00:00Mais effectivement, je voulais déjà démarrer par ce point-là
00:02parce que ça me paraît important qu'on se mette au moins d'accord
00:03sur le principe de base en démocratie.
00:06Après, vous êtes d'accord, vous n'êtes pas d'accord.
00:07C'est la même chose à l'Assemblée.
00:08Moi, jamais je râlerai sur les Français
00:10parce qu'ils ont voté, mal voté, entre guillemets,
00:12soi-disant, pour certains, à l'Assemblée nationale.
00:14Et du coup, on n'a pas de majorité, etc.
00:16Le choix des Français, il est souverain, il se respecte.
00:18Et après, le choix des Français, c'est aux députés de s'entendre.
00:21C'est à eux de le respecter.
00:21Ce n'est pas incriminer les Français en se disant
00:23qu'ils ont mal voté, qu'ils n'ont pas compris.
00:24Non, non, les Français, ils votent.
00:25Et après, leur vote, ils se respectent et ils s'entendent.
00:28Je voulais répondre quand même parce qu'on entend des tas de motifs de colère
00:31sur tout un tas de sujets, tous plus légitimes les uns que les autres.
00:34Il y a quand même le côté mouillette et pansement
00:37qui revient après l'être sur le carburant.
00:38Je vais vous répondre là-dessus parce que je pense que demain,
00:40vous interrogez 69 millions de Français,
00:41vous aurez 69 millions de motifs d'être en colère.
00:44Tous différents les uns que les autres,
00:45mais tous autant légitimes les uns que les autres.
00:47Moi, ce que je regrette un petit peu dans ce que j'ai pu entendre jusqu'à maintenant,
00:50c'est qu'on ne dépasse pas le stade de la colère.
00:52Et il y a eu un propos assez intéressant que j'ai entendu de mon voisin Kevin
00:55quand vous parliez justement que vous avez commencé à ressentir
00:57le coût de l'inflation à partir de la crise en Ukraine.
01:01Ces crises-là, elles ne viennent pas de nulle part.
01:03Elles ne viennent pas de l'incompétence du gouvernement.
01:04Elles ne viennent pas d'une décision du gouvernement,
01:06quel qu'il soit d'ailleurs.
01:07Demain, vous aurez peut-être un nouveau gouvernement
01:08avec une nouvelle orientation politique.
01:10Mais ces crises-là, ces conséquences de ces crises-là,
01:14on les subit tous.
01:15On les subit tous.
01:17Les politiques, ils sont là pour qu'on tape dessus
01:19entre guillemets de manière démocratique
01:21et qu'on se plaigne si quelque chose ne va pas.
01:23Je le dis d'autant plus librement que moi, je ne suis pas élu.
01:24Mais je pense qu'on est tous dans le même lot.
01:26On est là aussi pour entendre la colère.
01:27Mais cette colère aussi, il faut la contextualiser.
01:29Il faut l'expliquer, il faut la comprendre
01:30si on veut trouver des vraies causes.
01:31Parce que sinon, on se réduit à faire une politique de pansement.
01:34Cette politique de pansement,
01:35je constate que ceux qui la critiquent maintenant
01:38étaient les premiers à...
01:39Enfin, ceux qui l'appellent plutôt de leur vœu maintenant
01:41étaient les premiers à la critiquer au moment,
01:43je vous rappelle tous, à la crise Covid.
01:45Toutes les aides sectorielles,
01:46les aides qui ont été extrêmement généreuses et utiles
01:48pour sauver des centaines de milliers d'entreprises
01:50et de salariés en France,
01:52à l'époque, c'était...
01:53Ils crament la caisse.
01:54En parlant d'Ebain Macron, du gouvernement, etc.
01:57Maintenant, les mêmes disent
01:58qu'il faut effectivement des aides à tout va.
01:59Bon, les aides à tout va, vous disiez,
02:01il y a 5 millions de bénéficiaires
02:03de la nouvelle aide pour les gros rouleurs.
02:05C'est en gros un Français sur 7
02:06qui roule au quotidien.
02:08Et moi, il me paraît quand même assez normal
02:09d'aider celui dont c'est le métier,
02:11comme madame infirmière libérale en zone rurale.
02:13On va l'aider plutôt que Kevin...
02:15Excusez-moi, madame infirmière libérale qui n'a rien.
02:18Non, mais justement, ça, c'est un des problèmes.
02:20Plutôt que d'aider Kevin,
02:21qui est gardien d'immeuble
02:22et qui, a priori, ne va pas se déplacer tous les jours
02:23dans le cadre de son boulot.
02:24Ça me paraît normal qu'on sélectionne.
02:26Oui, mais de par son métier,
02:28il n'y a pas de raison qu'il se déplace.
02:29Voilà.
02:29Moi, ça me paraît normal qu'on aide
02:31ceux qui en subissent au quotidien
02:33dans l'exercice de leur métier.
02:35Monsieur qui est VTC...
02:35Il faut que la parole...
02:36Jonathan, vous n'avez pas de m'y compte, de toute façon.
02:37Oui, mais justement, ça, c'est un problème.
02:39Attendez, attendez, attendez.
02:40Il y a 5 millions de personnes qui sont aidées.
02:41Pour rappeler une petite chose, quand même,
02:41les infirmières libérales,
02:43les infirmières ou les soignants,
02:45il y a eu une prime Ségur
02:46pour ceux qui ont été salariés ou autres.
02:48Les infirmières libérales,
02:49on a eu les applaudissements et c'est tout.
02:51On n'a rien.
02:52On n'a pas de prime Ségur.
02:53On n'a rien.
02:53Ça, c'était après le Covid.
02:55On a des complications au niveau de la CPAM.
02:56C'est-à-dire que le Ségur, pour nous,
02:58c'est des complications.
02:59D'accord ?
02:59Là, nous, on n'a eu aucun remerciement.
03:02On a eu une aumône
03:02qui vient d'être donnée
03:03à 25 000 d'entre nous
03:05et à un moment donné,
03:06comment voulez-vous que nous,
03:07on n'arrête pas ?
03:08Je vais vous donner un chiffre, madame,
03:09parce que je suis tout à fait d'accord avec vous.
03:10Et après, effectivement,
03:12je rends le micro
03:13et je le récupérerai
03:13au cours de la soirée.
03:14Il n'y a pas de problème.
03:15Mais il y a un tiers
03:16dans la fonction publique hospitalière,
03:17il y a un tiers des fonctionnaires
03:19qui sont sur des tâches administratives.
03:21N'importe quelle entreprise
03:22avec ce ratio-là
03:23mettrait la clé sous la porte.
03:24Il y a un problème dans votre secteur,
03:26c'est qu'il y a trop d'administratifs,
03:27trop de contraintes,
03:28trop de normes à respecter.