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  • il y a 20 minutes
Ce lundi 21 septembre, retrouvez le replay de la tribune éco sur BFM Business

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00:00Dans Retour vers le futur, bonjour Christopher Dembic, Marty est parti dans les boucles temporelles, on s'en souvient de
00:06ce film, les mêmes situations se répètent avec quelques variations, c'est un peu ce que vivent aujourd'hui les
00:11Européens.
00:11On pensait que la crise énergétique en 2022 n'était plus qu'un mauvais souvenir, et bien 4 ans plus
00:16tard, nous voilà presque revenus au point de départ.
00:19Exactement, on est de retour dans cette situation, alors certes les marchés ce matin sont un peu plus optimistes, mais
00:24vous le savez les marchés peuvent se revirer du jour au lendemain très très rapidement,
00:26et ça commence avec le gaz, alors sur le gaz on a un problème qui dans tous les cas n
00:30'est pas lié à Trump pour une fois, c'est tout simplement qu'on a des stocks qui sont encore
00:34anormalement bas par rapport à la saison,
00:35on est autour de 70% de remplissage, en Allemagne c'est beaucoup plus bas justement qu'en temps normal,
00:40et surtout vous avez eu bien évidemment la guerre en Iran qui a un peu joué quand même sur ces
00:45stocks de gaz,
00:45on a depuis mars à peu près 50 milliards de mètres cubes de gaz naturel liquéfié qui provient des Émirats
00:51et du Qatar qui a disparu du marché, alors une partie a été remplacée par les Etats-Unis, à peu
00:55près environ 2 tiers,
00:56malgré tout ça veut dire des prix qui ont durablement augmenté, et l'autre point c'est qu'on avait
01:00aussi décidé de se faire un peu mal parce qu'on a mis en place une nouvelle réglementation européenne sur
01:04les émissions de méthane,
01:05qui fait que concrètement les fournisseurs étrangers sont soumis à beaucoup plus de réglementations, leur intérêt est plutôt de vendre
01:10du gaz naturel du côté asiatique.
01:12Et le problème ne concerne pas seulement le gaz ?
01:14Non, vous l'avez mentionné, ça fait plusieurs mois qu'on le dit sur le marché du pétrole, ça se
01:18tend encore, alors effectivement on a un peu d'amélioration par-ci par-là,
01:21mais aujourd'hui quand même ce qu'il faut bien rappeler c'est qu'on est sur un marché du
01:24pétrole où on a un déficit d'offres,
01:26on est à peu près à 13 voire 14 millions de barils par jour qui manquent sur le marché pétrolier,
01:31ce qui veut dire que dans tous les cas on aura des prix qui seront durablement élevés.
01:34Il faut le rappeler, en tout début d'année avant cette guerre en Iran, vous n'aviez quasiment aucune entreprise,
01:38notamment aucune entreprise européenne qui anticipait des prix du baril de pétrole aussi élevés,
01:42ça veut dire aussi qu'ils ont des problèmes pour gérer ça en termes de couverture,
01:44et on rajoute un dernier échelon si on parle des entreprises françaises,
01:48c'est qu'elles ont aussi un éventuel coût de refinancement du fait des tensions sur l'obligataire
01:52qui pourraient tôt ou tard augmenter, donc une situation qui est assez compliquée.
01:55Et concrètement, quelles conséquences pour l'Europe ?
01:57Alors pour l'Europe ça veut dire dans tous les cas qu'on a ce scénario de stagflation,
02:00c'est-à-dire croissance très molle et hausse des prix, notamment de l'énergie, qui vont perdurer,
02:04et bien sûr ce n'est pas une très très bonne nouvelle à cet égard-là,
02:07mais bon comme on est lundi, on va essayer de finir sur note un peu positive,
02:10malgré tout ces problématiques en termes d'approvisionnement énergétique,
02:13c'est-à-dire aussi qu'on va accélérer davantage,
02:15ce qu'on a déjà fait par le passé, sur la transition énergétique.
02:18Merci Christopher Demix, d'une chronique qu'on retrouve évidemment en podcast et en replay sur l'application BFM Business.
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