content aussi
00:19:32de voir dans la période,
00:19:34de faire une forme de concurrence
00:19:35vis-à-vis des autres
00:19:35qui ne peuvent pas s'aligner.
00:19:36Et je le répète, de voir...
00:19:37Total est son radio
00:19:38qui récupère même des clients sur l'électrique.
00:19:40C'est-à-dire que vous avez 1,90 le diesel
00:19:42si vous vous abonnez sur l'électrique.
00:19:43Mais c'est pour ça qu'au bout d'un moment,
00:19:45volontairement,
00:19:46et la formule est un peu naïve,
00:19:47j'ai parlé de moralité.
00:19:48Mais on va sortir des sentiments.
00:19:50Soit l'action publique agit,
00:19:51soit on laisse faire.
00:19:52On laisse faire.
00:19:52Et de toute manière,
00:19:53les Français vont continuer
00:19:54à se retrouver dans une situation
00:19:55où les loyers sont insupportables,
00:19:56ou le prix de décence
00:19:57devient insupportable.
00:19:58Bon, et évidemment,
00:19:59c'est les plus modestes
00:19:59qui vont être frappés.
00:20:00Soit ce soir,
00:20:01le président de la République
00:20:01ne propose absolument rien face à ça.
00:20:03Il va nous parler
00:20:04de situation internationale.
00:20:05Et je pense que sa parole,
00:20:05qui honnêtement ne vaut plus
00:20:06déjà concheux des Français,
00:20:08va se retrouver quasiment...
00:20:09On va voir à travers
00:20:10tellement on se transparente.
00:20:11Soit il pose un acte.
00:20:12Non.
00:20:12Ce qui peut être un acte momentané.
00:20:14Le code du commerce
00:20:15permet durant 6 mois
00:20:16de bloquer les prix.
00:20:17Je ne dis pas de le faire tout le temps.
00:20:18De manière temporaire.
00:20:19Mais il n'y en aura pas.
00:20:20Ce soir, ce qui va se passer
00:20:22à l'issue de cette expression
00:20:23d'Emmanuel Macron,
00:20:24c'est que sa parole
00:20:24sera plus dévaluée
00:20:25qu'elle ne l'était déjà.
00:20:26Là-dessus, je peux vous le dire,
00:20:27à 1000% en haut.
00:20:28La bonne nouvelle,
00:20:29quand même, dans cette affaire,
00:20:30c'est que moi,
00:20:30je suis très content
00:20:30d'entendre Alexis Corbière,
00:20:31qui est maintenant
00:20:31en rejoint les bancs écologiques,
00:20:33s'intéresser aux Français
00:20:34qui utilisent la voiture.
00:20:35Pendant très longtemps,
00:20:35vos camarades de bancs,
00:20:36vous n'étiez pas sur ces bancs-là
00:20:37par le passé,
00:20:38donc je ne vous en fais pas le procès,
00:20:39mais vos camarades de bancs,
00:20:40ces Français qui doivent prendre
00:20:41la bagnole,
00:20:42comme vous dites,
00:20:42pour aller bosser,
00:20:44ils se sont longtemps sentis
00:20:45méprisés, abandonnés
00:20:46par vos camarades de bancs.
00:20:48Donc il y a au moins
00:20:48une bonne nouvelle
00:20:49dans cette affaire.
00:20:50Parlez-vous, par exemple ?
00:20:50Pardon ?
00:20:50Parce que vous savez,
00:20:51les Français,
00:20:52je ne sais pas,
00:20:52vous êtes leur porte-parole,
00:20:53tant mieux,
00:20:53sans doute,
00:20:54beaucoup mieux que moi.
00:20:55Non, non, non.
00:20:56Les mêmes Français
00:20:57ne sont pas des idiots
00:20:57sur quoi on se bat.
00:20:58Quand on ferme des lignes
00:20:59ferroviaires, par exemple,
00:21:00on est obligé de prendre la bagnole.
00:21:02Vous vous étiez où
00:21:02quand il fallait se mobiliser ?
00:21:03Non, mais attendez.
00:21:04Moi, j'ai le sentiment.
00:21:05Je dis historiquement,
00:21:06pas moi,
00:21:06mais les groupes
00:21:07auxquels j'ai participé...
00:21:08Vous voyez, ça,
00:21:08ce n'est pas très constructif.
00:21:09Mais si c'est constructif,
00:21:10si c'est constructif,
00:21:11c'est qu'on a pour savoir
00:21:13qui est le porte-parole
00:21:13des Français.
00:21:14Non, mais là,
00:21:14on se taquine.
00:21:16La crise des Gilets jaunes...
00:21:17Il y a 111 bureaux de poste
00:21:19qui vont fermer,
00:21:20M. Bernard.
00:21:20Il y a 111 bureaux de poste.
00:21:21Moi, la ville de Bagnolet,
00:21:22en 2017,
00:21:23quand je suis arrivé,
00:21:23le bureau de poste a fermé.
00:21:24Alors, en revanche,
00:21:25c'est moins compliqué.
00:21:26Il fallait réinvestir
00:21:26avec la liste publique.
00:21:27Et la bagnole,
00:21:28c'est obligé.
00:21:29Donc, tout est lié.
00:21:30C'est concret.
00:21:31Moi, tout à l'heure,
00:21:31j'ai dit...
00:21:32Très concret.
00:21:32Moi, j'attends du président
00:21:33de la République,
00:21:34en tant que citoyenne également,
00:21:35pas seulement en tant que journaliste.
00:21:36J'aimerais comprendre
00:21:37pourquoi,
00:21:38dans les autres pays européens,
00:21:39on est arrivé à...
00:21:41Les marges de manœuvre.
00:21:42Oui, mais qu'il explique.
00:21:44Très bien.
00:21:44Deuxième chose,
00:21:45quand vous avez un gâteau
00:21:46où la part fiscale est de 60%,
00:21:48moi, je crois que c'est d'abord
00:21:49l'État obélix qui se sert.
00:21:50Comme dans le sanglier,
00:21:51il en a partout.
00:21:52Non.
00:21:52Moi, je suis d'accord avec vous.
00:21:54Il faudrait qu'il dise ce soir
00:21:55j'ai cramé la caisse.
00:21:57J'ai cramé la caisse.
00:21:58J'ai pas fait de réforme de l'État.
00:22:00J'ai pas fait la réforme des retraites.
00:22:02J'ai pas baissé les dépenses.
00:22:03Non, il n'a rien fait du tout.
00:22:04J'ai pas fait la baisse des dépenses.
00:22:05Et j'ai cramé la caisse.
00:22:07J'ai cramé la caisse avec le Covid.
00:22:09J'ai cramé la caisse
00:22:10avec la dernière crise énergétique.
00:22:11J'ai cramé la caisse
00:22:12avec les gilets jaunes.
00:22:13Et je n'ai pas fait de réforme.
00:22:15Il ne faut pas mentir aux Français.
00:22:16Et la croissance...
00:22:16Il ne faut pas mentir aux Français.
00:22:18Et vous êtes journaliste économique.
00:22:19Ne mentez pas.
00:22:19Il a agi.
00:22:20Il a fait des choses.
00:22:21Il a baissé les recettes de l'État.
00:22:22Il a baissé les recettes de l'État.
00:22:24Il ne s'est pas rien passé.
00:22:25Il a baissé les charges sur les entreprises.
00:22:27La platex, l'ISF, l'État.
00:22:28Il y a moins de recettes.
00:22:29Et un des éléments d'aujourd'hui
00:22:30de nos déficits, c'est aussi ça.
00:22:32C'est pas que ça, mais c'est aussi ça.
00:22:33Si on est français, c'est rien passé.
00:22:34Ils ne comprennent rien.
00:22:36Cela a eu lieu.
00:22:37Deuxièmement, aujourd'hui,
00:22:37il y a 30% de moins de recettes,
00:22:39y compris sur les taxes sur le carburant.
00:22:41Et ce serait quand même paradoxal,
00:22:42alors que nous sommes dans une situation
00:22:44extrêmement difficile.
00:22:44On va faire un budget, on va dire aux Français,
00:22:4553 milliards de recettes,
00:22:47que la seule solution que certains entrevoient,
00:22:49c'est qu'on ait encore moins de recettes
00:22:50sur l'essence.
00:22:51Et par contre, là,
00:22:52il y a une espèce de religion sacro-sainte
00:22:54devant laquelle il faut s'agenouiller.
00:22:55Surtout, nous ne touchons pas aux bénéfices
00:22:57de notre État et des autres.
00:22:58Et c'est grâce à ces bénéfices
00:22:59que Romand quasiment le dit.
00:23:00C'est ça que je ne comprends pas
00:23:01avec votre attaque vis-à-vis de Total ou d'autres.
00:23:04Total dégage des marges
00:23:05sur l'intégralité de la chaîne pétrolière.
00:23:07C'est grâce à ces marges-là
00:23:08qu'il peut se permettre,
00:23:09certes, c'est un petit pourcentage
00:23:11de ce qu'il gagne à la fin,
00:23:12mais il peut se permettre
00:23:13d'essuyer des coûts,
00:23:14d'essuyer des pertes,
00:23:15en disant,
00:23:15je vous couvre parce que
00:23:17les marges m'y autorisent.
00:23:18Vous êtes un homme intelligent.
00:23:20Expliquez comment il dégage ces marges.
00:23:22Quand il dit ça,
00:23:22c'est que la suite n'est pas...
00:23:23Je finis mon raisonnement.
00:23:24Il est trop malin pour ne pas savoir la réalité.
00:23:26Le petit distributeur
00:23:26qui est concurrent de Total,
00:23:28mais qui lui ne dégage qu'un centime
00:23:29sur les 2 euros le litre,
00:23:35à ce qu'il fasse faillite,
00:23:36lui imposer un blocage de prix,
00:23:37puisque le prix va augmenter
00:23:38bien plus vite
00:23:39que ça marche de 1 centime,
00:23:40et là, c'est foutu.
00:23:41Donc, qu'est-ce que fait Total ?
00:23:42Il plafonne ses prix,
00:23:43vous le lui reprochez
00:23:44parce qu'il fait des bénéfices,
00:23:44parce que vis-à-vis de ses concurrents,
00:23:46effectivement,
00:23:46on préfère aller pour le consommateur
00:23:48chez Total aujourd'hui,
00:23:49mais il faudrait donc à ce moment-là
00:23:50tenir un discours de vérité
00:23:51et dire qu'il faudrait
00:23:51que chacun des distributeurs
00:23:53et des agents pétroliers
00:23:54fassent davantage de bénéfices
00:23:55pour pouvoir plafonner les prix
00:23:56lorsque c'est nécessaire,
00:23:57ou alors effectivement
00:23:58faire des baisses de dépenses
00:24:00ou des augmentations de recettes,
00:24:01c'est votre discours,
00:24:01pour pouvoir arroser
00:24:02lorsque les Français...
00:24:04Oui, non, parce que je...
00:24:05Merci, monsieur Alexis Carbert,
00:24:07de faire circuler la parole
00:24:08sur ce plateau.
00:24:09Mais on reproche aux marges
00:24:11ce qu'elles permettent de faire.
00:24:12C'est ça qui m'agarde.
00:24:13Juste, Laurent,
00:24:14si vous permettez.
00:24:15Oui, mais attendez.
00:24:16Non, parce que sur le prix,
00:24:17juste, moi, pour...
00:24:18Vas-y, vas-y,
00:24:19vas-y, allez-y, je comprends.
00:24:21Cette idée,
00:24:21on va baisser les taxes,
00:24:23donc c'est forcément tout bénef.
00:24:25Mais il faudrait que les gens
00:24:25m'expliquent
00:24:27où on va prendre l'argent
00:24:28et où...
00:24:29Parce qu'il faut faire
00:24:30des économies, d'accord ?
00:24:32Alors quoi ?
00:24:33Sur le salaire des...
00:24:34La moitié des salaires
00:24:35de la fonction publique,
00:24:37c'est des professeurs.
00:24:38Alors il faut baisser
00:24:38le nombre de professeurs.
00:24:39Ensuite, vous avez les policiers.
00:24:42Il faut baisser le nombre
00:24:42de policiers.
00:24:43C'est ça, les grandes masses.
00:24:44J'ai bien une petite idée
00:24:45sur les retraites,
00:24:46par exemple.
00:24:47Attendez.
00:24:48Après, vous avez l'armée,
00:24:50alors il faut baisser
00:24:51les crédits militares.
00:24:52Non, non, non.
00:24:52C'est ça, les grandes masses.
00:24:53C'est tout ce qu'on ne peut pas toucher.
00:24:54C'est ça, les grandes masses.
00:24:55Mais à la fin, il n'y a plus rien.
00:24:56Il y a la case retraite
00:24:57et là, on peut y toucher.
00:24:59Bien sûr qu'on peut faire
00:25:00des économies,
00:25:01mais faire des économies
00:25:01sur le fonctionnement de l'État,
00:25:03ça prend du temps.
00:25:04Il y a un mot
00:25:05que vous n'avez pas employé
00:25:05depuis tout à l'heure.
00:25:06Oui.
00:25:07Le risque, là,
00:25:08si vraiment le mécontentement
00:25:09s'installe
00:25:09et que les gens n'arrivent pas,
00:25:11ils rognent sur tout
00:25:12en ce moment.
00:25:12C'est la décroissance.
00:25:13Attendez, attendez, attendez.
00:25:14La décroissance
00:25:15qu'on est en train de dire.
00:25:16Il faudrait au moins
00:25:1750 centimes de moins par litre
00:25:20sur les prix des carburants
00:25:21à généraliser
00:25:21pour redonner un peu
00:25:23de pouvoir d'écart.
00:25:23Moi, je suis pour.
00:25:24Sinon, toute l'économie française
00:25:25va s'écrouler
00:25:26et on va dire,
00:25:26on est bien.
00:25:27J'aurais précisé ma position.
00:25:29Les caisses sont vides.
00:25:30Je suis pour qu'on aide
00:25:30les gens qui en ont vraiment besoin.
00:25:32Je suis pour.
00:25:32On le fait déjà un peu.
00:25:34Il y a 5 millions de personnes.
00:25:35Attendez,
00:25:36il y a 5 millions de personnes
00:25:37qui reçoivent une aide.
00:25:38Ils essayent.
00:25:39C'est l'usine à gaz.
00:25:40Ils sont éligibles.
00:25:41Il vaut mieux qu'ils reçoivent
00:25:42100 euros
00:25:42que 0 pour éviter
00:25:43l'usine à gaz.
00:25:44Donc, c'est quand même pas mal.
00:25:45100 euros par an.
00:25:46Je suis favorable.
00:25:488 euros par mois.
00:25:49Attendez,
00:25:50je suis favorable
00:25:50parce qu'éventuellement,
00:25:52on élève le...
00:25:53Il a la calculatrice,
00:25:54Alexis Corbière.
00:25:54On peut élever ce qu'on donne
00:25:55ou on peut augmenter
00:25:56le nombre de bénéficiaires.
00:25:57Ça, c'est tout à fait possible.
00:25:58Ça coûtera encore
00:25:59500 millions de plus.
00:26:01Mais ça ne coûtera pas 12 milliards.
00:26:02Je ne vous ai pas connu
00:26:03toujours à cheval
00:26:04sur le sérieux budgétaire
00:26:05comme ça.
00:26:06Je vous découvre.
00:26:07Parce que je constate
00:26:08la situation dans laquelle
00:26:10se trouvent les finances
00:26:11de la France.
00:26:12Simplement,
00:26:12si je peux dire d'un mot.
00:26:13Je termine juste une chose.
00:26:15Est-ce que c'est vraiment
00:26:16très malin
00:26:16de prendre des mesures
00:26:18pour tout le monde
00:26:19alors que vous allez
00:26:20donc subventionner
00:26:21le cadre supérieur
00:26:22qui est dans son SUV
00:26:23qui peut très bien
00:26:24payer quand même son plein.
00:26:26Il n'est pas à la rue.
00:26:28Alors celui-là,
00:26:29vous allez le subventionner aussi.
00:26:31D'accord.
00:26:31Mais à chaque fois,
00:26:32moi, je vous confronte
00:26:33à des situations
00:26:34concrètes et directes.
00:26:36Rejoignons notre journaliste
00:26:37mais ça me permet
00:26:38une transition aussi.
00:26:40Thomas Girard
00:26:41qui est avec, par un plat,
00:26:42une gérante de société
00:26:43d'aide à domicile.
00:26:45Très particulier.
00:26:46Là, la voiture,
00:26:47elle est évidemment
00:26:48ultra nécessaire
00:26:49et il n'y a pas d'alternative.
00:26:52C'est le cas très souvent.
00:26:53Comment ça se passe, Thomas,
00:26:54pour la personne
00:26:54avec laquelle vous êtes
00:26:55et qu'est-ce qu'elle attend
00:26:56peut-être ce soir ?
00:27:00Tout à fait.
00:27:01Alors, ce sont évidemment
00:27:02des annonces déjà
00:27:02qui sont particulièrement
00:27:04attendues dans ce contexte
00:27:05qui est particulièrement
00:27:06difficile au niveau
00:27:07de la flambée
00:27:08des prix des carburants
00:27:10et évidemment,
00:27:11plus largement,
00:27:12un pouvoir d'achat
00:27:12qui se rétrécit
00:27:14pour ces Français.
00:27:14Il y a beaucoup
00:27:15de colère aujourd'hui
00:27:17parmi ces habitants
00:27:18de Bordeaux
00:27:19qui subissent ces prix
00:27:21et ce sont des sujets
00:27:22qui sont les plus
00:27:23attendus ce soir.
00:27:25Je me trouve avec Léna
00:27:26qui est aide-soignante
00:27:28et gérante
00:27:28d'une société d'aide à domicile.
00:27:30Ce soir,
00:27:31qu'attendez-vous
00:27:31des annonces
00:27:32très concrètement ?
00:27:33On attend des annonces
00:27:36des aides de l'État
00:27:38effectivement
00:27:39par rapport aux carburants
00:27:40parce qu'on fait quand même,
00:27:41moi sur ma société,
00:27:43on fait plus de 1000 km par mois
00:27:46et donc ça devient infernal.
00:27:48On ne s'en sort plus
00:27:49parce qu'on a aussi
00:27:50des charges de partout
00:27:51et donc on attend
00:27:52grandement les annonces.
00:27:54Est-ce qu'aujourd'hui,
00:27:55vous avez l'impression
00:27:55que votre pouvoir d'achat
00:27:57est rétréci ?
00:27:58Tout à l'heure,
00:27:58on a parlé
00:27:58de votre panier moyen
00:28:00de course.
00:28:01Oui, effectivement.
00:28:02Le panier moyen,
00:28:03il est passé
00:28:04mois pour mois.
00:28:05Je vois plus de 100 euros
00:28:07pour deux personnes
00:28:07sur un mois,
00:28:08c'est énorme
00:28:09et on n'en peut plus
00:28:10donc il est grand temps
00:28:11que les choses changent.
00:28:13Merci beaucoup Léna.
00:28:14On vous souhaite
00:28:14évidemment beaucoup
00:28:15de courage
00:28:16en cette période
00:28:16et lors de cette prise
00:28:18de parole,
00:28:19il sera bien sûr
00:28:19des questions
00:28:20des crises internationales
00:28:22qui s'intensifient
00:28:23et alors concrètement,
00:28:25que va-t-il pouvoir
00:28:26annoncer ce soir
00:28:28face à la flambée
00:28:29des prix des carburants,
00:28:30le chef de l'État
00:28:31qui devrait s'exprimer
00:28:32à partir de 20h ce soir ?
00:28:34Effectivement,
00:28:35merci Thomas Gérard
00:28:36en direct sur BFM TV.
00:28:38Thomas qui évoquait
00:28:39le contexte international.
00:28:41Imaginons,
00:28:42on est en train de dire,
00:28:43enfin on est en train de dire,
00:28:44c'est le président
00:28:45qui le dira
00:28:45et vous actez
00:28:46de caisses qui sont vides,
00:28:48d'un pays au bord
00:28:50du précipice budgétaire.
00:28:52Mais demain,
00:28:53si une partie
00:28:54de nos concitoyens
00:28:54vont vous dire
00:28:55mais écoutez,
00:28:55pourquoi est-ce qu'on aide
00:28:56à notre pays alors ?
00:28:57Fut-il en guerre ?
00:28:58Malgré la souffrance
00:28:59des Ukrainiens.
00:29:00Et même si cette question
00:29:02vous paraît...
00:29:02Mais on ne les aide pas
00:29:03seulement pour les Ukrainiens,
00:29:04on les aide pour notre sécurité.
00:29:05Oui mais cet argument-là,
00:29:06vous savez pertinemment
00:29:07qu'il ne prend pas
00:29:07dans la population.
00:29:08Et d'ailleurs,
00:29:08je vais prolonger votre discours
00:29:12chers Sonia.
00:29:12Ce discours,
00:29:13on l'entend
00:29:13et on l'entend y compris
00:29:14sur l'aide au développement
00:29:15qui est accordée
00:29:16à certains pays.
00:29:17Ce discours,
00:29:18il trouve déjà
00:29:19un certain écho
00:29:20dans le pays
00:29:21et alors que cet écho
00:29:22ça grandit,
00:29:22c'est que l'argument
00:29:23gagne du terrain,
00:29:24je veux bien,
00:29:25mais si vous voulez,
00:29:26pourquoi est-ce qu'on est
00:29:26ou pourquoi est-ce qu'on parle
00:29:27aussi souvent des marges
00:29:29de manœuvre de l'État ?
00:29:29Il y a un exemple
00:29:30qui nous permet de comparer.
00:29:31C'est il n'y a pas si longtemps,
00:29:32il y a 7-8 ans,
00:29:32lorsqu'il y a la crise
00:29:33des gilets jaunes.
00:29:34Cette crise des gilets jaunes
00:29:35arrive fin 2018,
00:29:36début 2019.
00:29:37Emmanuel Macron,
00:29:37il est élu en mai 2017.
00:29:39Que fait-il ?
00:29:39Les ordonnances travail
00:29:40qui ont fait hurler
00:29:41les amis de M. Corbière.
00:29:42La réforme de l'ISF
00:29:43qui a fait hurler
00:29:43les bancs de la gauche.
00:29:45Les bancs de la gauche,
00:29:46etc.
00:29:46Et donc,
00:29:46il a retrouvé des marges
00:29:48de manœuvre financière.
00:29:48On est sortis du chômage
00:29:49de masse.
00:29:50On est revenus
00:29:51aux 3% de déficit.
00:29:52Et donc,
00:29:52Emmanuel Macron a des marges
00:29:54et il agit.
00:29:54Coup de pouce au SMIC,
00:29:5510 milliards lâchés
00:29:57le 10 décembre.
00:29:58On ne va pas refaire l'histoire.
00:29:59Aujourd'hui,
00:29:59quand il y a des marges,
00:30:00le président agit.
00:30:01Quand il n'y en a pas,
00:30:02il explique.
00:30:02Les poches sont trouées.
00:30:03Mais la question que je vous pose,
00:30:05c'est-à-dire,
00:30:05de plus en plus de Français,
00:30:06sans doute,
00:30:07vont se dire,
00:30:07alors pourquoi
00:30:08l'aide au développement ?
00:30:09Pourquoi l'aide à l'Ukraine ?
00:30:12Écoutez, par exemple,
00:30:14Marine Le Pen.
00:30:16Hier,
00:30:16Jean-Philippe Tanguy
00:30:17sur ce plateau disait,
00:30:18on ne touchera pas,
00:30:19on ne diminuera pas l'aide.
00:30:21Et tout à l'heure,
00:30:23Marine Le Pen dit autre chose.
00:30:24Écoutons-la.
00:30:25Nous pouvons continuer
00:30:26à former leurs soldats.
00:30:28Nous pouvons former
00:30:30leur hiérarchie militaire.
00:30:32Nous pouvons leur accorder
00:30:34des aides matérielles
00:30:35et notamment en termes
00:30:37de matériel militaire.
00:30:39Nous ne pouvons plus
00:30:40aider financièrement l'Ukraine.
00:30:42Mais nous le regrettons.
00:30:45par ailleurs.
00:30:46Mais nous n'avons plus
00:30:46les moyens.
00:30:48Victor Hérault,
00:30:50il y a eu vraiment,
00:30:50là, il y a eu différentes nuances
00:30:51dans le gouvernement national
00:30:53sur cette question.
00:30:53Cela dit, Marine Le Pen,
00:30:55personne de Marine Le Pen
00:30:56n'a pas évolué
00:30:57puisque vous vous rappelez
00:30:58dans ce communiqué
00:30:59qu'a signé avec Jordan Bardella,
00:31:00c'est ce qu'elle disait.
00:31:00Alors, elle ne disait pas
00:31:01texto, nous allons diminuer,
00:31:03mais elle disait
00:31:04il est légitime de pouvoir,
00:31:05bien que nous condamnions la Russie,
00:31:06il est légitime de pouvoir
00:31:07poser la question
00:31:08du montant
00:31:09et non pas du fondement
00:31:10mais du montant
00:31:11de l'aide à l'Ukraine.
00:31:12Là, c'est ce qu'elle répète.
00:31:12Alors, effectivement,
00:31:13le Rassemblement national
00:31:13n'a pas été très clair
00:31:14ces derniers jours
00:31:15sur la question.
00:31:16Il faut aussi rappeler
00:31:17que le RN a voté
00:31:19contre la plupart
00:31:20des résolutions
00:31:21qui prévoyaient
00:31:22une aide à l'Ukraine
00:31:23au Parlement européen.
00:31:24Donc, la vraie position,
00:31:26c'est qu'il pense
00:31:27qu'il faut laisser tomber.
00:31:28Mais c'est une position
00:31:29qu'il faut le dire honnêtement.
00:31:30Il faut penser
00:31:30qu'il faut laisser Poutine
00:31:34prendre la moitié
00:31:34de l'Ukraine.
00:31:35Non, Geoffrey,
00:31:36la question, nous,
00:31:36c'est en France,
00:31:37qu'est-ce que faites-vous
00:31:38par rapport
00:31:38à de plus en plus
00:31:39de Français
00:31:40sans bloquer
00:31:41dans les enquêtes
00:31:42et les sondages
00:31:42à l'Exthi Körbjerg ?
00:31:44Madame Mabrouk,
00:31:45je vais être provocateur,
00:31:47mais si on commence
00:31:48la discussion en disant
00:31:49il n'y a plus de manœuvre,
00:31:50il n'y a plus de marge
00:31:50de manœuvre,
00:31:51on ne peut rien faire,
00:31:52on est fermé.
00:31:53Le pays est riche.
00:31:54Je vais le dire,
00:31:55le pays est riche.
00:31:56Et je vais même utiliser
00:31:57un gros mot.
00:31:58On n'a plus le même capitalisme
00:32:00que dans les années 90
00:32:00aujourd'hui.
00:32:01On a une accumulation
00:32:02de richesses
00:32:03entre les mains
00:32:03de quelques-uns
00:32:04qui pose problème.
00:32:05Quand je vous ai déjà dit
00:32:05plusieurs fois sur ce plateau
00:32:06que 53 personnes
00:32:07en France possèdent autant
00:32:08que les 31 millions
00:32:09de Français
00:32:10les plus pauvres,
00:32:10on n'a jamais vu ça.
00:32:11Quand on vous dit
00:32:12que les 500 premières fortunes
00:32:13de ce pays
00:32:14qui représentaient 7%
00:32:15du PIB en 1996,
00:32:1620% quand M. Macron
00:32:17est arrivé
00:32:18représentent aujourd'hui
00:32:1843% du PIB,
00:32:20c'est un phénomène nouveau.
00:32:22Et la fiscalité,
00:32:23c'est pour ça
00:32:23que je vous ai répondu,
00:32:25la fiscalité,
00:32:25ce qu'a fait M. Macron,
00:32:26il a théorisé,
00:32:27il a dit
00:32:27c'est bien,
00:32:28on va avoir des gens
00:32:28qui vont accumuler
00:32:29des richesses
00:32:29et ça va ruisseler.
00:32:31Le bilan que je tire
00:32:31à titre personnel
00:32:32et je pense que les Français
00:32:33sont plutôt d'accord avec moi,
00:32:34c'est que ça n'est pas
00:32:35ce qui a eu lieu.
00:32:36Donc soit on touche à ça,
00:32:37je vais dire des gros mots,
00:32:38une autre répartition
00:32:39des richesses,
00:32:40plus juste,
00:32:40non pas pour faire
00:32:41l'Union soviétique,
00:32:42mais pour arriver
00:32:43à ce qu'était
00:32:43la France des années 90,
00:32:45on continuera à faire du profit,
00:32:46il y aura encore des patrons,
00:32:47mais les gens qui se goinvent,
00:32:49c'est terminé.
00:32:49Les gens ont besoin
00:32:51que le salaire paye.
00:32:52Si on refuse
00:32:53de rentrer dans cet état d'esprit,
00:32:54et c'est ce que dit,
00:32:54et finalement Mme Le Pen
00:32:55est une fausse rebelle
00:32:57parce qu'elle veut
00:32:57continuer la même logique.
00:32:58Quand moi je présente
00:32:59à l'Assemblée nationale
00:33:00pour dire un projet de loi
00:33:02pour l'augmentation du SMIC,
00:33:03le Rassemblement national dit
00:33:04non on n'y touche pas.
00:33:04Quand nous la gauche
00:33:05et le NFP ont dit
00:33:06il faut rétablir les SF,
00:33:07on n'y touche pas.
00:33:08Ils ne veulent toucher à rien.
00:33:09Donc le brut
00:33:10c'est pas du salaire ?
00:33:11Pardon ?
00:33:11J'entends moi à gauche
00:33:12du côté de la France insoumise
00:33:13dire le brut c'est du salaire.
00:33:15Oui le brut c'est du salaire,
00:33:16c'est du salaire différé,
00:33:17c'est des cotisations.
00:33:18d'augmenter le salaire
00:33:18puisque le salaire est déjà grand.
00:33:20Écoutez, votre histoire
00:33:21de toucher au brut et au net
00:33:22pour ceux qui suivent
00:33:23c'est donne moi ta montre
00:33:23et je te dirai l'heure.
00:33:24Ce qui est déjà une partie du salaire
00:33:26vis-à-vis des gens
00:33:26c'est les cotisations,
00:33:27c'est du salaire socialisé.
00:33:28Vous avez des professeurs d'un bus
00:33:30qui disent on ne va pas toucher au salaire
00:33:31par contre vous allez moins cotiser
00:33:33ce qui pose problème
00:33:34parce que si on cotise moins
00:33:35je sais bien que
00:33:36évidemment c'est plus agréable
00:33:37d'avoir en net à la fin du mois
00:33:392200 plutôt que 1800.
00:33:41Mais si en vérité
00:33:41vous cotisez moins dans des organismes
00:33:43c'est quoi le modèle ?
00:33:44Eh bien vous vous tournerez
00:33:45vers des assurances privées.
00:33:461800, 2000.
00:33:46C'est ça et là il y a un marché juteux.
00:33:48Alexis Corbière,
00:33:49je reviens à la communication politique.
00:33:51Moi j'interroge toujours
00:33:52les phrases prononcées
00:33:53Laurent Geoffrin
00:33:54dans une telle période
00:33:55où il y a un baril de poudre
00:33:57vraiment de décontestation
00:33:59et généralement on est d'accord
00:34:01vous évitez de craquer une allumette.
00:34:02Lorsque le ministre de l'économie
00:34:04Roland Lescure
00:34:04dit qu'on peut vivre
00:34:06convenablement
00:34:07avec 2000 euros de pension.
00:34:08Il a raison.
00:34:09Il a été mal.
00:34:10Il a raison.
00:34:10Là-dessus il a raison.
00:34:11Mais non c'est pas vrai.
00:34:12Mais si c'est vrai.
00:34:13Il a raison.
00:34:14Non mais il faut le dire.
00:34:15Emmanuel Lechypre hier
00:34:16nous disait la même chose.
00:34:17À Paris on ne vit pas convenablement
00:34:18avec 2000 euros.
00:34:20Attendez,
00:34:21c'est pas avec 2000 euros.
00:34:22Un salarié à 2000 euros,
00:34:23oui.
00:34:24Mais 2000 euros de pension
00:34:25après 40 ans d'accumulation
00:34:26de patrimoine
00:34:27sans charge et sans enfant
00:34:28pardonnez-moi
00:34:29on peut vivre correctement.
00:34:30Pas bien,
00:34:31on n'est pas aisé.
00:34:31On vit correctement.
00:34:32Moi je pense que c'est pas le bon débat.
00:34:32Mais c'est-à-dire qu'en fait
00:34:34Non mais
00:34:35Ah si !
00:34:35Mais non mais parce qu'en fait
00:34:36le sujet c'est qu'il faut
00:34:38augmenter le gâteau.
00:34:39C'est-à-dire que vous vous êtes
00:34:40excusez-moi mais comme
00:34:41le Rassemblement National
00:34:41et les immigrés
00:34:42vous dites qu'il faut aller chercher
00:34:43chez les riches l'argent
00:34:44eux ils disent
00:34:44Quelle honte de dire ça.
00:34:46Non mais quelle honte
00:34:46de comparer le racisme
00:34:47avec les immigrés.
00:34:48Un tiers.
00:34:49Les retraites c'est un tiers
00:34:50du salaire du salarié.
00:34:52Si les salariés
00:34:52c'est la même chose
00:34:53c'est pas loin d'être ça.
00:34:54Si les salariés
00:34:55c'est pas loin d'être ça.
00:34:58C'est-à-dire que vous dites
00:35:00l'argent il est dans la poche
00:35:01de quelqu'un d'autre.
00:35:02Il faut aller le chercher.
00:35:03Il faut le récupérer.
00:35:04Moi ce que je dis
00:35:05c'est que le sujet
00:35:06c'est pas ça.
00:35:06Le sujet c'est d'augmenter.
00:35:08Attendez je peux faire une phrase ?
00:35:09Allez-y allez-y.
00:35:10Non mais vous êtes prouvé.
00:35:11Tout va bien.
00:35:12Vous me faites rire
00:35:14parce que tout vous dites
00:35:15est assez grossi.
00:35:16Ce que je vous dis
00:35:16c'est que vous ciblez
00:35:17des parties de la population.
00:35:19Bah oui vous ciblez
00:35:19des parties de la population.
00:35:20Les riches, les immigrés
00:35:21c'est le même principe intellectuel.
00:35:23Vous ciblez alors qu'il faut
00:35:24il faut augmenter le gâteau
00:35:28augmenter la croissance
00:35:29augmenter le nombre de gens.
00:35:29Mais madame le refléter
00:35:30directement à Jean-Luc.
00:35:32On va faire baisser un peu
00:35:34la pression sur ce plateau.
00:35:36Il faut travailler plus.
00:35:37Mais vous savez
00:35:38il faut que le nombre de Français
00:35:41travaille plus.
00:35:42Il faut travailler plus.
00:35:43Vous savez que les Français
00:35:44à 50-55 ans aujourd'hui
00:35:45il y a un problème
00:35:46qu'ils se font licenciés.
00:35:47A qui vous parlez ?
00:35:47Il faut travailler plus.
00:35:48A qui vous parlez madame ?
00:35:49A qui vous parlez ?
00:35:50Je m'énerve pas
00:35:52c'est que vous faites
00:35:53la leçon aux Français.
00:35:54Dites-moi
00:35:54qui vous parlez ?
00:35:55Qui doit travailler plus ?
00:35:56Alexis, s'il vous plaît
00:35:58leur faisier défense
00:36:00son point de vue
00:36:00une analyse économique
00:36:02attendez.
00:36:03Non mais général
00:36:04je me fais traiter
00:36:05de raciste anti-patron
00:36:06pardon
00:36:06le niveau de raisonnement
00:36:07est zéro.
00:36:08Deuxièmement
00:36:08on vient expliquer
00:36:09aux Français
00:36:10c'est-à-dire qu'au bout
00:36:11de deux minutes
00:36:12sur les questions économiques
00:36:13quand il n'y a pas de réponse
00:36:13c'est moi qui suis bête.
00:36:14Non je ne vous ai pas dit
00:36:15je dis que vous m'avez provoqué
00:36:17vous me traitez
00:36:17de raciste anti-patron.
00:36:18Deuxièmement
00:36:19comme vous êtes une femme intelligente
00:36:21vous avez droit à BFM
00:36:21c'est votre métier
00:36:22de dire aux Français
00:36:23on ne travaille pas assez
00:36:23dans ce pays
00:36:24je dis madame
00:36:25c'est vu par les gens
00:36:26qui nous regardent
00:36:26comme une forme de mépris
00:36:27parce que les gens
00:36:28ils bossent beaucoup
00:36:29vous pouvez avoir
00:36:32des avis divergents
00:36:33et on se respecte
00:36:34sur ce plateau
00:36:35comme eux ne disent pas
00:36:37que les gens
00:36:37qui considèrent
00:36:38qu'il y a trop d'étrangers
00:36:39dans ce pays
00:36:39sont les mêmes
00:36:40que ceux qui disent
00:36:40qu'il est temps
00:36:41de répartir les richesses.
00:36:42Vous êtes député
00:36:42écologiste, socialiste
00:36:44on vous entend
00:36:45on va entendre
00:36:45l'opposition
00:36:46de l'autre côté
00:36:47du spectre politique
00:36:48ce soir
00:36:48qu'attendent les oppositions
00:36:49de l'intervention
00:36:50d'Emmanuel Macron
00:36:51il y a les sujets
00:36:51du carburant
00:36:52de la situation géopolitique
00:36:53et d'autres sujets
00:36:54peut-être aussi
00:36:55depuis Ceuta
00:36:56nous sommes en direct
00:36:57et en duplex
00:36:58cette ville
00:36:58vous le savez
00:36:59face à une crise
00:37:00migratoire inédite
00:37:01on retrouve
00:37:02l'eurodéputé
00:37:03Marion Maréchal
00:37:04bonsoir à vous
00:37:05merci d'être avec nous
00:37:06en direct
00:37:07sans doute avez-vous
00:37:08entendu une partie
00:37:08de ce débat ce soir
00:37:10et peut-être
00:37:11une première question
00:37:12qu'attendez-vous
00:37:12vous-même
00:37:13de cette intervention
00:37:14ce soir du président
00:37:15dans un contexte social
00:37:16aussi inflammable ?
00:37:20Bah écoutez
00:37:21j'attends
00:37:21notamment une réponse
00:37:22sur la situation
00:37:23que j'ai autour de moi
00:37:24voilà
00:37:25parce que vous voyez
00:37:25la situation autour de moi
00:37:26de ce grand migrant
00:37:27à Ceuta
00:37:27c'est la France
00:37:28d'Emmanuel Macron
00:37:29c'est la France
00:37:30qui se tient
00:37:32à l'époque
00:37:32avec Gabriel Attal
00:37:33aux côtés de Pedro Sanchez
00:37:34le gouvernant
00:37:35socialiste espagnol
00:37:37qui a régularisé
00:37:38massivement des clandestins
00:37:39et créé cet appel d'air
00:37:40c'est l'Europe
00:37:41d'Emmanuel Macron
00:37:41qui refuse
00:37:43de s'associer
00:37:44aux 22 autres
00:37:45États européens
00:37:46pour appeler
00:37:47à la fermeture
00:37:47migratoire
00:37:48et la protection
00:37:49de nos frontières
00:37:50je crois que c'est
00:37:51un sujet existentiel
00:37:52pour les Français
00:37:53qui est au cœur
00:37:54de cette campagne
00:37:54présidentielle
00:37:55et bien légitimement
00:37:56et donc j'attends
00:37:57de savoir
00:37:57quel type de réponse
00:37:59il souhaiterait pouvoir
00:38:00apporter
00:38:00à ce drame
00:38:01qui est à la fois
00:38:01local, national
00:38:02et européen
00:38:03Vous estimez
00:38:04Marion Maréchal
00:38:05que c'est de la responsabilité
00:38:06d'Emmanuel Macron
00:38:07alors que c'est de la responsabilité
00:38:08directe évidemment
00:38:09du gouvernement
00:38:10de Pedro Sanchez
00:38:11mais vous estimez
00:38:11à vous entendre
00:38:12que c'est une responsabilité
00:38:13collective
00:38:14ce que vivent aujourd'hui
00:38:15les habitants
00:38:16à Ceuta ?
00:38:18Ce que je note
00:38:19en tout cas
00:38:19c'est qu'Emmanuel Macron
00:38:20a refusé de s'associer
00:38:21depuis maintenant
00:38:22plusieurs années
00:38:23à toutes les initiatives
00:38:24européennes
00:38:26qui ont consisté
00:38:27à vouloir renforcer
00:38:28le contrôle
00:38:29la protection
00:38:30de nos frontières
00:38:31et l'expulsion
00:38:32des clandestins
00:38:33sur le sol européen
00:38:34y compris
00:38:35comme je vous en parlais
00:38:36à l'instant
00:38:36la dernière en date
00:38:38qui a réuni
00:38:3922 états
00:38:40en juin dernier
00:38:42de mémoire
00:38:42et à laquelle
00:38:43il a refusé
00:38:44une fois de plus
00:38:44de participer
00:38:45donc oui
00:38:45je considère
00:38:46qu'il y a
00:38:46une responsabilité
00:38:47également française
00:38:48parce que
00:38:49ne vous l'aurez pas
00:38:50voilà
00:38:50la destination finale
00:38:52prioritaire
00:38:52de la plupart
00:38:53de ces migrants
00:38:53clandestins
00:38:54qui arrivent
00:38:54du Maroc
00:38:55c'est évidemment
00:38:55la France
00:38:56c'est la France
00:38:56parce que nous avons
00:38:57un modèle social
00:38:58particulièrement attractif
00:39:00et que vous soyez
00:39:01d'ailleurs en situation
00:39:02régulière
00:39:03ou en situation
00:39:05irrégulière
00:39:05et de ce fait
00:39:06évidemment
00:39:07c'est l'ensemble
00:39:08d'Europe
00:39:09et que les Espagnols
00:39:10aussi payent
00:39:10au premier chef
00:39:13une dernière question
00:39:14peut-être
00:39:14puisqu'on vous entend
00:39:16de moins en moins bien
00:39:17vous serez présente
00:39:18pour la célébration
00:39:19d'une des messes
00:39:21du pape
00:39:21ce sera à place
00:39:22de la Concorde
00:39:23samedi
00:39:24le pape
00:39:24qui sans doute
00:39:25aura un mot
00:39:26d'abord sur
00:39:27évidemment la paix
00:39:28par rapport aux guerres
00:39:29mais aussi sur
00:39:30la situation
00:39:30des migrants
00:39:32est-ce que vous êtes
00:39:32en opposition
00:39:33Marion Maréchal
00:39:34avec le message
00:39:35du pape
00:39:36et donc
00:39:37d'une forme
00:39:37de charité chrétienne
00:39:41je ne vous cache pas
00:39:42que j'ai deviné
00:39:43votre question
00:39:43parce qu'en effet
00:39:44le réseau
00:39:44n'est pas très bon
00:39:46mais pour faire simple
00:39:47moi je crois
00:39:47qu'il faut s'attarder
00:39:48sur toutes les souffrances
00:39:49humaines
00:39:50et je crois
00:39:51qu'en l'occurrence
00:39:52le message du pape
00:39:53sur cette universalité
00:39:54du message charitable
00:39:56il doit aussi
00:39:56pouvoir s'adresser
00:39:57et se manifester
00:39:58à l'égard des Européens
00:39:59parce que de la souffrance
00:40:00il y en a aussi
00:40:01du côté des peuples espagnols
00:40:03voilà
00:40:03moi j'ai eu des témoignages
00:40:04de viols
00:40:05d'agressions
00:40:06de vol
00:40:07il y a ici
00:40:07des problèmes sanitaires graves
00:40:08il y a des services publics saturés
00:40:10il y a des mamans
00:40:10qui n'osent plus envoyer
00:40:11leurs enfants à l'école
00:40:12et cette souffrance-là
00:40:14cette angoisse-là
00:40:14elle doit pouvoir aussi
00:40:15être entendue
00:40:16et par ailleurs
00:40:17le message
00:40:18de la doctrine sociale
00:40:18de l'église
00:40:19n'a jamais interdit
00:40:20de contrôler
00:40:20l'immigration
00:40:22et d'accueillir
00:40:23dans des conditions
00:40:24qui appelaient
00:40:25à ce que les personnes
00:40:27accueillies
00:40:28respectent non seulement
00:40:29les lois du pays d'origine
00:40:30mais respectent également
00:40:31l'identité
00:40:31de ce pays d'origine
00:40:32et vous vous doutez bien
00:40:33que vu aujourd'hui
00:40:34les échelles d'entrée
00:40:36que nous connaissons
00:40:36ces conditions
00:40:37ne sont plus réunies
00:40:40Merci Marion Maréchal
00:40:41en direct
00:40:42depuis Ceuta
00:40:44qui interpelle
00:40:44le président de la République
00:40:45sur la situation
00:40:47migratoire
00:40:48la crise migratoire
00:40:49de cette enclave
00:40:50espagnole
00:40:51en Afrique du Nord
00:40:52Je vais préciser
00:40:52une chose sur Ceuta
00:40:53ce qu'elle raconte
00:40:55c'est pas sérieux
00:40:56elle dit
00:40:57c'est parce qu'on a
00:40:58régularisé
00:40:58en Espagne
00:41:00donc en Europe
00:41:01qu'à Ceuta
00:41:02il y a une pression migratoire
00:41:03mais il y a toujours
00:41:03une pression migratoire
00:41:04à Ceuta
00:41:04c'est au Maroc
00:41:06c'est une enclave
00:41:06marocaine
00:41:08au Maroc
00:41:09espagnol
00:41:10espagnol au Maroc
00:41:11espagnol au Maroc
00:41:12je fais un lapsus
00:41:14soyons précis
00:41:15c'est une enclave espagnole
00:41:16au Maroc
00:41:16évidemment
00:41:17ils sont entourés
00:41:18par des Marocains
00:41:19qui veulent venir
00:41:20et pourquoi
00:41:21et pourquoi
00:41:21il y a eu
00:41:23il y a eu
00:41:23cette déferlement
00:41:25de gens
00:41:25c'est parce que
00:41:26le bruit a couru
00:41:27que quand on venait
00:41:28par la mer
00:41:28on était accueilli
00:41:29c'est pas du tout
00:41:30à cause de la régularisation
00:41:31il y a eu lieu en Espagne
00:41:33c'est une réalité
00:41:34c'est de la propagande
00:41:35complètement grotesque
00:41:37ce qu'elle raconte
00:41:37en plus les gens
00:41:38qui sont à Ceuta
00:41:39il y en a combien
00:41:40qui sont passés en Europe ?
00:41:42alors il y en a qui sont
00:41:42combien il y en a-t-il
00:41:44qui sont passés en Europe ?
00:41:45on dit c'est l'invasion
00:41:46rappelons que Ceuta
00:41:47est une enclave espagnole
00:41:48mais vous avez raison
00:41:49peu sont arrivés en France
00:41:50voire aucun
00:41:51à ma connaissance
00:41:52en tout cas
00:41:52pourquoi il dit
00:41:55que l'invasion
00:41:56nous menace
00:41:57je vais vous répondre
00:41:57parce que sur les dix dernières années
00:41:58sur les dix dernières années
00:42:00Emmanuel Macron
00:42:01il est vrai
00:42:01s'est tenu aux côtés
00:42:02d'Angela Merkel
00:42:03lorsqu'elle a régularisé
00:42:04un demi-million
00:42:05à un million
00:42:06de migrants
00:42:07de migrants syriens
00:42:08ça n'a pas de rapport
00:42:09avec Ceuta
00:42:09vous en conviendrez
00:42:11je vous ai dit
00:42:12que ça n'avait rien à voir
00:42:12avec Ceuta
00:42:13à ma connaissance
00:42:14aucun migrant de Ceuta
00:42:16n'est arrivé sur le sol français
00:42:17à ma connaissance
00:42:17je crois que vous avez répondu
00:42:18de façon très claire
00:42:19pour autant
00:42:20sur les dix-douze dernières années
00:42:21Emmanuel Macron
00:42:21s'est tenu aux côtés
00:42:22d'Angela Merkel
00:42:23c'est en 2015
00:42:24et Emmanuel Macron
00:42:25est l'un des seuls voire
00:42:26le seul chef d'Etat
00:42:27à s'être opposé
00:42:28au pacte d'immigration européen
00:42:30qui prévoyait notamment
00:42:31ces fameux hub
00:42:32Emmanuel Macron
00:42:32s'y est opposé
00:42:33il s'est distingué
00:42:34sur la scène
00:42:35sur ce point là
00:42:35pas sur les autres
00:42:36absolument
00:42:36mais vous voyez que j'essaie
00:42:37d'être précis
00:42:37elle dit n'importe quoi
00:42:38vous voyez que j'essaie
00:42:39d'être précis
00:42:39dans mon argumentaire
00:42:40j'essaie d'être précis
00:42:43donc Emmanuel Macron
00:42:44fait partie des seuls
00:42:44qui s'y est opposé
00:42:45au mépris d'ailleurs
00:42:46je crois
00:42:47d'une partie
00:42:47de son peuple
00:42:48je ne sais pas
00:42:49si le président
00:42:49sera interrogé
00:42:51sur cette situation
00:42:52mais on interroge
00:42:54différentes oppositions
00:42:55quand on vous écoute
00:42:56Madame Le Pen
00:42:56dit des choses fausses
00:42:57il faut les corriger
00:42:58mais vous êtes l'arbitre
00:42:59des élégants
00:43:00c'est bien connu
00:43:00Laurent Joffrin
00:43:01heureusement
00:43:01j'essaye modestement
00:43:02de rappeler quelques réalités
00:43:03depuis toujours
00:43:04et pour toujours
00:43:05alors il y a une déclaration
00:43:06qui n'a pas dû vous échapper
00:43:07puisque vous l'avez qualifiée
00:43:09de crétin
00:43:10Donald Trump
00:43:11ce sont vos mots
00:43:11il est responsable
00:43:12alors peut-être
00:43:13mais en tous les cas
00:43:13lui c'est lui
00:43:14peut-être qui a la clé
00:43:15pour le détroit d'Hormuz
00:43:17et le détroit de Babel-Mandeb
00:43:19et peut-être même
00:43:20le détroit de Bercy
00:43:20vous le connaissez aussi
00:43:22en tous les cas
00:43:23le mot est lâché
00:43:24Donald Trump
00:43:24plus sérieusement
00:43:25a dit qu'il serait favorable
00:43:26écoutez bien
00:43:27à une interdiction
00:43:28des exportations
00:43:29de diesel
00:43:30des Etats-Unis
00:43:30afin de tenter
00:43:31de contenir
00:43:32la flambée des prix
00:43:33en pleine période électorale
00:43:34une telle interdiction
00:43:35aurait des effets
00:43:36catastrophiques pour l'Europe
00:43:37qui doit faire face
00:43:38évidemment à un effondrement
00:43:39de ces importations
00:43:40écoutons le président américain
00:43:42et là
00:43:42pardonnez-moi
00:43:43mais au lieu de traiter
00:43:44de tous les noms
00:43:44on ferait mieux
00:43:46d'anticiper les conséquences
00:43:47écoutons-le
00:43:49moi aussi
00:43:50j'ai plaidé en ce sens
00:43:51j'ai dit
00:43:51ne mettons pas le diesel
00:43:52sur le marché
00:43:53car nous en produisons
00:43:54beaucoup
00:43:54et cela pour avoir
00:43:55un léger impact
00:43:56sur l'essence ordinaire
00:43:57destinée aux voitures
00:43:58car quand on fait ça
00:43:59vous savez
00:43:59ça crée une sorte de flux
00:44:01c'est une question d'équilibre
00:44:02j'ai plaidé en ce sens
00:44:04oui
00:44:04et j'en ai parlé
00:44:05à mes collaborateurs
00:44:06voilà pour la déclaration
00:44:08de Donald Trump
00:44:09alors que nos invités
00:44:10s'installent
00:44:11avec Alexis Corbière
00:44:13avec Laurent Joffrin
00:44:14avec Victor Hérault
00:44:16Yves Tréard
00:44:16bonsoir
00:44:17merci d'être là
00:44:18prenez place
00:44:19bonsoir François-Xavier Bellamy
00:44:21bonsoir
00:44:22merci d'être là
00:44:22vice-président
00:44:23les républicains
00:44:24députés européens
00:44:25Rocaïa Diallo
00:44:26nous accompagne
00:44:26merci à vous
00:44:27président de Politis
00:44:28éditorialiste
00:44:29aux Guardian
00:44:31bonsoir à vous
00:44:32on parle
00:44:33d'un contexte
00:44:34géopolitique
00:44:35extrêmement tendu
00:44:36nous parlons également
00:44:37de cette flambée des carburants
00:44:38et d'une éventuelle réponse
00:44:40ou pas
00:44:40ce soir du président
00:44:42peut-il se contenter
00:44:43de dire ce soir
00:44:44François-Xavier Bellamy
00:44:44je vous ai compris
00:44:46mais l'état ne peut rien faire
00:44:47je vous ai compris
00:44:48mais nos poches sont vides
00:44:49je vous ai compris
00:44:49mais la France est au bord
00:44:50du précipice budgétaire
00:44:52la France est effectivement
00:44:53dans une très grande
00:44:54tension budgétaire
00:44:55mais ça ne veut pas dire
00:44:56qu'on ne puisse pas
00:44:57rien faire
00:44:58il y a évidemment
00:44:59des actions à mener
00:45:00maintenant
00:45:01et nous le demandons
00:45:02depuis de très longs jours
00:45:03depuis plusieurs semaines
00:45:04même d'ailleurs
00:45:05depuis le début
00:45:05de la flambée
00:45:06des prix du carburant
00:45:07parce qu'aujourd'hui
00:45:08c'est toute la France
00:45:09qui est asphyxiée
00:45:10par ces prix astronomiques
00:45:12et c'est toute l'économie française
00:45:13qui est en train
00:45:14de s'arrêter
00:45:14donc en réalité
00:45:15ne pas agir
00:45:16à aussi un coût énorme
00:45:18y compris un coût
00:45:19pour les finances publiques
00:45:20et donc ce que nous demandons
00:45:21est très simple
00:45:22il faut commencer
00:45:22par suspendre
00:45:24immédiatement
00:45:25les certificats
00:45:26d'économie d'énergie
00:45:26qui sont une mesure
00:45:28par ailleurs
00:45:28extrêmement inefficace
00:45:30la Cour des comptes
00:45:30l'a déjà dénoncé
00:45:31à plusieurs reprises
00:45:32ça fait très longtemps
00:45:33qu'on aurait dû le faire
00:45:33et ça ne coûterait rien
00:45:34aux finances publiques
00:45:35et ça ne coûterait rien
00:45:36aux finances publiques
00:45:37parce que c'est de toute façon
00:45:38pas une ressource
00:45:39pour l'État
00:45:39c'est en réalité
00:45:41une taxe déguisée
00:45:42qui se transforme ensuite
00:45:43en une forme
00:45:44d'économie parallèle
00:45:45donc il faut suspendre
00:45:46bien sûr immédiatement
00:45:47ces certificats
00:45:48d'économie d'énergie
00:45:49il faut revaloriser
00:45:50le barème kilométrique
00:45:51pour tous les français
00:45:52qui travaillent
00:45:52et qui ont besoin
00:45:53de leur voiture
00:45:54pour aller travailler
00:45:54il y a aujourd'hui
00:45:55l'INSEE nous le dit
00:45:5620% de français
00:45:581 français sur 5
00:45:59qui met un mois de salaire
00:46:01dans les pleins
00:46:02de sa voiture
00:46:02c'est évidemment intenable
00:46:04J'ai une question moi
00:46:06sur les certificats
00:46:07d'économie d'énergie
00:46:08tout le monde dit
00:46:09il faut les supprimer
00:46:10en plus
00:46:12tout le monde
00:46:13ne dit pas ça
00:46:13les suspendre
00:46:14tout le monde
00:46:15ne dit pas ça
00:46:16les suspendre
00:46:17parce qu'en plus
00:46:17ce n'est pas de l'argent
00:46:18qui rentre dans les caisses
00:46:19de l'État
00:46:19enfin dans le budget
00:46:20de l'État
00:46:21plus précisément
00:46:22certes
00:46:22mais à la clé
00:46:24et ça je voudrais avoir
00:46:25je ne sais pas
00:46:25si la cour du compte
00:46:26est allée jusqu'au bout
00:46:27il y a 70 000 emplois
00:46:29d'artisans
00:46:30qui disent
00:46:31mais non
00:46:31mais nous c'est notre boulot
00:46:32parce qu'on va mettre
00:46:33des pompes à chaleur
00:46:34parce qu'on va travailler
00:46:36à la transition énergétique
00:46:37alors je ne sais pas
00:46:38je ne sais pas
00:46:38où est la réalité
00:46:39mais nous on parle
00:46:40je ne sais pas si l'étude
00:46:41a vraiment été faite
00:46:42bien sûr
00:46:43on parle aux artisans
00:46:44et on parle à toute cette filière
00:46:45qui s'inquiète aujourd'hui
00:46:46de ses conséquences possibles
00:46:47mais je crois
00:46:49qu'il faut aussi
00:46:49qu'on prenne au sérieux
00:46:50les choix majeurs
00:46:51qui attendent notre pays
00:46:53moi je ne crois pas
00:46:54que l'Union soviétique
00:46:55ait fait la preuve
00:46:56de son efficacité
00:46:56je ne crois pas
00:46:57à l'économie administrée
00:46:58ça vous déçoit peut-être
00:46:59Alexis Corbière
00:47:00mais c'est un fait
00:47:00quand le mur de Berlin est tombé
00:47:02il n'y a pas grand monde
00:47:02qui s'est enfui à l'Est
00:47:03donc la vérité
00:47:04c'est qu'à la fin
00:47:05si on veut sortir la France
00:47:06de la crise
00:47:06il faut rendre de la liberté
00:47:08aux gens
00:47:08et cette économie
00:47:09qui s'est construite
00:47:11sur des dispositifs publics
00:47:12totalement inefficaces
00:47:14et je le redis
00:47:14les certificats d'économie d'énergie
00:47:16c'est un tiers
00:47:17de déperdition
00:47:18d'argent public
00:47:19d'efficacité
00:47:20un tiers de ce que les français payent
00:47:21part dans des frais de gestion opaques
00:47:23par ailleurs
00:47:23ce sont beaucoup de dépenses
00:47:25jamais vérifiées
00:47:26c'est un nid
00:47:27à fraude
00:47:28à triche
00:47:29à contournement
00:47:30et donc évidemment
00:47:31à ce moment là
00:47:31pourquoi ne pas baisser les assises
00:47:33pourquoi ne pas baisser les assises
00:47:34qui relancerait
00:47:35la consommation
00:47:36et qui relancerait la croissance
00:47:39mais vous êtes tous plein d'idées
00:47:40le problème c'est que
00:47:41sans doute
00:47:42Emmanuel Macron ne va rien annoncer ce soir
00:47:43soyons modestes
00:47:44je ne pense pas
00:47:44que moi je n'ai pas vu
00:47:45dans le débat politique
00:47:46des gens qui disaient
00:47:47des choses sérieuses
00:47:47parce que sincèrement
00:47:49rien n'est étudié
00:47:50on nous dit
00:47:50il faut taxer les marges
00:47:52les marges
00:47:53les entreprises
00:47:53sauf que les marges
00:47:54ce ne sont pas les bénéfices
00:47:56les gens n'ont rien compris
00:47:57les marges
00:47:58c'est ce qui existe
00:47:59c'est l'argent qui existe
00:48:01entre la production
00:48:02et la distribution
00:48:05donc ce n'est pas des bénéfices
00:48:07les gens disent n'importe quoi
00:48:08je sens que vous êtes énervé ce soir
00:48:10Alexis Corbière vous répond
00:48:11la suppression des articles
00:48:12d'économie d'énergie
00:48:13ce n'est pas du tout
00:48:14fantastique
00:48:14c'est juste
00:48:15on peut imaginer
00:48:17qu'il y ait des mesures
00:48:18exceptionnelles qui soient prises
00:48:19je répète
00:48:19le code du commerce
00:48:21permet que pendant 6 mois
00:48:22on bloque les prix
00:48:23ce n'est pas l'Union soviétique
00:48:25le blocage des prix
00:48:26non non
00:48:26on va passer ensuite
00:48:28au ticket de rationnement
00:48:28je vais vous dire
00:48:29le nom d'un affreux soviétique
00:48:30il y aura des grandes queues
00:48:31vous savez les soviétiques
00:48:32passer leur temps
00:48:32à faire la queue
00:48:33je vais vous dire
00:48:33le nom d'un affreux soviétique
00:48:34c'est le général de Gaulle
00:48:35vous savez
00:48:37vous devriez
00:48:37vous êtes un homme intelligent
00:48:38et sans doute étudier
00:48:39la France de général de Gaulle
00:48:40c'était une France
00:48:41qui était assez administrée
00:48:43il y avait des prix
00:48:43qui étaient fixés
00:48:44il y avait l'état stratège
00:48:45qui intervenait
00:48:45il y avait des entreprises
00:48:46la France du général de Gaulle
00:48:47c'était la France
00:48:48au contraire de la libéralisation
00:48:49la France du plan PIN-RUF
00:48:50ce n'est pas vrai
00:48:51ce n'est pas vrai
00:48:52y compris même le prix
00:48:53et même le prix
00:48:54le prix des carburants
00:48:56était contrôlé par l'état
00:48:57vous avez un nombre de choses
00:48:58qui étaient
00:48:59même le prix du pain
00:49:00à une époque
00:49:00etc
00:49:01oui c'était au lendemain
00:49:02de la seconde guerre mondiale
00:49:03quand effectivement
00:49:03on traversait des pénuries telles
00:49:05la France du général de Gaulle
00:49:06c'est même à partir de 1958
00:49:07et de toute manière
00:49:08il y avait l'état stratège
00:49:09qui en matière d'énergie
00:49:10intervenait
00:49:11des choses qu'à l'époque
00:49:12les François et Xavier Bellamy
00:49:13de l'époque
00:49:13ont dit
00:49:14non non
00:49:14il faut absolument
00:49:15laisser faire le marché
00:49:16il y avait des gens
00:49:17d'ailleurs ultra libéraux
00:49:18mais le général de Gaulle
00:49:18c'était un peu
00:49:19cette particularité
00:49:20je ne vais pas me présenter
00:49:21comme gaulliste
00:49:21mais qui amenait
00:49:22à ce que l'état
00:49:22ne laissait pas faire
00:49:24la main du marché
00:49:25tout seul
00:49:25mais intervenait
00:49:26vous oubliez une chose
00:49:27c'est qu'à l'époque
00:49:28il y avait une société
00:49:29pétrolière
00:49:29qui s'appelait
00:49:30Elf Aquitaine
00:49:31qui était une société nationale
00:49:33qui était le machin
00:49:34du régime gaulliste
00:49:36il faut le dire aujourd'hui
00:49:37dans laquelle
00:49:38tout le monde
00:49:39allait manger d'argent
00:49:41honnêtement il a raison
00:49:42je voulais terminer
00:49:43après on peut discuter
00:49:45on n'est pas obligé
00:49:46par ailleurs
00:49:46de se comporter
00:49:47comme des gaullistes
00:49:48à l'époque
00:49:48mais je ne veux pas
00:49:49totalement vexer
00:49:50François-Xavier Bellamy
00:49:51je veux seulement
00:49:51qu'on discute
00:49:52de manière un peu
00:49:53raisonnable
00:49:54c'est pas ce qu'il y a
00:49:55de meilleur
00:49:55de l'héritage gaulliste
00:49:56la corruption
00:49:57le crime
00:49:57c'est pas ce qu'il y a
00:49:58de meilleur
00:49:58et la France-Afrique
00:49:59pour se sortir du pétrole
00:50:01le général de Gaulle
00:50:01a lancé
00:50:02ce dont nous sommes
00:50:03les héritiers aujourd'hui
00:50:04un très grand plan
00:50:05de construction
00:50:05de parcs nucléaires
00:50:06que la gauche
00:50:07a convaincu
00:50:07avec détermination
00:50:09les écologistes
00:50:09les flammes gaullistes
00:50:11les macronistes
00:50:11tout le monde d'ailleurs
00:50:12nous sommes fiers
00:50:13de porter l'héritage
00:50:14du général de Gaulle
00:50:14la seule chose
00:50:15que je veux dire
00:50:15et vous avez le droit
00:50:16d'être en désaccord
00:50:17avec moi
00:50:17mais qu'on se parle
00:50:18tous les deux
00:50:18parce qu'on est confrontés
00:50:19à la même réalité
00:50:20on aime le pays
00:50:20c'est qu'on peut imaginer
00:50:22là au vu de la crise
00:50:23qu'il y a quand même
00:50:23des mesures un peu
00:50:24exceptionnelles
00:50:24qui soient prises
00:50:25et qui effectivement
00:50:27remettent en cause
00:50:27des docksac
00:50:28vous avez défendu
00:50:28le libre marché
00:50:29mais qu'on dise
00:50:29non il y a des secteurs
00:50:30stratégiques
00:50:31parce qu'on ne joue plus
00:50:32là on ne parle pas
00:50:33du fait de savoir
00:50:33si les français
00:50:34peuvent s'acheter
00:50:34des playstation
00:50:35ou des consoles de jeux
00:50:37pour leurs enfants
00:50:37on parle du fondamental
00:50:39à savoir le fait
00:50:40que sinon les gens
00:50:40ils ne prennent plus
00:50:41la bagnole
00:50:41ils n'iront pas
00:50:42aller voir leurs parents
00:50:45ou les personnes
00:50:45vous voyez ce que je veux dire
00:50:46donc c'est pour ça
00:50:47qu'on est arrivé
00:50:48à un moment
00:50:48où tout est lié
00:50:49c'était la discussion
00:50:50qu'on avait
00:50:50mais vous partagerez ça
00:50:51si en plus
00:50:51le président de la république
00:50:52en 5ème république
00:50:53c'est lui qui concentre
00:50:53tous les pouvoirs
00:50:54prend la parole ce soir
00:50:55dans un moment
00:50:55et n'a rien à annoncer
00:50:56sur ce terrain là
00:50:57ça va encore plus
00:50:58carboniser
00:50:59l'expression un peu trivial
00:51:00sa parole
00:51:01et donner l'impression
00:51:02qu'en fait
00:51:02la démocratie
00:51:03voter ça ne sert à rien
00:51:04et ça c'est pas bon
00:51:06pour vous
00:51:07comme pour moi
00:51:07le président ne sert à rien
00:51:08ce qu'il y a avant
00:51:09une élection présidentielle
00:51:10il faut agir politiquement
00:51:11et faire des choses nouvelles
00:51:12et pas seulement dire
00:51:13c'est normal
00:51:14que des groupes
00:51:15fassent du profit
00:51:16on ne peut rien faire
00:51:16prenons des cas concrets
00:51:18parlons de cas concrets
00:51:20nous étions avec des français
00:51:22à la pompe
00:51:23on était chez un retraité à Nice
00:51:25chez une gérante d'aide
00:51:27à domicile
00:51:28un chauffeur de taxi
00:51:30je suis venu tout à l'heure
00:51:30il m'a dit
00:51:31c'était un chauffeur de taxi
00:51:32indépendant
00:51:32il m'a dit
00:51:33madame Abrouk
00:51:33je ne fais plus
00:51:34des journées de 8h
00:51:35je fais des journées
00:51:36de 14h
00:51:37voire de 16h
00:51:39et je vous assure
00:51:40je vous assure
00:51:41que ça prend au trip
00:51:42il avait les cernes
00:51:43jusqu'ici
00:51:43il n'était pas bien
00:51:44il n'était pas bien
00:51:46vraiment
00:51:47donc qu'est-ce que vous dites
00:51:48à ces gens-là
00:51:48vous leur dites ce soir
00:51:49je vous ai compris
00:51:50un taxi pour vivre
00:51:50c'est au moins 11 à 12h par jour
00:51:52déjà
00:51:52tous les taxis
00:51:53donc déjà
00:51:53ce qui est assez dingue
00:51:55quand on les écoute
00:51:56comment ces gens
00:51:57se tuent au travail
00:51:58et c'est les taxis
00:51:59mais ce n'est pas seulement
00:51:59les taxis
00:51:59et ont été concurrencés
00:52:00par le modèle Uber
00:52:01et les VTC
00:52:02qui leur fait beaucoup de mal
00:52:03parce que c'est des gens
00:52:04qui étaient soumis à réglementation
00:52:05et que la déréglementation
00:52:06a fortement abîmé
00:52:07leur métier
00:52:08vive les taxis
00:52:09parce que franchement
00:52:10ils sont en disant
00:52:11non mais
00:52:11oui oui oui
00:52:12vous avez raison
00:52:13pardon
00:52:13non mais je suis d'accord
00:52:14mais est-ce que vous imaginez
00:52:16les uns et les autres
00:52:17vraiment
00:52:18que ce soit
00:52:19mis à part un cours
00:52:20de géopolitique
00:52:21peut-être certainement brillant
00:52:23mais qu'il ne puisse pas y avoir
00:52:24en monnaie sonnante
00:52:25et trébuchante
00:52:26des choses vraiment
00:52:27pour répondre là
00:52:28à ce qui est en train
00:52:29d'être vécu par les français
00:52:30si ce n'est pas le cas
00:52:31et c'est assez probable
00:52:32ça va
00:52:33la colère
00:52:34la frustration
00:52:35la rancœur
00:52:36qui est déjà très bien installée
00:52:37dans la population
00:52:37ne sera que davantage nourrie
00:52:39aujourd'hui
00:52:40ce qu'on constate
00:52:40c'est qu'on parle
00:52:41des chauffeurs de taxi
00:52:42mais on parle aussi
00:52:43de toutes les professions
00:52:43du lien
00:52:44dont les personnes ont besoin
00:52:45pour lesquelles
00:52:46les personnes ont besoin
00:52:47de carburant
00:52:47pour aller les aides à domicile
00:52:49les infirmières etc
00:52:50et donc briser la possibilité
00:52:51pour des gens
00:52:52d'aller vers le lien
00:52:53vers le soin
00:52:53c'est aussi isoler
00:52:54davantage des gens
00:52:55c'est-à-dire que les répercussions
00:52:56elles se produisent
00:52:58à plusieurs niveaux
00:52:59et je pense que cette colère
00:53:00qui avait déjà été exprimée
00:53:02à l'époque des Gilets jaunes
00:53:03elle va se décupler
00:53:04parce qu'elle va toucher
00:53:05des gens qui vont être
00:53:07indirectement affectés
00:53:08parce que les personnes
00:53:09qui ont
00:53:10en fait souvent
00:53:10les aides à domicile
00:53:11les infirmières
00:53:12ne sont pas simplement
00:53:12des soignantes
00:53:13ou des personnes
00:53:14qui sont des aides ménagères
00:53:14ce sont des personnes
00:53:15qui permettent
00:53:16à des gens
00:53:17qui sont isolés
00:53:18d'être en lien
00:53:19avec le reste de la population
00:53:20donc ça c'est dramatique
00:53:22en termes de morale
00:53:22de la population
00:53:23ce qui va se passer
00:53:24généralement l'histoire
00:53:25des mouvements sociaux
00:53:25ne se répètent pas
00:53:26mais le coup
00:53:26de ne pas faire assez
00:53:28alors sans doute
00:53:28ce sont des aides prolongées
00:53:30c'est déjà beaucoup
00:53:30évidemment par rapport
00:53:32à notre situation
00:53:33mais le coup
00:53:33de ne pas faire assez
00:53:35si dans quelques semaines
00:53:36on vient nous annoncer
00:53:36mais non
00:53:37on aurait dû faire
00:53:38et on va bloquer
00:53:39les prix temporairement
00:53:40mais qu'est-ce qu'on va dire ?
00:53:41Je crois que si vous voulez
00:53:42et Rocaïa Diallo
00:53:43a prononcé l'expression
00:53:45et le mot
00:53:45je crois que la colère
00:53:46elle est bien supérieure
00:53:49au simple problème
00:53:51des carburants
00:53:52moi je crois
00:53:53que la colère
00:53:54elle est née
00:53:55peu de temps
00:53:55après l'élection
00:53:56du président Macron
00:53:57avec les gilets jaunes
00:53:59et qu'elle ne s'est jamais éteinte
00:54:00parce que les gilets jaunes
00:54:02le mouvement
00:54:02a été tué
00:54:04si vous me permettez l'expression
00:54:05par la crise sanitaire
00:54:07et après
00:54:08il y a eu d'autres événements
00:54:10il y a eu la guerre
00:54:11notamment en Ukraine
00:54:12et les français
00:54:14ont toujours
00:54:15eu une dent
00:54:17contre ce régime
00:54:19contre ce régime
00:54:20contre ce président
00:54:21et contre sa politique
00:54:22plus exactement
00:54:23il y a deux choses
00:54:24qu'on n'a pas vu
00:54:24il y a une chose
00:54:26qu'on n'a pas vu
00:54:26notamment
00:54:27c'est toute sa politique
00:54:28fiscale
00:54:29qui a été adoptée
00:54:30dès son arrivée
00:54:31aux affaires
00:54:33qui n'a
00:54:33pas fait de bruit
00:54:35au début
00:54:35mais après
00:54:36qui a
00:54:37suscité
00:54:38le ressentiment
00:54:39et l'amertume
00:54:40de beaucoup de français
00:54:41c'est la réduction
00:54:42et pourtant moi je suis pour
00:54:44c'est la réduction
00:54:45de l'impôt sur la fortune
00:54:47sa division par deux
00:54:48et c'est la flat tax
00:54:50sur les revenus
00:54:52des biens
00:54:52mobiliers
00:54:53alors je vous pose la question
00:54:54est-ce qu'on est en train
00:54:54de payer la facture
00:54:55pas de toutes les actions passées
00:54:57mais certaines oppositions
00:54:59ont accompagné
00:55:00et tout ça
00:55:01et du traumatisme
00:55:01du quoi qu'il en coûte aussi
00:55:02il faut se mettre aussi
00:55:03dans l'impôt d'Emmanuel Macron
00:55:04il y a aussi ce traumatisme là
00:55:05on lui a reproché
00:55:06tous ont demandé le quoi qu'il en coûte
00:55:07c'est devenu n'importe quoi
00:55:08qu'il en coûte
00:55:09mais il faut reconnaître
00:55:10que quand vous venez taper
00:55:11à la porte d'un ministre
00:55:13il faut dire les choses aussi
00:55:15la droite l'a fait
00:55:15monsieur Bellamy
00:55:16pardon ?
00:55:17c'est-à-dire la droite
00:55:18n'a pas dit non
00:55:19c'est horrible
00:55:19le quoi qu'il en coûte
00:55:20à l'époque
00:55:21non mais le vrai sujet
00:55:22aujourd'hui
00:55:23c'est pas ce qui a été fait
00:55:24dans des périodes de crise
00:55:25pour affronter des turbulences
00:55:27parce que ça
00:55:27c'était nécessaire
00:55:28c'est qu'aujourd'hui
00:55:30si notre État
00:55:31est dans cette situation
00:55:32de dette
00:55:32c'est parce qu'il finance
00:55:34pas des mesures
00:55:35pour protéger les Français
00:55:36pas des mesures
00:55:36pour répondre aux urgences du monde
00:55:37il a même plus les moyens de ça
00:55:39mais il utilise la dette
00:55:41pour financer
00:55:42son train de vie courant
00:55:43pour financer
00:55:43ses dépenses quotidiennes
00:55:44et pour financer
00:55:45en particulier
00:55:46notre dépense sociale
00:55:47et ça c'est un scandale
00:55:49absolu
00:55:50parce que
00:55:50que vous financiez
00:55:52que vous vous endettiez
00:55:53tous les Français
00:55:53le savent très bien
00:55:54on le fait aussi
00:55:54quand on est un ménage ordinaire
00:55:56vous vous endettez
00:55:57pour investir
00:55:58pour préparer l'avenir
00:55:59ça a du sens
00:56:00vous allez amortir
00:56:00votre investissement
00:56:01si vous vous endettez
00:56:02pour financer
00:56:03vos dépenses
00:56:04de tous les jours
00:56:05c'est que vous avez
00:56:05un énorme problème
00:56:06et ça
00:56:07Emmanuel Macron
00:56:08pardon de le dire
00:56:08mais Emmanuel Macron
00:56:09il n'a jamais pris ça au sérieux
00:56:11vous vous rappelez
00:56:12que c'est Emmanuel Macron
00:56:13moi je ne crois pas du tout
00:56:13que c'est sa politique fiscale
00:56:14qui est en jeu
00:56:15la vérité c'est qu'Emmanuel Macron
00:56:16il n'a cessé de répéter
00:56:18l'État n'a pas
00:56:19un problème
00:56:20de dépenses
00:56:22il a un problème
00:56:23de ressources insuffisantes
00:56:24donc dans l'État
00:56:25qui prélève
00:56:25encore aujourd'hui
00:56:26le plus de ressources fiscales
00:56:28au monde
00:56:29dans l'État
00:56:30qui s'endette
00:56:31le plus
00:56:32de l'OCDE
00:56:32vous avez
00:56:33un président de la République
00:56:35qui pense
00:56:36que le vrai grand sujet
00:56:37en fait
00:56:37c'est qu'il faudrait
00:56:38augmenter les ressources
00:56:39et pas baisser les dépenses
00:56:40je pose une question Victor
00:56:42et bien sûr
00:56:43on refuse de baisser la retraite
00:56:44je pose une question
00:56:45le sujet c'est de réformer
00:56:46les retraites
00:56:46déjà pour commencer
00:56:47le but c'est pas de les baisser
00:56:48c'est de les réformer
00:56:49dans une vingtaine de minutes
00:56:50on va suivre l'interview
00:56:51du président Emmanuel Macron
00:56:52il y a aussi une question
00:56:53qui va se poser
00:56:54nous sommes à 7-8 mois
00:56:55d'une élection présidentielle
00:56:56puisqu'il y a quand même
00:56:57la clé
00:56:59Ulysse Gosset
00:56:59et je salue la présence
00:57:00de Didier François
00:57:01il y a la clé du détroit
00:57:02d'Hormuz
00:57:03il y a la clé du détroit
00:57:04de Babel-Mandeb
00:57:06quand les français
00:57:07vont regarder ce soir
00:57:07ils vont dire
00:57:08qui à sa place
00:57:09peut résoudre
00:57:11influencer
00:57:11influer sur une telle situation
00:57:13et la question fondamentale
00:57:14ce soir c'est
00:57:15est-ce que le président
00:57:16de la république
00:57:17va dire aux français
00:57:18ce qu'il a dit
00:57:19aux dirigeants des partis
00:57:20qui se trouvaient
00:57:21dans la salle Vega
00:57:23c'est-à-dire
00:57:24la salle de crise
00:57:25si j'ose dire
00:57:25je vous ai amené
00:57:26le New York Times
00:57:27juste pour vous donner
00:57:28la dimension de cette crise
00:57:29c'est vrai que la France
00:57:31est endettée
00:57:31sur-endettée
00:57:32et qu'il y a des problèmes majeurs
00:57:33mais regardez
00:57:34il y a des émeutes
00:57:35en Syrie
00:57:36au Pakistan
00:57:37au Guatemala
00:57:39dans le monde entier
00:57:40au Maroc aussi
00:57:41aux Philippines
00:57:42tout ce que je veux dire
00:57:43par là
00:57:43au Maroc
00:57:44c'est-à-dire que le monde entier
00:57:45subit cette crise du pétrole
00:57:46et donc ce soir
00:57:47je termine juste pour introduire
00:57:49si vous voulez
00:57:49l'idée de cette intervention
00:57:51qui est très importante
00:57:51parce que le président de la République
00:57:52d'une certaine manière
00:57:53bouscule la campagne
00:57:54en intervenant ce soir
00:57:55donc est-ce qu'il va dire
00:57:57la même chose
00:57:57que ce qu'il a dit
00:57:58aux dirigeants politiques
00:58:00dans le secret
00:58:00de la salle Vega
00:58:01et de
00:58:02comment il va expliquer
00:58:03aux français
00:58:04que la France peut sortir
00:58:05de cette crise
00:58:06alors que le monde entier
00:58:07est affecté
00:58:07et enfin
00:58:08autre problème majeur
00:58:10la menace russe
00:58:12qui est entrée dans le débat
00:58:13on n'attendait pas
00:58:15que la politique internationale
00:58:16soit aussi forte
00:58:16et vise dans le débat
00:58:17est-ce que cette menace
00:58:19est réelle ?
00:58:20Est-ce que c'est une opération
00:58:21de communication ?
00:58:23Est-ce qu'on prend
00:58:24les moyens suffisants
00:58:25pour
00:58:26si la menace est réelle
00:58:27pour empêcher
00:58:28que l'Europe subisse
00:58:29un nouveau
00:58:30je dirais une nouvelle
00:58:31crise
00:58:32avec Poutine ?
00:58:34Donc toutes ces questions
00:58:34vont être débattues ce soir
00:58:36et donc la question
00:58:36du carburant
00:58:37il faut bien voir
00:58:38que c'est notre problème
00:58:39au quotidien
00:58:40et surtout ceux
00:58:40qui empruntent leur voiture
00:58:42mais c'est aussi
00:58:42le problème de toute l'Europe
00:58:44et du monde
00:58:44Alors allons-y
00:58:45Mais je me permets
00:58:46juste un mot quand même
00:58:47parce que c'est très important
00:58:48il ne s'agit évidemment pas
00:58:50de nier la réalité
00:58:50d'une situation géopolitique
00:58:52qui est par ailleurs
00:58:53hors de contrôle
00:58:53je rentre tout juste
00:58:54de Jordanie
00:58:55j'atterris presque à l'instant
00:58:56et c'est très clair
00:58:57qu'aujourd'hui
00:58:58la crise
00:58:59du détour d'Hormuz
00:59:01et de Bab el-Mandeb
00:59:02elle heurte le monde entier
00:59:03mais si vous regardez
00:59:04les pays européens
00:59:04qui sont autour de nous
00:59:05ils ont des leviers
00:59:06pour agir
00:59:07que nous n'avons plus aujourd'hui
00:59:08et je pense que le président
00:59:09ne peut pas se défausser
00:59:10de sa responsabilité
00:59:11parce qu'encore une fois
00:59:12si nous sommes confrontés
00:59:14à cette situation
00:59:14d'impuissance budgétaire
00:59:16alors que tous les français
00:59:17d'ailleurs qui sont
00:59:17à la frontière
00:59:18de la Belgique
00:59:18Les français comparent
00:59:18ce qui se passe en Espagne
00:59:20en Italie
00:59:20Non mais en Italie
00:59:21Non mais il ne faut pas raconter
00:59:22ça c'est pareil
00:59:23Comment ça ?
00:59:24En Espagne
00:59:25le carburant
00:59:26est au même prix
00:59:27qu'en France aujourd'hui
00:59:28Je vous invite
00:59:29à aller voir
00:59:30les stations-services
00:59:31Allons-y
00:59:31En Italie
00:59:32j'ai pris il y a un jour
00:59:33En Italie
00:59:34Combien Yves Tréa ?
00:59:35En Italie je ne sais pas
00:59:36mais en Espagne
00:59:37Moins
00:59:37En Allemagne
00:59:38Combien ?
00:59:38En Allemagne
00:59:39En Allemagne
00:59:40Le gazole est à 2,25
00:59:42Bravo
00:59:42Effectivement
00:59:44Il connaît
00:59:45C'est le son
00:59:46On peut ajouter
00:59:47ce que vous disiez tout à l'heure
00:59:48la menace de Trump
00:59:50sur le diesel
00:59:51qui va avoir un impact
00:59:52majeur
00:59:53On vient d'en parler
00:59:53Effectivement
00:59:54C'est vrai que le président
00:59:55doit démontrer aux français
00:59:56qu'il est capable
00:59:56de gérer cette crise
00:59:57et qu'il est encore au pouvoir
00:59:58et qu'il a des leviers d'action
01:00:00Il revient de New York
01:00:01où il y a eu pas mal de rendez-vous
01:00:02notamment avec Donald Trump
01:00:03Est-ce qu'il lui a parlé
01:00:04du diesel à Donald Trump ?
01:00:06Moi j'aime bien le savoir
01:00:06Posez la question
01:00:07on verra ce soir
01:00:08Donc si vous voulez
01:00:09Et effectivement
01:00:10les pays européens
01:00:11ont le début de la crise
01:00:13mieux géré que la France
01:00:14C'est-à-dire plus rapidement
01:00:15il y a eu des aides
01:00:16des suppressions de taxes
01:00:17etc.
01:00:17qui ont été plus efficaces
01:00:18au début
01:00:19Mais maintenant
01:00:19on se retrouve je dirais
01:00:20à peu près au même niveau
01:00:21L'enjeu
01:00:22Il est
01:00:23Sauf que nous
01:00:24nous avons une dette
01:00:25qui est effectivement
01:00:26Exactement
01:00:26Les autres pays européens
01:00:28ont agi
01:00:29soit sur les prix
01:00:30Plus vite que la France
01:00:31C'est vrai
01:00:32C'est le fait
01:00:33de pays
01:00:33qui ont fait
01:00:34des réformes structurelles
01:00:35courageuses
01:00:36dans des moments
01:00:36où la situation
01:00:37était favorable
01:00:38et nous
01:00:38quand la situation
01:00:39était favorable
01:00:40notre gouvernement
01:00:41et notre État
01:00:42n'ont cessé
01:00:43de s'endetter
01:00:43dans un mot
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