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  • il y a 19 minutes
Le Premier ministre Sébastien Lecornu a présenté ce jeudi après-midi de nouvelles aides pour faire face à la hausse des prix des carburants, conséquence du blocage du détroit d'Ormuz au Moyen-Orient.

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Transcription
00:00Je ne l'espère pas. D'abord, il faut lui demander ce qu'il a derrière la tête.
00:03Et il pourra toujours dire dans ces cas-là, non mais moi, je n'en avais pas mis.
00:05Écoutez, face à cette situation d'une très grande gravité, il y a trois solutions pour établir les comptes publics.
00:12Soit vous dépensez moins, moi c'est ce que je préconise, et donc je trouve qu'aujourd'hui, il ne
00:17faut pas augmenter les aides.
00:18On est au maximum, on ne va pas à chaque crise faire des chèques qui sont des chèques en bois.
00:23Deuxièmement...
00:23Donc vous n'auriez rien à donner hier ?
00:25Même pas les 710 millions.
00:26Oui, j'aurais demandé davantage aux Français.
00:28Vous laissez les entreprises couler ?
00:28Non, non, non, je ne laisse personne couler. Je pense qu'il est temps de dire la vérité aux Français.
00:33Si vous ne dites pas la vérité aux Français, ça signifie que tout ce qui est annoncé est financé, soit
00:37par de l'impôt, soit par de la dette.
00:39De toute façon, il n'y a pas de miracle.
00:40Donc je vous dis, nous n'avons plus les marges de manœuvre.
00:43Je ne suis pas payé pour vous dire des choses sympathiques, je suis payé pour vous dire la vérité.
00:47Nous n'avons plus de marge de manœuvre, et il faut probablement désormais que chacun participe plus.
00:53Sachant Philippe Juvin, le compteur tourne jour après jour.
00:57C'est-à-dire qu'on nous a dit qu'il fallait trouver 6 milliards.
01:00Maintenant, on en est quasiment à 15.
01:02Non, mais je vais vous dire une chose.
01:03Quand on a dit, moi, il y a au mois de novembre, d'ailleurs Arthur Delaporte pourra en témoigner,
01:07lors de la discussion budgétaire, j'ai demandé à ce qu'on fasse un rabot sur les dépenses de l
01:11'État qui rapportait 6 milliards.
01:13Ça a été refusé.
01:14Trois mois plus tard, on nous dit, il faut faire 6 milliards.
01:16Tiens, tiens.
01:17Au moment où on propose 6 milliards, déjà, on était en retard.
01:20C'est là que je leur dis, vous êtes en retard, c'est 8.
01:22Mais compte tenu de la guerre qui continue, en réalité, maintenant, il faudrait quasiment 10 ou 12.
01:29Donc, comment on les trouve ?
01:31Des annulations de crédit.
01:32Il faut faire des économies.
01:33De toute façon, il n'y a plus de choix.
01:35Eh bien, vous faites un rabot sur les dépenses.
01:38Par exemple, vous savez que le SMIC va être augmenté mécaniquement.
01:43Donc, ça, vous seriez contre ?
01:45Vous geliez le SMIC ?
01:45J'aurais préféré, oui.
01:47J'aurais préféré.
01:47Maintenant, c'est inscrit dans la loi.
01:49Oui, c'est automatique aujourd'hui.
01:50En revanche, ce qui n'est pas inscrit dans la loi, c'est ce qu'on appelle les allégements de
01:53charges,
01:54qui accompagnent l'augmentation du SMIC.
01:56Moi, je suis pour ne pas augmenter les allégements de charges.
01:59De toute façon, les amis, il n'y a pas le choix.
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