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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.

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00:00Estelle Midi, le zapping RMC.
00:03Et on démarre avec un extrait des GG ce matin sur RMC.
00:06France Inter est-elle sectaire face à la grève des salariés de Radio France ?
00:10Charles Sapin, de Valeurs Actuelles, a renoncé à son édito du dimanche matin.
00:14Et pour Charles Consigny, l'avocat des GG, il n'y a plus de pluralisme possible sur le service public.
00:20C'est surtout France Inter qui sort perdant de cette histoire
00:24parce qu'il montre qu'ils n'arrivent pas à tolérer sur leur antenne
00:30le moindre pluralisme réel.
00:32J'entends ceux qui disent, oui, mais Valeurs Actuelles a été condamnée, etc.
00:37Pour incitation à la haine raciale.
00:40Moi, ce que je vois, c'est que Valeurs Actuelles, c'est vrai,
00:42c'est un journal qui n'est pas exactement le Figaro Magazine.
00:47C'est plus à droite.
00:49D'une certaine manière, c'est un peu plus punk.
00:51Je comprends que ça défrise à France Inter
00:54où on considère avoir le monopole du punk et de l'irrévérence.
00:58Mais en réalité, Valeurs Actuelles est un journal punk dans son genre.
01:03Si France Inter était honnête intellectuellement, ça devrait même leur plaire.
01:09Emmanuel Dancourt, est-ce que ça vous a choqué, finalement,
01:12le retrait de Charles Sapin de Valeurs Actuelles de France Inter après une grève ?
01:16Il s'est retiré lui-même, finalement,
01:17parce que la deuxième proposition qu'on lui a faite de faire un débat
01:20plutôt qu'un édito ne lui plaisait pas.
01:23Ça aurait été le seul des six éditorialistes de France Inter à avoir ça.
01:27En fait, il faut être un tout petit peu plus nuancé que ce qui vient d'être dit.
01:31C'est-à-dire que quand il est recruté, il travaille au point.
01:34Entre-temps, il est recruté à la direction de Valeurs Actuelles au mois d'août.
01:38Et il devient directeur adjoint de la rédaction.
01:41Donc, ce n'est plus exactement la même chose.
01:42Et je trouve que le fait...
01:44Alors, est-ce que c'était de la mauvaise foi ou pas ?
01:46Ça, pour le coup, on peut en discuter.
01:48Mais le fait est, si on reste juste extrêmement factuel,
01:51que la rédaction de Valeurs Actuelles a été condamnée à plusieurs reprises
01:54pour des faits liés au racisme, pour des faits liés à l'incitation à la haine
01:58et que tout ça est condamné par la loi.
02:00Il y avait eu aussi ces caricatures dont vous devez vous souvenir
02:03de la députée Obono qui a été représentée en esclave.
02:06Ça, c'était en 2020.
02:08et c'était une condamnation pour un jour public.
02:10Charles Sapin s'était opposé, avait dit qu'il n'était pas d'accord avec ses caricatures.
02:15Et cette condamnation avait été validée en 2024.
02:18Donc, moi, la question que je me pose, c'est
02:19est-ce que c'est Charles Sapin en tant que tel
02:22qui arrivait du point initialement ?
02:24Ou est-ce que c'est Charles Sapin qui, d'un seul coup,
02:26devient directeur éditorial d'un magazine Valeurs Actuelles
02:29qui a été condamné plusieurs fois pour des faits extrêmement graves ?
02:31Ça aurait été quelqu'un d'autre de Valeurs Actuelles, c'était pareil.
02:33Moi, je pense que c'est la personne de Valeurs Actuelles,
02:36mais que Charles Sapin, s'il était resté au point,
02:38il avait son édito.
02:40Est-ce que ça ne te choque pas qu'il soit parti, en fait ?
02:43Moi, ça ne me choque pas qu'un journal condamné
02:47n'ait pas de représentation sur un média public.
02:51Personne n'aura de représentation,
02:52parce que des journaux condamnés, il y en a énormément.
02:54Des journaux condamnés, regarde un peu.
02:56Je ne sais pas, quelqu'un du Figaro.
02:58Non, mais le Figaro, ça aurait été quelqu'un du Figaro
03:02qui a un journal bien à droite, ce n'était pas gênant.
03:04Charles Sapin n'est absolument pas responsable.
03:05La caricature, qui était une caricature...
03:07En fait, tu peux dire qu'elle est d'extrêmement mauvais goût.
03:11Tu peux la trouver dégueulasse.
03:12Elle a été condamnée.
03:13Mais oui, elle a été condamnée.
03:14Mais moi, je suis désolée.
03:15Moi, il y a quelque chose qui s'appelle la liberté d'expression.
03:18Et moi, je ne la reconnais pas, cette condamnation.
03:20Je trouve qu'on ne devrait pas être condamnée.
03:21Je trouve qu'on devrait pouvoir dénoncer la caricature,
03:24dire qu'elle est dégueulasse, dire qu'elle est de mauvais goût,
03:26comme parfois on dénonce...
03:28Elle n'est pas de mauvais goût, elle est de caractère raciste.
03:29Elle dénonce cette caricature de Charlie Hebdo, etc.
03:32Bref, c'est un autre sujet.
03:33Charlie Hebdo, c'est un journal...
03:33Charles Sapin, il n'est pas responsable de cette caricature.
03:36Je n'ai pas dit ça.
03:39Ce n'est pas lui qui l'a dessinée.
03:51Je n'ai pas dit ça.
03:59Et donc, là, on en a eu la preuve, ça leur fera du mal à long terme.
04:04La commission d'enquête, elle a eu lieu pour une raison.
04:08C'était pour, en gros, mettre en lumière ce que tout le monde savait déjà.
04:12C'est-à-dire que, oui, c'est une radio sectaire
04:15qui est, en ce moment, entre les mains d'une seule idéologie,
04:19qui est l'idéologie de gauche,
04:20et que la pluralité est impossible.
04:22C'est tout.
04:23Tu laisses à l'antenne un journal qui est condamné pour racisme ?
04:27Oui, non mais vraiment.
04:28D'accord, on va te rappeler.
04:29Voilà, ça mérite d'être clair.
04:31Alors, Baptiste Desmontiers, vous avez travaillé pendant longtemps,
04:33vous, sur le service public.
04:36Quel regard vous portez là-dessus ?
04:38Est-ce qu'aujourd'hui, on peut encore, aujourd'hui,
04:40avoir du pluralisme à France Inter ?
04:42Bien sûr qu'on peut avoir du pluralisme à France Inter, malheureusement.
04:45Enfin, bien sûr qu'on peut.
04:46C'est-à-dire que j'espère qu'il y a encore du pluralisme à France Inter.
04:48La question, elle est, pour moi, plutôt de qu'est-ce que cette histoire-là raconte ?
04:51Cette histoire-là raconte, est-ce que moi, ça me choque ?
04:53Ça me déçoit, je vais vous dire honnêtement, ça me déçoit.
04:55Ça me déçoit parce qu'il s'agit d'un édito, qu'il s'agit de 2 minutes 30 le
04:59week-end,
05:00qu'il s'agit d'une service publique, que le service public se doit de représenter
05:03toutes les opinions politiques.
05:04Je vais vous dire, j'avais des copains du service public chez moi ce week-end.
05:07On a eu cette discussion à 2h du matin.
05:09Peut-être pas la plus argumentée de la soirée, certes.
05:12Mais on n'était pas d'accord et j'étais un peu, je me suis dit, zut, est-ce que
05:18j'ai
05:18changé ou est-ce que je suis parti suffisamment longtemps pour avoir un peu de recul, que
05:22eux n'ont pas, etc.
05:22Je ne sais pas, je n'ai pas la réponse.
05:24La réalité, en revanche, c'est que l'histoire de la condamnation, ça ne suffit pas.
05:26Parce que dans ce cas-là, on arrête d'inviter Éric Zemmour sur les plateaux du service
05:30public.
05:31Ça, c'est une réalité.
05:32Éric Zemmour a été condamné.
05:35Sapin n'a pas été condamné en tant que tel.
05:36Que Valeurs Actuelles soit un média qu'on n'ait pas envie d'accueillir du fait de sa
05:42condamnation, là-dessus, il n'y a rien à dire.
05:44Je suis d'accord.
05:44Mais attention, c'est très différent.
05:46Éric Zemmour, il est candidat à l'élection présidentielle.
05:49Il ne vient pas en tant que chroniqueur ou qu'éditorialiste quand il est invité sur
05:52le service public.
05:53Il a fait ses armes sur le service public avant d'être condamné.
05:55Avant d'être condamné.
05:56Candidat ou pas candidat, il est invité ici.
05:58Ce n'est pas le même statut.
05:59Candidat ou pas candidat, il est invité ici sur notre antenne et là-bas sur le service
06:03public.
06:04Moi, ça, ça me choque parce que c'est une personne qui a été condamnée.
06:08Sapin, Charles Sapin, il n'a pas été condamné.
06:10Charles Sapin, il représente pas que Valeurs Actuelles.
06:14Valeurs Actuelles a été condamnée, Valeurs Actuelles n'a pas le droit de citer pour
06:16moi sur l'antenne du service public.
06:18Ce n'est pas bien.
06:18C'est comme ça.
06:19C'est la réalité.
06:20Je termine, je termine, Juliette.
06:22Après, ce qui, moi, me fout en rogne, c'est que je me bats pour défendre le service
06:26public, pour défendre une réalité de pluralité dans le service public qui existe,
06:30quoi qu'on en dise.
06:30Et aujourd'hui, il y a une poignée de grévistes.
06:32Parce qu'attention, c'est comme toujours, ce n'est pas tous les salariés du service
06:35public qui sont en grève.
06:36Ce n'est pas tous les salariés de France Inter qui sont en grève.
06:39C'est un syndicat, etc.
06:41Ça a mis toute la radio en grève quand même.
06:43Oui, mais parce que...
06:44Ils ne sont pas que trois ou quatre.
06:45Mais parce que quand vous avez une grève dans un organe public, c'est comme ça que
06:48ça fonctionne.
06:48Tout le monde se met en grève, c'est tout parce qu'on arrête et que sinon, voilà.
06:51Donc moi, ce qui me gêne, c'est que ça donne une très mauvaise image du service
06:54public, une fois de plus.
06:55Alors qu'il y a peut-être une réalité d'une minorité de gens qui sont totalement sectaires,
07:01mais ce n'est pas la majorité des gens du service public.
07:02Et moi, quand j'écoute le service public, je n'entends pas systématiquement des tribunes
07:05de gauche.
07:06Je ne suis pas en train d'écouter Blast.
07:07Tu n'entends rarement des tribunes de droite.
07:09J'entends pas des tribunes de Blast d'extrême-gauche, ce n'est pas vrai.
07:13Mais c'est pareil de Nova.
07:14Cette histoire de condamnation de valeurs actuelles, pour moi, c'est une béquille très pratique
07:20pour eux.
07:20C'est une porte de sortie, c'est un argument très pratique.
07:23Des publications qui ont des cadavres dans leur placard, il y en a plein.
07:27J'ai une libération qui faisait la promotion de la pédophilie dans les années 70.
07:30Personne aujourd'hui ne va aller dire aux journalistes de Libération
07:38« Vous n'êtes pas recevable, vous avez fait la promotion de la pédophilie. »
07:41Le Point, très bien, parlons de Le Point, ils se sont rendus coupables de diffamation
07:45extrêmement grave, notamment dans l'affaire Rachel Garrido-Corbière.
07:48Bon, ben voilà, les mecs du Point, ils sont encore reçus sur les plateaux.
07:52C'est très grave aussi ce qu'ils ont fait à Corbière et Garrido.
07:54Donc stop, en fait, c'était.
07:55Vous savez très bien qu'ils ont utilisé ça pour dire
07:58« Non, non, non, on est pluraliste, c'est juste que VA, c'est non.
08:00Et puis si demain, c'est l'incorrecte, on trouvera une manière de dire que l'incorrecte, c'est non.
08:04Et puis si demain, c'est je ne sais quoi, un autre magazine, ce sera pareil.
08:08Le JDD ou je ne sais quoi. »
08:10C'est tout, c'était leur manière de s'en sortir
08:12pour ne pas accueillir de pluralité sur leur radio, c'est tout.
08:16– En attendant, attention, ce sont les syndicats qui ont fait grève,
08:18mais c'est la direction qui a décidé de céder.
08:19Ce ne sont pas les syndicats qui ont décidé que ça va s'en sortir.
08:22C'est la direction qui, face à la grève, a dit « On va mettre un contradicteur »
08:25et c'est à ce moment-là que Charles Sapin a dit « Ben non, ce n'est plus un
08:27édito, je m'en vais ».
08:28Mais attention, ce ne sont pas les syndicats qui ont décidé, c'est la direction de Radio France.
08:31– C'est un échec pour eux, je pense.
08:32– Les GG ce matin sur RMC.
08:33Qu'attendez-vous d'Emmanuel Macron aux 20h de TF1 et France 2 ?
08:36Le président de la République répondra jeudi aux questions de Gilles Boulot et de Caroline Roux.
08:40Au menu, les prix des carburants, la menace russe et la situation au Moyen-Orient.
08:43Un discours très attendu par Antoine Ders, le consultant des GG.
08:47– Je suis assez curieux de ce qu'il va pouvoir dire parce que ça va planter la fin de
08:52son mandat en fait.
08:53Là, il va planter le décor pour la fin de son mandat.
08:55Et si j'ai bien compris ces dernières déclarations,
08:58c'est encore plus grave que ce qu'on imagine au niveau international.
09:02Il va dramatiser.
09:03Ça va avoir pour impact de continuer à soutenir Marine Le Pen
09:08avec l'idée que tous les descendants de Macron ne peuvent pas changer les choses
09:13et donc les Français vont avoir envie de changer.
09:16– Emmanuel Dancourt, est-ce que vous attendez impatiemment ?
09:18Est-ce que vous avez préparé un petit plateau repas
09:21pour écouter Emmanuel Macron aux 20h de TF1 et France 2 ?
09:24– Il y a encore des gens qui attendent quelque chose d'Emmanuel Macron.
09:27Moi, jamais je regarde.
09:28– Non mais j'attends son 10h.
09:29– Ah bon ?
09:29Ça ne m'intéresse pas du tout.
09:30– Ça nous a fait peur vendredi que…
09:32– Non mais, moi depuis le « nous sommes en guerre », ça a été fini quoi.
09:37Ça a été fini.
09:38– Sur le Covid ?
09:39– Oui, mais c'est cette surdramatisation de tout.
09:41Quand on a enterré Johnny Hallyday, il a parlé de lui comme d'un héros.
09:44Enfin, il faut arrêter quand même.
09:46Non, moi, j'attends plus rien de cet homme-là.
09:48On est déjà dans l'air…
09:49– Tu ne veux pas savoir à quelle sauce on va être mangé dans les prochaines semaines ?
09:52– Pour les six mois qui restent, non.
09:54Franchement, ça ne m'intéresse pas du tout.
09:56– D'accord.
09:56– Non, moi, j'écouterai les infos le lendemain,
09:57mais je ne vais pas perdre du temps à regarder Macron
09:59qui a été tellement…
10:00– Tu peux faire d'autres choses en même temps.
10:02– Je peux faire mon passage.
10:03– Tu peux le mettre juste en son ?
10:04– Oui, mais non.
10:05Honnêtement, non.
10:06– Je vais passer ma soirée avec mes enfants, ce sera très bien.
10:09L'avenir, il est là.
10:10– Baptiste Desmontiers, vous allez l'écouter, Emmanuel Macron, ou pas du tout ?
10:12– Moi, ce que j'adore, c'est Emmanuel Macron va répondre aux questions.
10:15Et c'est ça qui est génial dans cette histoire-là.
10:17Non, mais c'est la première fois, attendez, c'est la première fois
10:20depuis, je pense, je ne sais pas, plusieurs années
10:22qu'Emmanuel Macron va répondre à des questions.
10:24Parce qu'Emmanuel Macron parle aux 20 heures d'habitude.
10:26C'est vrai.
10:27Et moi, il y a un gros problème avec Emmanuel Macron
10:29depuis son premier quinquennat,
10:30c'est qu'il a dégagé les journalistes de son entourage.
10:31Il ne répond plus aux questions, il prend la parole.
10:33façon Trump sur les réseaux sociaux.
10:35Charles, tu dodelines de la tête la réalité.
10:37Quand est-ce que c'est la dernière fois qu'Emmanuel Macron a répondu à des journalistes ?
10:39– Il n'y a pas longtemps.
10:39– Il y a eu une conférence de presse vendredi,
10:41il a passé une heure à répondre à des questions.
10:42– Il ne répond jamais aux questions des journalistes, ça fait un moment.
10:45La grande tradition des Hollande, des Sarkozy,
10:49qui venaient se faire cuisiner sur un plateau pendant longtemps,
10:53ça n'était plus le cas.
10:54Donc j'attends.
10:54– Il l'a fait avec Pauline de Malherme encore il y a un an avant les JO.
10:58Il y a deux ans.
10:58– Oui, donc on a dû parler, bon peut-être.
11:00Alors excuse-moi Pauline, je n'ai pas vu cette séquence.
11:02Ce que je veux dire, c'est que d'une manière générale,
11:03Emmanuel Macron, moi ce qui me manque, c'est la contradiction face à des politiques
11:06qui assènent leur discours de manière unilatérale.
11:08Et là, je suis bien content de me dire qu'il va peut-être y avoir des gens
11:11qui vont un peu le charcuter en face.
11:12Effectivement, je suis un peu comme Emmanuel Dancourt,
11:14il ne reste pas grand-chose.
11:15Voilà, j'en attends pas grand-chose.
11:17– Il ne va pas se faire découper non plus.
11:18– Pas du tout.
11:18– Non, il ne va pas se faire découper.
11:19– Il ne se fera pas découper, et c'est bien le problème.
11:21– Toutes les questions sont prévues d'avance, de toute façon.
11:24Les éléments de langage vont passer, basta.
11:25– Non mais oui, moi je suis comme Emmanuel.
11:27Franchement, je n'écoute plus Emmanuel Macron depuis très longtemps.
11:31Je n'écoute plus du tout ce qu'il a à dire.
11:33De toute façon, il parle tout le temps.
11:34La plupart du temps, c'est pour rien dire ou pour over-dramatiser
11:38des sujets qui sont effectivement sérieux.
11:40Mais voilà, effectivement, on est toujours en guerre avec lui.
11:42Ça fait dix ans qu'on est en guerre avec lui.
11:44Donc voilà, j'en attends plus rien.
11:46Et comme je vous disais tout à l'heure, c'est le stand-by.
11:49Jusqu'à l'élection présidentielle, c'est le stand-by.
11:51On serre les dents, on serre les fesses.
11:52Et on attend de passer à autre chose.
11:54Donc ce qu'il aura à dire...
11:56– Vous n'êtes pas intéressé ?
11:57– Ça ne m'intéresse pas du tout.
11:58– Il est invisible.
11:59– Oui, mais ce n'est pas tant lui que...
12:01Là, par exemple, vendredi, il y a une réunion de crise.
12:03Tous les chefs de parti y étaient conviés.
12:05Ils sont quand même sortis.
12:06Quand vous avez vu Marine Tondelier sortir
12:08avec un air extrêmement grave et dire que quand même là,
12:11pour le coup, tout le monde avait pris conscience
12:13de la gravité de la situation internationale,
12:17etc., moi, franchement, je n'avais jamais vu
12:18des responsables politiques avoir l'air aussi groggy
12:21qu'après cette réunion.
12:22Donc je me dis, moi, j'ai envie d'être au courant.
12:24J'ai envie aussi de savoir ce qui se passe.
12:26Évidemment, il ne dira pas la même chose
12:27à nous, citoyens, qu'aux chefs de parti.
12:29Mais quand même, j'ai envie de savoir
12:30si l'essence, ça va arriver à 3 euros dans 3 semaines.
12:32– Et tu n'es pas anesthésiée ?
12:33– Si, bien sûr, mais...
12:34– Moi, je suis anesthésiée.
12:35Il n'y a plus rien qui passe sur moi.
12:36– Mais j'ai envie de savoir si l'essence,
12:37ça va être à 3 euros dans 3 semaines.
12:38– Oui.
12:39– Ça ne changera rien.
12:46– Moi, je crois que je suis défaitiste.
12:48– Alors, deux précisions.
12:48Bon, d'abord, le dernier JT d'Emmanuel Macron,
12:50c'était en juin dernier.
12:51Donc oui, avant l'été, mais ça arrive en gros
12:53tous les 6 mois qu'ils s'invitent sur un plateau
12:54comme ça pour faire le point.
12:57Alors à l'époque, c'était sur le G7,
12:58organisé à Evian.
12:59C'est souvent sur un thème.
13:00C'est parce qu'il y a un thème,
13:01une séquence internationale.
13:02Et là, on risque d'être déçu.
13:03Moi, je crains que vendredi,
13:04on commence une intervention
13:05où tout le monde va attendre des annonces
13:07sur les taxes, le prix de l'essence,
13:09les aides carburants, etc.
13:10Ils risquent de parler beaucoup de la Russie,
13:12d'Ormuz, de la situation internationale,
13:14du rôle de la France, de l'Europe, etc.
13:16Ça risque d'être une petite heure là-dessus.
13:18Et puis un mot de « on reste mobilisé pour le carburant ».
13:20Et puis voilà, le lendemain, on sera déçu.
13:22– Tu veux dire qu'il ne faut pas que je mobilise ma soirée ?
13:24– Aucune annonce, rien.
13:25– Ça ne vaut pas le coup de bloquer la soirée, à mon avis.
13:28En tout cas, si vous l'avez raté jeudi soir,
13:30comptez sur nous vendredi pour débriefer parfaitement
13:32tout ce qui aura été annoncé ou pas par Emmanuel Macron.
13:35– Le bonus RMC ce matin,
13:37on va parler d'un duel franco-américain
13:40qu'on n'attendait pas, on ne va pas se mentir.
13:42La chanteuse Amanda Lyre est en colère,
13:45sachez-le, puisqu'elle accuse
13:46la chanteuse américaine Miley Cyrus
13:49de plagiat.
13:51Oui, Miley Cyrus aurait copié Amanda Lyre.
13:53Amanda Lyre qui souhaite un accord à l'amiable,
13:55sinon elle menace.
13:56Ce sera un procès, précision de Victor Pourchet.
14:00– Concentrez-vous, on va rembobiner.
14:02– Oui.
14:18– Et bien figurez-vous qu'Amanda Lyre est persuadée,
14:21elle le dit dans le journal Le Parisien,
14:23elle sait que la super star américaine est fan d'elle.
14:26Une histoire de chanson qui s'est retrouvée
14:29dans une playlist Spotify de la super star américaine.
14:32En tout cas, il y aura peut-être bientôt une rencontre au tribunal.
14:34– Mais c'est quand même extraordinaire.
14:36Non, mais franchement,
14:38Amanda Lyre qui dit « Ouais, j'ai été copiée par Miley Cyrus ».
14:40– Ça va me faire marrer ou pas ?
14:41– Ça va me faire marrer parce qu'elle a quand même du courage.
14:44– Elle a du culot et ça a un monument.
14:48Bon, je ne trouve pas que les deux chansons soient exceptionnelles.
14:50– C'est pas mal.
14:51– Oui, c'est pas mal.
14:53– Moi, je découvre les deux.
14:54– Franchement, ça m'a quand même intéressée.
14:55Hier, je suis allée écouter.
14:57D'abord, j'ai écouté une mauvaise version
14:59de la chanson d'Amanda Lyre.
15:00Il y en a plusieurs des versions.
15:01Donc, je me dis « Mais en fait, il n'y a rien à voir ».
15:03Et puis finalement, la version en anglais,
15:05effectivement, quand on écoute bien,
15:08il faut être très honnête.
15:10Il y a de quoi se poser la question.
15:12La construction de la mélodie et de l'air
15:15ressemble beaucoup, effectivement,
15:17à la chanson d'Amanda Lyre.
15:19Après, il va falloir pouvoir déterminer
15:22qu'il s'agit effectivement de plagiat
15:24ou si c'est une coïncidence.
15:26Parce que, vous savez que dans la musique contemporaine,
15:29ça tombe quand même autour de trois accords.
15:31Généralement, c'est quand même…
15:32Voilà, c'est pas très novateur,
15:34la chanson d'Amanda Lyre à la base
15:36et celle de Maïl et Sarus non plus.
15:38Donc, ce sera au juge de décider.
15:39Que voulez-vous que je vous dise ?
15:40– Moi, j'ai envie que ça aille au point.
15:41– J'ai hâte d'avoir la réaction.
15:42– Mais il y a des juges spécialisés là-dedans.
15:44Ça arrive régulièrement.
15:45– C'est une niche.
15:46– Souvenez-vous, Michael Jackson
15:47avait été accusé de plagiat par Manu Di Bango.
15:50Et Manu Di Bango, bah oui,
15:51le Mamassa Mamakosa.
15:53Et Manu Di Bango avait gagné
15:54face à la star internationale
15:56qui était Michael Jackson.
15:58Après, l'alerte que tu mets,
15:59elle est réelle.
16:00Ça tourne autour de trois ou quatre accords.
16:02Les chansons qui font des hits,
16:03elles sont toutes quasiment construites
16:05sur les mêmes accords.
16:05– Surtout avec Lillard qui reprend
16:07les chansons, etc.
16:08Ça va être de pire en pire.
16:09Ça vous fait marrer ou pas, Baptiste ?
16:11– Moi, ça me fait marrer.
16:11En même temps, ça me laisse plein d'espoir
16:12ce que vient de dire Emmanuel Dancourt.
16:14Parce que la réalité, c'est que
16:15le droit doit pouvoir arbitrer
16:18entre une immense artiste internationale
16:21très puissante
16:22et Amandali.
16:23– Émaïl et Sayurus.
16:24– Qui ?
16:24– Tu l'as faite, elle était parfaite.
16:28Merci, merci Charles.
16:29– C'était génial.
16:30– Non, mais aussi puissante
16:32et internationale soit Amandali,
16:34je trouve que c'est le pot de fer
16:35contre le pot de terre.
16:36Et moi, j'aime bien ce genre de combat.
16:38On se dit si…
16:40– Je suis à Vida.
16:41– Non, mais si ça marche.
16:44La réalité, effectivement,
16:45c'est qu'il y a beaucoup de boucles,
16:46beaucoup d'arrangements,
16:47beaucoup de choses.
16:47C'est compliqué, mais voilà,
16:49c'est un juge qui va trancher.
16:50Et moi, je trouve que l'idée
16:51de se dire que même
16:52quand on est un petit français
16:53au bout d'un an,
16:53on peut s'attaquer à une autre personne
16:55si on estime avoir été lésé,
16:56ça me donne foi en l'avenir.
16:57– Amandali forever.
16:59On adore.
17:00– Amandali, Sayurus.
17:01– On est de tout cœur
17:03avec Amandali dans ce combat.
17:04Évidemment.
17:05– Oh, Amandali.
17:05– Chois bon.
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