00:00Ce n'est pas votre truc ? C'est-à-dire faire des chèques pour aider les Français à passer
00:04ce mauvais moment à la pompe, ce n'est pas votre truc ? Pourquoi ?
00:07Écoutez, c'est un discours que je tiens déjà depuis quelques temps, et notamment après la crise Covid, il faut
00:12sortir du quoi qu'il en coûte.
00:14Et la politique du chèque, c'est pour moi la politique de l'échec.
00:17Ça veut dire qu'aujourd'hui, en France, la situation actuelle que vivent nos concitoyens, et notamment du prix à
00:24la pompe, c'est un échec collectif.
00:28Ça veut dire qu'en période de crise, la solution, c'est qu'on fait un chèque, on est incapable
00:32d'anticiper les choses.
00:34Et c'est dramatique. Moi, la situation que nous vivons actuellement, moi, je trouve ça vraiment dramatique pour l'ensemble
00:39de nos concitoyens.
00:39Mais donc on doit laisser les Français pleurer en silence ?
00:41Ce n'est pas laisser pleurer les Français en silence. Moi, je suis dans une région où je suis beaucoup
00:46sur le terrain, j'aime dire j'ai les pieds dans la terre,
00:49et je rencontre l'ensemble des habitants de ma région, et je sais les difficultés, que ce soit pour les
00:53professionnels ou encore une fois les habitants,
00:57mais malheureusement, la politique du chèque, aujourd'hui, c'est qu'on vous donne dans une main et on vous
01:03reprend dans l'autre.
01:03Nous n'avons plus, malheureusement, les moyens de cette politique du chèque.
01:07En revanche, il faut réformer en profondeur, c'est-à-dire que de ne pas répondre à l'urgence, vous
01:13voyez, face à une crise,
01:14aujourd'hui, on est incapable de pouvoir faire face à cette situation.
01:18C'est-à-dire que si je comprends bien, si on avait réformé, on aurait pu, par exemple, baisser les
01:21taxes durablement sur l'essence,
01:22ça nous coûterait moins cher d'aller à la pompe ?
01:24Mais bien évidemment, l'enjeu, il est là, c'est de réformer, de faire un reset total.
01:28Et donc moi, je ne suis pas dans le plus de dépenses, plus de taxes, je suis dans le moins,
01:35de le faire moins.
01:36Et pourtant, Edouard Philippe, il voulait qu'on double le chèque, notamment le chèque gros rouleur.
01:39Vous n'êtes pas d'accord avec lui alors ?
01:40Écoutez, ça fait quelques jours où il y a cette polémique qui sort un petit peu partout, sur toutes les
01:45antennes,
01:46par rapport à mon positionnement suite aux annonces d'Edouard Philippe.
01:50On est d'accord sur une grande partie, sur l'essentiel de son projet.
01:56Aujourd'hui, on n'est pas à la tête de ce gouvernement.
02:00En revanche, je suis assez...
02:00Mais si Edouard Philippe était président, il ferait des chèques.
02:02Je suis assez...
02:03Et vous seriez contre ?
02:04Ce n'est pas du tout ce qu'il a dit.
02:06Aujourd'hui, il est très clair, c'est de remettre de l'ordre dans nos comptes publics.
02:10Et quand on remet de l'ordre dans nos comptes publics, ça permet de préparer le futur.
02:15Et aujourd'hui, malheureusement, on ne travaille que sur l'urgence.
02:18Mais surtout, là, c'est sur l'énergie.
02:20Cet été, c'était la crise climatique, et ainsi de suite.
02:22Et on passe crise après crise, où malheureusement, on ne peut pas intervenir.
02:26Et donc, moi, je suis très favorable à faire moins de dépenses.
02:30Donc, c'est moins de taxes, moins d'impôts, moins de normes, pour plus de liberté,
02:34qui va nous permettre aussi d'affronter les crises.
02:37Mais l'élection présidentielle, c'est mois d'avril, mois de mai.
02:41Ensuite, il y a le temps de la réforme qui sera le temps long.
02:44Là, il y a le temps court, il y a le temps des fins de mois pour les Français qui
02:46roulent.
02:47Vous êtes en plus dans un département, dans une région où on a besoin de sa voiture.
02:51On ne peut pas faire autrement.
02:53Comment vous répondez à cette urgence ?
02:55Parce que finalement, le chèque, ça aide quand même pour les fins de mois, pour le quotidien.
02:58Il faut aussi dire la vérité.
03:01Moi, je ne supporte plus.
03:02Ils ont compris, les Français, qu'il n'y a plus d'argent, ça, d'accord ?
03:04Mais ça, je l'entends parfaitement.
03:06Je l'entends parfaitement, encore une fois.
03:07Donc, il ne fallait pas faire de chèque ?
03:08Il y a un moment, encore une fois, cette politique du chèque, aujourd'hui...
03:12D'accord, mais sauf qu'il y a les urgences.
03:13Il y a les urgences.
03:14Mais comme je vous l'ai dit, c'est nécessaire de réformer en profondeur.
03:17Il y a une échéance.
03:18Il faut dire en France, ce sera si Édouard Philippe est élu.
03:20Mais vous savez, il y a une échéance électorale, présidentielle...
03:24Donc, on souffre en silence, on ne demande rien à l'État ?
03:27Il y a une échéance présidentielle.
03:30Et aujourd'hui, Édouard Philippe représente le sérieux.
03:33Il prend la hauteur nécessaire.
03:35Aujourd'hui, on voit bien plein de candidats
03:37où c'est à coup de slogans, à coup de mensonges, etc.
03:41Donc, le courage, c'est de dire aux Français,
03:42c'est de leur dire, pas de chèque.
03:44Mais le courage, aujourd'hui...
03:45Non, mais c'est de leur dire, pas de chèque, pas d'aide.
03:47Mais aujourd'hui, les Français en ont ras-le-bol
03:49de payer sur tout et de ne pas pouvoir subvenir à leurs besoins.
03:53C'est l'enjeu, aujourd'hui, du carburant.
03:55Ils en ont ras-le-bol, mais il ne fallait pas les aider.
03:57Mais vous savez, quand ils font...
03:58Il ne fallait pas les aider, leur dire la vérité.
03:59Et quand ils font leur course, c'est exactement la même chose.
04:02Non, mais vous ne me répondez pas.
04:02Il ne fallait pas les aider.