Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 1 minute

Catégorie

🗞
News
Transcription
00:00Francis Perrin, on a vu aussi l'Iran depuis le début de la semaine envoyer des signaux un peu disons
00:04favorables
00:07déclarant qu'une réouverture d'Hormuz était jouable si les Etats-Unis consentaient à arrêter de frapper le pays,
00:13à desserrer son étau sur les ports iraniens.
00:16Est-ce que vous pensez qu'une réouverture d'Hormuz, qui pour l'heure n'est pas au programme,
00:20ça suffirait à rétablir le marché pétrolier à ces niveaux d'avant-crise ?
00:24Est-ce qu'on va retrouver des niveaux de prix de carburant ?
00:27Ceux que l'on connaissait ces derniers temps, c'est-à-dire autour de 2 euros,
00:31ce qui nous aurait paru excessivement cher il y a 5-6 ans en arrière, mais qui est un peu
00:35notre nouvelle normalité.
00:36Est-ce que ça va rebaisser d'après vous ?
00:39Maintenant, on est effectivement sur des prix du carburant, moyenne française bien sûr,
00:44calculée sur environ 9000 stations-service, on est en gros à 2,40 euros pour le gazole et 2,20
00:50euros pour le sans-plomb 95.
00:53Donc ce sont des prix historiquement très élevés, les plus élevés, on est à des niveaux records.
00:59Alors, pour Hormuz, vous avez raison de dire, pour l'instant ce n'est pas à l'ordre du jour.
01:03Il y a des espoirs, on prête à des dirigeants iraniens certaines déclarations un peu plus positives que d'habitude,
01:11mais il faut préciser, on prête à certains dirigeants iraniens.
01:15L'un des grands problèmes dans ce conflit, et pour essayer d'en sortir, c'est qu'au sein de
01:20l'État iranien,
01:21tout le monde n'est pas sur la même ligne.
01:23Et il y a en gros, pour simplifier, deux camps.
01:26Un camp, je dirais, plus réaliste, autour notamment du président de la République iranien,
01:31du ministre des Affaires étrangères, du président du Parlement,
01:34qui se dit, il faut quand même trouver une sortie.
01:36L'économie iranienne va très mal, de plus en plus mal, on a une population à nourrir.
01:41L'Iran, c'est quand même 92 à 93 millions d'habitants, ce n'est pas rien.
01:45Donc il faut arriver à un compromis avec les États-Unis.
01:48On n'aura pas tout ce qu'on veut, mais il faut en sortir.
01:50Et les plus durs du régime, ça ne veut pas dire que les autres sont bons,
01:53mais ils sont encore plus durs autour des gardiens de la Révolution,
01:56qui pensent que par la guerre, par la pression, par les menaces,
01:59on va en sortir par le haut, et gagner face aux États-Unis, et éventuellement face à Israël.
02:04Donc qui parle au sein de l'État iranien, c'est un des grands points d'interrogation pour la suite.
02:09Donald Trump régulièrement nous dit que ça va aller mieux,
02:12on a parlé avec les Iraniens, ça se passe bien,
02:15mais il a joué ce jeu à plusieurs reprises pour faire baisser les prix du pétrole.
02:19Pendant quelques jours, après quand on voit qu'il n'y a pas grand-chose, ça remonte.
02:22Il y a eu un cessez-le-feu en avril, ça n'a pas donné grand-chose.
02:25Il y a eu un protocole d'accord le 17 juin, on n'en voit pas beaucoup la couleur.
02:29Donc je ne suis pas en train de dire qu'on n'en sortira jamais,
02:31il y a toujours une issue à une guerre, mais soyons très très prudents.
02:34Alors plaçons-nous quand même dans cette hypothèse, supposons que, rapidement,
02:38il y a un accord pour débloquer Hormuz.
02:41À ce moment-là, ça va libérer des volumes très importants de pétrole brut et de produits raffinés
02:46qui vont sortir du Golfe, sortir du Moyen-Orient et aller vers les marchés internationaux,
02:51notamment Asie et Europe.
02:53Cela entraînerait très rapidement une forte baisse des prix du pétrole sur le marché mondial, sans aucun doute.
03:00Parce que ce qui a fait une décision en 2026, c'est un peu l'Ukraine, mais principalement, de loin,
03:07la guerre d'Iran.
03:08Merci Francis Perrin.

Recommandations