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00:09C'est avec un énorme plaisir que je vous retrouve sur Median TV pour cette nouvelle escale culture bien sûr
00:16et artistique au coeur de l'Afrique.
00:18Aujourd'hui un programme très éclectique, on parlera cinéma, on parlera notamment art contemporain dans quelques minutes en immersion totale
00:27dans l'univers de Abu Diyah.
00:29Mais avant toute chose, nous parlons musique, nous parlons jazz avec la 28e édition de Jazz Araba avec Majid Barcaz.
00:44Et comme première place au jazz aujourd'hui avec cet événement, à ne surtout pas rater la 28e édition de
00:55Jazz Araba.
00:57En partenariat notamment avec la délégation européenne.
01:02Et pour notre plus grand plaisir, nous avons l'immense honneur de recevoir le directeur artistique côté programmation marocaine du
01:13festival.
01:13Il est avec nous, on ne le présente plus.
01:15Majid Barcaz, bonjour.
01:18Bonjour.
01:19Merci beaucoup d'être avec nous, grand musicien, grand mélomane.
01:27Mais également, vous êtes à la tête de la programmation Maroc, de cette 28e édition de Jazz Araba.
01:35Une très belle programmation que l'on va détailler ensemble dans quelques instants.
01:41Beaucoup d'invités marocains à l'honneur d'Abel Abed, encore Khalid Cohen et bien d'autres encore.
01:50Et voilà, une belle place à la fusion.
01:53Un genre que vous maîtrisez à la perfection.
01:57Au-delà, bien sûr, du fait que vous soyez à la tête de la direction artistique côté Maroc.
02:03Et d'ailleurs, c'est bien pour cela que vous êtes, puisque vous connaissez.
02:05Et pour vous, qu'est-ce qui est important, justement, ne pas juste juxtaposer les fusions ?
02:10Qu'est-ce qui fait que deux musiciens, justement, arrivent à parler fusion entre eux ?
02:18Alors, d'abord, si je reviens à mes expériences personnelles, ça a toujours été une relation humaine, avant qu'elle
02:31soit musicale.
02:35Il y a, dans la vie, il y a beaucoup de musiciens dans le monde, mais certains musiciens touchent plus
02:45et me parlent plus.
02:49Et donc, c'est la même chose pour les musiciens européens ou américains.
02:54Ils écoutent la musique dans le monde entier, les différentes cultures, les différents genres de musique.
03:04Mais ils sont touchés par un style ou un autre.
03:09En ce qui me concerne, j'ai toujours été contacté par des musiciens de jazz de renommée.
03:15Et c'est eux qui m'ont contacté.
03:18Et on a créé une histoire humaine et après, musicale.
03:22Et donc, même pour le jazz araba, l'ex-jazz O'Shala et l'ex-jazz O'Shala, je choisis toujours des
03:32musiciens qui sont ouverts
03:34et qui connaissent la culture des autres et qui sont prêts à cette expérience.
03:45C'est-à-dire de faire une rencontre qui peut réussir ou peut ne pas réussir.
03:52Il faut avoir l'audace d'aller vers l'autre et de dialoguer avec l'autre.
03:58Et c'est ça l'esprit de ce festival.
04:01Et justement, le jazz, c'est beaucoup d'inattendus, beaucoup de rencontres.
04:06C'est déjà une musique à la base qui a plusieurs racines, donc qui est déjà très métissée de par
04:14son origine ou plutôt ses origines.
04:17Et voilà, c'est beaucoup d'improvisation, d'inattendus, de sensibilité, d'univers musicaux qui se rencontrent.
04:24Et je voudrais savoir comment vous pensez à travers le jazz, la musique au Maroc aujourd'hui,
04:30et notamment dans votre vision de jazz araba lorsque vous faites la programmation ?
04:39D'abord, moi je suis très heureux de voir qu'au Maroc, maintenant, il y a pas mal de festivals
04:45de jazz
04:47et que les jeunes accordent une grande importance au jazz.
04:55Et la preuve, c'est qu'à chaque fois qu'on organise ce festival, il est complet.
05:00Et il y a beaucoup de jeunes.
05:03Les musiciens, les jeunes musiciens aussi, ils s'intéressent maintenant au jazz et aux fusions en général,
05:10ce qu'on appelle les fusions ou les rencontres.
05:13Moi, je préfère le mot rencontre.
05:14Et donc, ça a commencé avec le festival, quand on était au Zidaya, en 1996.
05:26On a commencé ces rencontres.
05:29Je me rappelle, en 1996, il y avait, la plupart du public, c'était des diplomates.
05:35Et à partir de 1997, on a commencé à voir qu'il y a beaucoup d'intérêt parmi les jeunes
05:48qui s'intéressent à ces rencontres et ces fusions.
05:50Et donc, on ne peut qu'encourager d'aller dans cette direction,
05:56à condition de ne pas faire n'importe quoi,
06:01c'est-à-dire de connaître la culture de l'autre,
06:04et d'être ouvert,
06:07et aussi,
06:11d'aller doucement,
06:14sans se précipiter,
06:17d'aller doucement et sûrement.
06:20Et justement, pour cette 28e édition,
06:23beaucoup d'artistes marocains
06:25à l'honneur,
06:27beaucoup de jeunes talents
06:29qui sont ouverts à la fusion,
06:32à la culture de l'autre,
06:34à cette union humaine,
06:37artistique,
06:39musicale.
06:40Et j'aimerais donc qu'on revienne un peu plus en détail,
06:42peut-être,
06:43sur les invités marocains
06:46de cette 28e édition du Jazz Araba.
06:50Comment s'est fait votre choix ?
06:52Et qu'est-ce que vous pouvez nous dire,
06:54en fait,
06:54sur ces artistes ?
06:59Alors,
07:02si je peux parler en détail,
07:04pour la première soirée
07:08du 24 septembre,
07:12l'ouverture va se faire
07:14avec un musicien marocain
07:16de renom
07:17qui vit en France
07:19depuis 1978.
07:22Il s'agit de Khaled Cohen,
07:24excellent percussioniste,
07:27qui a étudié la musique indienne,
07:30la musique brésilienne,
07:31et les rythmes du monde
07:35et qui est de Fès,
07:38qui connaît très bien
07:40la musique guinawa
07:42et aïssawa
07:43et la culture marocaine.
07:45Et donc,
07:46c'est lui qui va ouvrir
07:48la CRMU
07:49et qui va être suivi
07:51par Mohamed Mounchara,
07:53qui a un projet,
07:56un excellent projet
07:57de jazz.
07:58Oui,
07:59c'est un guitariste de jazz
08:00et c'est un joueur de août
08:02aussi
08:02et il veut proposer
08:04cette rencontre,
08:08ce style.
08:11Pour la première fois,
08:13je pense,
08:13dans un festival,
08:15à ma connaissance,
08:17et ça va être
08:18un dialogue
08:19entre musique berbère
08:21de la classe
08:22et le jazz.
08:24– En tout cas,
08:27allez-y,
08:28je vous en prie,
08:28allez-y,
08:29pardon,
08:29allez-y,
08:29je vous en prie.
08:31– La deuxième soirée,
08:33ce sera pour la première fois
08:35aussi qu'un violoniste
08:40marocain de Marrakech,
08:42Hicham Tselmoudi,
08:43il va nous proposer
08:44sa conception
08:46de fusion
08:47entre la musique orientale
08:49et la musique marocaine
08:50et le jazz.
08:53Et aussi,
08:55pour la première fois
08:55dans notre festival,
08:58la présence
08:59de la femme
09:01est très importante
09:02dans notre festival,
09:03donc,
09:04on aura le plaisir
09:05d'accueillir
09:06Sarah Mouleblet,
09:08qui va nous enchanter
09:10avec ses compositions
09:12et son dialogue
09:13avec le jazz.
09:17La troisième soirée,
09:20c'est le 26 septembre,
09:23un excellent joueur de houd
09:25d'Utanger,
09:27Youns Fakhar,
09:28va nous présenter
09:29son nouveau projet aussi,
09:33avec un dialogue
09:34avec le canon,
09:35le mail,
09:36les percussions
09:36et l'improvisation
09:39de jazz.
09:41Et la dernière soirée
09:43de la clôture,
09:43ça sera avec
09:45la voix envoûtante
09:48de notre artiste,
09:49Abir el-Abboub,
09:50de Tangier aussi,
09:52qui va dialoguer
09:54avec
09:56un grand saxophoniste
09:58flamico jazz
09:59qui nous vient
10:00de Sevilla.
10:03Donc une très belle
10:04programmation,
10:05très riche,
10:06très dense,
10:07qui nous attend,
10:09qui attend le public
10:10rebâti et autres.
10:12Et c'est toujours
10:12à la hauteur
10:14de l'attente
10:15du public
10:16et voire même plus.
10:17Et avant de nous quitter,
10:20c'est Magie de Bacasse.
10:21Donc voilà,
10:21la 28e édition
10:23qui bat son plein
10:24et pour la 29e édition.
10:26Parce que je sais
10:27qu'en général,
10:28quand la 28e commence,
10:30on a déjà une petite idée
10:31de la 29e.
10:32Qu'est-ce que vous pouvez
10:34nous dire ?
10:34Comment vous voyez
10:35la prochaine édition ?
10:40Eh bien,
10:41là on est
10:42dans la dernière ligne droite
10:44pour la 28e édition.
10:46Mais bien sûr,
10:48pour la 29e édition,
10:51d'abord,
10:52moi j'espère que
10:52les rencontres
10:54qui se font ici
10:55puissent voyager
10:58et tourner
10:59en Europe
11:01et à l'international.
11:02Et on avait vécu
11:04cette expérience
11:06dans notre festival.
11:08Je ne me rappelle plus
11:09de l'édition,
11:10mais j'avais programmé
11:13Feu,
11:14M. Saleh Chaké,
11:15le grand joueur de Canoon,
11:17avec le chanteur basque
11:20Benyata Tchigari
11:21et le guitariste
11:23Flamenco Pedro Solaire.
11:25Et suite à cette rencontre,
11:27ils ont tourné
11:27dans toute la France.
11:29Et donc,
11:31notre objectif,
11:32c'est toujours ça,
11:33c'est à partir
11:34de ces rencontres,
11:36exporter
11:37ces rencontres
11:38à l'étranger
11:39et pourquoi pas
11:42enregistrer des disques
11:43pour laisser
11:43une trace
11:44pour l'histoire.
11:46En tout cas,
11:47c'est toujours un plaisir
11:48que de vous recevoir
11:50au-delà du musicien,
11:52du méloman,
11:53un grand passionné
11:55de la musique
11:56et de l'humain.
11:57Et je rappelle
11:58que donc,
11:59vous êtes directeur
12:00artistique
12:01côté programmation
12:02Maroc
12:03pour Jazz
12:04à Rabat,
12:05toujours sous
12:06l'initiative
12:06de l'Union européenne.
12:08Merci d'avoir été
12:09avec nous,
12:10Majid Burkaz,
12:10c'est toujours un plaisir
12:11que de vous recevoir.
12:12Merci,
12:15bonne journée.
12:23Et tout de suite,
12:24nous parlons art contemporain
12:25avec l'univers artistique
12:27d'Aboudia
12:27qui est avant tout
12:28marqué par la ville
12:30et plus particulièrement
12:31par Abidjan
12:31où il agrandit
12:32ses peintures,
12:33s'inspire directement
12:34de son environnement,
12:36les rues,
12:36les quartiers populaires,
12:37les personnages
12:38qu'il rencontre
12:39et les scènes
12:40de la vie quotidienne.
12:41En tout cas,
12:41cette relation avec la ville
12:42devient particulièrement forte
12:43pendant la crise politique
12:45et militaire
12:45qui traverse la Côte d'Ivoire
12:47en 2010-2011.
12:49Aboudia est alors
12:50confronté à une réalité
12:50marquée par la violence,
12:52la peur et l'instabilité
12:53qui traduit dans ses œuvres
12:54à travers des silhouettes,
12:56des corps fragiles
12:56et des scènes
12:57parfois chaotiques.
12:58Cependant,
12:59son travail ne cherche pas
13:00simplement à reproduire
13:01cette réalité,
13:02il la transforme
13:03par la couleur,
13:04le mouvement
13:04et la déformation
13:05des figures.
13:06La ville apparaît ainsi
13:07comme un espace
13:08à la fois vivant,
13:09violent
13:09et profondément humain.
13:11Elle devient le reflet
13:12des tensions
13:12de la société
13:13contemporaine.
13:14On écoute tout de suite.
13:18Displasticien.
13:20J'ai commencé là
13:21depuis tout petit.
13:23J'ai découvert
13:24ce petit truc
13:25qui était en moi,
13:25qui était le dessin
13:26et je dessinais
13:27dans la salle de classe
13:28comme ça,
13:29j'ai vu qu'il y avait
13:30quelque chose
13:30qui était en moi
13:32qu'on appelait l'art.
13:34Je viens de la Côte d'Ivoire.
13:36La ville où j'ai grandi
13:37a eu beaucoup d'influence
13:39parce qu'étant un enfant
13:40de cette ville-là,
13:41il y avait beaucoup
13:41de choses à raconter
13:43mais qu'est-ce qui était
13:44le plus important ?
13:45Je me suis dit
13:45que dans la vie,
13:46il n'y a pas quelque chose
13:47de plus important
13:48que l'enfant,
13:49les enfants
13:50et l'éducation.
13:52Je ne fais pas
13:53d'autres choses
13:54à part les enfants
13:55parce qu'il y a tellement
13:55de choses à dire
13:56sur les enfants,
13:57il y a tellement de choses
13:58à faire sur les enfants
13:58et avant de parler
14:00d'autres choses,
14:01il faut d'abord
14:02parler de ces enfants-là
14:04qui sont la relève,
14:05qui sont le pilier
14:06de tout un pays,
14:07de toute une nation
14:08et dans le monde entier.
14:12En tout cas,
14:13l'originalité d'Aboudia
14:14repose également
14:15sur son langage plastique
14:17qui mélange
14:18plusieurs influences.
14:19Ses œuvres rappellent
14:21à la fois le graffiti,
14:22la bande dessinée,
14:23le dessin d'enfant
14:24et certaines formes
14:25de l'art africain contemporain.
14:27Il utilise des couleurs
14:28fortes, des lignes rapides
14:29et une accumulation
14:30de signes,
14:31de mots et de symboles
14:32qui donnent à ces tableaux
14:34une grande énergie.
14:35En tout cas,
14:35ces personnages
14:36sont souvent représentés
14:37de manière volontairement
14:38simplifiée
14:39avec par exemple
14:39de grandes têtes,
14:40des yeux très expressifs
14:41et des corps déformés.
14:43Et cette apparente simplicité
14:44permet pourtant
14:45de transmettre
14:46des émotions fortes.
14:47Les inscriptions,
14:48les signes qui traversent
14:49ces étoiles
14:50donnent également
14:50l'impression
14:51d'entendre un peu
14:52plusieurs voix.
14:53Aboudia construit
14:54ainsi un univers visuel
14:55proche de la rue
14:56où l'image,
14:57l'écriture et le mouvement
14:58se mélangent.
14:59Son art peut donc
15:00être considéré
15:01comme une forme
15:01de langage urbain
15:02et il reprend d'ailleurs
15:03des éléments issus
15:04de la culture populaire
15:05pour créer
15:06une esthétique personnelle
15:07immédiatement reconnaissable.
15:09La poubelle,
15:11souvent sur le trottoir,
15:13voilà,
15:14tout mon matériel
15:14vient de la rue.
15:15On a du carton,
15:16on a du charbon,
15:18on a des crayons
15:19pour montrer,
15:20pour rester proche
15:21de cette réalité-là,
15:22de ces enfants-là.
15:23parce qu'il ne faut pas
15:24falsifier l'histoire,
15:25il faut écrire
15:26l'histoire telle qu'elle est.
15:28L'art,
15:29c'est quelque chose
15:30qui voyage,
15:32c'est quelque chose
15:32qui va à l'encontre
15:34du public,
15:35que ce soit pauvre,
15:36riche,
15:37l'art,
15:38c'est pour tout le monde.
15:40Moi,
15:40j'essaie de comprendre
15:41qu'est-ce qui se passe
15:42avec le monde entier.
15:43Si nous,
15:44on décide
15:46de faire la guerre,
15:47pourquoi on ne peut pas
15:47décider de faire la paix
15:48et décider d'aider
15:50des gens
15:51qui donnent dans la rue ?
15:52On a ce pouvoir-là,
15:53mais qu'est-ce qui ne va pas ?
15:54Et c'est cette question-là
15:56que je me pose,
15:57pose, pose,
15:58j'espère trouver
15:59une réponse.
16:08Si la violence
16:09et la crise ivoirienne
16:10occupent une place
16:11importante dans son travail,
16:13l'univers d'Aboudia
16:14dépasse progressivement
16:15le contexte de son pays.
16:17En tout cas,
16:18ses œuvres abordent
16:19des thèmes plus universels
16:20comme l'enfance,
16:21la mémoire,
16:21l'identité,
16:22la marginalisation
16:23et la survie.
16:24La figure de l'enfant
16:25est particulièrement importante
16:26puisqu'elle représente
16:27souvent une innocence
16:28confrontée,
16:29un endroit qui est
16:29un environnement difficile,
16:31mais aussi une forme
16:31de résistance et d'espoir.
16:33À travers ses personnages
16:34anonymes,
16:35Aboudia ne raconte donc
16:36pas seulement
16:36une histoire ivoirienne,
16:38il évoque plus largement
16:39la condition des jeunes
16:40dans les grandes villes africaines
16:42et les bouleversements
16:43du monde contemporain.
16:44Ainsi, son œuvre
16:45transforme une expérience
16:46personnelle et locale
16:48en une réflexion plus large
16:49sur la société.
16:50La violence devient une mémoire,
16:52la rue devient un espace
16:53de création
16:53et les personnages
16:54deviennent les témoins
16:55d'une époque.
16:56L'univers d'Aboudia
16:57se construit donc
16:58autour de trois dimensions
16:59essentielles.
17:00La ville,
17:00le mélange des langages
17:01artistiques
17:02et la mémoire de la violence.
17:04En tout cas,
17:04son travail puise
17:05dans la réalité ivoirienne
17:06tout en utilisant
17:08un vocabulaire
17:08visuel contemporain,
17:10inspiré notamment
17:11du graffiti
17:11et de la culture populaire.
17:13Et par son énergie,
17:15ses couleurs
17:15et ses personnages,
17:16Aboudia parvient justement
17:18à transformer
17:19des expériences
17:19parfois difficiles
17:21en une œuvre vivante,
17:22personnelle
17:23et universelle.
17:24Ces enfants étant dans la rue
17:26n'ont pas d'éducation
17:28et quand l'éducation
17:29n'a pas,
17:30on n'a rien.
17:32C'est mon combat
17:33de pouvoir décrire
17:35l'état de la société.
17:39Quand Jean Dubuffet travaillait,
17:40moi je ne t'ai pas en connaître,
17:41mais aujourd'hui
17:42quand tu vois les travaux
17:42avec Jean Dubuffet,
17:43il y a une communication.
17:44Les couleurs,
17:45le travail,
17:46la force,
17:47ce côté innocent.
17:49L'art n'a pas de frontière
17:51et je suis très content
17:52de se poser
17:53à côté de ce maire-là.
17:55Si aujourd'hui
17:56je rencontrais
17:57Jean Dubuffet,
17:58j'aimerais beaucoup
17:59apprendre auprès de lui
18:00et j'aimerais qu'il me tienne
18:02la main
18:03pour me montrer
18:03la voie à suivre.
18:10Et place au 7e art
18:11avec Demba
18:12de Mamadoudia
18:13qui raconte le parcours
18:14d'un homme
18:15confronté
18:16à la perte de sa femme
18:17et sa disparition
18:18constitue un véritable
18:20bouleversement
18:21dans sa vie
18:21et modifie progressivement
18:23son rapport aux autres
18:24et à son environnement.
18:25Demba continue à vivre
18:26son quotidien,
18:27à travailler,
18:27à s'occuper de sa famille
18:28mais il semble intérieurement
18:30déconnectée
18:31de ce qui l'entoure.
18:33On regarde tout de suite
18:33un extrait de La Bondance.
18:34Musique
18:35Musique
18:37Musique
18:37Sous-titrage MFP.
19:18J'ai créé, répertorié et classé les archives de cette ville pendant 27 ans.
20:02Sous-titrage MFP.
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