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Les meilleurs moments de l'antenne de RMC commentés par Estelle Denis et toute sa bande.
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00:00Estelle Midi, le zapping RMC.
00:03Et on démarre tout de suite ce zapping avec un extrait des GG ce matin.
00:07Christine Lagarde, présidente en 2027, y croyez-vous ?
00:10L'ancienne ministre de l'économie a annoncé son départ anticipé de la BCE, la Banque Centrale Européenne.
00:16Elle affirme vouloir retrouver sa liberté de parole et la liberté de s'engager sur des sujets qui ne relèvent
00:21pas de la politique monétaire.
00:23Certains y voient le début d'une candidature à la présidentielle, à l'image de Sam Zira, le créateur de
00:28contenu des GG.
00:28Écoutez.
00:30Il faut quand même lui reconnaître des qualités à Christine Lagarde.
00:35C'est que pendant le Covid, elle a su faire preuve d'un petit peu plus de souplesse.
00:38Elle était là quand il y a eu les tensions avec les Etats-Unis et la Chine.
00:41Par contre, là, on peut se dire, elle part, elle nous laisse tous alors que le bateau est en train
00:46de couler.
00:47Ça, je pense que la question, on peut se la poser.
00:49Et moi, ma théorie, c'est le calendrier.
00:52Je me dis, c'est bizarre en termes de calendrier.
00:54Une future candidate ?
00:55Ouais, non.
00:55Pourquoi elle part avant la fin de son mandat ?
00:59Est-ce que, je ne sais pas, je dis ça comme ça, je ne dis rien.
01:02Est-ce que ça ne laisserait pas une porte ouverte à Emmanuel Macron pour prendre son poste ?
01:06Alors, Christine Lagarde, candidate à la présidentielle en 2027.
01:10Déjà, est-ce que vous y croyez ? Et est-ce que ça vous ferait plaisir, Pierre Rondeau ?
01:15Je n'y crois pas.
01:16Je reste persuadé qu'elle a juste envie de s'écarter des politiques macro, micro, monétaires, nationales, internationales.
01:22Il faut quand même rappeler qu'elle a été, elle a quand même enchaîné le ministère de l'économie, le
01:28FMI, la banque sur l'européenne.
01:30Je pense qu'elle a droit à des vacances et elle n'a pas envie.
01:32Elle se connaît un peu en argent.
01:33Elle s'y connaît, évidemment, comme beaucoup d'autres.
01:36Mais déjà, cette légende d'espèce du leader charismatique qui, par son CV, viendrait sauver le pays.
01:43Je vous rappelle qu'Emmanuel Macron a été présenté comme le Mozart de la finance avant l'arrivée.
01:46Oui, enfin, il n'a pas dirigé la BCE, excusez-moi.
01:48Il n'est pas le contraire, mais encore une fois, attention, ne pas mettre trop d'importance à la personne.
01:52Il y a une personne, mais derrière la personne, il y a une équipe.
01:54Et derrière l'équipe, il y a un programme.
01:55Elle sait comment ça marche.
01:56Elle sait comment ça marche.
01:57Quel est son programme ?
01:58Qu'est-ce qu'elle représente ?
01:59Quel est son programme ?
02:00On verra.
02:01Quel est son destin ?
02:02Je ne pense pas à un.
02:03Je ne pense pas qu'elle ait envie.
02:04Elle paye l'argent et la politique.
02:05Encore une fois, oui.
02:06Et dans ces cas-là...
02:08Elle est rassurante.
02:08Dans ces cas-là, à sa place, vu son CV, j'irai négocier un poste d'enseignement
02:14dans une grande fac américaine payée 150 000 euros.
02:16Peut-être pas son objectif.
02:17Peut-être pas.
02:18Mais en tout cas, vu son talent, elle peut aussi travailler dans le privé pour être payée 10 fois plus.
02:23Benjamin Amard, est-ce que vous vous dites, si un Christine Lagarde a la tête de ce pays,
02:26les choses iraient mieux ?
02:28On ne crée plus que je crois à ça.
02:31Non, alors moi, je vais vous dire, je ne suis pas Paco Rabanne, donc je ne peux pas lire
02:34dans le mardeau qu'est-ce qui va se passer.
02:36Par contre, quand j'ai vu qu'elle partait à 9 mois avant la fin de son mandat,
02:42ça m'a fait tilter.
02:43Je suis sûr, c'est bizarre.
02:44Et j'ai pensé à l'option, effectivement, d'une possible candidature.
02:48Alors, j'ai beaucoup aimé l'allusion où Sam Zira a dit
02:52« Peut-être qu'à la fin, elle veut laisser la place à Emmanuel Macron ».
02:55Alors là, vraiment, il ne manquerait plus que...
02:58Macron, après avoir imposé 1300 milliards de dettes en plus, arrive derrière...
03:02En même temps, Macron, président de la France, sera aussi décisionnaire de l'élection
03:07du prochain président de la BCE.
03:08Il y a aussi cette idée de pourquoi pas avant la fin de son mandat.
03:11Cette hypothèse-là, elle me fait faire avoir un petit sourire en coin.
03:14Maintenant, sur cette idée d'une candidature, moi, je vais vous dire, je le souhaite de tout
03:18mon cœur.
03:19Ah ! C'est fou, ça !
03:20De tout mon cœur.
03:22Mais pour une raison extrêmement pragmatique.
03:24Plus il y aura de candidatures à droite, plus ils se boufferont le nez, plus j'applaudirai.
03:30Donc moi, j'espère que Mme Lagarde va poser une candidature comme ça.
03:34Elle se bouffera le nez avec David Lysnard sous l'angle de la droite libérale,
03:38ou bien avec le candidat ou les candidats macronistes.
03:42Moi, tout ce qui va faire qu'effectivement, à droite, derrière, il soit pléthore, j'applaudis.
03:48D'accord, bon, écoutez, c'est votre vision, Benjamin Amard.
03:52Et vous, est-ce que ça vous plairait, Juliette Brian, c'est une Christine Lagarde candidate ?
03:56Je comprends ce que tu dis, Benjamin, sur la division par le nombre de candidatures,
04:01mais moi, je vais te dire quelque chose sur la droite.
04:04Il n'y a pas un papier de cigarette qui différencie les opinions de la plupart des gens
04:10qui s'inscrivent à droite aujourd'hui.
04:11Contrairement à la gauche, qui a des grandes disparités idéologiques.
04:15À droite, on se bouffe, bien sûr, parce que la politique, tout le monde est construit.
04:18C'est la droite la plus bête du monde, comme on dit, la droite la plus bête du monde.
04:21Et elle est bête, cette droite, parce qu'ils sont tous d'accord sur pratiquement tout.
04:24Donc c'est ça qui est quand même incroyable avec la droite.
04:26Et c'est ça qui est déprimant depuis des années pour nous.
04:30Mais, oui, non, j'ai du mal à y croire.
04:32Parce que, moi, si elle est là, si elle débarque dans le discours,
04:35enfin, dans la présidentielle, parce qu'elle dit, j'ai des choses à dire,
04:38et qu'elle pèse, en gros, par sa parole et de par son expérience, etc.,
04:43pour nous livrer, en gros, un discours de vérité sur l'état de la dette française,
04:46sur l'état des dépenses françaises, et qu'elle tient un discours libéral,
04:50je suis entièrement pour, parce qu'elle pourrait pousser, en gros,
04:53la campagne présidentielle vers une idéologie qui, moi, me plaît.
05:00Mais une campagne présidentielle, je veux dire, même Édouard Philippe,
05:03aujourd'hui, n'arrive pas à percer.
05:05Donc, je veux dire, c'était le Premier ministre de la France.
05:08Tout le monde le voyait déjà gagnant.
05:09Ça fait cinq ans qu'on le voit gagnant.
05:11Il est en recul.
05:13Vous savez, le lièvre et la tortue.
05:15Il fait appel de campagne, on a l'impression qu'il ne le veut pas.
05:17Mais il faut être quand même connu du grand public pour...
05:20Attendez, il faut faire campagne.
05:22Non, même David Lisbeth, aujourd'hui, n'est pas assez connu.
05:26Non, oui, mais...
05:28Non, la plupart des gens ne savent pas qui est Christine Lagarde.
05:30Je vous le garantis que la plupart des gens, la masse des électeurs,
05:33ne sait absolument pas qui est Christine Lagarde.
05:34Ils ne savent à peine qui est David Lissnard.
05:36Il n'y a que Édouard Philippe qui avait une chance,
05:39parce que, justement, lui, il était Premier ministre,
05:40il était assez connu.
05:41Donc, on ne peut pas vraiment sortir de nulle part comme ça,
05:43à part grande exception, à part vraiment miracle,
05:46et faire une campagne présidentielle,
05:48et puis, bon, et puis, tout...
05:50En tout cas, elle est cotée dans les palmarès de personnalités politiques.
05:56Mais elle pourrait avoir des choses à dire.
05:57Elle pourrait avoir des choses à dire.
05:58Et elle en aura des choses à dire.
05:59Elle ira faire des débats, elle va sortir un livre,
06:01elle pourra participer à la campagne,
06:02elle ne sera jamais candidate.
06:04Eh bien, on verra déjà si elle est testée
06:05par les instituts de sondage dans les semaines à venir.
06:08Les GG, ce matin sur RMC,
06:09faut-il sanctionner les lycéens qui continuent de bloquer ?
06:13En Indre-et-Loire, des lycéens ont reçu des courriers recommandés,
06:15leur reprochant d'avoir participé au blocage de leur lycée
06:17et d'avoir manqué les cours.
06:19Des menaces de sanctions disciplinaires qui plaisent.
06:21T'as Emmanuel Devilliers, fiel entrepreneur des GG.
06:25Personnellement, je suis très surpris.
06:26Je trouve que dès le départ, il y aurait dû y avoir des sanctions.
06:29Et doublement, des sanctions à caractère pénal
06:32pour un blocage de voies publiques
06:35et la mise en cause du service de l'éducation.
06:39Et puis des sanctions de scolarité, des exclusions immédiates.
06:42Alors évidemment, dès lors qu'il n'y a pas de sanctions,
06:44on continue, on fait n'importe quoi.
06:45On joue à mai 68, on s'amuse avec des revendications
06:48qui de toute façon ne nous concernent même pas
06:50puisque d'éventuelles évolutions, elles concerneront les successeurs.
06:53Ce sont quand même des revendications.
06:55Je ne veux pas être trop caricatural, mais montées de toutes pièces.
06:59Montées de toutes pièces, car il y a quand même un service de l'éducation en France
07:03qu'on arrête un peu.
07:04Donc lundi, il faut être sévère.
07:08Mais on aurait dû, dès le premier jour,
07:10alors il n'est jamais trop tard pour bien faire,
07:11il faut arrêter cette chiant-lit.
07:14Oui, alors je pense que vous ne partagerez pas les termes.
07:17Le terme chiant-lit, évidemment, Benjamin Amar,
07:18mais vous êtes prof en lycée.
07:21Est-ce qu'à un moment, il faut que les lycéens reprennent les cours lundi ?
07:23Est-ce que vous vous attendez à avoir tout le monde en classe ?
07:26Non mais, écoutez, je l'ai déjà dit, je vais le répéter.
07:30Un mouvement, on est légitime à exiger qu'il s'arrête
07:33quand on a entendu ces revendications.
07:35Ça fait quelques jours seulement qu'il y a des propositions qui sont faites
07:39parce qu'il y a eu des rencontres.
07:40Si on a perdu un mois, c'est parce qu'il y a un gouvernement
07:43qui n'a pas écouté les revendications lycéennes.
07:45Et maintenant qu'on a dit ça, lundi, vous, vous allez en cours ou pas ?
07:50Évidemment, moi je fais cours, mais je vais me présenter.
07:54Maintenant, reste à savoir après si l'AG des profs décide de se mettre en grève ou pas.
07:59Mais en tout cas, d'abord, c'est un mouvement lycéen.
08:02Il s'agit de voir ce que les élèves font.
08:03Est-ce que vous souhaitez avoir cours lundi ?
08:05Est-ce que vous souhaitez faire cours lundi, Benjamin ?
08:07Mais attendez, moi, bien évidemment que la scolarité des élèves me préoccupe,
08:12que ma place à moi, ce que j'aime, c'est faire cours aux élèves.
08:15Maintenant, ce mouvement, il est totalement légitime.
08:18Il est totalement légitime.
08:20Ils ont des revendications.
08:22Elles ne sont pas entendues.
08:23Si le gouvernement...
08:24Ben non, non, on a commencé des négociations.
08:28Il y a des propos...
08:30Excusez-moi, mais dans n'importe quel mouvement, il y a des revendications.
08:34On y répond et en fonction de la réponse, on dit ça me suffit ou pas.
08:38Il y a eu des réponses quand même.
08:40Oui, mais les représentations lycéennes disent, en gros, ben oui.
08:43Mais ils ne sont jamais contents aussi, Benjamin.
08:45Oui, mais on est encore loin du point.
08:46Mais dans ce cas-là, il faut discuter du fond, alors, de ce qui a été proposé.
08:51Est-ce que la brogation de Parcoursup, elle est posée ?
08:54Non.
08:54Et là, vous allez me dire, oui, mais alors, Parcoursup, c'est bien quand même.
08:57Ce qu'il faudrait, c'est l'anonymité.
08:59Ben, on ne va pas être d'accord.
09:00Ben, on ne va pas être d'accord.
09:00Mais de toute façon, Parcoursup, dans six mois, il y a un autre gouvernement.
09:02Donc, qu'est-ce que tu veux qui se passe ?
09:03On ne peut pas encore une fois faire l'économie du débat de fond.
09:06Les revendications n'ont pas encore été satisfaites.
09:09Quand elles le seront, au moins partiellement, on en parlera.
09:11Ben très bien, on aura des lycéens qui n'auront pas été en cours de l'année.
09:13Pour répondre à la question posée, non.
09:16Des lycéens qui bloquent.
09:17Moi, les sanctions disciplinaires, elles se légitiment quand il y a eu des actes de violence.
09:23Quand vous avez des élèves qui sont mobilisés, il n'y a aucune raison de les sanctionner.
09:28Ou alors, il faut leur expliquer que l'apprentissage de la citoyenneté vis-à-vis d'eux, ça s'arrête
09:32là.
09:33Je vais répéter.
09:34Mais moi, attendez, je vais répéter.
09:36Moi, je suis pour la liberté fondamentale de manifester, la liberté fondamentale de faire grève, etc.
09:41Bloquer un lycée, c'est interdit.
09:43Il y a des élèves parmi les étudiants de ces lycées, de ces collèges, etc.
09:48qui ont envie d'aller étudier.
09:49Et c'est leur droit, en fait.
09:50Et on n'a pas à entraver leur droit d'aller étudier.
09:54Eux, ils veulent aller en cours.
09:56Ils ne sont pas forcément d'accord avec toutes les revendications qui sont exprimées dans ces blocus.
10:03Et ils ont le droit d'aller en cours.
10:04Je suis désolée.
10:06On n'a pas à bloquer des lycées.
10:08C'est point barre, en fait.
10:09Aller manifester autant que vous voulez.
10:11Ayez des revendications.
10:12Certaines sont légitimes à mes yeux.
10:14D'autres le sont moins.
10:15Tout le monde n'a pas la même vision sur Parcoursup.
10:17Tout le monde n'a pas la même vision sur la sélection.
10:19Et il y a des élèves qui ont envie d'aller en cours.
10:22Et il n'y a aucune raison qu'on les en empêche.
10:25Donc, oui, sanctions.
10:26Il faut quand même se rendre compte qu'on ne soit pas en cours.
10:29Pierre, juste, vous êtes à la fin, vous êtes bloqué.
10:31Je suis bloqué.
10:31Cela dit, vous êtes toujours bloqué.
10:33On verra lundi comment ça va se passer.
10:36J'ai cours mardi, donc je vous dirai si ou pas j'ai cours.
10:38Jeudi aussi, mais jeudi, il y a la grande grève nationale.
10:41Donc, je pense que la fac sera bloquée.
10:42Mais effectivement, ça fait trois semaines que, comme toi j'imagine,
10:45je n'ai pas vu mes étudiants.
10:46Mais il faut quand même rappeler un élément.
10:47On dit, on débat sur le blocus, instrument illégal.
10:50Soit.
10:52Les vidéos des lycées, on voit vraiment de l'eau de marron sortir des robinets.
10:58On voit des champignons pousser au plafond.
11:00Oui, mais c'est scandaleux.
11:01On voit de la pourriture dans les salles de classe.
11:03Ces vidéos datent d'il y a deux ans.
11:04Ça fait deux ans, trois ans, quatre ans, dix ans, quinze ans que les lycéens crient, disent on n'a
11:09pas de prof.
11:10On n'est pas suivis.
11:11On a des locaux qui se délabrent totalement.
11:15Et voilà, vous avez trois semaines de blocus.
11:17Et en trois semaines de blocage, le gouvernement a obtempéré et a trouvé, par magie,
11:22trois mille professeurs remplaçants, a trouvé, comme par magie, un milliard pour la rénovation des lycées,
11:28a accepté de discuter sur la réforme des parcours sup, voire de supprimer le parcours sup en 2028.
11:33Et on nous dit, non, les blocages sont interdits.
11:35Je suis désolé.
11:37C'est un outil.
11:38Peut-être que malheureusement...
11:39Non, mais il y a peut-être des gens qui ont envie d'aller travailler, tu vois.
11:40Je suis d'accord, mais peut-être que malheureusement, c'est la faute aussi de nos élites politiques
11:43de ne pas écouter suffisamment tôt les manifestants, les lycéens, les syndicats lycéens,
11:48parce qu'ils ont des revendications.
11:49Mais là, constat étant, c'est aussi une part de responsabilité de la part du gouvernement,
11:54ils avaient et ils ont des revendications, et il a fallu trois semaines de blocage.
11:58Donc on continue à tout aller en cours, en fait.
11:59Non, ce que je veux dire, c'est que malheureusement, comment voulez-vous, à la place d'un lycéen ou
12:02d'un étudiant,
12:03dire, je vais rouvrir le lycée, si je constate que le gouvernement ne m'écoutera que si je bloque ?
12:08Oui, mais moi, ça me gêne.
12:09En fait, il y en a qui soient pénalisés par d'autres questions.
12:10Je suis d'accord.
12:11À un moment, on doit laisser les élèves qui veulent bosser.
12:15Même moi, mes étudiants, si je veux faire du courant distanciel, j'ai très peu de réponses pour le courant
12:19distanciel.
12:20Ce que je veux dire, c'est que dans l'écoute et dans la négociation, ils ont des revendications, ils
12:24discutent,
12:25ils ont des élections.
12:27Ils ont des élections, ils ont des élections.
12:28Oui, mais tu vois bien que s'il n'y a pas de blocage, il n'y aura rien.
12:32Ce que te diront les syndicats, et puis je m'arrête à mes côtés, et je ne suis pas progrès,
12:36mais c'est que le principe de la grève, c'est de gêner.
12:38Sinon, ça ne fonctionne pas.
12:39D'accord, mais là, on parle d'éducation.
12:42On ne parle pas de ne pas pouvoir partir en vacances.
12:44Mais quand on disait, quand on revendique...
12:46De ne pas pouvoir aller travailler, quand il y a grève des transports, le 5 novembre prochain,
12:49un certain nombre de salariés ne pourront pas aller travailler parce qu'il n'y aura pas de transport.
12:53Et quand on revendique, quand on a revendiqué, même quand on a discuté,
12:56quand on a fait des courriers sur tous ces sujets-là,
12:59eh bien, on n'en avait rien, le gouvernement n'en avait rien à faire.
13:02Donc là, maintenant, on est dans une situation de crispation.
13:05On a perdu trois semaines, parce que pendant trois semaines, on n'a pas voulu les écouter.
13:08Mais t'as raison, mais perdons un mois, deux mois, trois mois.
13:10Ben voilà, c'est tout.
13:11Ça peut être réglé tout de suite.
13:12Ça peut être réglé en trois jours.
13:14Les GG, ce matin sur RMC.
13:16Jean-Luc Mélenchon se moque-t-il de nous, le candidat à la présidentielle,
13:19le leader des Insoumis, a admis vivre très confortablement
13:23grâce à une retraite par capitalisation issue de ses mandats.
13:26Écoutez Jean-Luc Mélenchon.
13:27– Maintenant que je suis à la retraite, du point de vue professionnel,
13:32je vis très confortablement, je ne peux pas dire autre chose,
13:36d'une manière d'ailleurs assez paradoxale,
13:37parce que je suis un partisan de la retraite par répartition,
13:41et je vis d'une pension de retraite que les assemblées acquièrent par des fonds de pension.
13:47Et je ne me plaînerai certainement pas pour ce qui me concerne.
13:51Je ne le recommande pas à la société.
13:52– Voilà, la retraite par capitalisation, c'est super pour moi,
13:56mais surtout, pas pour les autres.
13:58Écoutez ce qu'on pense Olivier Truchot, c'était ce matin dans les grandes gueules.
14:02– Ce qui est amusant, c'est qu'il reconnaît quand même qu'il y a une très bonne retraite,
14:05et tant mieux pour lui, parce qu'effectivement, il a été sénateur une bonne partie de sa vie,
14:09donc c'est une retraite de sénateur, il a été un peu député,
14:14et ses retraites ont des fonds de pension, ça je ne pense pas que les gens le savent forcément,
14:17mais il y a une partie, donc c'est capitalisé.
14:19Il dit c'est super, mais pas pour les autres.
14:22– Il n'en fait pas don à la SPR.
14:23– Non, je ne sais pas ce qu'il fait de mon argent, après il fait ce qu'il veut.
14:27Mais c'est drôle, c'est de reconnaître que le système, pour lui, est très bon,
14:31mais pas pour les autres, c'est assez curieux.
14:34– Benjamin Hamard, vous en pensez quoi ?
14:35Parce que vous, vous êtes quand même un fervent défenseur de la retraite par répartition,
14:40normalement, c'est aussi le cas de Jean-Luc Mélenchon,
14:41quand vous entendez Jean-Luc Mélenchon dire ça, ça vous inspire quoi ?
14:45– Honnêtement, je suis très honnête,
14:47pourtant j'ai déjà des fois dit, alors que je ne suis pas insoumis,
14:51j'ai déjà pris la défense de Mélenchon et d'autres responsables insoumis,
14:55mais là les bras m'en tombent.
14:58Ça me sidère d'entendre ça.
15:00Vous savez, il y a un philosophe qui s'appelle Emmanuel Kant,
15:02qui a écrit un truc qui, de mémoire, est, ouvre les guillemets,
15:06« Agis de telle façon que ta maxime puisse servir de maxime universel. »
15:10Pour dire les choses simplement,
15:11« Agis de telle façon que quand tu parles de toi, tu parles des autres. »
15:15Donc il y a toute une bataille idéologique qui ne date pas d'hier,
15:18ici en France et en Europe,
15:21sur l'opposition, la bataille entre d'un côté la retraite par répartition
15:25et la retraite par capitalisation.
15:27Et là on a le responsable du principal parti de gauche,
15:32candidat à la présidentielle,
15:33qui vient de dire pour moi,
15:35quasiment, c'est du mot à mot,
15:36« Pour moi, la retraite par capitalisation, c'est super,
15:40mais les autres, ce n'est pas possible. »
15:41C'est indéfendable, mais pire, ça donne un biais au camp d'en face
15:45et c'est ça qui me sidère.
15:46Oui, parce que là, pour une fois,
15:48Pierre Rondeau est d'accord avec Jean-Luc Mélenchon.
15:49Non mais ce qui est grave,
15:50c'est que même dans sa démarche politique et sa stratégie politique,
15:53comment va-t-il d'arrêt en débat,
15:54dire « Je défends la retraite par répartition »
15:57sachant qu'il bénéficie,
15:58et en plus qu'il en bénéficie assez allègrement,
16:00d'une retraite par capitalisation.
16:02Et c'est quand même assez dingue en plus
16:04de vouloir critiquer ce modèle qui,
16:05la preuve en est, fonctionne.
16:07Pourquoi vouloir être opposé à un modèle
16:09qu'il en est le premier bénéficiaire, fonctionne ?
16:11Parce qu'il dit qu'en fait, lui, ça fonctionne,
16:13parce que grosso modo, il a une belle retraite,
16:14mais que ça fonctionnerait moins bien
16:15sur les personnes les plus précaires.
16:16C'est ça, son discours.
16:17C'est pas ce qu'il dit dans le passage.
16:18Oui, c'est pas ce qu'il dit,
16:19mais j'imagine que c'est ce qu'il pense.
16:20Aujourd'hui, aujourd'hui...
16:21Je suis pas dans la tête d'aujourd'hui que l'on s'en fout,
16:23vous pensez bien.
16:23En politique, il faut faire attention à ce qu'on raconte.
16:25La retraite par répartition...
16:26Surtout quand on est braqué sur les caméras comme il l'est.
16:28La retraite par répartition,
16:30un euro cotisé, c'est un euro touché à sa retraite.
16:32La retraite par capitalisation,
16:34si c'est placé dans des fonds à risque,
16:36par exemple du MSCI, de l'ETF ou autre,
16:39c'est 7 ou 8 %,
16:40c'est-à-dire qu'un euro placé,
16:42c'est 8 euros gagnés.
16:43C'est 8 fois plus !
16:44Donc, évidemment qu'il en bénéficie allègrement et largement.
16:48Et pourquoi vouloir le critiquer dans ces cas-là ?
16:49Pourquoi vouloir y être opposé ?
16:52Julien, est-ce que vous pensez que ça va servir
16:54les intérêts de ceux qui militent pour la capitalisation
16:56et qui sont de plus en plus nombreux ?
16:58Peut-être qu'on pourra le ressortir au moment fort.
17:00Le remercier.
17:00Mais en tout cas, moi, je ne suis pas du tout étonnée,
17:02vous voyez, parce que ce genre de cynisme,
17:04je le vois constamment à gauche et chez les bien-pensants.
17:06C'est toujours pareil.
17:07Alors là, c'est Mélenchon qui est en retraite par capitalisation,
17:10mais pas pour les autres.
17:12C'est, oui, oui, on est pour le vivre ensemble
17:14et l'école publique,
17:15mais moi, tous mes gamins sont dans le privé,
17:17excusez-moi, pour les gosses des autres,
17:19c'est bien, mais pas pour les miens.
17:20Oui, oui, oui, l'écologie, l'avion, c'est très mal,
17:23mais enfin bon, moi, quand même, mon chalet,
17:26mon chalet, je ne sais pas où, là, à Chamonix,
17:30et puis mes petites vacances à Bali, quand même, voilà.
17:35Influenceurs, anticapitalistes,
17:36mais je vais quand même créer ma marque de schiste
17:38pour vendre de la merde à prix d'or.
17:39C'est comme ça, mais constamment.
17:41Mais avec eux, c'est comme ça, constamment.
17:44On ne met pas tout le monde dans le même sac.
17:46Je ne mets pas tout le monde dans le même sac,
17:47mais je généralise quand même un petit peu,
17:49excusez-moi, je généralise quand même un petit peu,
17:50parce qu'on le voit constamment.
17:52C'est toujours, fais ce que je dis, pas ce que je fais,
17:54et ils ne sont jamais, à part certains,
17:58en adéquation la plupart du temps
17:59avec ce qu'ils prônent.
18:00Et c'est pour ça que je me sens, moi,
18:03à droite, bien plus
18:06en adéquation
18:07avec ce que je pense, parce que je ne suis pas en contradiction.
18:09Pour la plupart, on a tous des contradictions dans l'avenir,
18:11mais pour la plupart des choses les plus importantes,
18:13je ne suis pas en contradiction avec ce que je prône.
18:14On fait les dégueulasseries qu'on dit, c'est vrai.
18:18Et on les assume.
18:20Je dis que c'est dégueulasserie,
18:22mais je l'ai fait pas toujours.
18:23Au quotidien, ce n'est pas comme ça que je ne sens pas que je fais de dégueulasserie.
18:25On a cité Kant, il y a quelques minutes,
18:26on a cité Fabrice Luikini,
18:27qu'est-ce que c'est dur d'être gauche ?
18:29D'être de gauche, c'est dur,
18:30parce que tu dois respecter,
18:31comme ça, tu dois respecter les valeurs,
18:33tu dois défendre des valeurs,
18:34alors qu'être de droite,
18:35il s'est aimé l'argent, le fric, les bagnoles.
18:38Mais en fait, être de droite, c'est être dans le réel.
18:40C'est quand même possible,
18:41quand on est de gauche,
18:42je suis désolé,
18:43d'être en adéquation avec ses pratiques.
18:45C'est quand même possible.
18:48La retraite par répartition,
18:50je suis très attaché pour les autres et pour moi-même.
18:53Et on va terminer avec le bonus RMC Le Grand,
18:56en retour de Mylène Farmer.
19:03La chanteuse sort son 13e album,
19:05intitulé Égrégore,
19:07les précisions, tout de suite,
19:08de Victor Pourchet.
19:14Vous l'entendez,
19:15ce petit côté électro,
19:17c'est normal,
19:17quelques DJs se sont glissés dans l'album,
19:20ici DJ Snake,
19:21mais aussi DJ Lewis.
19:26Il y a d'autres collaborations,
19:27également avec Moby, par exemple.
19:29Bref, toute une énergie collective
19:31pour entretenir l'esprit Mylène Farmer.
19:34Un égrégore, quoi.
19:44J'ai l'impression que c'est la même chanson
19:46depuis 30 ans.
19:47Ce n'est pas désagréable, d'ailleurs,
19:48mais c'est vrai qu'on a du mal
19:49à s'y retrouver, Benjamin Amar.
19:51Vous êtes sensible à Mylène Farmer ?
19:52Non.
19:53Ah bon ?
19:54OK.
19:54Eh bien...
19:55J'ai des amis autour de moi
19:56qui sont des fans incommensurables.
20:00Moi, je suis assez étranger à l'univers.
20:02Après, je respecte,
20:03il n'y a pas de problème.
20:04Mais je constate objectivement
20:06qu'effectivement,
20:07là, vous venez de passer un extrait,
20:08j'ai l'impression que c'est son album
20:09il y a 25 ans.
20:10Il y a un peu de changement, quoi.
20:11Il y a du Mylène Farmer, en fait.
20:13Et vous, alors, Juliette ?
20:14Non, mais elle a fait des tubes incroyables
20:15et qui se différencent les uns des autres.
20:17Je suis désolée.
20:17Il y a des mélodies qui...
20:18Oui, elle a une manière de chanter.
20:21Elle a un univers musical qui est à elle.
20:23C'est normal.
20:24C'est normal qu'elle...
20:25Regardez, Angèle,
20:26elle est totalement par sortie
20:28de son univers habituel.
20:29Ça ne marche pas.
20:29Et ça ne marche pas du tout, vous voyez.
20:31Donc, Mylène Farmer,
20:33elle fait du Mylène Farmer.
20:34Je pense qu'elle a raison
20:34parce qu'elle a une fan base
20:36qui est énorme,
20:37des gens qui sont fans d'elle
20:39depuis des dizaines et dizaines d'années
20:41et ils volent du Mylène Farmer.
20:42Donc, elle a raison de leur en donner.
20:44Moi, j'adore les anciens tubes
20:45de Mylène Farmer.
20:46Elle a qu'à faire un best-of.
20:46J'écouterai son album.
20:48Je ne sais pas.
20:49Peut-être que c'est plus bien.
20:50Le remis.
20:50Oui, on pourrait.
20:52En vrai, c'est ça qu'on veut.
20:54DJ Snake,
20:55qui reprend du Mylène Farmer
20:56des années 80.
20:57C'est très bien, ça, Pierre Rondeau.
20:59Je suis comme Benjamin.
21:00Je ne suis pas...
21:01Vous êtes hermétique.
21:02Je suis hermétique à Mylène Farmer.
21:03C'est très bien,
21:04mais je ne suis pas...
21:05Je ne suis pas le cœur de cible,
21:06on va dire.
21:07C'est quand même
21:07une des plus grandes stars
21:09de l'écort de la chanson française.
21:10Je ne dis pas le contraire,
21:10mais je ne dis pas
21:12friand de musique de Mylène Farmer.
21:13En tout cas,
21:13Mylène Farmer
21:14qui sort son 13e album.