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00:00Vous êtes d'accord qu'être de gauche n'est pas faire vœu de pauvreté ?
00:04Absolument.
00:05C'est ce qu'a dit le banquier d'affaires Mathieu Pigasse, qui se rêve en futur candidat aussi.
00:09Il n'y en a pas assez, il faut dire.
00:10Donc un candidat de plus à la présidentielle, pourquoi pas.
00:13Alors vous allez voir ses déclarations.
00:15Il veut être jugé sur son engagement, ce qu'il se comprend, ses valeurs, ses principes,
00:18plutôt que sur son compte en banque.
00:20Et en l'occurrence, ses millions.
00:22Il dit être de gauche...
00:24Attendez, on va repasser un peu plus doucement, parce qu'en régie, vous allez très très vite.
00:29« Être de gauche n'est pas faire vœu de pauvreté ».
00:31Et l'autre phrase, la voici.
00:35On n'est pas de gauche en fonction de son compte en banque ou de ce que l'on possède.
00:39Est-ce qu'on peut être de gauche et riche dans la même veine ?
00:42Je vous pose la question, c'est un tour de table.
00:44Peut-on être écologiste et aller en avion au bout du monde ?
00:47Peut-on être pauvre et voter à droite ?
00:50Et donc au final, est-ce qu'on peut être candidat à la présidentielle
00:52et faire partie de l'élite financière du pays ?
00:54On n'avait pas 4 heures, mais 30 secondes.
00:56Je vais vous répondre très très vite.
00:56Moi, je suis contre absolument le fait qu'on s'intéresse aux modes de transport des écologistes
01:00ou aux comptes en banque des prétendues incarnations de la gauche radicale.
01:05Le seul reproche que je fais à tous ces gens-là,
01:07c'est que ce sont eux qui ont voulu instaurer ce diktat de la transparence,
01:13qui a été d'ailleurs la transparence, ça date de 2012,
01:15qui est devenue la moralisation aujourd'hui de la vie publique.
01:18Et donc, vous savez, la révolution dévore toujours ses enfants
01:20et qui sont aujourd'hui les victimes d'un système qu'ils ont eux-mêmes créé
01:23et contribué à amplifier, selon moi.
01:26Non, mais la question est de savoir, est-ce qu'il y a dans notre pays un délit de richesse
01:29?
01:30Non.
01:30Bien sûr que non.
01:31Ah ben si !
01:31Non, mais Carole, vous m'avez posé la question.
01:36La réponse, je vous dis non.
01:37Et vous auriez pu rajouter quand même, ça aurait été intéressant,
01:39de rajouter une autre phrase que Mathieu Pigasse a dite,
01:43qui est, moi, j'accepte et je souhaite payer davantage d'impôts.
01:47J'allais le dire, oui, par exemple, c'est un procès d'intention.
01:49Non, non, c'est pas le délit de richesse, c'est le procès d'intention.
01:52J'ai pris l'habitude.
01:54Attendez, moi, je ne comprends pas.
01:55Parce que c'est Mathieu Pigasse, alors d'un seul coup, ça ne serait pas grave.
01:59Moi, je vous écoute attentivement depuis tout à l'heure, Mme Mekary,
02:02et j'ai envie de vous dire, si Mathieu Pigasse veut donner plus,
02:04pardon, je vais lui donner l'adresse de Bercy,
02:06et il peut y aller, il n'y a pas de problème.
02:07Et pour le coup, je pense qu'il sera...
02:09Ça n'existe pas, ça.
02:09Non, mais franchement, un moment, je pense...
02:12Non, mais c'est une boutade, Mme Mekary, vous permettez, je vous écoute depuis tout à l'heure.
02:15Ce que je suis en train de dire, c'est que oui, il y a un problème aujourd'hui
02:17sur une partie de la gauche, et notamment l'extrême-gauche,
02:20ceux qui ont fait partie du NFP en 2024, puis en 2022,
02:23qui passent leur temps à donner des leçons de morale à tout le monde,
02:26mais ces leçons, ils ne les appliquent même pas à eux-mêmes.
02:28On le voit dans leur discours, aussi bien sur les enjeux écologiques, sur les avions,
02:33on le voit aussi sur la fiscalité et ce qu'est être riche ou pas riche,
02:36on le voit sur aussi le rappel de la nécessité d'être irréprochable,
02:41notamment sur les VSS, les violences faites aux femmes,
02:44eh bien, on se rappelle quand même d'Adrien Quatennens,
02:45qui est arrivé dans l'hémicycle sous les appositions des uns et des autres.
02:48Alors malheureusement, c'est assez largement partagé dans les partis.
02:51Oui, mais ça traverse tous les partis.
02:52La violence, oui, et ça, vous avez raison, il faut le dire,
02:54mais là où il y a beaucoup de morale, c'est surtout sur ces vents-là.
02:57Alors moi, c'est exactement...
02:58Mais moi, je ne fais pas une morale.
03:00Est-ce que cette gauche par qui, avant, on l'appelait la gauche caviar,
03:02est-ce que cette gauche morale, justement, fait la morale sur ce sujet ?
03:05Est-ce que, d'abord, premièrement, moi, est-ce que je fais la morale ?
03:08Je ne fais la morale à personne ?
03:09Mais pourquoi vous vous sentez viser quand je parle de la gauche morale ?
03:11Non, non, mais attendez.
03:12Est-ce que Mathieu Pigasse a fait la morale à quelqu'un ?
03:14Absolument pas.
03:15En aucune manière.
03:18Il ne fait pas de morale, que je sache.
03:21Il donne beaucoup de leçons.
03:23Ce ne sont pas des leçons de morale.
03:24Tu ne fais pas de morale ?
03:25Parfois, des leçons d'économie, parfois, des leçons d'économie fantasmée.
03:29Non, pourquoi vous dites fantasmée ?
03:30Ce n'est pas parce que vous ne partagez pas son analyse
03:36Vous tournez autour du pot.
03:37Je vais vous poser la question différemment.
03:39Est-ce qu'un même banquier d'affaires de droite,
03:43qui aurait dit la même chose,
03:44vous aurait dit, mais bien sûr,
03:45mais il a tout à fait le droit,
03:46avec ses comptes bancaires, avec ses millions, etc.
03:48Est-ce que là, on lui pardonne davantage de choses
03:50parce qu'il est de gauche
03:51et qu'il porte ses principes et ses valeurs en bandoulière ?
03:54Mais de quoi il est accusé, Mathieu Pigasse ?
03:56De ne pas joindre ses actes à la parole, en fait.
03:59C'est ça dont on est en train de parler.
04:00Vous savez, on est aussi, en ce moment, dans un...
04:02Mais vous voulez qu'il vive comme un moine ?
04:04Mais ce n'est pas ce que je dis.
04:05Non, mais justement,
04:07en revanche, il est prêt à s'engager
04:09pour un programme politique
04:11et à devenir, sans doute, ministre de l'économie,
04:13d'un gouvernement qui pratiquerait non pas
04:16la politique de l'offre qui nous tue
04:18et qui tue tous les services publics
04:19depuis maintenant 2012
04:21pour une politique, j'allais dire, de la demande.
04:26Vous êtes en train de nous dire là
04:26que Mathieu Pigasse pourrait être
04:28le ministre de l'économie de Jean-Luc Mélenchon.
04:30Mais pourquoi pas ?
04:31Et ce sera le dernier riche de ce pays.
04:32Mais pourquoi pas ?
04:33Il n'y en aura pas d'autre.
04:35Il n'y en aura plus.
04:36Absolument pas.
04:37Je crois que vous avez quand même oublié
04:38ce qu'elle se mette aux Etats-Unis.
04:40Caroline, je vais préciser le chose
04:41parce qu'il y a une polémique
04:42et là, il faut venir pour sa défense aussi
04:46parce qu'il y a eu des révélations
04:49dans un journal sur ses vacances.
04:51Et c'est un domaine privé.
04:53Moi, j'essaye que c'est du privé.
04:54C'est son argent privé.
04:56Donc, il peut dépenser ce qu'il veut.
04:58Et c'est à partir de là
04:59que la question lui a été posée.
05:00Donc, il a été amené à dire
05:01oui, je suis de gauche, je suis très riche
05:04et on peut être de gauche et riche
05:06et sans doute, il ajoutera un jour
05:07et candidat à la présidentielle.
05:09Moi, la question qui me paraît essentielle
05:11dans le débat, je pensais
05:12qu'est-ce que les Français attendent ?
05:14Ce n'est pas un politique
05:15qui leur ressemble forcément
05:16dans leurs difficultés.
05:18Parce que tout à l'heure...
05:19C'est quelqu'un qui les comprend.
05:20Je crains un petit peu la démagogie.
05:22C'est l'authenticité.
05:23Oui.
05:23C'est la sincérité.
05:25Pourquoi ?
05:25Vous voulez que le salaire du président
05:28soit indexé sur le salaire des Français ?
05:30Non, je le regrette plutôt,
05:31mais je dois vous avouer
05:32qu'avec regret...
05:33Vous êtes toujours en Figaro, vous êtes sûr ?
05:34Non, mais je constate à chaque fois
05:36justement avec regret
05:38que ce type de déclaration,
05:40exactement ce qu'a fait Sébastien Lecornu,
05:42en réalité, depuis qu'il est à Matignon,
05:43expliquer qu'on va priver de voiture
05:44son prédécesseur,
05:45qu'on va priver de vacances son ministre,
05:47qu'on va priver de 10% de rémunération
05:48ses ministres.
05:49Si vous voulez que ces propositions-là,
05:51qui, à mon sens,
05:52sont démagogiques et populistes
05:54et encore, je sais de rester poli,
05:56trouvent un certain écho dans le pays.
05:57Et donc, tout à l'heure, vous vous demandiez
05:59est-ce qu'on est dans un pays
06:00un peu anti-riche ?
06:01Bah oui, je le regrette.
06:02Je le regrette.
06:03Il y a...
06:03Emmanuel Macron avait dit
06:04moi j'ai envie que les jeunes
06:05aient envie de devenir milliardaires.
06:06On était tombés dessus.
06:07Je ne comprends pas
06:08ce qu'il avait dit de si grave à l'époque.
06:09Et je persiste à défendre
06:10Emmanuel Macron sur cette phrase.
06:11Vous voyez que je suis toujours
06:12bien là où je suis.
06:14Je défends cette phrase d'Emmanuel Macron
06:15qui avait dit
06:15j'ai envie que les jeunes...
06:16Je veux qu'il y ait de plus en plus de jeunes
06:17qui aient envie de devenir milliardaires.
06:19Mais tant mieux, encouragez-les.
06:20Emmanuel Macron, le problème,
06:21c'est que dans une autre phrase,
06:22il avait conditionné la réussite dans la vie
06:24à la réussite financière.
06:26Ça, c'était, à mon sens,
06:27plus que maladroit.
06:28C'était une erreur.
06:29C'était grave.
06:29C'est intéressant.
06:30Emmanuel et Chypre,
06:31est-ce qu'il y a ce délit de richesse
06:32dans notre pays ?
06:33C'est un tabou bien français, l'argent.
06:35Et effectivement,
06:35est-ce que vous estimez
06:36qu'un candidat de gauche...
06:39Mais d'ailleurs,
06:39on ne va pas voir tous les patrimoines,
06:41mais Jean-Luc Mélenchon,
06:42c'est le devoir de transparence.
06:45On connaît son patrimoine
06:46et je pense que personne
06:47ne lui fait le reproche
06:48si ce n'est certaines oppositions
06:50de ne pas avoir le même patrimoine
06:52que la majorité des Français.
06:53Non, mais parce que ce qui est essentiel,
06:55finalement,
06:55ce qui est le juge de paix,
06:57c'est est-ce qu'il y a une sincérité
07:00dans l'engagement
07:00pour l'intérêt du pays ?
07:02Et d'ailleurs, l'histoire est pleine,
07:04mais pas seulement l'histoire française.
07:06L'histoire de tous les grands pays occidentaux
07:09est pleine de très grands dirigeants
07:11qui venaient de milieux modestes
07:12et pleine de très grands dirigeants
07:14qui venaient de milieux aisés.
07:16Et donc,
07:17ce n'est pas ça qui fait votre courage politique,
07:19ce n'est pas ça qui fait votre envie
07:20de réformer,
07:22d'affronter les conservatismes
07:23et de prendre des décisions difficiles.
07:25À la limite,
07:25si je voulais être caricatural,
07:27je vous dirais qu'on est au bord,
07:28peut-être,
07:29d'une crise financière.
07:30Après tout,
07:31Mathieu Pigasse,
07:32c'est son métier,
07:32il connaît ces gens-là par cœur,
07:34il connaît les marchés par cœur,
07:35il sait comment ça marche par cœur.
07:36On aura quelqu'un de compétent
07:37pour affronter ce genre de situation.
07:40Donc, vous voyez,
07:41moi je pense que c'est ça
07:41qu'il faut juger.
07:42Et après,
07:43c'est est-ce que les gens sont là
07:44pour servir ou pour se servir ?
07:45Et que vous êtes très riche,
07:46à la limite,
07:47on peut penser que vous n'aurez pas
07:48envie de vous servir
07:49et donc que vous serez honnête,
07:51finalement.
07:51Je suis d'accord,
07:52mais voyez,
07:52vous parlez d'un temps,
07:53d'ailleurs,
07:53peut-être que les moins de 20 ans
07:54n'ont pas connu qu'ils nous regardent,
07:55mais quand vous parlez
07:56de certains responsables politiques,
07:57moi, je me rappelle,
07:58et puis c'est l'histoire
08:00politique contemporaine,
08:01par exemple,
08:01vous prenez l'exemple
08:02de Pierre Bérégovoy.
08:03Oui.
08:04Eh bien,
08:05modeste par Émile et modeste,
08:06qui est vraiment venu,
08:07vraiment,
08:08et là au sens noble
08:08du terme du peuple,
08:09combien certains
08:10lui ont reproché
08:11dans le milieu politique
08:12et ne l'ont pas laissé.
08:13Je ne parle pas,
08:14malheureusement,
08:14de ce qui lui est arrivé.
08:16Mais quand vous ne sortez pas
08:18du sérail,
08:18parfois,
08:19combien les difficultés
08:20sont lourdes
08:21pour arriver
08:22pour représenter les Français ?
08:23Mais là,
08:23on n'est pas du tout
08:24dans le même cas.
08:25Pierre Bérégovoy,
08:26mon père avait fondé
08:27la section du PSU de Versailles
08:28avec lui.
08:29Moi,
08:30j'ai des courriers encore
08:31chez moi,
08:32signés Pierre Bérégovoy,
08:33etc.
08:33Et c'était quelqu'un,
08:34mais vous ne pouvez pas
08:35comparer Mathieu Pigasse
08:36et Pierre Bérégovoy ?
08:37Non,
08:38Le problème de Pierre Bérégovoy,
08:39c'est que c'était quelqu'un
08:41qui était très sincère.
08:41Moi,
08:41je m'en rappelle,
08:42j'ai commencé ma carrière
08:43de journaliste,
08:43il était ministre de l'économie,
08:45sa préoccupation permanente,
08:46c'était au bout du bout.
08:47Est-ce que la décision
08:48que je vais prendre
08:49va profiter aux vrais gens ?
08:53sans doute,
08:53est-il parti avec rien
08:54sur son compte bancaire,
08:55mais il est parti
08:55avec la plus belle des récompenses,
08:56c'est-à-dire son authenticité,
08:57sa sincérité.
08:58C'est ce qu'on demande aujourd'hui,
08:59me semble-t-il,
09:00que vous ayez des millions
09:01ou zéro euro.
09:01Qu'est-ce qu'on demande
09:02à un responsable politique ?
09:03Pas de communication,
09:04pas d'effet de manche,
09:06non ?
09:06On lui demande du courage.
09:08En fait,
09:09ce qu'on a aujourd'hui,
09:09je veux bien parler
09:10de Mathieu Pigasse,
09:11il n'y a pas de souci,
09:12et je l'ai fait.
09:12Ça fait 20 minutes
09:13qu'on parle de Mathieu Pigasse
09:14et des 2000 euros,
09:15je n'ai pas de problème.
09:16Moi,
09:16ce que je suis en train de me dire,
09:17c'est qu'il y a des gens
09:17qui nous regardent
09:18et qui nous écoutent,
09:19et qui, eux,
09:19se posent la question
09:20de comment ils vont remplir
09:22leurs réservoirs,
09:23comment ils vont mettre
09:23les enfants à l'école.
09:24Non, mais je le sais.
09:25Et ce que je suis en train de dire,
09:26on est dans une année
09:26présidentielle aussi.
09:28Et donc,
09:28ce qu'on doit pouvoir faire,
09:29c'est d'une,
09:29gérer l'urgence et la crise
09:30maintenant,
09:31et notamment,
09:32nous avons les rappels
09:33des aides gouvernementales
09:34qui ont été réévaluées,
09:36augmentées,
09:37avec, j'espère,
09:37des mises en œuvre
09:38beaucoup plus simples
09:38et pas d'attente plusieurs mois
09:39pour avoir 100 euros,
09:41mais on doit aussi
09:41préparer l'avenir.
09:42Et précisément,
09:43nous sommes dans cette année
09:44où nous pouvons préparer l'avenir
09:45parce que l'enjeu
09:46des prochaines années,
09:47ce n'est pas simplement
09:48de gérer crise après crise
09:49et de savoir
09:54on sort.
09:54Non, mais pardonnez-moi.
09:55Non, non.
09:56La question est quand même
09:57essentielle,
09:57celle de la sincérité
09:58d'un responsable politique
09:59dans une période de crise.
10:00Elle vient aussi de cette capacité.
10:01Quand on est parfois...
10:02Oui, mais regardez,
10:03Sonia Mabrouk.
10:03On a les responsables politiques
10:04qu'on mérite aussi.
10:05Pardon, moi, je voudrais...
10:06Vous avez M. Pigasse.
10:07Dans ce débat, pardon, mais...
10:09Il n'est pas aux manettes,
10:10M. Pigasse, aujourd'hui.
10:11Ça fait 10 ans
10:11qu'on a le président Macron
10:12et son gouvernement et vous.
10:14On occulte ce pourquoi
10:14on a entravé l'attractivité
10:16de la politique.
10:18Mais aujourd'hui,
10:18parler avec n'importe quel...
10:19D'ailleurs, je crois que
10:20vous avez été vous-même
10:20porte-parole du gouvernement.
10:21Oui, de Gabriel Attal.
10:22Vous avez eu à en passer par là.
10:24Demandez à n'importe quel ministre
10:25actuel ou ancien,
10:26et d'ailleurs,
10:27vous en êtes ce soir une témoin,
10:28les difficultés qu'on rencontre
10:29avec la HATVP,
10:31cette formidable invention
10:32qu'on a dans ce pays.
10:33Ou si vous voulez,
10:34quand vous venez du privé,
10:35on vous explique qu'en fait
10:36vous ne pouvez pas rentrer...
10:37Vous ne pouvez pas vous engager
10:37dans le public.
10:38Et quand vous devez repartir,
10:39on a expliqué à votre prédécesseur
10:40Jean-Baptiste Diéphari
10:41qui était ministre des Transports
10:42qui ne pouvait pas finalement
10:43travailler dans le secteur
10:43des transports
10:44à la force du gouvernement.
10:44Ok, on n'est pas...
10:45Pardon, je vais te dire...
10:46Attendez, ok.
10:47Pardon, là, je vais être...
10:48C'est un égoutique.
10:49Oui, c'est un égoutique.
10:49Non, mais là, je vais être...
10:50En regard de la situation des Français.
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