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  • il y a 2 heures
Dans cet extrait, Eric Massiet du Biest (producteur d’aventures et fondateur de @baluchon_on_wheels) nous partage une confidence entendue au début des années 2000 de la part d’un industriel du médicament. À travers cette révélation, il dénonce le cynisme économique mais aussi le complexe du « Sauveur Blanc » qui entoure souvent les rapports entre l’Occident et le continent africain.

Fort de ses voyages, notamment au Congo, il oppose deux visions : celle du voyageur qui sort de sa zone de confort pour s’intégrer humblement à la culture locale, et celle, plus paternaliste, de certaines grandes « machines » de l’aide humanitaire occidentale qui arrivent avec la certitude de savoir comment les choses doivent être faites.

Et vous, pensez-vous que l’aide humanitaire occidentale impose parfois sa propre vision avec condescendance ? Débattez-en en commentaires 👇💬

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Transcription
00:00Il m'expliquait que pour que l'industrie pharmaceutique se porte bien, il fallait que l'Afrique soit pauvre et
00:05malade.
00:05Au début des années 2000, j'avais rencontré un gars qui avait une grosse société qui achetait des médicaments en
00:11vrac à des labos
00:12et qui les revendait à des gouvernements africains.
00:14Il m'expliquait que pour que l'industrie pharmaceutique se porte bien, il fallait que l'Afrique soit pauvre et
00:21malade.
00:21Ça, c'est une mentalité de sauveur blanc.
00:23Si on veut vraiment profiter du pays, il faut rentrer dans le moule.
00:26Il faut devenir un Africain, il faut réfléchir comme eux, il faut avoir envie de danser, il faut manger comme
00:31eux, même si des fois, ce n'est pas très ragoûtant.
00:33Au Congo RDC, en 2007, après 20 ans de guerre, je suis rentré dans un village à l'ouest du
00:38pays
00:39où les gamins de moins de 18 ans nous couraient après en disant « Muzungu, Muzungu », c'est-à
00:43-dire le blanc.
00:43Ils n'avaient pas vu un blanc depuis 20 ans.
00:46Et moi, mon objectif, ce n'était pas de me sentir fier ou supérieur à tout.
00:49J'avais l'impression d'être un explorateur. J'étais super content.
00:52Les voyageurs qui aiment bien aller en dehors de leur zone de confort, je ne pense pas qu'ils ont
00:56cette sensation d'être un sauveur blanc.
00:58Par contre, les machines occidentales où on va amener l'aide humanitaire, il y a un côté « Nous, on
01:06sait, on va vous aider, c'est comme ça qu'il faut faire ».
01:08Le crayon
01:10« Nous, on sait, on sait, on va vous aider, c'est comme ça qu'il faut faire ».
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