00:00Donc, avec Pierre Botton, on va parler politique dans une seconde et carburant, bien sûr, mais c'est vrai que
00:05dans ce livre, d'abord, il est très bien édité, ce livre, et vous avez eu une bonne idée, c
00:09'est montrer les photos, les photos de votre vie.
00:13Et les photos de votre vie, on dit évidemment beaucoup. Regardez, par exemple, on se souvient de cette voiture, c
00:18'était la Mercedes, je le dis pour les gens d'Europe 1, c'est la Mercedes 450 SEL.
00:25Bon, elle symbolisait l'argent des années 80, mais on vous voit aussi là, avec un hélicoptère, vous pilotiez.
00:32Et avec Paul, Paul Bocuse, mon parrain.
00:34Paul Bocuse, et vous pilotiez un hélicoptère, donc c'est une vie de jet setter, Charles Aznavour, Barclay, Christian Brincourt,
00:44qui était un merveilleux journaliste.
00:46C'est le dernier show dans le Concorde, ça.
00:51Ah oui, vous voyez, dans le Concorde, là, on reconnaît, c'est Patrick Tambay.
00:54Ça, c'est quelque chose d'extraordinaire, c'est que j'arrive au Grand Prix de Monaco, je n'ai
00:58réservé absolument aucune place pour mon bateau.
01:00Et c'est Pironi ?
01:02Non.
01:02Pardon ?
01:03C'est Didier Pironi qui est au-dessus ? Non, je ne crois pas.
01:05Patrick Tambay et Renard.
01:06Oui, c'est Renard.
01:07Il y a la Ferrari et la Renault sur le même bateau, et j'arrive sans avoir réservé, et évidemment,
01:12je leur demande de sortir, je raconte ça dans le livre, je leur demande qu'en sorte déjà un,
01:16on me dit, non, non, mais vous n'avez pas réservé de place, ce n'est pas possible, je dis
01:19à Patrick, viens s'il te plaît.
01:21Donc les gars voient le Patrick Tambay, donc le gars dit, mais il y a Patrick Tambay qui est pilote
01:25de Renault.
01:26Et il dit, oui, on va vous trouver une place, mais vous ne pouvez pas être à côté des stands,
01:29ce n'est pas possible.
01:30Et là, je dis à René, René, tu peux venir s'il te plaît ? René était pilote de la
01:34Ferrari.
01:35Et donc René sort, et évidemment, là, tout de suite, on nous met à côté du bateau d'Onassis, qui
01:41fait 100 mètres.
01:44Nous, on était tout petits à côté, et je vois M. Onassis sortir et se demander quel est ce moustique
01:50qu'on met à côté de lui,
01:51sur lequel il y a trois pilotes de F1, parce qu'il y a également Philippe Allure.
01:54Bon, et toutes ces photos, elles en disent beaucoup, mais donc là, effectivement, c'est au mariage, sans doute de...
02:02Ah, c'est votre mariage.
02:04Yves Mourousi, je dis pour vos auditeurs, Yves Mourousi était mon témoin, et il y avait Eddie Barclay, et il
02:10y avait la femme de Yves.
02:12Moi aussi, Paul Bocuse, évidemment.
02:13Moi, je suis toujours frappé. Il y a un côté name-dropping là-dedans, mais c'est enfantin de vouloir
02:18comme ça connaître des gens connus.
02:19Je veux dire, je vous assure, par exemple, vous le prenez comme parrain, mais si ça se trouve, vous ne
02:24le connaissiez même pas,
02:25vous l'aviez vu trois fois, ce n'était pas un ami.
02:27Ah non, pas ?
02:28Non, je parle d'Yves Mourousi, vous n'étiez pas ami.
02:31Ah, on était très proche.
02:32Très proche, c'est-à-dire quoi ? On n'est très proche de personne dans la vie, on a
02:36un ami de temps en temps, deux amis.
02:38Mais non, mais c'est vrai !
02:39Vous avez un constat sur la vie, Pascal, ça fait mal.
02:41Mais Pierre Bauton, c'est la vérité.
02:44Non, c'est pas la vérité.
02:45Non, non, alors, je vais vous dire Pascal.
02:46Mais combien on a d'amis...
02:47Attendez, Pascal.
02:49Moi, c'est vraiment quelqu'un avec qui on a été ensemble quand on était jeunes, avec qui on a
02:53lié une amitié forte.
02:55Autrement, tout ça, c'est de la poudre aux yeux, on le sait bien.
02:58Vous parlez à un homme qui a commencé à la plonge, qui est devenu très riche, qui est allé en
03:04prison une fois, qui est remonté, qui est retourné en prison.
03:08L'amitié, je sais ce que ça veut dire.
03:10Et je peux vous assurer, j'ai cette phrase, celui qui n'est plus ton ami ne l'a jamais
03:14été.
03:15Et je peux vous assurer que j'ai énormément de chance.
03:17Oui, mais ils sont tous connus, vos amis.
03:18C'est Delon, je crois. C'est Delon qui disait ça.
03:20Ils disaient, je suis très riche parce que j'ai un ami.
03:22Et moi, je suis très riche parce que, je vous assure, j'ai beaucoup d'amis.
03:25Et ils l'ont prouvé, les gars.
03:26Répondez à la question.
03:27Combien vous estimez avoir d'amis ? Moi, ça m'intéresse.
03:31Des amis au sens plein de la chose.
03:32Dix.
03:33Dix.
03:33Des gens susceptibles.
03:34C'est beaucoup, hein.
03:35Qui l'ont prouvé.
03:35Oui, c'est énorme.
03:36Je trouve ça beaucoup, moi.
03:37Mais c'est une chance énorme.
03:38Des gens que vous pouvez appeler en disant, voilà, écoute, je ne sais pas où dormir ce soir.
03:41Est-ce que tu peux me loger ?
03:42Ou j'ai pas de ronds.
03:43Ça, ça m'est arrivé très souvent.
03:45Est-ce que tu peux m'aider ?
03:46Oui, au moins dix.
03:48Au moins dix des gens qui vous aident dans toutes les situations.
03:50Et c'est une chance énorme, je vous avoue.
03:52Enfin, vous imaginez le parcours, quand même.
03:54C'est ce que je raconte.
03:54Non, mais Pierre.
03:55Je commence à l'aplomb, je relance.
03:56Ils sont tous célèbres, vous amis.
03:58D'ailleurs, je veux fêter à l'anniversaire à un de nos amis communs, Cyril Hanouna.
04:01Il a 20 ans aujourd'hui.
04:03Ah ben, on l'embrasse, Cyril, bien évidemment.
04:05Mais ce que je veux vous dire, c'est que tous vos amis, ils sont connus.
04:08Non, c'est pas vrai.
04:09Ah ben, arrêtez, là, quand vous étiez.
04:11Non, mais à cette époque-là, tous vos amis, vous aimez ça.
04:13C'est pas du tout vrai.
04:14Arrêtez.
04:15Non, non, pas du tout vrai.
04:16Écoutez toutes les photos qu'on voit.
04:17Vous avez mis que des gens célèbres.
04:19Si je montre des photos des gens que l'on ne connaît pas, ça n'a pas d'intérêt.
04:24Mais je trouve que vous êtes...
04:25Mais c'est pas du tout vrai.
04:27Je trouve que vous êtes 13 années 80 de ce point de vue-là.
04:29Ah ben oui, ça, c'est sûr.
04:30Aujourd'hui, les choses sont différentes.
04:32Il y a une autre chose.
04:33Oui.
04:33Je commence à la plonge.
04:35Je commence à la plonge.
04:37Donc, c'est le désir du petit garçon qui a commencé à la plonge, c'est ce que vous voulez
04:41dire.
04:42Le pape vient après-demain.
04:44Le 4 octobre 1986, j'assiste à la messe de rexpo du pape, donc c'était Jean-Paul II,
04:52et je suis accompagné d'une mannequin chez Yves Saint-Laurent qui est très grande,
04:57qui a pris une tenue toute noire, une joilette et tout ça, qui est brésilienne,
05:01et le pape la voit, il se met vers elle, et il arrive vers elle,
05:06elle lui raconte qu'elle est brésilienne, qu'elle est venue du Brésil et tout ça,
05:09et il lui dit merci d'être venue d'aussi loin.
05:14C'est des moments que vous ne pouvez pas oublier.
05:16Et attendez, j'ai commencé à...
05:18Mais il fait peur, j'ai eu peur qu'il dise autre chose.
05:19Non, non, j'ai commencé à la plonge.
05:21Voilà, j'ai connu la réponse.
05:23Et je raconte, Pascal, je raconte la même phrase,
05:26quand on inaugure Epcot Center, un parc qui fait dix fois Disney Paris,
05:31Madame Walt Disney a privatisé, je viens,
05:33elle a fait venir deux Concordes en Angleterre et tout ça,
05:36et je viens dans le Concorde avec Paul et tout ça,
05:39et on me présente Madame Walt Disney, et elle me dit la même chose,
05:41elle m'a invité, et elle me dit, c'est juste magique,
05:45vous avez commencé à la plonge.
05:47Oui, enfin, c'est pas cela non plus.
05:49Pardon ?
05:50C'est pas cela non plus, arrêtez, clapage.
05:51Là, j'aurais eu des difficultés à rencontrer.
05:54On a tous commencé à...
05:56Bien que je n'ai pas fait beaucoup d'études, j'aurais eu des difficultés à rencontrer.
05:58Mais est-ce que vous avez des amis anonymes ?
06:00Oui, bien sûr.
06:01J'ai plus d'animés.
06:03Je peux donner les noms et comme ça, ils ne le seront plus.
06:05Non, mais tout va bien, mais c'est une simple question.
06:07Ils ne le seront plus.
06:08D'ailleurs, très honnêtement, la plupart des amis aujourd'hui sont des amis anonymes.
06:13Aujourd'hui, oui.
06:14Ah oui, parce que les gens célèbres, ils ne veulent plus vous...
06:16Non, pas du tout, mais c'est une relation d'intérêt.
06:19Oui, je...
06:21Je bague, je...
06:21Je considère Cyril comme quelqu'un qui compte dans ma vie.
06:24Voilà.
06:25Oui.
06:25Voilà.
06:25Cyril Hanouna est quelqu'un qui compte dans ma vie.
06:27Bon.
06:27En tout cas, nous, ça nous fait plaisir que vous soyez là.
06:29Merci.
06:30Régulièrement, et puis moi, j'aime bien parler avec vous.
06:32C'est un peu chaud quand même entre nous, Pascal, parfois.
06:35Ah non, je ne trouve pas.
06:36Ah non, moi, je trouve que vous êtes très sincère.
06:38Vous avez dit des choses très justes sur vos enfants et combien vous regrettiez parfois
06:42de leur avoir fait de la peine.
06:44Moi, ça m'avait touché.
06:44Encore aujourd'hui, hein.
06:45Oui.
06:45Vraiment, c'est quelque chose qui m'avait le plus touché parce que forcément, on
06:48est tous parents.
06:50Et j'imagine que pour eux, ça n'a pas été facile et que quand on a fait des bêtises,
06:56entre guillemets, dans la vie, on ne peut pas les réparer, hélas.
06:59Et il faut espérer ne pas en faire du tout.
07:02En tout cas, de ce point de vue-là, on fait tous des conneries.
07:04C'est un peu le message que je me voyais dans ce livre.
07:06Le message de la différence.
07:07C'est-à-dire que si vous voulez, en fait, sur ce...
07:08Alors, malheureusement pour les enfants, ça touche, si vous voulez, la famille.
07:12Donc, c'est très délicat.
07:13Mais, en fait, mon premier contrôle fiscal que j'ai eu à 22 ans m'a amené, par tout
07:19un certain nombre de circonstances que je raconte dans le bouquin, il m'a amené à
07:23ensuite faire la décoration pour les personnalités du Moyen-Orient, ce qui m'a fait gagner
07:27énormément d'argent.
07:28C'est-à-dire que si vous voulez, il faut vraiment...
07:29Alors, c'est peut-être la foi qui fait devenir ça.
07:31Il faut vraiment prendre en considération que chaque chose difficile qui peut vous
07:35arriver, si vous tenez bon, si vous y croyez...
07:38C'est le karma, oui, mais bon...
07:40Non, non, non, non.
07:41Quand ça te tombe dessus, c'est pas facile.
07:43Pardon ?
07:43Quand ça te tombe dessus, c'est pas facile.
07:45Excusez-moi, Pascal, j'ai connu le viol, la prison, le décès de ma fille, la ruine.
07:49Oui.
07:50Donc, c'est quelqu'un qui a une expérience qui vous parle.
07:52C'est vrai.
07:53C'est pas quelqu'un qui vous dit, ah oui, tiens, j'ai pas gagné au loto, je suis triste.
07:57Bon, je voulais qu'on voit quelques autres photos que je vais commenter, évidemment,
08:01pour les auditeurs d'Europe 1, parce que les photos, elles sont formidables.
08:05On vous voit avec Jacques Chirac et c'est de nouveau Paul Bocuse.
08:09Je ne sais pas où cette photo a été prise.
08:11Là, on voit Véronique Mourousi, qui était très belle, d'ailleurs, et Yves Mourousi.
08:16Véronique Mourousi et ce mariage avait été...
08:19Bon, là, c'est Michel Chirac.
08:20Oui, alors, Michel Chirac, comme vous dites, extraordinaire.
08:23Mais c'était aussi un drôle de grognard de la Mitterrandie.
08:28C'était quand même des drôles de gens, si vous le permettez, qui t'envoyaient des
08:31contrôles fiscaux.
08:33Attendez, je vous raconte l'anéthote très rapidement, très très rapidement.
08:36Chirac, donc, comme vous le voyez, je le vois sur le repris, il me reçoit à Bercy
08:39et il me dit, M. Botton, vous savez qui je suis ? Il était à l'époque, donc, conseiller
08:44de Mitterrand et à la fois à Bercy.
08:46Et je dis, bah oui, à Bercy.
08:48Il me dit, non, non, non, non, non.
08:49Je suis le soldat du président Mitterrand.
08:51Alors je dis, ah bon, oui, d'accord.
08:53Il me dit, vous savez, si le président me demande de tuer Rocard, je tue Rocard.
08:57Je dis, bon, bon, franchement, je m'en fous un peu.
09:00Et là, il me dit, le président m'a demandé de vous tuer.
09:03Ah bon ?
09:04Je vais vous tuer.
09:05Enfin, c'est des drôles de loulous, quand même, si vous me permettez.
09:08C'est des drôles de gens.
09:09J'ai pas, alors, père, son âme, et puis on va pardonner aux uns et aux autres.
09:12Mais c'est quand même des drôles de gens.
09:14C'est des drôles de gens.
09:15Si vous voulez...
09:16Je vous crois, si vraiment il vous a dit ça, mais...
09:20Attendez.
09:21Trois mois après, j'étais en taux, là.
09:22Non, mais le contrôle fiscal...
09:23Et pourquoi il voulait vous tuer ?
09:24Parce que j'avais...
09:25Parce que vous s'y portiez, Michel Noir ?
09:27Non, non, parce que j'avais pris...
09:27Oui, c'est ça.
09:28J'ai pris la vie claire à tapis et je voulais pas lui la rendre.
09:30Et voilà.
09:31Mais je suis même pas sûr que François Mitterrand voulait vous tuer.
09:33C'est peut-être Charas qui voulait vous tuer.
09:35Mais bon, c'est...
09:36Non, mais Charas, c'est revenu plusieurs fois, le contrôle fiscal, comme arme politique.
09:39Ouais, c'est scandaleux.
09:40Il est décédé, non, pas...
09:42Oui, voilà.
09:42C'est de la barbouserie.
09:43Oui, mais bon, écoutez, l'homme est décédé, mais l'homme politique, ce qu'il a à faire...
09:47Il est décédé, j'ai vécu le contrôle fiscal, le contrôle fiscaux, pardon, la prison.
09:51Et il y a une autre photo avant qu'on parle de M. Retailleau.
09:55Alors ça, c'est Stéphane Collarot, Johnny, Eddie Barclay, je ne reconnais pas là.
09:59Et c'est Anne Valérie, évidemment, c'est votre épouse.
10:02Donc effectivement, c'est...
10:03Donc là, de la même manière, on reconnaît Tiki Holgado, que je reconnais.
10:07L'homme qui était avec Michel Coluche.
10:09Exactement.
10:11Patrick Abada.
10:12Exactement aussi, Patrick Abada.
10:14Bon.
10:15Et puis à César, qui est très connu, bien sûr.
10:19César qui avait cette phrase que je raconte, il disait toujours
10:21« Qu'est-ce que les gens riches, Pierre, dépensent comme argent pour vivre comme des pauvres ? »
10:27Oui.
10:28Intérentement.
10:29Oui, oui, oui.
10:30Sous-titrage Société Radio-Canada
10:30Merci.
Commentaires