- il y a 18 minutes
Ségolène Royal, candidate à la primaire socialiste, était l'invitée du Grand Oral 2027, ce dimanche 20 septembre
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03Générique
00:08...
00:11Bonsoir à tous, vous regardez bien le Grand Oral,
00:15le nouveau rendez-vous politique de BFM TV avec Le Figaro,
00:18une heure en direct et en public chaque dimanche à 18h.
00:21Pour vous faire vivre cette campagne présidentielle,
00:25j'y marque ce soir moins 210.
00:27210, bonsoir Ségolène Royal.
00:29Bonsoir.
00:30Merci d'être avec nous ce soir, c'est vous qui passez votre Grand Oral.
00:33Oui, merci de votre invitation.
00:34Merci beaucoup d'être avec nous Ségolène Royal pour vous interroger à nos côtés.
00:38Jim Jarassé, bonsoir Jim, elle est rédacteur en chef du service politique du Figaro.
00:43Ségolène Royal, on va parler de la menace russe avec cette réunion qui a eu lieu cette semaine à l
00:47'Elysée,
00:47on va parler de la crise des carburants, vous nous direz ce que vous feriez vous
00:49si vous étiez au pouvoir aujourd'hui.
00:51D'abord une question d'actualité avec ces manifestations qui avaient lieu aujourd'hui un peu partout en France
00:57pour protester contre la loi qui institue une présomption d'usage légitime des armes pour les forces de l'ordre.
01:03Ses adversaires dénoncent un permis de tuer.
01:06Parmi ceux qui ont manifesté aujourd'hui, il y a les Insoumis.
01:09La chef de file des Insoumis à l'Assemblée, Mathilde Panot, va s'y ce qu'elle en dit.
01:12La France Insoumise est mobilisée partout dans le pays aux côtés des plus de 160 organisations
01:18à l'initiative de stop aux violences d'Etat pour redire notre opposition totale et absolue au permis de tuer
01:24XXL.
01:25Nous devons faire échouer cette loi et la première des revendications que nous portons,
01:30c'est d'exiger que cette proposition de loi ne soit pas inscrite à l'ordre du jour du Sénat.
01:35Nous devons la faire échouer parce qu'elle met en jeu les principes fondamentaux de notre État de droit.
01:41Nous devons la faire échouer parce que la police tue déjà et que si cette loi passe, elle tuera encore
01:47davantage.
01:48Est-ce que vous dénoncez vous aussi, Ségolène Royal, un permis de tuer même XXL dans la bouche de Mathilde
01:53Panot ?
01:54Ce qui est évident, c'est que cette loi était inutile.
01:57C'est une concession faite par le gouvernement au RN.
02:00Cette loi est inutile puisque le droit est très clair.
02:04Il y a un droit de légitime défense, il y a des enquêtes qui peuvent être ouvertes.
02:09Et donc la règle est parfaitement claire.
02:12Et il y a un droit des familles aussi, lorsqu'il y a une victime parmi elles,
02:17d'avoir la transparence et les informations sur ce qui s'est passé et pas qu'on leur claque la
02:21porte au nez.
02:22Donc la loi actuelle est très équilibrée et il n'y a aucune raison de la changer.
02:27Quand vous dites concession faite au RN, vous sous-entendez quoi ?
02:31C'était une demande du RN, de renverser cet équilibre au profit finalement de gestes
02:39qui n'auront plus forcément le souci de l'enquête telle qu'elle existe aujourd'hui.
02:48Vous savez, moi je crois que dans une nation, la bonne entente entre la police et le peuple,
02:57c'est quelque chose d'essentiel.
02:58Ce sont les fondamentaux de la République.
03:01Donc chaque fois que vous perturbez les choses, et les choses ont été profondément perturbées,
03:05par exemple lorsqu'il y a eu la suppression de la police de proximité.
03:09Vous vous souvenez des ricanements qu'il y a eu sur la police de proximité ?
03:12Mais c'était essentiel la police de proximité, parce que c'est la fusion justement dans la vie quotidienne
03:19entre la police qui est chargée, qui est une autorité républicaine, et la population.
03:25Et vous voyez, quand j'étais ministre de l'enseignement scolaire,
03:28moi j'ai fait rentrer des policiers et des gendarmes dans les collèges
03:31pour expliquer aux jeunes qu'est-ce que c'était que la loi,
03:34qu'est-ce que c'est que les droits et les devoirs, qu'est-ce que c'est que le
03:37code pénal, etc.
03:39Et je pense qu'aujourd'hui, dans cette fusion entre les forces de l'ordre
03:44qui doivent rester républicaines, et qui n'ont aucun droit en effet
03:48à utiliser leurs armes de façon impulsive,
03:54et la population qui doit continuer à respecter cette police,
03:59c'est tout à fait essentiel.
04:00Donc une fois de plus, pourquoi ce chaos ?
04:02Vous nous dites loi inutile, vous demandez donc qu'elle soit retirée,
04:05c'est ce que réclament les insoumis.
04:06Est-ce que comme les insoumis, vous dites, c'est devenu l'un de leurs slogans aujourd'hui,
04:09la police tue ?
04:10Non, je n'ai jamais utilisé ce mot.
04:13Il y a des policiers qui peuvent faire des fautes extrêmement graves,
04:16ça c'est vu, et qui doivent être sanctionnés avec une transparence totale,
04:22et ce n'est pas parce qu'on sanctionne un policier qu'on sanctionne toute la police.
04:26Et même les autorités policières et de gendarmerie
04:29attendent de la République que les brebis galeuses,
04:32qui sont dans la police ou dans la gendarmerie, comme dans toute profession,
04:36soient en effet réprimées et puissent payer les conséquences de leurs actes.
04:41C'est précisément parce qu'il y aura une transparence sur les sanctions
04:46apportées à ceux qui enfreignent les interdits et la loi,
04:49et la police et la gendarmerie sont encore plus en avant,
04:53puisqu'elles doivent montrer l'exemple de l'application de la loi.
04:57Une autre actualité de la semaine avant-hier,
04:59Emmanuel Macron a invité les chefs de parti et les candidats à la présidentielle à l'Élysée
05:04pour les informer de la menace russe, notamment.
05:07Raphaël Glucksmann et Olivier Faure étaient présents.
05:11Est-ce que vous auriez aimé, vous aussi, être invité par le chef de l'État à l'Élysée ?
05:15Je ne me suis même pas posé la question, si vous voulez.
05:18Ça ne vous a pas traversé l'esprit.
05:20Certains candidats étaient candidats ?
05:21C'est vrai, mais pas d'autres, oui.
05:22Vous savez ce que je lui aurais demandé ?
05:24Je lui aurais demandé de baisser les taxes sur l'essence.
05:27Parce qu'une des conséquences de la guerre,
05:29c'est quand même ce que subissent aujourd'hui tous les Français
05:31et tous les citoyens à travers le monde.
05:33Et ça, on va y revenir, c'est de l'Ain Royal.
05:35On va y revenir, mais vous voyez, je lui aurais dit
05:37comment ça se fait que vous ne bougez pas pour baisser les taxes sur l'essence ?
05:40Mais Jim Jarrasé, vous le soulignez, il était question de cette menace russe.
05:45Le président a dit que cette menace s'intensifiait.
05:48Vous le précisez aussi, Raphaël Glucksmann et Olivier Faure étaient présents.
05:50Est-ce que vous avez été rapporté ce qu'il s'est dit dans cette réunion ?
05:54Non, pas du tout.
05:55Vous n'avez eu aucun échange sur le sujet ?
05:57Non, traitement inégal, mais ce n'est pas grave.
05:59Je suis devant vous et voilà, ça me permet de donner aussi mon avis.
06:03Écoutez, ce qu'en dit quelqu'un qui était là, lui, qui était invité à cette réunion,
06:06c'est Éric Ciotti, maire de Nice, patron de l'UDR, allié de Marine Le Pen.
06:10Il était présent dans ce fameux sous-sol de l'Élysée.
06:12Ce n'est pas la cave de l'Élysée, c'est la salle Véga,
06:15la salle secret défense de l'Élysée.
06:17Il pense que ça ne servait pas à grand-chose.
06:20Je ne peux m'empêcher d'avoir le sentiment d'avoir été quelque part un des acteurs d'une opération
06:27de communication de l'Élysée.
06:28Pour vous, c'est une opération de communication ?
06:30Ce que nous avons appris à l'Élysée ce jour-là, vous le dites tous les jours sur vos plateaux,
06:37vous l'écrivez dans vos journaux, il n'y a rien de nouveau sous le soleil.
06:40Il y a la recherche de voies de dérivation pour que des coupables ou des boucs émissaires
06:46ou des subterfuges soient convoqués pour masquer un peu le déclin, le déclassement français.
06:55Alors Ségolène Royal, ce soir, qu'est-ce que vous nous dites ?
06:57Est-ce que c'est une opération de communication comme semble laisser entendre Éric Ciotti ?
07:02Ou est-ce que c'est un exercice de transparence nécessaire de la part du chef de l'État ?
07:08Je suis d'accord avec Éric Ciotti. C'est une opération de communication.
07:12Pourquoi ?
07:12Regardez ce qui se passe, ce que les Français subissent aujourd'hui.
07:15Et là, on n'est pas convoqué, le chef de l'État ne s'explique pas.
07:18Donc effectivement, il y a toujours une mise en scène sur l'international parce que ça redonne de la stature.
07:23Mais la France est dans un état de déclin, mais d'une tristesse infinie.
07:28Et c'est pour ça aussi que je m'engage dans les primaires.
07:32Comment est-ce qu'on peut accepter de laisser aux générations qui viennent la France dans cet État ?
07:37Vous dites que c'est pour détourner l'attention de l'opinion publique ?
07:40C'est pour se remettre en scène.
07:42En plus, en n'annonçant rien du tout.
07:45Car la vraie question, c'est de savoir qu'est-ce qu'on fait face à cette menace.
07:48Et en particulier, que fait la France ?
07:50Et pas une seule fois, ils n'utilisent, une fois de plus, le mot médiation, le mot paix.
07:56Et la France est membre du Conseil de sécurité de l'ONU.
07:59Donc la France doit toujours peser pour l'arrêt des guerres.
08:02Toujours.
08:03Et ça, on ne l'entend jamais.
08:04Mais qui le fera ?
08:05Le peuple vient dans quelques jours, là.
08:08Je suis sûre qu'il va parler de la paix.
08:09C'est le seul leader mondial qui continue et s'en relâche à parler de la paix.
08:15Ça, ça doit être une parole forte de la France.
08:18Mais comme la France est faible, comme le président de la République est faible,
08:22comme nous avons 3600 milliards de dettes,
08:25comme nous n'avons plus la force diplomatique d'affirmer notre spécificité
08:30par rapport à notre rôle au sein du Conseil de sécurité de l'ONU,
08:34il n'y a même plus le courage de parler de la paix et de la médiation.
08:37Mais vous entendez aussi…
08:38Et ça, il faut que ça change.
08:39Vous entendez aussi ce que dit le chef de l'État sur cette menace,
08:43cette menace russe, menace hybride.
08:45Il dit et il répète qu'elles n'ont jamais été aussi intenses,
08:49que nul n'est à l'abri et que ces menaces ne resteront pas sans réponse.
08:53Vous l'avez et vous aviez qualifié il y a un an environ
08:55un Emmanuel Macron de « va-t'en-guerre ».
08:58Est-ce que vous conservez cette expression pour qualifier le chef de l'État ?
09:02Oui, parce que le propos n'est pas équilibré.
09:06Donc on convoque les chefs de parti, on fait une déclaration,
09:08on fait peur une fois, on fait peur aux gens.
09:11Tous les jours, on nous fait peur aux gens.
09:14Il y a peur, il y a la menace hybride, on va faire quelque chose.
09:16Mais on fait quoi ?
09:18C'est pas une réalité ?
09:18C'est une réalité.
09:19Mais qu'est-ce qu'on fait ?
09:20Qu'est-ce qu'on fait par rapport à ça ?
09:22Quelles sont les stratégies ?
09:23Et où est le lieu de médiation et de négociation ?
09:27Vous voyez la responsabilité d'un leader politique
09:30et surtout d'un pays comme la France et d'un continent comme l'Europe.
09:34C'est de toujours garder un équilibre,
09:36comme le disait le général de Gaulle,
09:38moi je m'inscris dans cette continuité,
09:40entre en effet la réaction et le soutien aux pays
09:46qui subissent la violation de leurs frontières,
09:48parce que ça c'est le droit international intangible,
09:51et de l'autre côté une œuvre diplomatique,
09:55des lieux de médiation, des lieux de négociation
09:57pour déminer la source des conflits.
10:00Et je vais vous dire une chose,
10:01plus l'histoire nous apprend que plus les guerres durent,
10:03plus elles sont difficiles à terminer.
10:06Et je répéterai ici quelque chose,
10:08parce que quand on demande la paix,
10:10quand on plaide pour la médiation,
10:12on se fait toujours insulter.
10:13Ça s'est passé dans toutes les guerres.
10:15Ceux qui disent « mais non, il y a peut-être autre chose à faire »,
10:18« mais non, il faut peut-être se parler »,
10:20ils se font toujours insulter, voire assassiner.
10:22C'était le cas de Jean Jaurès à la veille de la guerre de 1914.
10:25Eh bien moi, j'accepte ces insultes,
10:27parce que je sais que les peuples ont le droit,
10:31et que les jeunes ont le droit de vivre et de naître dans un monde en paix.
10:36Vous iriez demain, pour chercher la paix, parler à Vladimir Poutine ?
10:40Mais il faut faire parler les belligérants entre eux.
10:43Directement ?
10:44Le président français doit,
10:45ou la présidente française doit aller parler à Vladimir Poutine ?
10:48Elle doit se mettre au service de l'Ukraine,
10:51en disant « nous voulons maintenant vous aider à avoir une paix juste et durable ».
10:55Et ça, ça leur est rarement dit.
10:57Souvenez-vous, il y a deux ans, quand l'Ukraine était en position de force,
11:01on leur a dit « non, non, non, non, on veut continuer la guerre jusqu'au bout ».
11:03Il y en a même qui nous disait « non, on va aller jusqu'à Moscou
11:06déclencher une Troisième Guerre mondiale ».
11:07Mais qu'est-ce que c'est que ce bazar ?
11:10Et donc, à ce moment-là, cette occasion, cette opportunité a été perdue,
11:14mais les opportunités doivent toujours être reconstruites.
11:17Vous savez, c'est pas parce que c'est difficile que nous ne le faisons pas,
11:21comme disait Nelson Mandela.
11:22C'est parce que nous n'essayons pas que c'est difficile.
11:25Et ce n'est pas antinomique de continuer à aider l'Ukraine,
11:28même si les efforts devraient être un peu plus supportés par les États-Unis.
11:33Là, c'est vraiment sur l'Europe que ça pèse, sur nos consommateurs,
11:37sur nos salariés, sur nos entreprises, sur notre niveau de vie, sur tout.
11:41Il n'y a plus d'argent, mais les gens voient qu'on achète des armes à l'Ukraine
11:44et se disent « mais est-ce que cet effort est équitablement réparti ? »
11:47Et notamment avec les États-Unis d'Amérique.
11:49Donc il faut apporter la preuve aussi que cet effort est équitablement réparti.
11:52Et il faut apporter la preuve qu'il y a un effort considérable,
11:56au moins aussi puissant, pour que cette guerre s'arrête.
11:59Cette guerre, c'est un drame humanitaire.
12:01On ne parle jamais des victimes, un million de morts, à nos portes.
12:04Mais sauf que Ségolène Royal, on parle des propos du chef de l'État
12:07sur cette menace russe, cette menace hybride également.
12:11Elle existe aujourd'hui.
12:12Il y a aujourd'hui des provocations, il y a des actes de déstabilisation.
12:16Comment faut-il y répondre ?
12:18Aujourd'hui, on parle de ce drone notamment qui a frôlé les frontières allemandes.
12:21Aujourd'hui, si un drone survolait la France, vous feriez quoi ?
12:25Vous répondriez comment ?
12:26D'abord, il faut répondre bien évidemment aux attaques.
12:29Mais je le répète, il faut un lieu de négociation et de discussion.
12:34Un lieu de négociation et de discussion.
12:37Sinon, il va y avoir une espèce d'escalade.
12:39Vous ne croyez pas que les peuples ont envie de la paix ?
12:42Vous ne croyez pas que le peuple russe a envie de la paix ?
12:44Vous ne croyez pas que le peuple ukrainien a envie de vivre en paix ?
12:47Donc, on est ennemi des dirigeants, on n'est jamais ennemi des peuples.
12:50Et notre responsabilité morale éminente, c'est de faire en sorte que la paix revienne.
12:56Les peuples ont envie de l'appeler, mais peut-être pas Vladimir Poutine ou Ségolène Royal.
13:01En tout cas, si Vladimir Poutine avait autant de force qu'on le dit,
13:05parce qu'il ne faut pas non plus surestimer les forces,
13:07il y a longtemps qu'il aurait terminé la guerre en Ukraine.
13:09Donc, ça veut dire qu'il n'est pas en position de force autant que cela.
13:13Et par conséquent, je pense, une fois de plus, que la France doit mettre en place,
13:17mais Emmanuel Macron est très faible de ce point de vue,
13:20et je pense qu'il n'est pas respecté par les différentes parties autour de la table,
13:24peut-être avec les pays du nord de l'Europe,
13:26peut-être avec les pays les plus menacés qui sont à l'est de l'Europe,
13:29il faut impérativement un lieu de médiation et de discussion.
13:32Et d'ailleurs, quand Trump est arrivé aux responsabilités aux États-Unis,
13:35il a commencé par dire, je vais faire la paix en Ukraine.
13:37– Il a tenté.
13:37– C'est pour ça qu'il avait été élu d'ailleurs,
13:40je vais tenter la paix en Ukraine, mais il faut le prendre au mot.
13:42Il faut dire, mais alors qu'est-ce que vous attendez ?
13:44Parce que c'est aussi l'intérêt du peuple américain qui est la paix en Ukraine.
13:47Donc, cette espèce de course en avant, de menace,
13:50attention, ils arrivent, etc.
13:52Certes, il y a une menace, mais qu'est-ce qu'on fait pour régler ce conflit ?
13:56Qu'est-ce qu'on fait pour régler ce conflit ?
13:58Moi, ça sera en effet, pour répondre à votre question,
14:00une de mes priorités, parce que je veux que les jeunes générations
14:05puissent naître dans un monde en paix.
14:07Et comme disait le général de Gaulle, pardon, de le citer une seconde fois,
14:11qu'est-ce que c'est que la paix mondiale ?
14:13C'est bien s'entendre avec ses voisins, bien s'entendre avec ses voisins.
14:17Et des opportunités comme les accords de Minsk ont été ratées.
14:21On ne les a pas soutenues suffisamment à ce moment-là
14:24pour essayer de déminer les conflits qui étaient en train de monter.
14:28Et donc, il faut revenir aux fondamentaux des accords de Minsk
14:32et voir, à partir de ces accords,
14:34ce que souhaitent Volodymyr Zelensky et le peuple ukrainien,
14:37qu'est-ce qui est acceptable pour eux ?
14:39Et qu'est-ce qu'on met comme base de médiation à discuter sur la table ?
14:43Mais il n'y a rien, c'est le nier.
14:45C'est le nier.
14:46J'entends ce que vous dites sur la nécessité de la paix.
14:49Vous aviez vous-même suscité beaucoup d'émois en 2022,
14:52y compris dans votre camp, d'ailleurs,
14:54en mettant en doute les crimes de guerre commis en Ukraine.
14:56Ça vous a été reproché par ceux-là même
14:59avec qui vous concourez aujourd'hui pour la primaire.
15:02Florian Philippot de gauche, c'est ce qu'avait dit Raphaël Glucksmann à votre sujet.
15:05Ce qui, dans sa bouche, n'est pas quelque chose d'extrêmement sympathique.
15:08Olivier Faure, vous avez qualifié d'agent de propagande.
15:11Est-ce que vous regrettez d'avoir mis en doute
15:12les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine ?
15:14Non, parce que je n'ai jamais mis en cause
15:17les crimes de guerre commis par la Russie en Ukraine.
15:19Donc les déformations, pour des raisons politiciennes des uns ou des autres,
15:24je ne les accepte pas.
15:25Est-ce que vous me permettez, Ségolène Noël, de reprendre ?
15:28On va essayer d'être le plus factuel possible.
15:29Ce que vous avez dit à l'époque,
15:30et je trouve que c'était sur cette chaîne...
15:31Oui, sur Mariupol.
15:32Sur Mariupol, la maternité de Mariupol, bombardée par l'aviation russe.
15:36On est en mars 2022.
15:38Vous dites, vous pensez bien que s'il y avait la moindre victime,
15:41le moindre bébé avec du sang, à l'heure des téléphones portables,
15:44on aurait eu les images.
15:46Il y a une photo qui a fait le tour du monde.
15:47Oui, là, vous sortez...
15:48Oui, il y a une photo avec le 1.4.
15:49Il y a une photo qui a fait le tour du monde,
15:51qui a été prise par des photographes d'associations de presse,
15:53qui étaient sur place.
15:55On la voit à l'écran, c'est cette femme enceinte...
15:57Tout à fait.
15:57...qui est morte, d'ailleurs, quelques jours plus tard.
16:00Son bébé.
16:00Aussi, cette photo, elle est exacte, elle est vraie.
16:03Oui, elle est vraie, cette photo.
16:04Mais quand je dis cette phrase,
16:06personne n'a la preuve de ce qui est arrivé.
16:09Et comme je sais d'expérience que
16:11toutes les guerres naissent par des propagandes de guerre.
16:14Regardez l'Irak.
16:15Heureusement que le chef d'État français, à ce moment-là, Jacques Chirac,
16:19avait mis en cause la parole américaine sur les armes de destruction massive
16:22et avait refusé de bombarder l'Irak.
16:24La guerre du Vietnam n'est pas un mensonge.
16:27Et quand vous prononcez cette phrase,
16:28on est plusieurs mois après ce qui s'est passé.
16:30Non, on n'est pas plusieurs mois.
16:31Ça vient d'arriver.
16:32Sauf erreur de ma part, ça vient d'arriver.
16:33On est en septembre, c'était en mars.
16:35L'Union européenne a déjà dit que ce sont des crimes de guerre.
16:38Les journalistes sur place ont rapporté factuellement
16:40ce qui s'est passé dans cette internité.
16:41– Exact, puisque le rapport de l'ONU qui fait l'enquête là-dessus date de quoi ?
16:47Vous l'avez vu ?
16:48– Je n'ai pas cité le rapport de l'ONU.
16:50– Non, mais le rapport de l'ONU justement a fait une enquête sur ce qui s'est passé
16:53par rapport à ce qui avait été dit que des dizaines de bébés avec leur maman
16:57avaient été ensevelis sous les décombres.
16:59Vous vous souvenez de cette phrase ?
17:01Vous vous souvenez que c'est à partir de cela qu'il y a eu une escalade ?
17:04Parce que c'est tellement horrible quand on s'en prend au bébé
17:06qu'on ne peut plus rentrer dans des procédures de médiation.
17:09Et donc ma parole était une parole de sagesse,
17:11c'est-à-dire de vérifier les faits avant de mettre fin à toutes les médiations,
17:17parce que c'est à partir de cette abomination
17:19que toutes les médiations ont été retirées,
17:23qu'il était désormais impossible de se faire parler entre belligérants
17:26et donc que la guerre est rentrée dans une escalade.
17:29Est-ce qu'ils vous ont fait parler et dire d'une propagande de guerre
17:33par la peur de la part de Volodymyr Zelensky ?
17:35Est-ce que de votre point de vue, en tout cas peut-être il y a quelques années,
17:38peut-être toujours aujourd'hui,
17:39le président ukrétien est un obstacle à cette paix ?
17:43Est-ce que si on vous suit ?
17:44Mais non, pas du tout.
17:46Mais pas du tout, puisqu'il en était victime lui-même.
17:48Lui-même, il l'a cru quand ça a été dit,
17:50quand on a dit des dizaines de bébés, des dizaines de mamans
17:52ont été ensevelis dans les décombres, ce qui était faux,
17:55parce qu'il y a eu une victime, en effet, celle que l'on voit.
17:57C'est déjà une de trop, une victime.
17:58Mais le rapport de l'ONU a fait son enquête là-dessus
18:02et a en effet dit ce que j'ai dit.
18:05Et d'ailleurs, il y a eu une rectification ensuite
18:08au moment des prises de parole pour dire, en effet,
18:11voilà ce qui s'est passé.
18:12Il y a eu une femme victime et son bébé.
18:14C'est déjà trop.
18:15Mais quand ça a été annoncé, souvenez-vous,
18:17on a tous été en état de sidération,
18:19parce qu'on a dit que c'est une maternité qui est bombardée,
18:22avec tous les bébés et les mamans qui étaient en train d'accoucher,
18:25ensevelis sous les décombres.
18:26Ça, ce n'était pas exact.
18:27Ça n'est pas dans le rapport de l'ONU précisément.
18:30Donc, pour me résumer, je pense qu'en début des processus de guerre,
18:34il faut vérifier les propagandes de guerre,
18:37non pas pour les nier, je n'ai jamais nié les crimes de guerre,
18:40mais parce que ceux qui sont vingt en guerre
18:42ou qui veulent l'escalade de la guerre,
18:45ils utilisent les propagandes de guerre aussi
18:47pour que ça monte, peut-être de bonne foi en les croyant,
18:50mais la responsabilité.
18:51Et d'ailleurs, plusieurs experts du ministère de la Défense
18:54ont dit comme moi, on dit « attention, attention aux propagandes de guerre »
18:59qui toujours, regardez la guerre du Vietnam,
19:02le désastre pendant des dizaines d'années,
19:04qui est né sur un mensonge initial.
19:08Il faut la paix, tout doit être fait pour apaiser les choses.
19:12Et donc, c'est plus facile, vous savez, d'être dans des logiques belliqueuses
19:16que de toujours dire « mais non, il y a peut-être un espace,
19:19même si c'est une fenêtre toute petite, il faut l'utiliser
19:23parce que nous avons le devoir de transmettre le monde
19:26que nous recevons en meilleur état que quand on l'a reçu ».
19:30– Ségolène Royal, on en vient à un point que vous avez brièvement évoqué tout à l'heure,
19:33la crise des carburants que subissent les Français en ce moment en France.
19:36– Oui, vous en avez parlé, c'est un sujet évidemment important
19:39pour les Français et leur pouvoir d'achat.
19:40Le gazole vient d'établir un nouveau record à 2,41 euros.
19:44Il y a des appels à manifester, à bloquer le territoire français.
19:48Neuf Français sur dix, selon un sondage d'Oxa pour le Figaro,
19:52estiment qu'il y a un nouveau mouvement des Gilets jaunes
19:54qui va survenir dans les semaines et mois à venir.
19:57Et alors vous, vous dites, si un jour je suis président de la République,
20:00il n'y aura pas de mouvement social.
20:02Est-ce que vous pouvez nous donner la recette magique à cette assertion ?
20:07– Oui, je vais vous la donner.
20:09– Alors expliquez-nous.
20:09– La recette magique, c'est d'aimer les gens.
20:12– C'est aussi simple que ça.
20:13– Oui, c'est de se mettre à leur place.
20:16Mais la plupart des hommes politiques s'aiment eux-mêmes.
20:19Et disent, on a dit ça, donc on va, vous,
20:22on ne comprend pas ce que vous dites, etc.
20:24Et la plupart des hommes politiques d'ailleurs qui décident aujourd'hui
20:26ne payent même pas leur essence.
20:28Ils ont des voitures, ils ont des chauffeurs,
20:30ils ne payent pas leur essence.
20:32– Les dirigeants, ils ne payent pas leur essence.
20:34Ils ont des voitures, des chauffeurs,
20:35c'est le contribuable qui paye leur essence.
20:38– Le gouvernement a mis en place pour aider
20:41ce qu'on appelle les gros rouleurs,
20:42donc les professionnels qui utilisent beaucoup leurs voitures.
20:46– Je reviens au mouvement social.
20:47– Il y a des choses qui ont été faites.
20:48– Je vais vous raconter une histoire.
20:49Quand les gilets jaunes sont nés,
20:51j'ai appelé Emmanuel Macron au deuxième jour.
20:53Quand j'ai vu les femmes retraitées qui enfilaient le gilet jaune,
20:56au mois de novembre, il faisait froid au mois de novembre,
20:59aller occuper les ronds-points, il y a quand même quelque chose
21:01qui ne va pas là.
21:02Ils avaient mis donc la taxe carbone.
21:04J'appelle Emmanuel Macron, j'ai dit, il faut enlever ça,
21:06ça va mal tourner.
21:08Je le savais d'autant plus que j'avais supprimé l'éco-taxe.
21:11Quand j'ai vu les bonnets rouges,
21:13l'éco-taxe créée par le gouvernement Fillon,
21:15dont je reçois la responsabilité de la gestion,
21:18quand je suis ministre de l'Environnement,
21:20je reçois les bonnets rouges,
21:23je reçois les entreprises de transport,
21:25elles me disent, ça va mal tourner.
21:26Les camions vont bloquer les routes.
21:29Je dis, ah bon, les camions vont bloquer les routes ?
21:31Mais on va immédiatement arrêter cet éco-taxe.
21:34Ils avaient raison, parce que j'écoute, moi,
21:38je me mets à la place des gens.
21:39Qu'est-ce que j'ai entendu ?
21:40Un chauffeur, un producteur de chou-fleur de Bretagne
21:45qui prend son camion, qui va à un gis et qui paye l'éco-taxe.
21:50Mais la grande compagnie de camions qui prend son essence en Belgique,
21:55qui traverse toute la France, puis qui reprend son essence en Espagne,
21:58ne paye pas l'éco-taxe.
22:00Je dis, ah ben oui, mais ce n'est pas juste ça.
22:01Et j'ai supprimé l'éco-taxe.
22:03Aujourd'hui, sur la crise des carburants,
22:04qu'auriez-vous fait si vous aviez été au pouvoir
22:06dès le début de la flambée des prix ?
22:08J'aurais tout de suite baissé les impôts.
22:11Les taxes sur les impôts ?
22:13Mais bien sûr.
22:14La moitié du prix de l'essence, c'est de l'impôt.
22:17Lesquels ?
22:17La moitié du prix de l'essence.
22:18Donc, ce qu'il faut bien comprendre, que les gens comprennent,
22:21c'est que quand vous avez un litre d'essence
22:23qui passe de 1 euro à 2 euros,
22:25ou plutôt de 2 euros à 3 euros,
22:27le rendement de l'impôt augmente.
22:29Parce que la TVA, c'est 20%.
22:30Ensuite, il y a la taxe, c'est l'assise,
22:33ce qu'on appelle l'assise, l'ancienne TIPP sur l'essence.
22:35Et en plus, vous avez le fameux impôt
22:38sur le certificat d'économie d'énergie,
22:40quelque chose qui ne marche absolument pas.
22:42Vous souhaitez supprimer ?
22:43Donc ça, c'est 15 centimes.
22:44Mais tout de suite, vous supprimez ça.
22:47L'ancienne ministre de la transition écologique,
22:50ou de l'écologie à l'époque,
22:52plaide pour supprimer cette taxe
22:54qui prépare à la transition écologique.
22:56Je vais vous dire pourquoi.
22:57De même que j'étais hostile à l'écotaxe,
22:59hostile à la taxe à bol,
23:01je suis contre l'écologie punitive.
23:03Ça, ça en est pour vous ?
23:04Financer les pompes à chaleur, les voitures électriques ?
23:05Mais financer où ? Par quel circuit ?
23:08Vous avez déjà vu par quel circuit ça se fait ?
23:10Moi, j'avais fait le crédit d'impôt.
23:13Aujourd'hui, quelqu'un qui fait installer
23:15une pompe à chaleur chez lui
23:18bénéficie de ses certificats d'énergie
23:19pour faire baisser parfois de plusieurs milliers d'euros.
23:22L'argent ne s'évapore pas, c'est ce que je veux dire.
23:24Ah si, l'argent, c'est d'accord.
23:26Beaucoup de fraude, des fonds qu'on ne maîtrise pas bien,
23:30des qualités de travaux douteuses.
23:33Moi, j'avais fait les baisses d'impôts pour les travaux,
23:35c'était direct, ça ne coûtait rien administrativement.
23:37C'était 8 000 euros de baisse d'impôts pour une personne seule,
23:4116 000 euros pour un coup.
23:42Là, vous baissez de combien ?
23:43Et les chantiers d'isolation avaient explosé.
23:47En plus, avec les artisans locaux.
23:49Là, vous baissez les taxes, donc certificats, on a compris.
23:52La TVA et toutes les taxes, vous les baissez de combien
23:54pour arriver à combien ?
23:55Je pense que le bon prix de l'île d'essence
23:59pour que l'économie reprenne et que les gens arrêtent d'avoir peur,
24:01c'est 1,70 euros.
24:04Donc, entre 1,70 euros et 2 euros,
24:07il y a 2,40 euros, 70 centimes d'écart.
24:10Ça fait 70 centimes.
24:11Mais qui paye ces 70 centimes, Manon Roy ?
24:13Mais vous avez vu qu'aujourd'hui,
24:17le coût du litre d'essence entraîne des faillites.
24:21Personne ne calcule le coût que représentent
24:25les gens qui renoncent à se déplacer,
24:27les gens qui renoncent à aller travailler,
24:29les entreprises qui font faille.
24:30Ça coûte combien, ça ?
24:31Ça coûte beaucoup plus que le rendement même de l'impôt.
24:34Je fais un rapide calcul.
24:35C'est ça qui n'est pas intelligent.
24:36Rapide calcul.
24:38Si je compte bien, j'espère ne pas me faire taper sur les doigts
24:40par les économistes,
24:42baisser de 70 centimes les taxes,
24:44comme vous le proposez,
24:45c'est 35 milliards d'euros.
24:46Vous assumez.
24:47On peut le faire aujourd'hui.
24:48Mais combien coûte aujourd'hui
24:51la hausse du prix de l'essence ?
24:53Combien ça coûte ?
24:54Combien il y a de gens qui en sont en faillite ?
24:55Ça, on ne le sait pas,
24:56parce que c'est caché, ces chiffres.
24:58Il y a des dizaines de milliers de dépôts de bilan aujourd'hui.
25:01Les artisans, les commerciaux,
25:02regardez ce que deviennent les centres-villes.
25:04Les boulangers qui ferment,
25:06les restaurateurs qui ferment,
25:07tous les métiers du manuel,
25:09qui sont des métiers durs d'ailleurs,
25:11qui en plus sont confrontés à la hausse du prix de l'énergie.
25:13Les entreprises de transport qui font faillite,
25:16les gens qui n'osent plus se déplacer,
25:18le délitement des familles
25:19parce que les grands-parents ne peuvent plus aller voir leurs petits-grands.
25:22Mais dans quelle pagaille on est là ?
25:24– Jim Jérassé faisait référence aux CZ pour les gros rouleurs
25:27et pour ces millions de ménages,
25:28environ 3 millions qui ont accès à ce chèque
25:31que le gouvernement d'ailleurs envisage de prolonger dans le temps.
25:34Pour vous, ce n'est pas suffisant.
25:36Il explique aussi le gouvernement
25:37que l'État des finances publiques ne permet pas d'aller plus loin,
25:40ne permet pas de faire plus.
25:42Est-ce que c'est un argument ?
25:43– Non, ce n'est pas un argument
25:44puisque l'Espagne a baissé les taxes.
25:47La France est en récession, ça ne vous a pas échappé.
25:50– Techniquement non.
25:53– Presque.
25:53– Vous le savez.
25:54– Croissance zéro.
25:55– Puisque les économistes nous regardent ici…
25:57– Pourquoi est-ce qu'en Espagne, il y a plus de 2% de croissance
26:00et qu'ils ont baissé les taxes sur l'essence ?
26:02Parce qu'ils font le choix de l'activité économique,
26:05ils font le choix des entreprises,
26:06ils ne font pas le choix de la peur.
26:08Ils ne font pas le choix de la peur.
26:09Aujourd'hui, les arbitrages budgétaires,
26:11mais tous les jours, ça fait peur.
26:13Un coup, on s'en prend aux retraités,
26:15le lendemain, c'est autre chose.
26:17Mais qu'est-ce que c'est que ça ?
26:18Il faut qu'ils arrêtent, parce que c'est pendant 8 mois d'ici.
26:21Combien ? 200 jours ?
26:23Ils ont encore 210 jours précisément.
26:25– Ils ont encore 210 jours pour nous faire souffrir.
26:30Ça suffit.
26:31210 jours de païaille.
26:33Ils feraient mieux de ne rien faire.
26:35C'est-à-dire, ils reconduisent le budget de l'année prochaine,
26:37mais ils arrêtent leurs réformes qui font peur aux gens.
26:41Alors, on les annonce, on les retire.
26:43Mais vous savez, le coût du chaos est bien supérieur
26:47au coût de la tranquillité.
26:49C'est pour ça que je parle de la France tranquille.
26:51Ce n'est pas la France qui ne fait rien.
26:52Mais c'est arrêter de faire peur aux gens,
26:54d'agiter les gens pour rien.
26:56Pour rien.
26:57Et surtout, laisser tranquille les retraités.
27:00Parce que ce qui est en train de se passer
27:01avec la menace sur les retraités,
27:03c'est qu'il y a une diminution de la consommation.
27:05Donc, on creuse la crise économique.
27:08Les retraités ont peur.
27:09Ils se disent, mais si nos retraites sont grignotées,
27:12demain, on ne pourra plus remplir le frigidaire.
27:15Là, on aide nos petits-enfants pour faire telle et telle chose,
27:18des activités périscolaires, des études supérieures.
27:20Mais on ne pourra plus.
27:21Donc, vous détruisez les familles.
27:23Vous détruisez les familles.
27:25Les retraites, c'est le patrimoine de ceux qui n'en ont pas.
27:27À quoi ça sert d'agiter ça tous les quatre matins ?
27:31Ils feront moins de dégâts et ça coûtera moins cher
27:36de reconduire le budget de l'année dernière.
27:39C'est tout.
27:40Et après, le prochain président ou la prochaine présidente
27:43prendra ses responsabilités au mois d'avril.
27:45Juste, Ségolène Royal,
27:46Jim Jarassé évoquait le spectre d'un retour possible des Gilets jaunes.
27:49Est-ce qu'à l'instar d'un Fabien Roussel,
27:51patron des communistes, candidat à la présidentielle,
27:53vous pourriez être sur un rond-point avec eux ?
27:55Est-ce que vous entendez, est-ce que vous soutenez leur colère ?
27:58Vous les appelez à aller dans la rue ?
27:59Mais moi, je comprends leur colère.
28:02Mais je demande au gouvernement de déminer cette colère.
28:06Vous voyez, on a eu une succession de répression depuis dix ans.
28:10Mais c'est ça qui me dit.
28:12Mais la politique, ce n'est pas ça.
28:13La politique, c'est d'anticiper les problèmes,
28:16de les régler, d'entendre les gens
28:18et pas de se dire, on sait mieux que vous,
28:19vous êtes des ignares, on sait mieux que vous
28:22et vous tapez sur la figure entre les Gilets jaunes qui ont été réprimés.
28:25Au bout de 48 heures, on aurait pu les retirer.
28:27Ça a coûté énormément cher en croissance économique,
28:31en image de la France à l'international.
28:33Les Champs-Élysées saccageaient,
28:35mais c'était à pleurer de tristesse de voir ça.
28:37Les gens obligés de se manifester pour se faire entendre.
28:41Donc je vous le dis, en 48 ans,
28:42il n'y aurait pas eu de Gilets jaunes avec moi.
28:44Ensuite, il y a eu la répression des pompiers.
28:47Vous vous rendez compte ?
28:48La répression des pompiers.
28:50Ils avaient raison.
28:51S'ils avaient été écoutés,
28:53ils auraient été dotés des matériels qu'ils demandaient.
28:55La répression des infirmières.
28:57Il y avait même eu des infirmières frappées au sol.
28:59Ah bon ?
29:00Maintenant, on en voit la répression contre les manifestations d'infirmières
29:04qui demandaient des moyens.
29:05Si on avait écouté les infirmières
29:07et si on leur avait donné les moyens,
29:09il y aurait peut-être eu moins d'enfermements pendant le Covid.
29:11La répression des agriculteurs.
29:14Le dernier exemple dans l'Ariège,
29:15il y a un agriculteur qui avait 200 bovins.
29:18On lui envoie 300 gendarmes mobiles
29:21pour abattre tout le troupeau.
29:24Alors que dans d'autres pays,
29:25on a mis des bêtes en quarantaine,
29:28on a vacciné et on n'a pas saccagé comme ça
29:32en créant une peine immense aux familles d'éleveurs
29:35à l'abattage systématique des troupeaux,
29:37y compris avec la force des hélicoptères.
29:40Des hélicoptères contre des agriculteurs.
29:42On a vu les images et on en a beaucoup parlé sur cette chaîne.
29:45C'est pas la France.
29:46Il faut réparer la France, réparer la Maison France,
29:50comprendre ses blessures et les soigner.
29:52Voilà le sens de ma candidature.
29:54Il reste 210 jours.
29:56Marie l'a rappelé avant l'élection présidentielle.
29:58Mais avant ça, il y a une autre échéance qui vous concerne directement également.
30:01C'est le premier tour de la primaire des socialistes.
30:03C'est dans trois semaines, un tout petit peu moins.
30:04Il y a eu un coup de théâtre au Parti socialiste cette semaine, mercredi matin.
30:07L'un des candidats, l'un des six candidats, a été écarté in extremis par les instances du parti
30:13après des accusations de violence.
30:14C'est Philippe Brun, accusation de violence portée par une ancienne collaboratrice.
30:18Philippe Brun conteste ses accusations.
30:20Il parle d'une manipulation contre lui.
30:22Il affirme qu'il n'y a pas de plainte contre lui.
30:25Il demande d'ailleurs d'être réintégré à la primaire.
30:28Et aujourd'hui, un autre candidat, Jérôme Gatch, lui apporte son soutien.
30:32Il faut le réintégrer, c'est ce que dit Jérôme Gatch.
30:34Je ne trouve pas ça respectueux de la camaraderie qui pourrait exister.
30:40On pouvait lui passer un coup de fil la veille en lui disant
30:42« Attention, on a un problème, regardons comment le gérer ».
30:44En même temps, moi je respecte la parole de ceux qui dénoncent, en l'occurrence une femme,
30:49quelque chose dont je ne sais pas ce que c'est et qui serait de caractère pénal.
30:52Donc c'est le point d'équilibre entre le respect de la présomption d'innocence
30:55et la parole des victimes.
30:57Mais entre les deux, il y a la manière dont on a géré ça.
31:00Et je trouve que la direction du Parti Socialiste a été vite en besogne.
31:05Est-ce qu'il faut, Ségolène Royal, réintégrer Philippe Brun à cette primaire ?
31:09Est-ce que vous avez d'ailleurs pu lui parler récemment ?
31:11Non, non, je ne lui ai pas parlé, mais je ne suis pas dans les instances
31:15qui ont pris cette décision.
31:17Donc je n'ai pas les éléments du dossier.
31:19Ce que je pense, c'est que face à la présomption d'innocence,
31:23il y a la présomption de vérité des femmes qui parlent.
31:25Et qui est un chantier immense de lutte contre les violences faites aux femmes.
31:29Sur ce cas précis, je n'ai pas d'avis.
31:31Moi, je fais confiance à Johanna Roland, qui maintenant gère l'EPS.
31:35Comme vous le savez, c'est une femme responsable, sensée, posée.
31:39Donc j'imagine qu'elle a pris cette décision en toute connaissance de cause.
31:43Et heureusement, parce que si une fois la primaire lancée,
31:47cette affaire avait surgi.
31:48Mais c'était toute la primaire qui était mise en cause.
31:52Vous nous dites que vous n'avez pas toutes les informations,
31:54mais selon les informations qui ont été transmises à la presse,
31:58cette femme aurait saisi les instances à partir du mois de juillet,
32:02aurait fait connaître ces faits dès le mois de juillet.
32:05Est-ce que le PS, finalement, n'a pas trop tardé
32:08à engager une procédure à l'encontre de l'IPS ?
32:11Je ne sais pas. Je ne suis pas dans les instances du PS.
32:13Est-ce que vous pensez que cette affaire peut entacher
32:17la légitimité de ce processus de départage
32:20qui est la primaire à gauche ?
32:22Non, je ne crois pas. C'est l'inverse qui l'aurait entachée.
32:25Si l'affaire avait surgi pendant les primaires,
32:27ça aurait été un vrai problème, si vous voulez.
32:30Non, non.
32:30Là, vous dites que ça a été parfaitement géré.
32:33Je le pense.
32:35Et il ne faut pas entendre la voix de Philippe Blain
32:37qui demande à être réintégré, qui se dit salut.
32:39Saisis des tribunaux, peut-être.
32:42Il y a peut-être des voies de recours, je ne sais pas.
32:45Les tribunaux pour demander sa réintégration à la Ténèque ?
32:47Je ne sais pas s'il y a des voies de recours, je ne sais pas.
32:50Éric Dupond-Moretti, l'ancien garde des Sceaux,
32:52a tweeté aujourd'hui.
32:53Philippe Brun virait sans même avoir été entendu
32:55par de supposés des hérités de Robert Badinter.
32:58Et le contradictoire dans tout ça ?
33:00Et le contradictoire dans tout ça ?
33:02Je ne suis pas sûre qu'il soit vraiment
33:04en situation de donner des conseils et des recommandations.
33:08Pourquoi ?
33:09C'est tout.
33:10Non, je n'ai pas d'autres commentaires.
33:11Parce qu'il a été ministre, pour une autre raison.
33:14Honnêtement, là on parle de la France,
33:16les Français qui souffrent.
33:18Donc il y a une hiérarchie aussi
33:20entre l'investissement intellectuel
33:22dans ce que je peux faire sur les différents sujets.
33:24Là, je n'ai pas d'informations.
33:25Je vous dis heureusement que ça n'est pas arrivé
33:29pendant la primaire et que le problème sera réglé avant.
33:31Ce premier tour aura lieu le 9 et le 10 octobre prochains.
33:35J'aimerais vous montrer cette affiche finalement.
33:37On s'attendait à six candidats.
33:39Vous serez finalement cinq sur la ligne de départ.
33:42Vous êtes la seule femme dans cette prime primaire,
33:45au milieu donc de quatre hommes.
33:46Le parti socialiste Ségolène Royal
33:48reste-t-il un parti de macho,
33:51comme vous l'y avez dit encore il y a quelques années ?
33:55Je ne sais pas, mais est-ce que je crois que...
33:57Pour ce silence.
33:58Pour ce silence.
33:59Non, non, non.
33:59En disant, peut-être sur la suite.
34:01Je pense que l'accession d'une femme
34:04au plus haut de fonction est une révolution.
34:07Et ce que je souhaite,
34:10c'est que cette révolution
34:12ne soit pas accomplie par l'extrême droite.
34:14C'est une révolution de gauche.
34:16Ça n'est pas tout à fait la question de Marie.
34:18Non, mais je me projette vers l'avenir.
34:23Et je souhaite,
34:24je ne sais pas si je vais être désignée aux primaires,
34:26je ne sais pas si je vais gagner ensuite
34:28l'élection présidentielle.
34:29Ce que je pense, en tout cas,
34:31c'est que...
34:32Et peut-être que ça a été aussi
34:33une de mes motivations,
34:35c'est que cette révolution, enfin,
34:38d'un plafond de verre
34:39qu'on arrive à déplacer,
34:41le plancher collant et le plafond de verre,
34:43vous savez ce que c'est ?
34:44Et donc j'espère que cette révolution
34:47et qu'il y a un besoin,
34:49comme je l'écris dans mon livre,
34:51qui va garder les enfants,
34:51il y a un besoin de tranquillité,
34:54il y a un besoin d'amour des gens,
34:56j'allais dire d'amour maternel,
34:58mais vous voyez,
34:58se mettre à la place des autres,
34:59faire grandir les jeunes,
35:01s'occuper des jeunes générations.
35:02Aujourd'hui, un jeune sur dix
35:04fait une tentative de suicide
35:05parce que ça n'a pas été soigné
35:07après le Covid.
35:08Ça, c'est quelque chose
35:09qui me préoccupe.
35:11Et dans cette transmission,
35:12moi je serai là,
35:13si je suis élue,
35:14je suis une femme de transmission
35:16pour permettre à cette jeune génération
35:17de recroire dans leur pays,
35:19de recroire dans leur avenir.
35:21Je ne me permets pas de tentative
35:21de questions de Jean-Gérard.
35:23Je vais me rapprocher.
35:25Pour vous,
35:26une victoire, par exemple,
35:27de Marine Le Pen
35:28serait moins une victoire symbolique
35:30pour les femmes
35:31qu'une victoire,
35:32par exemple, la vôtre.
35:33C'est ce que vous nous dites.
35:35Attendez, c'est complexe ça.
35:36Vous nous avez dit,
35:37je ne veux pas qu'une femme
35:39venant de l'extrême droite,
35:40c'est une victoire
35:41qui va appartenir à la gauche.
35:42Donc, pour vous,
35:43une victoire potentielle
35:44de Marine Le Pen
35:44ne serait pas une victoire
35:45symbolique pour les femmes
35:48comme le serait une victoire
35:49d'une femme de gauche.
35:50Non, ce n'est pas que symbolique,
35:52ce n'est pas que
35:54une question de genre.
35:56Ce n'est pas parce qu'on est une femme,
35:58c'est bien parce qu'on est une femme.
35:59Mais non, il y a aussi
35:59ce qu'on pense,
36:00ce qu'on dit,
36:01d'où l'on vient,
36:01ce qu'on a fait, etc.
36:03L'identité,
36:03vous ne dites pas d'un homme,
36:05c'est formidable,
36:06c'est un homme.
36:06Jamais l'homme est réduit
36:07à son genre.
36:08Donc, jamais les femmes
36:09ne vont être réduites
36:10à leur genre.
36:11Cela dit,
36:12c'est vrai que c'est tellement
36:13difficile que je souhaite
36:17que ce soit la gauche
36:17qui y arrive.
36:18Quand vous voyez
36:19ces cinq visages,
36:20Ségolène Royal,
36:21vous, on vous a mis au milieu
36:21les quatre hommes autour,
36:22qui est favori ?
36:24Qui est favori ?
36:25C'est les électeurs
36:26qui vont le décider.
36:26Au premier, vous voulez dire ?
36:28Mais rien n'est joué
36:29puisqu'on ne sait pas
36:29qui va venir voter.
36:32Vous dites encore
36:32et cette petite musique
36:34qui décrit Raphaël Bluxman
36:35comme le favori, justement.
36:38Oui, je dis ça.
36:38On revient souvent.
36:40Vous dites rien n'est joué
36:42encore une fois ?
36:43Bien sûr, rien n'est joué.
36:44Bien sûr.
36:45En introduction de cette émission,
36:46on le disait avec Marc,
36:47vous ne ménagez pas justement
36:49Raphaël Bluxman
36:50comme le candidat
36:51de place publique.
36:52Non, mais je dis les choses
36:53avec sincérité
36:54comme elles sont,
36:54si vous voulez.
36:55Je pense que
36:57la situation du pays
36:58est telle
36:59que les Français
37:00vont choisir ensuite
37:01quelqu'un d'expérience
37:02qui a fait ses preuves.
37:04Il n'en a pas assez selon vous.
37:05Il n'a jamais géré
37:06quoi que ce soit
37:07dans sa vie.
37:08Il est élu,
37:09OK, à la tête d'une liste,
37:11mais il n'a jamais
37:12géré quoi que ce soit.
37:14Il n'a pas de métier d'origine.
37:16Il n'a jamais géré
37:16même une collectivité locale,
37:18une entreprise, etc.
37:18Vous ne pouvez pas passer,
37:20si vous voulez,
37:21d'une activité respectable
37:25à diriger un État
37:27si vous n'avez jamais
37:28été élu au suffrage
37:29universel direct
37:30ou fait vos preuves
37:32dans la gestion
37:34des affaires publiques.
37:35Vous avez une formule
37:36absolument lapidaire
37:37chez nos confrères
37:38de Libération.
37:39Ça suscite quelques sourires,
37:40je crois, derrière moi.
37:42Pour diriger un pays,
37:42il faut déjà avoir un métier.
37:43Vous ne mettez pas
37:44un stagiaire
37:45à la tête d'une entreprise.
37:47Oui, c'est ça.
37:48Il est stagiaire.
37:48Il est stagiaire en politique, oui.
37:50Et vous, vous êtes la patronne ?
37:52Moi, j'ai géré,
37:54si vous voulez,
37:55j'ai eu quatre mandats
37:57de parlementaire.
37:57J'ai géré une région
37:58pendant dix ans
37:59en faisant un laboratoire
38:00d'excellence environnementale.
38:02J'ai géré quatre fois,
38:03j'étais quatre fois ministre.
38:05J'ai géré la COP21.
38:07Oui, j'ai une expérience.
38:09Et ça se termine par
38:10faut voter par la patronne
38:11et pas pour le stagiaire, c'est ça ?
38:12Non, et le temps viendra
38:14peut-être pour le stagiaire.
38:15Mais plus tard.
38:15Le temps viendra
38:16quand il aura franchi
38:17les échelons.
38:18employés d'où ?
38:19Quand tu l'auras fait, c'est preuve.
38:20Qui c'est le stagiaire
38:21qui l'emporte à la primaire ?
38:22À la déchart.
38:23Vous faites quoi ?
38:25Si c'est le stagiaire
38:26qui l'emporte à la primaire,
38:27vous ne votez pour lui ?
38:27Je ne le crois pas.
38:28C'est une hypothèse que vous ne...
38:30Les militants socialistes
38:32sont à l'image des citoyens.
38:34Alors, il y a des militants socialistes
38:35et en plus,
38:37ils savent bien
38:38que ça risque
38:39de ne pas aller jusqu'au bout.
38:40Mais si c'est lui qui gagne...
38:41Mais si c'est lui,
38:42si c'est le stagiaire...
38:42Si c'est le stagiaire,
38:43vous vous engagez
38:44à le soutenir ?
38:47Si Raphaël Glucksmann
38:48l'emportait ?
38:49Vous nous dites ce soir,
38:50oui, je le soutiendrai.
38:51Ça dépend.
38:51Vous n'avez pas signé une charte ?
38:52On a signé une charte
38:55de la responsabilité
38:57de celui qui est désigné
38:58pour faire l'union de la gauche.
38:59Donc, il n'y a pas obligation
39:01de soutenir le...
39:04Vous me suivez.
39:05qu'il va falloir faire
39:06l'alliance avec le centre
39:07et avec la droite.
39:07Je précise à noter
39:08les spectateurs
39:08que vous subissez
39:09une attaque de mouche.
39:10Voilà.
39:12Quelqu'un qui a eu
39:13une mauvaise langue
39:13dans le public
39:14a dit que c'est un coup
39:14de Raphaël Glucksmann.
39:15Oui, voilà.
39:16Je lui laisse
39:16la responsabilité
39:17de ses propos.
39:18Non, mais soyons sérieux.
39:20C'est-à-dire qu'il y a
39:20deux lignes politiques
39:23dans cette primaire.
39:24Je dis des choses caches.
39:25Vous connaissez.
39:27Il y a la ligne politique
39:28du nom de la gauche.
39:29C'est-à-dire,
39:29dès que je suis désignée,
39:30moi, j'oblige aux règles.
39:32Donc, je fais l'alliance
39:33avec les écologistes,
39:34avec les communistes,
39:35avec la gauche.
39:36Jusqu'aux insoumis ?
39:38Mais non,
39:38les insoumis ne veulent pas
39:39faire alliance.
39:40Dans une perspective
39:41de ce bouton ?
39:41Les insoumis ne veulent pas
39:43faire alliance.
39:43Il est hors de question
39:44de se mettre derrière
39:45Jean-Luc Mélenchon.
39:46Ça, c'est bien clair.
39:47C'est clair.
39:47Si je suis désignée
39:48par les militants
39:49et au-delà,
39:50vous pouvez tous venir voter,
39:52même si le prix est élevé.
39:53Mais j'ai découvert
39:54quand même qu'il y avait
39:56une déduction fiscale.
39:5715 euros,
39:57déduction fiscale de la moitié.
39:58Ça fait 5 euros.
39:59Je dis ça à tous ceux
40:00qui veulent voter.
40:01J'aurais voulu 2 euros,
40:02moi, mais bon.
40:03Et donc,
40:04et l'autre,
40:05Raphaël Luc Scrip,
40:06qui nous dit,
40:06mais non,
40:07par l'autre,
40:08les autres,
40:09parce qu'ils sont plus...
40:10Par obsession
40:12contre LFI,
40:13ce qui n'a jamais fait un projet,
40:14je pense que quand on répète
40:15une obsession contre LFI
40:17ou obsession contre l'extrême droite,
40:18c'est un problème.
40:20Parce que vous les remettez
40:21au centre du débat politique.
40:23Ça veut dire,
40:24si je vous suis bien,
40:24Ségolène Royal,
40:25que jamais vous ne pourrez
40:27appeler à soutenir
40:27Raphaël Luxman
40:28si c'est lui qui gagne.
40:29Vous ne pourrez pas dire,
40:30il y a un mois,
40:31c'était un stagiaire
40:32et aujourd'hui,
40:32je veux qu'il arrive à l'Élysée.
40:34C'est impossible.
40:34Non, mais ce n'est pas le sujet.
40:35Mais si,
40:35parce que je me suis engagé
40:36à soutenir,
40:37mais à condition
40:37qu'il respecte la charte.
40:39La charte ne dit pas
40:40qu'on va faire alliance
40:41avec le centre,
40:41avec la droite,
40:42avec les macronistes.
40:43La charte ne dit pas ça.
40:45Or,
40:46quand vous avez une obsession,
40:47je le répète,
40:48anti-LFI ou anti-RN,
40:49vous remettez
40:50ces deux parties
40:50au sein du débat politique.
40:52Moi,
40:52vous ne m'avez jamais entendu
40:53ni diaboliser
40:54les électeurs du LFI
40:55ni diaboliser
40:56les électeurs du RN.
40:57C'est plutôt,
40:57mais pourquoi est-ce que
40:58ces gens sont partis
40:59voter l'extrême droite,
41:00par exemple ?
41:01C'est qu'on n'a pas été
41:02suffisamment,
41:03c'est que les dirigeants
41:04n'ont pas été suffisamment
41:05à l'écoute.
41:05Donc,
41:06il y a un vote de colère.
41:07Moi,
41:07je ne veux pas
41:08qu'il y ait de vote de colère.
41:09si Raphaël Luxman
41:09nous l'emportait demain.
41:10Mais je ne l'emportais.
41:11Mais je ne suis candidata
41:16pour gagner,
41:20vous évoquez aussi
41:22certains l'appels
41:23« Elephant in the room ».
41:24Vous savez,
41:24l'éléphant dans la pièce.
41:25Il s'appelle François Hollande.
41:26Il ne participe pas
41:27à la primaire socialiste.
41:29Il n'y participe pas.
41:31Vous ne l'avez vu venir.
41:32Vous ne l'avez vu venir.
41:33Mais il est évident,
41:34il était sur ce plateau,
41:35il était sur BFM.
41:37Alors qu'il n'est pas candidat
41:38aux primaires.
41:38Il n'est pas candidat aux primaires,
41:40mais il pense,
41:40en effet,
41:42possiblement à se présenter.
41:44J'ai pas dit que l'expérience.
41:45Expérience et bilan.
41:46Si vous gagnez,
41:47Ségolène Royal,
41:47justement,
41:48cette primaire,
41:48est-ce que vous demanderez
41:49à François Hollande
41:50de renoncer à se présenter ?
41:52Mais je n'ai rien à demander du tout.
41:56Mais je ne vais pas encore
41:57me positionner avec les autres.
41:59Je suis dans mon couloir
42:01comme une sportive de haut niveau.
42:03J'avance avec les convictions
42:05qui sont les siennes.
42:08Comprendre les blessures de la France,
42:10rendre mon pays en meilleur état
42:12que quand on l'a reçu,
42:14que le déclin
42:15qu'on nous a infligé
42:17au cours de ces dix dernières années
42:18était parfaitement évitable,
42:19que la France pourrait être
42:21dans une autre situation,
42:23que les jeunes pourraient être heureux,
42:25que les gens pourraient
42:25ne pas avoir peur
42:26et qu'on pourrait être
42:28une grande puissance industrielle
42:30si on avait investi
42:31dans les grands chantiers
42:32de la lutte contre
42:33le réchauffement climatique
42:34comme on l'avait décidé
42:36à la COP21.
42:38Donc,
42:38les ambitions de François Hollande...
42:40que l'on peut remonter la pente
42:42en faisant de la politique
42:44différemment,
42:44c'est-à-dire en se mettant
42:45à la place des gens
42:46et en se disant
42:47à chaque fois
42:48quand on prend une décision
42:49est-ce que ça c'est bon
42:50ou pas
42:50pour les nouvelles générations ?
42:52C'est Golan Royale.
42:52Est-ce que ça c'est bon
42:53ou pas ?
42:54Est-ce que c'est bon
42:55de taper sur les retraites ?
42:56Non.
42:56C'est même pas bon
42:57pour les jeunes
42:57parce que je vous l'ai dit
42:58tout à l'heure,
42:59ça oppose
43:00les clashes d'argent
43:01entre elles
43:02et ça déstabilise
43:03les familles
43:03alors même
43:04qu'ils ont supprimé
43:05l'impôt de solidarité
43:06Je refuse qu'on touche
43:08aux retraites
43:08tant qu'ils n'auront pas remis
43:09l'impôt de solidarité
43:11sur la fortune financière.
43:12Voilà, c'est des choses
43:13tout à l'heure.
43:13Vous avez dit tout à l'heure,
43:14moi je parle clairement,
43:15au moins les choses sont dites
43:16et c'est vrai que ce soir
43:16sur Raphaël Glucksmann
43:17ça a été clairement le cas.
43:19François Hollande
43:20revient avec un programme
43:21que beaucoup jugent
43:24plus à droite
43:24que le président
43:25qu'il a été.
43:26Retraite à 63 ans,
43:27je rappelle que
43:27le projet du PS
43:28c'est 62,
43:29c'est une année
43:30mais c'est important.
43:31Une forme de TVA sociale
43:33qui ne dit pas son nom
43:34mais en tout cas
43:35avec une très forte hausse
43:36de la TVA
43:36et certains de ses adversaires
43:38disent aujourd'hui
43:39François Hollande
43:39est devenu un homme de droite.
43:41Est-ce que vous considérez
43:42que c'est le cas ?
43:42Est-ce que son programme
43:43parlons des idées
43:44sont des idées de droite ?
43:45Vous ne m'avez pas invité
43:47pour une fois de plus
43:47parler des autres.
43:49Il faut faire un choix.
43:50Le bulletin de vote
43:51c'est un choix
43:52entre plusieurs candidats.
43:53Non, il y a des primaires.
43:54Ah si, si, je vous assure
43:54dans l'isoloir
43:56on a plusieurs bulletins.
43:57Mais il y a des primaires là.
43:58Oui.
43:59Donc là je suis dans les primaires
44:01je ne vais pas commenter
44:02les hypothèses.
44:02Et vous nous avez dit
44:03je vais les gagner.
44:04Donc j'essaye d'envisager
44:05les claves d'après.
44:06Je ne vais pas commenter
44:08les autres.
44:10J'aurais avec mes équipes
44:12parce que moi je crois aussi
44:14au travail collectif
44:15à la proposition collective
44:16après avoir bien écouté les gens.
44:18Pas comme ça l'ancien
44:19on va faire la TVA sociale.
44:21Qu'est-ce qu'il nous a dit l'autre ?
44:23Alléger les contributions
44:26les cotisations etc.
44:28Pour les mettre où ?
44:29La TVA sociale
44:30ça augmente les prix.
44:31ça n'a rien de social
44:32c'est antisocial.
44:33Vous augmentez la TVA
44:34vous augmentez les prix
44:35donc vous appauvrissez les gens.
44:37En quoi c'est social ça ?
44:38C'est Golan Royal
44:38on a bien compris
44:39que vous ne souhaitez pas
44:40vous positionner
44:42vis-à-vis de François Hollande.
44:44Un peu quand même.
44:45Un peu quand même.
44:46Juste reprendre vos mots
44:47au soir du deuxième tour
44:49de la présidentielle de 2007.
44:50Un certain
44:51qui met
44:53vous disiez
44:54je vous conduirai
44:55vers d'autres victoires.
44:56C'était vos mots.
44:57En vous présentant
44:58à cette primaire
44:58en espérant la gagner
44:59et donc en visant l'Elysée.
45:01Est-ce que vous vivez
45:01une forme de revanche
45:04politique
45:04ou peut-être plus personnelle ?
45:06Non.
45:07Ce n'est pas une revanche du tout.
45:08Ce n'est pas ça la démarche ?
45:09Non.
45:09Parce qu'il aurait très bien
45:10pu y avoir quelqu'un
45:11qui aurait émergé
45:12de la nouvelle génération.
45:14Et d'ailleurs
45:15pourquoi quelqu'un
45:16n'a pas émergé
45:17dans la nouvelle génération
45:18à gauche ?
45:19C'est parce qu'Emmanuel Macron
45:21n'a pas respecté
45:22le vote
45:22au moment des législatives.
45:24Il aurait dû y avoir
45:25un gouvernement de gauche.
45:26Vous voyez,
45:26à des charges,
45:27parce que je comprends
45:28pour la nouvelle génération
45:29qui se disent
45:29c'est Golan Roya
45:30il revient,
45:30c'était notre tour.
45:31Sauf qu'il n'y en a aucun
45:33qui a émergé
45:34en tant que leader politique
45:36capable de gagner
45:37une élection présidentielle.
45:38Si, le stagiaire.
45:39Non,
45:40mais le stagiaire
45:40ne peut pas gagner
45:41une élection présidentielle.
45:42Vous ne pouvez pas gagner
45:43une élection présidentielle.
45:44Parce que sinon,
45:45c'est pas comprendre
45:46la politique.
45:47Vous ne pouvez pas
45:48gagner une élection présidentielle
45:49quand vous ne connaissez pas
45:50la France.
45:50Les gens ne veulent pas
45:50d'un Macron bis
45:52qui ne connaissait pas
45:53les Français.
45:54Et donc,
45:54on nous a tapé dessus
45:56parce qu'il ne connaissait
45:56pas la France.
45:57Il ne comprenait pas
45:58la France périphérique.
45:59Il ne comprenait...
45:59Il n'avait jamais tenu
46:01des permanences électorales
46:03au fin fond de la France.
46:04Moi, j'étais 20 ans
46:05députée des Deux-Sèvres.
46:06J'ai dirigé une région
46:07Poitou-Charentes.
46:08J'ai vu les gens souffrir.
46:10On les a aidés.
46:10On a monté des projets,
46:11etc.
46:12C'est des années
46:16des ministères
46:17avec des résultats
46:18extrêmement positifs.
46:20Ils ne seront jamais
46:20brutalisés les gens.
46:22Jamais je n'ai fait
46:22une réforme
46:23qui a soulevé
46:23des contestations.
46:25Jamais.
46:26Que du positif.
46:27Et donc,
46:27par conséquent,
46:28c'est ça.
46:29Et puis, en plus,
46:30il faut se faire respecter
46:30après des autres leaders
46:32du monde.
46:32Et donc,
46:33c'était quoi la question ?
46:34Et donc, je pense que...
46:35Je vais peut-être
46:37passer à une autre question.
46:38Il nous reste 5 minutes.
46:40Dans quelques instants,
46:41ce sera le petit oral.
46:41Juste un signal politique,
46:42c'est que ceux qui pensent
46:44qu'il y a une espèce
46:45de social-démocratie
46:46molle
46:47qui va retouiller
46:48avec les macronistes
46:50quelque chose
46:50pour empêcher
46:51je ne sais quoi,
46:52ils s'effondreront.
46:54Ils s'effondreront
46:55et à ce moment-là,
46:56le boulevard
46:57pour Marine Le Pen,
46:58mais elle les écrasera.
47:00Et donc,
47:00mon pari,
47:01c'est de se dire
47:02que même si le PS,
47:04ce n'était pas brillant,
47:05le PS,
47:06avec un 70
47:07aux dernières élections
47:08présidentielles,
47:09etc.
47:09Donc,
47:10même si le PS
47:10a eu du mal
47:12et n'a pas été
47:12à la hauteur,
47:13je pense,
47:13des attentes,
47:16ça vaut le coup
47:16d'essayer,
47:17peut-être c'est mon côté
47:18mitterrandiste
47:18en me disant
47:19mais non,
47:19cette histoire du socialisme
47:20qui vient du XIXe siècle,
47:22elle ne peut pas s'arrêter
47:23et avec Raphaël Glucksmann,
47:26cette histoire s'arrêtera
47:27puisque les socialistes
47:29disparaîtront,
47:30il n'y aura plus
47:30de groupes socialistes,
47:31etc.
47:31Ils inventeront
47:31un bidule
47:33qui va s'appeler
47:33je ne sais pas comment.
47:34Eh bien,
47:35moi,
47:35je dis non
47:35parce que cette histoire,
47:37elle ne nous appartient pas.
47:39Elle est plus grande que nous.
47:40Elle appartient aux générations
47:41qui se sont battues
47:42pour faire la protection sociale.
47:44C'est vrai,
47:44on aimerait vous entendre
47:46quand même sur une affaire
47:47qui a secoué
47:48l'audiovisuel public,
47:49notamment ce week-end,
47:50le journaliste Charles Sapin,
47:52directeur adjoint
47:53de Valors Actuelles,
47:54a décidé de quitter
47:56France Inter
47:56où il assurait
47:57un édito dominical.
47:59Son arrivée avait provoqué
48:01deux jours de grève
48:02et pour apaiser les syndicats,
48:04France Inter lui avait proposé
48:05un débat
48:06face à un contradicteur,
48:07débat que Charles Sapin
48:09a refusé.
48:10Est-ce qu'il y a
48:11un problème selon vous
48:12de pluralisme
48:13au sein de Radio France
48:15et plus généralement
48:16de l'audiovisuel public ?
48:17C'est compliqué comme question
48:19parce que moi j'aime bien
48:23la liberté éditoriale,
48:25je veux dire,
48:25c'est la liberté d'expression,
48:26la diversité des expressions,
48:28c'est tellement important,
48:29tellement important aussi.
48:31Mais c'est vrai
48:31que ça faisait bizarre
48:32quand même faire venir
48:33Valeurs Actuelles
48:34parce qu'ils sont déjà partout.
48:36Donc vous le regrettez ?
48:37Les médias de droite
48:37et d'extrême droite
48:38sont déjà partout.
48:40Non mais peut-être,
48:40là aussi,
48:41vous voyez,
48:41pourquoi un conflit ?
48:42Comment se fait-il
48:43qu'il n'y ait pas eu
48:44des consultations
48:44de l'association
48:47des rédacteurs
48:48ou des journalistes
48:48de la radio ?
48:50Pourquoi ça n'a pas été discuté ?
48:50C'est les salariés
48:51qui ont décidé
48:52de lancer le conflit
48:53avec la direction.
48:53Oui, mais pourquoi
48:54ils n'ont pas été consultés avant ?
48:55Pourquoi on leur impose
48:56comme ça quelque chose
48:57sans explication ?
48:59Vous souhaiteriez
48:59une consultation
49:00pour tout le choix
49:01de tous les éditeurs
49:01et les journalistes
49:03dans un média ?
49:03C'est pas normal
49:04qu'il y ait un conflit
49:05de cette nature
49:07sans que ça ait été anticipé.
49:09Parce que si ça avait été anticipé,
49:12la direction de Radio France
49:13aurait réalisé
49:14que ça ne passait pas,
49:15que ça faisait plus de polémiques
49:16qu'autre chose.
49:18Et en même temps,
49:19moi, jamais j'aurais signé
49:20la pétition contre lui.
49:21Ça ne me serait même pas
49:22venu à l'idée.
49:23Parce que je pense
49:24que la diversité,
49:25justement,
49:26ça a obligé
49:26à être peut-être
49:27plus exigeant
49:28pour combattre
49:29un certain nombre d'idées.
49:31Ségolène Royal,
49:32c'est l'heure du petit oral.
49:33Il nous reste deux minutes.
49:34Le petit oral,
49:35série de questions-réponses
49:36assez courtes,
49:37si c'est possible,
49:38et parfois plus personnelles.
49:39C'est Marie qui vous pose la première.
49:41Ségolène Royal,
49:41si vous perdez cette primaire,
49:43pardonnez-moi,
49:43on entendra encore parler de vous.
49:45ou c'est votre dernier tour de piste ?
49:46Mais je vais la gagner.
49:49Réponse courte.
49:50Réponse courte.
49:50Le pape arrive en France
49:52en fin de semaine.
49:53Est-ce que vous comptez
49:54aller le voir
49:55à l'une des cérémonies
49:56que ça organisait ?
49:58Laquelle ?
49:59À l'UNESCO.
50:00À l'UNESCO.
50:00J'étais invitée,
50:01je dirais.
50:02C'est important pour vous,
50:03la visite du pape ?
50:04Ça résonne ?
50:05Mais bien sûr.
50:07Regardez d'ailleurs
50:08le nombre de jeunes.
50:09Vous vous rendez compte ?
50:09Il y a 600 000 jeunes
50:10au Stade de France.
50:11Pourquoi ?
50:12Parce que c'est un homme de paix,
50:13ce pape.
50:15comme ses prédécesseurs.
50:16Et c'est, comme je le disais tout à l'heure,
50:18les derniers leaders
50:19qui osent parler de la paix,
50:21qui osent parler
50:22de la protection,
50:25de la lutte contre les souffrances,
50:27de l'attention portée
50:28aux plus modestes,
50:29d'être la voix des sans voix.
50:31Mais ça donne des leçons aussi
50:33aux responsables politiques.
50:34Ségolène Royal,
50:35est-ce que vous avez des amis proches
50:36qui votent pour l'ORN ?
50:38Non.
50:39Ce n'est pas bizarre
50:40quand il y a un Français sur trois
50:41que vous n'en connaissiez aucun.
50:43Mais peut-être me le disent-ils pas.
50:45Ils n'osent pas vous le dire ?
50:47Non, mais je ne sais pas
50:48si vous pensez
50:49qu'il y a une grosse proportion.
50:51Mais à votre reconnaissance ?
50:52Sans doute des connaissances,
50:54si, je pense des agriculteurs
50:57qui souffrent,
50:58des gens qui souffrent,
51:01que je connais bien,
51:03qui sont mes proches
51:05des territoires
51:06où je suis allée,
51:06sans doute.
51:07Marie ?
51:08Des commerçants
51:08que j'aime bien.
51:09Vous ne faites pas toute la liste
51:10des gens que vous avez rencontrés,
51:11mais il y en a forcément
51:12qui votent pour l'ORN.
51:13Je vous croise sur parole.
51:14Je vous croise sur parole.
51:15Marie ?
51:16Si votre dernier livre,
51:17Ségolène Royal,
51:18s'intitule
51:19« Mais qui va garder les enfants ? »
51:21Vraie question.
51:22en gagnant la primaire,
51:23si j'en crois vos prédictions
51:25et peut-être en allant
51:26vers l'Elysée,
51:26qui va garder les petits-enfants ?
51:28Ségolène Royal ?
51:29Bonne question.
51:32Dernière question.
51:33Il n'y aura pas de réponse.
51:33C'est pour la dernière.
51:34À quand monte
51:35votre dernière colère saine ?
51:37Ségolène Royal.
51:38Ah, bonne question.
51:40Là aussi.
51:41Ma dernière colère saine.
51:44Colère tout court.
51:45Ça, c'est une colère.
51:46Tout à l'heure.
51:47Non, mais là,
51:47c'est une colère.
51:49L'inertie d'un gouvernement,
51:50la souffrance des gens,
51:52face à la possibilité
51:53qu'il y a de baisser
51:54le prix de l'essence.
51:56Ça, vraiment,
51:57c'est quelque chose
51:58qui me révole
51:59parce que la politique,
52:00tous les jours,
52:01elle doit être
52:01pour penser les blessures
52:03et pour redonner de l'énergie
52:05à ceux qui vont de l'avant
52:06pour que le pays se redresse.
52:08Moi, je suis sûre
52:09que la France peut se redresser
52:10en l'aimant d'abord,
52:12en donnant des opportunités,
52:13en soignant ce qui ne va pas,
52:15en écoutant,
52:16en construisant.
52:17c'est bien sûr
52:19que c'est à notre portée.
52:20Merci.
52:21Vérifiez quand même
52:21votre portable.
52:22Il n'est pas impossible
52:23que Raphaël Glussmann
52:23vous passe un coup de fil
52:24après cette émission.
52:25On vous laisse tranquille.
52:26Et vous nous direz
52:28ce qu'il en est.
52:28Merci infiniment,
52:29en tout cas,
52:29Ségalène Royal,
52:30d'avoir été l'invité
52:31du Grand Oral BFM TV
52:33Le Figaro.
52:33Merci Marc,
52:34merci Jim.
52:35Merci également au public
52:36qui était là ce soir.
52:37Vous pouvez d'ailleurs
52:38participer à cette émission
52:39en vous inscrivant
52:40sur le site
52:41weekclass.fr.
52:43Et voilà,
52:43il y a Théra,
52:44vous venez
52:45à côté de l'aide royale
52:46pour attendre
52:46les applaudissements.
52:47Sous les applaudissements.
52:48Sous les applaudissements.
52:49Sous les applaudissements.
Commentaires