Passer au playerPasser au contenu principal
  • il y a 8 minutes

Catégorie

📺
TV
Transcription
00:11Générique
00:17Mesdames, Messieurs, bonsoir. Merci de vous informer sur Médian TV.
00:20Voici les principaux titres de votre soirée.
00:25Toujours pas de répit dans les combats au Yémen.
00:27Les rebelles houthis font état d'un mort dans des frappes saoudiennes.
00:31Des frappes qui ont visé des tours de télécommunications dans le nord du pays.
00:38L'Europe et le Canada sont plus forts ensemble.
00:41Ce sont les mots du Premier ministre canadien Mark Carney devant le Parlement européen.
00:45Il a salué l'idée de voir son pays devenir membre associé de l'Union européenne.
00:50Un projet déjà qualifié de ridicule par le président américain Donald Trump.
00:57Et enfin, le Congrès américain adopte un nouveau paquet de sanctions contre la Russie.
01:02Le texte prévoit pour la première fois, côté américain, de s'en prendre à la flotte fantôme de la Russie.
01:08Un texte soutenu par Donald Trump.
01:13A la lune de l'actualité ce jeudi, le ministre des Affaires étrangères, de la coopération africaine et des Marocains
01:18résidant à l'étranger,
01:19Nasser Boreta, s'est entretenu avec le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres,
01:25ce mercredi au siège de l'ONU à New York.
01:28Durant cette réunion, le secrétaire général de l'ONU a chargé le ministre de transmettre à sa majesté le roi
01:34Mohamed VI
01:35ses salutations fraternelles et respectueuses, ainsi que son admiration pour l'engagement du royaume du Maroc
01:41en faveur du multilatéralisme et pour ses positions courageuses en défense des trois piliers des Nations Unies,
01:47même dans des situations complexes.
01:49Notant que le monde traverse des moments difficiles avec des crises qui s'aggravent et des guerres qui s'élargissent,
01:55Antonio Guterres a également tempéré en constatant que le Maroc, si heureusement,
02:00se porte bien grâce au leadership de sa majesté le roi.
02:04À cet égard, il a exprimé son admiration pour le rôle joué par la diplomatie marocaine,
02:09agissante, élégante et déterminée sous la conduite du souverain,
02:13tant au sein des Nations Unies que sur la scène internationale.
02:17À cette occasion, Nasser Boreta a transmis les salutations amicales de sa majesté le roi Mohamed VI,
02:21que Dieu l'assiste ainsi que sa haute appréciation pour la coopération qui a marqué les relations
02:26entre le Maroc et les Nations Unies durant les deux mandats du secrétaire général de l'ONU depuis 2016.
02:36L'escalade se poursuit au Moyen-Orient.
02:39Il n'y a toujours pas de répit dans les combats.
02:42Au Yémen, les rebelles outils font état d'un mort dans des frappes saoudiennes,
02:46des frappes qui ont visé des tours de télécommunications dans la province de Taez.
02:51Un peu plus au nord, une personne a été blessée.
02:56Depuis quelques jours, les rebelles outils signalent des frappes quotidiennes menées par Riyad
03:00en riposte à leur offensive éclair de la semaine dernière.
03:07Et sachez que du côté saoudien, la chute de débris lors de l'interception d'un drone outil a fait
03:12un mort.
03:13Il s'agit d'une personne de nationalité yéménite.
03:16Un saoudien et un pakistanais ont également été blessés.
03:21L'après-finule, le renforcement de l'armée libanaise et le retrait d'Israël du pays du Cèdre
03:27des sujets au cœur du sommet de Paris consacré à la situation au Liban à l'Elysée.
03:33Le président français a d'abord rencontré son homologue libanais, Joseph Aoun.
03:37Après cet entretien, Emmanuel Macron a accueilli le roi Abdullah II de Jordanie aux Invalides.
03:43Par la suite, les trois dirigeants ont eu un entretien ensemble avant d'élargir la réunion
03:48avec plusieurs États partenaires, dont le Royaume-Uni, les États-Unis ou encore l'Arabie saoudite.
03:53Objectif, examiner le plan de déploiement des forces armées libanaises avant pour remplacer
03:59les casques bleus dont le départ est prévu en décembre prochain.
04:06Les marchés mondiaux évoluent dans le vert ce jeudi.
04:09Digérant, sans heure, le resserrement monétaire de la Fed largement anticipé.
04:15Pour la première fois depuis 2023, la réserve fédérale américaine a relevé hier son taux directeur.
04:21Kevin Warsh, le patron de la Fed, assure que cette hausse est nécessaire afin d'endiguer l'inflation.
04:28Décision qui a provoqué la colère du président américain.
04:33C'est honteux. Les taux d'intérêt sont trop élevés et ne sont pas adaptés à notre situation.
04:39Malgré cela, le pays continue de très bien se porter.
04:42Avec notre excellente qualité de crédit, nous devrions bénéficier des taux les plus bas au monde.
04:48Nous pourrions également réduire nos déficits et rembourser notre dette,
04:52notamment grâce à des accords commerciaux qui pourraient générer 1 500 milliards de dollars par an.
04:57Mais nous n'avons pas encore choisi de le faire.
05:00Mais à un moment donné, nous le ferons.
05:05Je vous le dis en titre, le Premier ministre canadien s'est exprimé aujourd'hui devant le Parlement européen à
05:11Strasbourg.
05:12Marc Carnet a salué l'idée de voir son pays devenir membre associé de l'Union européenne.
05:16L'Europe et le Canada font son plus fort ensemble, a déclaré le Premier ministre canadien.
05:21Pour lui, les sondages montrent qu'une écrasante majorité de Canadiens soutient des liens beaucoup plus étroits
05:27avec le vieux continent, Marc Carnet, qui a été longuement applaudi justement après son discours.
05:36Le Canada pourrait donc devenir le premier membre associé de l'Union européenne.
05:40Une proposition formulée par Ursula von der Leyen et accueillie avec enthousiasme
05:45par le Premier ministre canadien Marc Carnet en visite au Parlement européen à Strasbourg.
05:50On voit cela en détail avec Sarah Hamni.
05:54Applaudissements, poignée de main.
05:56À Strasbourg, Marc Carnet est accueilli comme un proche allié.
05:59Le Premier ministre canadien est venu défendre une idée, renforcer les liens entre le Canada et l'Europe.
06:06Nous ne sommes pas des alliés de circonstance.
06:09Nous ne recherchons pas des accords à sommes nulles.
06:12Nous partageons des valeurs communes pour lesquelles nous avons toujours lutté
06:17et dont nous devons sans cesse assurer la défense avec vigilance.
06:22Nous estimons qu'une économie forte n'est pas une fin en soi,
06:25mais un moyen de façonner la société.
06:31Des liens que Bruxelles veut approfondir.
06:34Hier, Ursula von der Leyen a proposé au Canada un statut inédit,
06:38celui de premier membre associé de l'Union européenne.
06:44Nous voulons porter la relation avec le Canada au plus haut niveau possible.
06:48Cher Marc, j'ai dit que nous devions repenser de toute urgence notre partenariat.
06:53Concrètement, les contours de ce statut restent encore à définir,
06:56mais Marc Carnet défend déjà une coopération renforcée dans plusieurs domaines,
07:00le commerce, la défense, l'énergie, l'intelligence artificielle ou encore la recherche.
07:05Il ne s'agit pas d'une adhésion à part entière à l'Union européenne.
07:08L'objectif serait plutôt de créer un nouveau niveau de coopération entre Ottawa et Bruxelles.
07:13Une proposition qui doit désormais être précisée avant de pouvoir se concrétiser.
07:19Des applaudissements qui ne devraient pas du tout plaire au président américain Donald Trump.
07:23La veille, le chef de la Maison Blanche avait qualifié d'acte hostile et ridicule
07:27le projet de faire du Canada un membre associé de l'Union européenne.
07:31Il est allé même jusqu'à menacer les Européens de représailles commerciales.
07:35Explication avec Nasser Dénounayn.
07:39Donald Trump tape du poing sur la table.
07:41Le président américain est formel.
07:43Il menace de rompre certains échanges commerciaux avec l'Union européenne.
07:46Washington voit d'un mauvais œil le projet de faire du Canada le premier membre associé de l'Union.
07:50Trump qualifie son rapprochement d'acte hostile.
07:54C'est risible. Vous voyez, l'affaire est très claire.
07:57Le Canada a été un terrible partenaire.
07:59Je ne le vois pas réussir ce rapprochement.
08:01Et s'ils le font, ce sera un acte hostile.
08:03J'augmenterai les taxes et j'arrêterai de nombreux échanges commerciaux avec l'Europe.
08:10Si le Canada est en pleine guerre commerciale avec les Etats-Unis,
08:13l'Union européenne entretient également des relations houleuses avec Washington.
08:17L'Europe est en quête d'appui à sa stratégie de rééquilibrage entre les deux superpuissances
08:21que sont la Chine et les Etats-Unis.
08:23Ballotté par les droits de douane américains et la concurrence de la Chine,
08:26Bruxelles et Ottawa cherchent à capitaliser sur un niveau de coopération déjà considérable.
08:30Depuis 2016, les échanges entre l'Union européenne et le Canada ont bondi de 80%
08:35grâce notamment à l'entrée en vigueur d'un accord de libre-échange
08:38qui a supprimé presque tous les droits de douane.
08:40Cette année, le Canada est également devenu le premier pays non-membre de l'Union européenne
08:44à rejoindre le programme de défense européen SAIF.
08:49Dans le reste de l'actualité internationale, il y a l'Ukraine qui accuse aujourd'hui la Russie
08:53d'avoir visé un navire civil battant pavillon tanzanien
08:57qui se dirigeait vers un port ukrainien de la mer Noire,
09:00tuant ainsi le capitaine et blessant trois membres d'équipage.
09:03La nuit dernière, de fortes explosions avaient également retenti à Kiev
09:07après une alerte aux missiles.
09:09Bilan de ces frappes, au moins déjà 18 blessés.
09:12Du côté d'Odessa, un immeuble d'habitation a d'ailleurs été touché.
09:19Le Congrès américain adopte un nouveau paquet de sanctions contre la Russie.
09:24Le texte prévoit, pour la première fois côté américain,
09:26de s'en prendre à la flotte fantôme de la Russie.
09:29Un texte soutenu par le président américain Donald Trump
09:32et salué par Kiev.
09:34Les détails avec Sarah Hamni.
09:36Il constitue la première action de taille du Congrès américain contre Moscou
09:40depuis le retour de Donald Trump au pouvoir.
09:43Le texte adopté vise les secteurs russes de l'énergie et de la défense.
09:46Il prévoit aussi de s'attaquer à la flotte fantôme russe,
09:49ces navires souvent difficiles à identifier,
09:51utilisés par Moscou pour continuer à exporter son pétrole malgré les sanctions.
09:55Pour la première fois, le Congrès américain vise spécifiquement
09:58ce réseau de pétroliers essentiel à l'économie russe.
10:01La mesure la plus importante concerne les partenaires économiques du Kremlin.
10:04Le texte autorise Donald Trump à imposer jusqu'à 100% de droits de douane
10:08sur les cinq principaux pays qui continuent d'acheter du pétrole et du gaz russe.
10:12Parmi eux, la Chine et l'Inde, deux des principaux clients de la Russie.
10:16Réaction rapide de New Delhi qui prévient qu'elle continuerait à s'approvisionner en pétrole
10:21en diversifiant ses sources en fonction de l'évolution du marché.
10:24Volodymyr Zelensky, qui avait défendu le projet lors de sa visite à Washington en juillet,
10:28salue une adoption symbolique.
10:30Il voit dans ses mesures un moyen de renforcer la pression sur Moscou
10:33alors que les attaques russes se poursuivent en Ukraine.
10:35Le texte doit maintenant être signé par Donald Trump pour entrer en vigueur.
10:40En Suède, c'est la fin du suspense.
10:42L'autorité électorale a publié aujourd'hui les résultats des législatives.
10:47Législatives d'ailleurs ultra serrées et remportées de justesse par la gauche
10:51qui a remporté 176 sièges, infligeant ainsi à l'extrême droite son premier revers depuis 1988.
10:58Une défaite qui a poussé le Premier ministre Ulf Chris Hurston à la démission.
11:02C'est désormais au Président du Parlement qu'il revient de mener les prochaines étapes
11:08en vue de la formation d'un nouveau gouvernement.
11:14Retour au Maroc et direction SEPTA où des milliers de migrants ont déjà été expulsés
11:19ou sont repartis volontairement.
11:21Mais certains sont encore dans le préside occupé.
11:23Selon le journal espagnol El Diarro, ils subiraient des violences quotidiennes,
11:29notamment de la part de certains militaires espagnols.
11:32On voit cela en détail avec Nasser Dénoné.
11:35Selon El Diarro, les témoignages sont accablants.
11:37Une vingtaine de migrants affirment avoir été agressés par des militaires
11:40lors de patrouilles menées dans plusieurs quartiers de SEPTA.
11:43El Diarro dit avoir recueilli directement leurs témoignages sur le terrain.
11:46Les faits auraient notamment eu lieu dans la nuit du 11 septembre dans le quartier de Los Rosales.
11:50Des militaires auraient violenté plusieurs migrants marocains réfugiés dans une maison en ruine.
11:54Les témoignages affirment que certains ont été frappés à coup de matraque
11:57tandis que leur téléphone et leur argent auraient été confisqués.
12:00Trois jeunes ont dû être transportés à l'hôpital.
12:02Parmi les victimes présumées, un adolescent de 17 ans
12:05qui affirme auprès d'El Diarro avoir été frappé à la tête et aux lèvres.
12:08Un autre migrant également interrogé rapporte avoir été frappé au visage dans sa tente
12:12quelques heures avant de se rendre à l'hôpital de SEPTA.
12:14Son certificat médical mentionnerait des coups portés par des militaires.
12:17Le média confirme avoir constaté des traces de sang au sol, dans les lieux cités,
12:21ainsi que plusieurs effets personnels laissés sur place.
12:23Des accusations qui mettent directement en cause le comportement de certains militaires espagnols
12:27mais aucune confirmation de la part des autorités.
12:30El Diarro insiste d'ailleurs sur le fait qu'il s'agit uniquement de témoignages.
12:33En parallèle, d'autres collectifs relaient également des témoignages de violences faites contre les migrants SEPTA.
12:38Dans ces images relayées par Bordeaux Résistance,
12:40on peut voir plusieurs blessures au dos, à la tête et au visage.
12:44Toujours pas d'accalmie sur le marché pétrolier.
12:47Ce matin, le baril de Brent affiche encore environ 106 dollars,
12:50une flambée qui se traduit par de fortes hausses dans les stations-services
12:54et provoque d'ailleurs la grogne des consommateurs un peu partout à travers le monde.
12:58On voit cela en détail avec Rachid Farhan.
13:01En France, la colère s'est invitée jusque devant les dépôts pétroliers.
13:05Des pêcheurs ont bloqué plusieurs jours,
13:07licites de frantignans et de faux-sur-mer
13:09pour dénoncer la hausse du carburant et la dégradation de leurs conditions de travail.
13:14Les barrages ont depuis été levés,
13:16mais les pêcheurs maintiennent la pression sur le gouvernement.
13:19Pour certains automobilistes français,
13:21la parade consiste désormais à franchir la frontière,
13:24direction l'Andorre, où le carburant est moins cher.
13:28Aux Etats-Unis, le diesel a atteint un nouveau record.
13:30Plus de 6 dollars le gallon en moyenne,
13:32après une hausse de plus de 74% en 9 mois.
13:37Ailleurs, la contestation prend une autre ampleur.
13:39En Syrie, la hausse de 40% du prix du diesel
13:42a provoqué des manifestations et des blocages de routes.
13:46Dans le nord-est du pays,
13:47des centaines de camions-citernes ont même été immobilisés.
13:52Au Guatemala, la hausse des carburants
13:54alimente également la mobilisation depuis plusieurs semaines.
13:57Syndicats et commerçants bloquent des routes
13:59pour réclamer une intervention de l'État.
14:01Une contestation qui a parfois dégénéré en affrontements
14:04avec les forces de l'ordre.
14:06Au Pakistan, enfin, le gouvernement tente justement
14:09de contenir la colère avec une subvention
14:11de 100 repis par litre pour les motos
14:13et certaines petites voitures.
14:15Mais le dispositif suicide déjà des critiques,
14:18notamment sur ces conditions d'accès.
14:21Retour au Maroc, où 6 jours nous séparent
14:23des législatives.
14:25La campagne électorale bat son plein
14:27dans le sud du Royaume,
14:28plus précisément dans la région de Glimim,
14:30où ces élections sont presque sur toutes les lèvres.
14:37Nombreuses sont les attentes de la population.
14:40On voit ça en détail avec Dina Marini.
14:42À Glimim, la campagne électorale ravive une tradition bien ancrée,
14:47celle d'une forte mobilisation des électeurs.
14:50Lors du dernier scrutin,
14:52la participation avait dépassé les 63%.
14:55Un chiffre qui témoigne de l'enterri
14:57pour le processus électoral
14:59et de l'importance accordée au choix
15:02des futurs représentants de la région.
15:05Lors des dernières élections,
15:07le taux de participation avait atteint 63%.
15:09Nous espérons qu'il sera encore plus élevé cette année.
15:12Dans la région de Glimim ou Ednoum,
15:14la population vit véritablement au rythme de la population.
15:17C'est une région où l'intérêt pour la vie politique
15:20est particulièrement marqué
15:21et où la conscience politique est bien ancrée.
15:24Les habitants suivent de près l'actualité politique,
15:26notamment à travers les différents médias
15:28et sont familiarisés avec les gens électoraux.
15:32Sur le terrain, les préoccupations
15:34sont d'abord sociales et économiques.
15:37L'emploi, particulièrement pour les jeunes,
15:39arrive en tête des attentes,
15:41aux côtés de la santé et de l'éducation.
15:44Les électeurs veulent surtout
15:46voir les engagements des partis
15:47se transformer en actions concrètes
15:49au plus près de leurs besoins.
15:52La population de la région Glimim ou Ednoum
15:54est prédisposée à participer massivement
15:56au processus électoral
15:58car ils sont conscients de l'importance
16:00de la participation aux législatives
16:02qui constitue une étape essentielle
16:04pour évaluer les politiques publiques
16:06et leur impact sur la population.
16:08À quelques jours du scrutin,
16:10une autre question s'impose,
16:12celle de la confiance dans les institutions
16:14et de l'efficacité du travail parlementaire.
16:17Dans les villes comme dans les villages,
16:19le rendez-vous du 23 septembre
16:21est donc très attendu.
16:23Les électeurs se donnent pour objectif
16:25de choisir des représentants
16:26capables d'assumer leurs responsabilités,
16:28de respecter leur engagement
16:30et d'accompagner la dynamique de développement
16:33que connaissent les provinces du Sud.
16:36À l'approche de la nouvelle entrée universitaire,
16:38la question du logement revient au premier plan
16:41pour les étudiants venus de loin.
16:43À Rabat, la hausse des loyers,
16:45des chambres et appartements
16:46compliquent davantage leur quotidien.
16:48Face à une offre limitée
16:49et à des prix en constante progression,
16:51ce loger devient une véritable charge
16:53pour les étudiants comme pour leur famille.
16:55Plus de détails avec Dina Mreni.
16:58À chaque rentrée universitaire,
17:00Rabat voit affluer des étudiants
17:02venus des quatre coins du Maroc.
17:04Certains parviennent à décrocher
17:06une place en cité universitaire.
17:08Pour d'autres, la recherche d'un logement
17:10devient un véritable parcours du combattant,
17:13sur fond de hausse des loyers.
17:15Chambres et appartements
17:16deviennent difficiles d'accès,
17:18alors que les capacités d'accueil
17:20des cités universitaires publiques et privées
17:22restent limitées.
17:24Une situation qui pèse lourdement
17:26sur le budget des étudiants
17:28et de leur famille,
17:29au point de devenir dans certains cas
17:32un frein à la poursuite des études.
17:36Chaque année, de nombreux étudiants
17:38ont du mal à obtenir une place
17:39en cité universitaire,
17:40car les capacités d'accueil
17:41restent insuffisantes
17:43par rapport au nombre d'étudiants
17:44qui viennent poursuivre
17:45leurs études à Rabat.
17:46Et avec des loyers très élevés,
17:48la situation est encore plus difficile
17:49pour les étudiants issus
17:50de milieux modestes.
17:55Rabat fait face
17:56à une véritable crise du logement.
17:58Des étudiants viennent de différentes villes,
18:00voire de l'étranger,
18:01et peinent à trouver un logement.
18:03Il faudrait donc augmenter
18:04la capacité d'accueil
18:05des cités universitaires.
18:07Entre une offre limitée
18:08et une demande toujours plus importante,
18:11trouver un logement décent
18:12à un prix abordable
18:14reste donc un véritable défi.
18:20Les loyers sont devenus
18:22extrêmement chers pour les étudiants.
18:24Cette hausse s'est surtout accentuée
18:25ces quatre dernières années.
18:27Avant, on pouvait trouver un appartement
18:29dans un bon quartier
18:29autour de 2 500 dirhams par mois.
18:32Aujourd'hui, même les studios
18:33dépassent les 3 500 dirhams.
18:38Pour les étudiants,
18:39comme pour leur famille,
18:41l'enjeu est désormais
18:42de pouvoir accéder à un logement stable
18:44et financièrement supportable
18:46afin de poursuivre les études
18:48dans des conditions équitables.
18:51Il est l'heure à présent
18:52de notre entretien
18:53avec l'invité de la rédaction.
19:04Des milliards de dirhams disponibles,
19:07mais seulement 6%
19:08des investissements exécutés
19:09à la fin du mois d'avril.
19:10C'est le paradoxe des collectivités territoriales.
19:14A fin juin dernier,
19:15leurs recettes ordinaires
19:16atteignent 28,4 milliards de dirhams.
19:19Leurs recettes fiscales progresse
19:20de 8,6%
19:21et leurs excédents cumulés
19:23atteignent 71 milliards.
19:26Ces excédents ne constituent toutefois pas
19:28une cagnotte immédiatement mobilisable.
19:31Alors pourquoi les ressources
19:32peinent-elles encore
19:33à se transformer en projet concret ?
19:35Le blocage est-il financier,
19:37administratif, technique
19:38ou relève-t-il de la gouvernance ?
19:40Et bien pour en parler,
19:41nous recevons l'économiste
19:42Fahim Rathman,
19:44expert en développement territorial
19:45et gouvernance institutionnelle.
19:47Fahim Rathman, bonsoir
19:48et merci d'être avec nous.
19:51Bonsoir, merci pour l'invitation.
19:54Alors commençons par clarifier
19:55ce chiffre de 71 milliards
19:57de dirhams d'excédents globaux.
19:59Quelle est réellement la part
20:01dont les collectivités
20:02peuvent disposer
20:04pour financer justement
20:05de nouveaux projets ?
20:08Ce qu'il faut savoir,
20:10c'est qu'il faut avoir quand même
20:12en tête que ces 71 milliards
20:15que vous venez de citer
20:16ne sont pas forcément
20:19des fonds qui sont, on va dire,
20:22dormants sur un compte bancaire
20:24ou autre.
20:25Ce qu'il faut comprendre,
20:26c'est qu'il faut avoir
20:27une logique de ventilation
20:30sur l'ensemble justement
20:31de ce montant-là.
20:33Et je fais référence du coup
20:34à trois notions principales.
20:36La première est justement
20:37la question de la trésorerie disponible
20:40et donc du coup
20:41de la trésorerie comptable.
20:42Le second point,
20:44c'est vraiment les crédits
20:45qui sont alloués juridiquement
20:48ou contractualisés déjà.
20:51Donc du coup, en fait,
20:51c'est des engagements
20:53qui sont déjà existants
20:55et qui sont en fait finalement
20:58le cumul des années antérieures
21:01et de l'exercice budgétaire en cours.
21:03Et le troisième élément du coup,
21:05c'est là où effectivement
21:06il y a cette capacité
21:08dont vous parliez,
21:09c'est quelles sont effectivement
21:10les parts ou la part
21:12des ressources réellement mobilisables
21:15et attribuables
21:16à de nouveaux projets.
21:17Donc c'est l'ensemble justement
21:19de ces trois notions
21:20qui finalement constituent
21:23le chiffre que vous venez de citer,
21:24à savoir l'excédent cumulé global.
21:29Alors parlons-en justement
21:30de cet excédent généré
21:31au titre de 2026
21:33qui atteint 8,25 milliards de dirhams
21:36contre 10,22 milliards
21:37un an auparavant.
21:39Est-ce qu'il faut y voir
21:40une amélioration
21:40de l'exécution budgétaire
21:42ou tout simplement
21:43une évolution comptable ?
21:47Est-ce que mécaniquement,
21:48c'est une meilleure gestion des fonds ?
21:52C'est très prétentieux de le dire.
21:54Ce qu'il faut savoir véritablement,
21:57c'est qu'un excédent plus faible
21:59n'est pas forcément
22:00une mauvaise nouvelle.
22:03Et s'il diminue par ailleurs,
22:06ça veut dire tout simplement
22:07que des infrastructures
22:09sont réellement prévues
22:10et donc sont effectivement exécutées.
22:12Donc c'est précisément le rôle,
22:14bien sûr, du budget.
22:16Et donc du coup,
22:18si vous voulez,
22:20il faut vraiment distinguer
22:21dans cet excédent
22:23ce qui est véritablement considéré
22:25comme étant une consommation budgétaire
22:27et l'efficacité
22:30qui est accordée, bien sûr,
22:31aux investissements.
22:33Cela étant dit,
22:35ce qu'il faut retenir,
22:36c'est qu'il faut voir,
22:38en fait, dans cet excédent-là,
22:41s'il a été effectivement influencé
22:43par le calendrier des paiements.
22:47C'est-à-dire que finalement,
22:48il faut essayer de calibrer
22:51ou de jongler
22:52entre le rythme de recouvrement,
22:54bien sûr, des recettes,
22:56qui est quand même assez élevé.
22:58Si je devais donner un chiffre,
23:00on a des dépenses d'investissement
23:03qui s'élèvent à 8,25 contre 5,79,
23:08et on a une progression
23:09des recettes ordinaires de 3%.
23:11Est-ce qu'on peut, malgré tout,
23:13considérer que les collectivités
23:16disposent aujourd'hui
23:17de marges financières suffisantes
23:19afin d'investir davantage ?
23:21Autrement dit,
23:22le problème n'est-il plus
23:23principalement celui de l'argent disponible,
23:24mais plutôt celui de la capacité
23:26à transformer cet argent en projet ?
23:31Effectivement,
23:32vous le relevez assez bien.
23:34En fait, à l'échelle agrégée,
23:35on peut dire qu'effectivement,
23:37les chiffres le montrent d'ailleurs,
23:38qu'il y a quand même suffisamment
23:40de ressources et des ressources importantes
23:43qu'on peut éventuellement mobiliser.
23:45Le vrai enjeu,
23:46c'est que quand on rentre
23:47un petit peu dans le détail,
23:48on va constater que,
23:49suivant la situation des régions,
23:52et encore davantage,
23:53si on essaye de décliner
23:55justement cette ressource financière
23:57vis-à-vis de l'ensemble
23:59des catégories justement de collectivités,
24:01là, on va constater effectivement
24:03qu'il y a un double enjeu.
24:05La question de la disponibilité,
24:06bien sûr, des ressources,
24:08et là, vous allez constater
24:09que quand même,
24:11vous savez très bien
24:12que les régions et les provinces
24:15ainsi que les préfectures
24:16dépendent fortement,
24:18bien sûr,
24:20de la TVA notamment,
24:22et des transferts justement de l'État.
24:24Donc, cette dotation financière
24:26est leur principale ressource
24:27ou ressource propre.
24:29Et vous avez,
24:31de l'autre côté,
24:32et c'est là où effectivement,
24:33il va y avoir d'énormes écarts.
24:35Au niveau des différentes communes,
24:38il y a des communes
24:39qui, bien sûr,
24:40ont des capacités de mobilisation
24:42qui sont importantes
24:42et d'autres beaucoup moins.
24:44Et donc, du coup,
24:45elles-mêmes dépendent
24:46de ces mêmes transferts.
24:47Et donc, du coup,
24:49est-ce qu'on peut véritablement
24:51parler de marge de manœuvre financière ?
24:53Beaucoup moins lorsque, bien sûr,
24:55le budget,
24:55notamment le budget en deuxième partie,
24:57lié à l'investissement,
24:58ne le permet pas.
24:59Et du coup,
25:00on reste sur principalement
25:01des dépenses de fonctionnement
25:03pour la gestion
25:05de l'administration territoriale basique.
25:08Parlons à présent
25:09des recettes ordinaires
25:10qui ont atteint
25:1128,4 milliards de dirhams
25:13en hausse de 3,5 %,
25:15tandis que les recettes fiscales,
25:17elles, progressent de 8,6 %.
25:19Pouvez-vous nous expliquer
25:20que révèle cette dynamique
25:22sur la santé financière
25:24des collectivités, selon vous ?
25:28Ce qu'il faut véritablement
25:31distinguer,
25:32c'est qu'aujourd'hui,
25:33c'est vrai qu'on a constaté
25:34quand même une hausse importante
25:36des recettes fiscales.
25:41Et au sein de ces mêmes recettes,
25:43on va constater quand même
25:44que si on prend uniquement
25:46les ressources
25:46qui sont directement gérées
25:48par les collectivités,
25:50notamment les communes,
25:51il y a quand même
25:52une évolution importante.
25:54Maintenant, bien sûr,
25:55ce qu'il faut relever,
25:56c'est que derrière ces chiffres-là,
25:58il y a encore énormément
26:00d'efforts à fournir,
26:01notamment sur la partie
26:02des recouvrements des créances,
26:04notamment locales.
26:05Je fais référence,
26:06notamment,
26:06on reste à recouvrer.
26:08Ici, c'est un manque à gagner
26:11en deux niveaux.
26:13Le premier, c'est qu'effectivement,
26:14c'est un argent
26:16ou ce sont des fonds
26:17qui ne sont pas mobilisés
26:19à l'instant T.
26:20Et donc, du coup,
26:22la conséquence directe,
26:23c'est qu'elles ne peuvent pas
26:24justement contribuer
26:25au développement
26:27et en particulier
26:28au financement
26:29d'investissements
26:30ou de projets structurants.
26:31Et c'est un peu
26:32la difficulté, en fait,
26:34qui émane justement
26:36de cette évolution.
26:37Pourquoi ?
26:38Parce que,
26:38si vous voulez,
26:39le taux de croissance
26:40de ces mêmes ressources
26:42va quand même
26:45conditionner,
26:46si vous voulez,
26:46les marges de manœuvre
26:47en termes d'autonomie financière.
26:50Alors, les ressources
26:51justement gérées
26:53directement par les collectivités
26:55progressent même
26:56de 18,9%
26:59à 6,20 milliards de dirhams.
27:01Est-ce que, selon vous,
27:02cela traduit une montée
27:03en puissance
27:04de leur autonomie financière ?
27:08Pas nécessairement,
27:09comme je disais
27:10et à juste titre.
27:13Ce qu'il faut savoir,
27:15c'est que
27:15l'autonomie financière
27:17ne dépendant pas exclusivement,
27:19bien sûr,
27:19de la ressource
27:22financière
27:23et notamment
27:25des différentes,
27:26on va dire,
27:27sources de financement.
27:28Ce qu'il faut savoir,
27:29c'est qu'en parallèle
27:30justement au budget,
27:32on a tout l'appareil
27:34administratif,
27:35et je vais faire référence
27:36à l'administration territoriale,
27:37et en parallèle à cela,
27:40l'ensemble des,
27:41dans le cadre, bien sûr,
27:43de la planification
27:43des projets,
27:44l'ensemble des acteurs
27:46qui sont justement
27:48au pourtour
27:48ou sur l'écosystème
27:50de ces mêmes collectivités,
27:51et là,
27:51je fais référence notamment
27:55au service des concentrés,
27:57à l'administration territoriale
27:59et à l'action aussi,
28:00qui est aussi importante,
28:01de l'élu
28:02dans cet environnement global.
28:05Donc forcément,
28:05s'il n'y a pas mariage
28:07de l'ensemble
28:08de ces acteurs-là,
28:08il est difficile
28:09de penser
28:10que l'augmentation
28:12des ressources
28:13à elle seule
28:13pourrait éventuellement
28:15améliorer
28:15l'autonomie financière
28:17de ces mêmes collectivités.
28:19Mais avec 88,8%
28:21des recettes constituées
28:22de recettes fiscales,
28:23justement,
28:24les collectivités
28:25disposent-elles réellement
28:27d'une autonomie suffisante
28:28ou est-ce qu'elles restent
28:29fortement dépendantes
28:30de ressources
28:31qui leur sont affectées
28:33ou transférées ?
28:36C'est un peu le propos
28:37que je relevais
28:39un peu tantôt.
28:39c'est vrai que
28:42si on déclasse
28:43par niveau
28:44ou par catégorie
28:45de collectivité,
28:47la réponse
28:48est assez claire.
28:49Quand il s'agit,
28:50par exemple,
28:50des régions
28:51ou des provinces
28:52et préfectures,
28:54les allocations
28:55en termes
28:56de redevances
28:57ou de taxes
28:58à collecter
28:59sont très peu réduites
29:02et donc,
29:02du coup,
29:03cette influence
29:04ou même
29:04ce pourcentage
29:06que vous venez
29:06de relever
29:07relève plutôt
29:09de l'amélioration
29:10du recouvrement
29:11et de l'administration
29:13fiscale
29:14mais au niveau
29:14communal
29:15plus qu'au niveau
29:16de ces deux
29:17niveaux de collectivité.
29:18Quand on regarde
29:19maintenant au niveau
29:19effectivement communal,
29:20c'est vrai que
29:22ça donne un peu plus
29:23de marge de manœuvre
29:24et beaucoup moins
29:25de dépendance
29:26vis-à-vis
29:27notamment du transfert
29:28ou du produit
29:29de la TVA
29:29et donc,
29:30du coup,
29:31ça peut,
29:31on pourrait dire
29:32qu'effectivement,
29:34ça améliore
29:35une certaine
29:36autonomie
29:37notamment fiscale
29:38mais,
29:40là encore,
29:41point de vigilance
29:43comme je disais,
29:44cette autonomie budgétaire
29:46est autant problématique
29:49qu'au moment
29:51où on essaye
29:53d'élaborer justement
29:54une planification
29:55et notamment
29:56une planification
29:57de projet
29:57et on se pose
29:59du coup
30:00la question
30:00de l'arbitrage
30:02et où vont
30:03effectivement
30:03justement
30:04ces fonds-là
30:05et quel type
30:07de projet
30:07justement
30:08en privilégie.
30:10Alors,
30:10le ministère de l'Intérieur
30:11prépare justement
30:12un nouveau décret
30:13sur les marchés
30:14publics locaux.
30:15Qu'est-ce qu'il faudrait
30:16selon vous
30:16concrètement simplifier
30:17pour accélérer
30:18ces projets ?
30:22Dans cette réforme,
30:25l'idée,
30:25à mon sens,
30:27c'est qu'on essaye
30:29d'abord
30:30de rapprocher
30:31la commande publique
30:32au niveau local.
30:34Donc,
30:34ici,
30:35on va essayer
30:36d'asseoir
30:36une meilleure
30:38gouvernance
30:38et une meilleure
30:39simplification
30:40des procédures,
30:41notamment au niveau
30:42des communes
30:43ou des collectivités
30:44de manière générale
30:45et ça,
30:46ça va permettre
30:46effectivement
30:47de permettre
30:48un meilleur ciblage
30:49des différents
30:53services
30:53ou des différents
30:55projets
30:55à réaliser
30:56avec un certain
30:58ciblage
30:58au niveau
30:59des collectivités
31:00ou au niveau
31:01de certains milieux
31:02et là,
31:02je fais référence
31:03notamment
31:05au milieu rural
31:06et aux territoires
31:08justement enclavés,
31:10donc zones montagneuses
31:11y compris
31:11et ça,
31:13ça va permettre
31:13du coup
31:14de simplifier
31:15et de,
31:17comme je disais,
31:17d'avoir un meilleur
31:18ciblage
31:19pour l'ensemble
31:21justement
31:21des projets
31:22avec une réponse
31:24claire,
31:24réduire les déficits
31:26en termes
31:26de disparité
31:27sociale
31:28mais aussi spatiale.
31:30Mais comment est-ce
31:31qu'on pourrait
31:31simplifier
31:32sans pour autant
31:33affaiblir
31:34la transparence,
31:35la concurrence
31:35et le contrôle
31:36alors que les inspections
31:37ont relevé
31:38justement
31:39des irrégularités
31:41dans certains
31:42marchés locaux ?
31:47La batterie
31:48de mesure
31:49si vous voulez
31:50pour pouvoir
31:51améliorer
31:52dans un premier temps
31:53de tels mécanismes
31:55c'est d'avoir
31:56déjà
31:56de voir
31:57si effectivement
31:58l'administration
31:59territoriale
31:59est en mesure
32:01justement
32:01d'instruire
32:02et d'exécuter
32:03ce type
32:04justement
32:05de prestations.
32:06Ça c'est le premier
32:07élément
32:08et je pense
32:08que c'est
32:09l'élément phare
32:11qui va permettre
32:12finalement
32:14d'avoir
32:15un meilleur contrôle
32:16sur la planification
32:17à la fois
32:19des projets
32:20au niveau
32:21local
32:22avec un meilleur
32:22ciblage
32:23mais avec un meilleur
32:24aussi suivi
32:26et respect
32:28en termes
32:29de planification.
32:30C'est-à-dire que
32:31par exemple
32:31quand on produit
32:32un document
32:33de planification
32:34même au niveau
32:35local
32:35par exemple
32:36le plan
32:37d'action communale
32:40la différence
32:41ou le gap
32:41qu'il y a
32:42entre
32:44ce qu'on arrive
32:45à illustrer
32:46au niveau
32:46d'un diagnostic
32:47où il y a
32:48effectivement
32:49les besoins
32:49qui sont
32:49clairement définis
32:51en termes
32:51de déficit
32:52d'infra
32:52ou de services
32:53de proximité
32:54et quand on regarde
32:55in fine
32:57le résultat
32:58à savoir
32:58la banque
32:59de projet
33:00et ce qui est
33:01effectivement
33:02engagé
33:02ou exécuté
33:03on voit
33:04qu'il y a
33:04un écart
33:05tellement énorme
33:05et là
33:06on se pose
33:07la question
33:07est-ce qu'il s'agit
33:08comme vous le disiez
33:08au départ
33:09d'un manque
33:10de financement
33:11ou est-ce qu'il s'agit
33:12d'une insuffisance
33:13de gestion
33:14ou parce qu'il s'agit
33:15tout simplement
33:16d'un désengagement
33:17et ça c'est un cas
33:18qu'on retrouve
33:19assez souvent
33:21dans le cadre
33:21des conventions
33:22il y a énormément
33:23de désengagement
33:25de certains partenaires
33:26parfois publics
33:27et parfois même privés
33:28suivant les cas
33:30d'usage
33:31ou l'instrument
33:32budgétaire utilisé
33:33Alors pour terminer
33:35M. Fahim Hattman
33:35une partie importante
33:36des projets territoriaux
33:37repose sur des conventions
33:39et des financements
33:40croisés avec l'État
33:41est-ce que cette multiplicité
33:42d'acteurs
33:43ralentit
33:44selon vous
33:44leur réalisation ?
33:48Comme je disais
33:50tout à l'heure
33:50c'est un peu
33:51le mariage
33:52de l'ensemble
33:53de ces structures
33:54on est dans une
33:55dans une logique
33:56où malheureusement
33:57on n'a pas
33:58l'ensemble
33:59des compétences
34:00suffisantes
34:01pour pouvoir
34:01justement
34:02avoir la maîtrise
34:03de l'ensemble
34:04des ouvrages
34:04ou de l'ensemble
34:05des travaux
34:06ainsi que les services
34:07au niveau local
34:08maintenant
34:09est-ce qu'il faut
34:09se poser la question
34:10de fournir
34:12ou de doter
34:13l'intégralité
34:14de ces mêmes
34:14collectivités
34:15en termes
34:16de ressources humaines
34:18on est d'accord
34:19que c'est très difficile
34:20et de manière
34:22budgétaire
34:22très compliquée
34:23maintenant
34:24ce qui serait évident
34:26de mettre en place
34:27c'est un dispositif
34:29qui permette
34:29au moins
34:30de faire profiter
34:32justement
34:33l'ensemble
34:33de ces collectivités
34:35de cette expertise-là
34:36et ça ne peut passer
34:38que à travers
34:40un renforcement
34:41de capacité
34:42déjà au niveau
34:43de l'administration
34:44territoriale
34:44sur tous les plans
34:45pas uniquement
34:46sur le plan
34:47administratif
34:48ou encore fiscal
34:49mais sur
34:50les questions
34:50liées notamment
34:51à l'exécution
34:52de projets
34:52à la maîtrise
34:53d'ouvrage
34:54et d'autres
34:55justement
34:56disciplines
34:56relatives
34:57justement
34:58aux prérogatives
34:58collectivités
34:59mais aussi
35:00de faciliter
35:02et ça a été relevé
35:02d'ailleurs
35:03à la fois
35:03par la Cour des Comptes
35:04mais aussi
35:04par le CESE
35:06de réduire
35:07justement
35:08ces dysfonctionnements
35:09qui existent
35:09entre inter-services
35:11mais aussi
35:11entre institutions
35:13là je fais référence
35:14notamment
35:14aux différents niveaux
35:15de collectivité
35:16mais aussi
35:16aux services
35:17déconcentrés
35:18bien sûr
35:20est-ce qu'on a
35:21la réponse à tout
35:21bien sûr que non
35:22mais le dispositif
35:24qui a été mis en place
35:26qui est le PDTI
35:28permet de répondre
35:29en partie
35:30justement
35:30à ces exigences
35:33pourquoi ?
35:33parce qu'il essaye
35:33de réduire
35:34ces dysfonctionnements
35:35et il aborde
35:36une nouvelle approche
35:37qui est basée
35:39principalement
35:40à la fois
35:40sur les indicateurs
35:41mais sur la gestion
35:42de résultats
35:43Merci beaucoup
35:44Fahim Hatzman
35:45pour votre analyse
35:45et d'avoir répondu
35:46à toutes mes questions
35:47depuis Rabat
35:48je rappelle
35:48que vous êtes expert
35:49en développement territorial
35:50et gouvernance
35:51institutionnelle
35:52Merci infiniment
35:54Merci à vous
35:57Il est l'heure à présent
35:58de faire le tour
35:58de l'actualité économique
35:59nationale et internationale
36:00et c'est avec
36:01Arachid Farhan
36:11Les promesses
36:12de rendement élevée
36:13attirent de plus en plus
36:14de particuliers
36:15vers les plateformes
36:16d'invictissement
36:17mais derrière
36:17certaines offres
36:18se cachent
36:19des pratiques frauduleuses
36:20L'autorité marocaine
36:21du marché des capitaux
36:22alerte sur la hausse
36:23des arnaques
36:24à l'invictissement
36:25une mise en garde
36:25qui appelle les épargnants
36:27à la vigilance
36:28notamment face aux propositions
36:29diffusées sur les réseaux sociaux
36:31et les plateformes numériques
36:32Avant tout placement
36:33il est essentiel
36:34de vérifier
36:35l'identité
36:36de l'intermédiaire
36:37et son autorisation
36:38à exercer
36:39car une promesse
36:39de gain rapide
36:40ne garantit
36:41ni la sécurité
36:42du capital
36:43ni la réalité
36:44de l'invictissement
36:45De la protection
36:46de l'épargne
36:47au financement
36:48du développement
36:48la Banque africaine
36:50de développement
36:50mobilise de nouveaux moyens
36:51en faveur du Maroc
36:52Le Maroc bénéficie
36:54d'un financement
36:54de 405 millions d'euros
36:56de la Banque africaine
36:57de développement
36:57un appui dessiné
36:59à deux secteurs stratégiques
37:00le développement
37:01du capital humain
37:02et les infrastructures
37:03ferroviaires
37:04Ces financements
37:05visent à accompagner
37:06les efforts du Royaume
37:07dans la modernisation
37:08des transports
37:09et le renforcement
37:09des compétences
37:10Le volet consacré
37:11au capital humain
37:12s'inscrit
37:13dans la volonté
37:13d'améliorer
37:14la formation
37:14et l'employabilité
37:16Le financement ferroviaire
37:17lui accompagne
37:18le développement
37:18des infrastructures
37:20et la mobilité
37:21deux axes complémentaires
37:23pour soutenir
37:23la compétitivité économique
37:25et répondre
37:25aux besoins
37:26de développement
37:27du pays
37:28Autre actualité
37:29au Maroc
37:29cette fois du côté
37:30des contribuables
37:31Plusieurs obligations
37:32fiscales doivent être
37:33accomplies
37:34avant le début
37:35du mois prochain
37:36La Direction générale
37:37des impôts
37:37rappelle les obligations
37:38fiscales à accomplir
37:39avant le 1er octobre
37:412026
37:41Les démarches concernent
37:43les contribuables
37:44semis aux obligations
37:45déclaratives
37:46et de paiement
37:47prévus
37:47par la réglementation
37:48fiscale
37:49Les échéances varient
37:50selon la nature
37:51de l'activité
37:52et le régime
37:53d'imposition
37:53Les contribuables
37:55concernés
37:55sont donc appelés
37:56à vérifier
37:57les formalités
37:58qui leur sont applicables
37:59et à respecter
38:00les délais fixés
38:01par l'administration
38:02Un rappel
38:03qui intervient
38:04à l'approche
38:05de la fin
38:05du mois de septembre
38:06Après les financements
38:08et les échéances
38:08fiscales au Maroc
38:09direction l'Afrique
38:11subsaharienne
38:11où le financement
38:12du développement rural
38:13reste au cœur
38:14des politiques économiques
38:16Le Cameroun obtient
38:17un financement
38:17de 42 millions d'euros
38:18auprès de la Banque
38:19islamique de développement
38:20Un appui destiné
38:21à soutenir
38:22un projet de développement rural
38:23avec pour objectif
38:25de renforcer
38:25les activités agricoles
38:27et d'améliorer
38:27les conditions de vie
38:28dans les zones concernées
38:30Le financement
38:31s'inscrit
38:31dans une démarche
38:32de développement
38:33des territoires ruraux
38:34où l'agriculture
38:35représente
38:35une source essentielle
38:36de revenus
38:37et d'emplois
38:38L'enjeu est
38:38de renforcer
38:39les capacités de production
38:40de soutenir
38:41les populations
38:42et d'accompagner
38:43la transformation
38:44des activités agricoles
38:45Un investissement
38:46dans le développement rural
38:47alors que plusieurs pays africains
38:49cherchent à consolider
38:50leur sécurité alimentaire
38:52et leur chaîne de valeur
38:53Mais si le financement agricole
38:55constitue un levier
38:57de développement
38:57l'activité du secteur
38:59de la construction
38:59connaît elle
39:00un ralentissement
39:01au Sénégal
39:02Le secteur sénégalais
39:03de la construction
39:04affiche un recul
39:05marqué au deuxième trimestre
39:072026
39:07Selon les données publiées
39:09le chiffre d'affaires
39:10du secteur baisse
39:11de 22%
39:12sur la période
39:12Une évolution
39:14qui témoigne
39:14d'un ralentissement
39:15de l'activité
39:16dans un secteur
39:16important pour l'emploi
39:17l'investissement
39:18et le développement
39:19des infrastructures
39:20Ce repli intervient
39:22dans un contexte
39:23la dynamique
39:23de la construction
39:24reste un indicateur
39:25suivi de prêt
39:26pour mesurer
39:27l'évolution
39:28de l'économie
39:29Les chiffres du trimestre
39:30permettent ainsi
39:31de suivre
39:31les difficultés
39:32rencontrées
39:33par les entreprises
39:34du secteur
39:35et les évolutions
39:36de la demande
39:37Du continent africain
39:38à l'Europe
39:39les échanges commerciaux
39:40sont également marqués
39:41par des évolutions
39:42contrastées
39:43Le commerce extérieur
39:44suisse a connaît
39:45un net recul
39:45au mois d'août
39:46Les exportations
39:47ont diminué
39:48de 17,2%
39:50pénalisé notamment
39:51par la baisse
39:51des ventes
39:52de produits chimiques
39:53et pharmaceutiques
39:54Un repli
39:54qui intervient
39:55après une évolution
39:56plus favorable
39:57le mois précédent
39:58et qui met en évidence
39:59le poids de ce secteur
40:00dans les échanges
40:01extérieurs
40:01de la Suisse
40:02Les performances
40:03des exportations
40:04restent étroitement liées
40:05à la demande internationale
40:06et aux évolutions
40:07des principaux marchés
40:08Cette baisse mensuelle
40:09vient ainsi rappeler
40:10la sensibilité
40:11du commerce extérieur
40:12aux variations
40:13de l'activité mondiale
40:14Et pour terminer
40:15les relations commerciales
40:16internationales
40:17restent marquées
40:18par les tensions
40:18autour des partenariats
40:20stratégiques
40:20L'Union européenne
40:21et le Canada
40:22envisagent de renforcer
40:23leurs coopérations
40:24dans un contexte
40:25de tensions commerciales
40:26internationales
40:27Le projet d'association
40:28entre Ottawa et Bruxelles
40:29suscite la réaction
40:30du président américain
40:31Donald Trump
40:32qui menace
40:32de représailles
40:33commerciales
40:34Au-delà des échanges
40:35de biens
40:36ce rapprochement
40:36pourrait concerner
40:37plusieurs secteurs stratégiques
40:39notamment les technologies
40:40l'énergie
40:40et les matières premières
40:42L'Union européenne
40:43cherche de son côté
40:44à approfondir
40:45ses partenariats
40:45avec des pays partageants
40:46des intérêts économiques
40:48et stratégiques communs
40:49Un dossier
40:50qui illustre
40:51les enjeux liés
40:51à la diversification
40:52des partenariats
40:53et à l'évolution
40:54des relations commerciales
40:55entre les grandes puissances
41:00Votre Soirinfo
41:01se poursuit
41:01avec l'invité culture
41:03Maléa Premlichy
41:04reçoit aujourd'hui
41:05Éric Brifard
41:06chef d'établissement
41:07et directeur
41:07des arts culinaires
41:08de l'Institut Cordon Bleu
41:20Mesdames et Messieurs
41:21bonsoir
41:21et bienvenue
41:22dans l'invité culture
41:23Ce soir
41:24nous mettons
41:25le cap
41:25sur l'art de la table
41:26et la haute gastronomie
41:28un terrain
41:28où l'excellence
41:30se transmet
41:31et se réinvente
41:32Quand la tradition
41:33culinaire française
41:34portée par la rigueur
41:36de ses institutions historiques
41:37rencontre
41:38la richesse ancestrale
41:39la générosité
41:41et les épices
41:42du patrimoine
41:43gastronomique marocain
41:44une véritable
41:45conversation culturelle
41:47s'engage
41:48à un échange
41:49sur l'excellence culinaire
41:50la transmission
41:51du savoir-faire
41:52et la création
41:54de ponts
41:54entre les cultures
41:55gastronomiques
41:56françaises
41:57et marocaines
41:58on va justement
41:59recevoir ce soir
42:01pour en parler
42:01Éric Brifard
42:03vous êtes chef cuisinier
42:04mais aussi directeur
42:04des arts culinaires
42:05de l'école
42:06Le Cordon Bleu
42:07c'était un plaisir
42:07de vous avoir avec moi
42:08ce soir
42:09Bonsoir
42:09Bonsoir
42:10vous voyez
42:11je suis ravi
42:12d'être ici
42:13aujourd'hui
42:14à Rabat
42:15je vous remercie
42:16déjà de votre invitation
42:17Merci de l'avoir accepté
42:19Ça fait déjà
42:208 jours complets
42:21qu'on nous sommes
42:22donc au Maroc
42:24Bienvenue à vous
42:25d'abord
42:26Et grâce à
42:27M. Lassen Afid
42:28qui est un véritable
42:30ambassadeur
42:31de la cuisine française
42:31et marocaine
42:32Donc j'ai connu
42:33Lassen
42:34chef marocain
42:35mais j'ai connu
42:36Lassen en France
42:38qui a fait ses armes
42:39dans les plus belles maisons
42:40dont l'hôtel Loris
42:41et auprès de Yannick Alenaud
42:42et Lassen aujourd'hui
42:44est vraiment
42:44un véritable ambassadeur
42:46pour la cuisine française
42:47au Maroc
42:47et il tient ses ponts
42:49du Maroc
42:50et de la France
42:50et franchement
42:51je tiens à le remercier
42:52parce que c'est grâce à lui
42:53que je suis ici ce soir
42:55On en profite
42:56pour vous saluer
42:57Merci à vous
42:58M. Lassen
42:59n'est-ce pas ?
43:00Alors
43:01justement
43:02vous êtes au Maroc
43:03depuis 8 jours maintenant
43:04expliquez-nous un petit peu
43:06ce séjour
43:06racontez-nous
43:07Alors ce séjour
43:08il avait pour but
43:09vraiment de partage
43:11justement
43:11le Cordon Bleu
43:13en quelques mots
43:14c'est le premier réseau
43:15d'arts culinaires
43:16dans le monde
43:17c'est un peu ronflant
43:18mais c'est la réalité
43:21de 35 instituts
43:23qui sont à partout
43:24dans le monde
43:25donc c'est 20 000 étudiants
43:27diplômés par an
43:28dans les arts culinaires
43:30dans l'enseignement supérieur
43:31et nous également
43:32à Paris
43:33juste à côté
43:34de la Tour Eiffel
43:35face à la Statue de la Liberté
43:36nous avons un superbe établissement
43:39qui accueille
43:40chaque année
43:407 à 800 étudiants
43:42et avec des bachelors
43:44et un bachelors
43:45avec l'université
43:46de Paris Dauphine
43:47Alors
43:48vous avez un parcours
43:49quand même
43:49qui est assez riche
43:50particulier
43:51mais vous avez décidé
43:52de vous tourner
43:54vers la transmission
43:55Tout à fait
43:55expliquez-nous un petit peu
43:57ce choix déjà
43:58J'ai été adjoint
44:00au restaurant Le Jamin
44:02auprès de Joël Robuchon
44:03le grand maître
44:04ensuite
44:05pour faire très court
44:07je suis passé
44:07meilleur ouvrier de France
44:09donc c'est vraiment
44:10une distinction
44:11prix qui m'a été remis
44:12et la médaille
44:13par le François Mitterrand
44:14et le Paul Bocuse
44:15et ensuite
44:17j'ai continué
44:18mon parcours
44:18j'ai été chef exécutif
44:20de l'hôtel
44:20Plaza Athénée à Paris
44:21et du Fort Season
44:22Georges V
44:23et la transmission
44:25a vraiment du sens
44:26pour moi
44:27et c'est pour ça
44:27que j'ai accepté
44:29de rejoindre
44:30M. André Cointreau
44:31propriétaire
44:32et pour continuer
44:33vraiment à transmettre
44:35la passion
44:36qui m'anime
44:37et le savoir-faire
44:38et le savoir-faire
44:39du geste
44:39le savoir-faire
44:41de la technicité
44:43des bases de la cuisine
44:44qu'on enseigne
44:45également dans notre institut
44:46Justement
44:46on va en profiter
44:47pour vous poser
44:48quelques questions
44:49sur votre regard
44:50celui que vous portez
44:51sur la scène gastronomique
44:53marocaine
44:54aujourd'hui
44:54actuelle
44:55et aussi
44:56sur son rayonnement
44:57à l'international
44:58Je découvre
44:59au fur et à mesure
45:00le Maroc
45:01je le connais
45:01depuis très longtemps
45:02ça fait 35 ans
45:03que je connais le Maroc
45:05je ne vous cache pas
45:06que j'apprécie
45:07beaucoup
45:07la cuisine marocaine
45:08comme beaucoup
45:09le monde
45:10parce que c'est une cuisine
45:11qui est très accessible
45:12une cuisine
45:13qui est tellement
45:14forte de saveur
45:15d'héritage
45:16de transmission
45:17aussi
45:18des mères
45:19aux filles
45:20c'était la grande
45:20tradition marocaine
45:21et c'est en cela
45:23que j'ai voulu traduire
45:25lors de tout mon passage
45:27de vraiment voir cette
45:29j'ai réalisé les recettes
45:31toujours avec des produits
45:32que marocains
45:33pour la plupart du temps
45:34et avec des petites touches
45:36et des saveurs marocaines
45:37ça a été le cas
45:38à Casablanca
45:39au restaurant 7ème ciel
45:40qui est magnifique
45:41à Casablanca
45:42et j'ai eu la chance
45:43d'être reçu
45:45par le chef
45:46Benjamin Brot
45:47Noguet
45:48et son épouse
45:49Myriam
45:50et là on a fait
45:51vraiment un dîner
45:52d'exception
45:53autour vraiment
45:54des meilleurs produits marocains
45:55et vraiment
45:56entre les légumes
45:57j'avais un foie gras
45:58d'exception
45:59vraiment
46:00on sent que l'artisanat
46:01culinaire au Maroc
46:03est au meilleur
46:04franchement
46:05et ça vous savez
46:06la bonne cuisine
46:07c'est déjà avant tout
46:08le bon produit
46:08et justement
46:09puisque vous parlez
46:10de produits
46:11quand la technique française
46:13rencontre
46:13les épices marocaines
46:15les produits marocains
46:16où se situe
46:18un petit peu
46:18le point d'équilibre
46:19entre
46:20ces deux arts
46:22cet art gastronomique
46:24qui est propre
46:25à chacun
46:26des deux cultures
46:27vous savez
46:27dans la cuisine
46:29on a tous un patrimoine
46:30déjà d'origine
46:31moi je suis bourguignon
46:32donc j'ai été élevé
46:33au Varou
46:34et à la viande
46:36et à tous les escargots
46:38etc
46:38mais l'évolution
46:40fait que
46:40qu'on a grandi
46:42qu'on a des techniques
46:43vous savez
46:44déjà
46:45à l'institut
46:46j'enseigne des techniques
46:47le monde entier
46:48vient nous chercher
46:49des techniques en France
46:50et au Maroc
46:51il y a aussi des techniques
46:52sur les cuisines
46:53de basse température
46:54qu'on pourrait dire
46:55de la cuisine
46:55de la lenteur
46:56avec des cuissons
46:57très longues
46:58qu'on retrouve
46:58dans le tagine
46:59dans le couscous
47:00et ces saveurs là
47:01elles se partagent
47:02finalement
47:03quand je retourne
47:05en France
47:05à leur passer
47:05au Maroc
47:06il y a toujours
47:07des saveurs
47:07qui restent en mémoire
47:08et qu'on veut
47:09retraduire
47:09d'une manière
47:10donc chacun
47:11retraduit
47:11c'est ça
47:12qui fait l'inspiration
47:14et comment justement
47:15on préserve
47:17on va dire
47:17l'âme culturelle
47:19d'un plat traditionnel
47:20lorsqu'on lui applique
47:22des techniques
47:23culinaires
47:24qui sont modernes
47:25vous voyez
47:26par exemple
47:27l'agneau
47:27l'agneau
47:28souvent on cuisait ça
47:29tout doucement
47:30comme la façon tagine
47:31dans la terre
47:33et puis ça mijote
47:34tranquillement
47:34et tout
47:35mais aujourd'hui
47:36on peut avoir
47:36aussi des techniques
47:37pour pouvoir traduire
47:38ça en restaurant
47:39régulièrement
47:40dans les plus grandes cartes
47:41de restaurants du monde
47:42c'était mon cas
47:43quand j'étais
47:44dans les grands hôtels
47:45ou même à l'école
47:45quand on le traduit
47:46dans nos recettes
47:47pour les étudiants
47:48une épaule d'agneau
47:49mise avec tous ces mélanges
47:51d'épices marocains
47:52et cuisent simplement
47:53en basse température
47:54donc une cuisson sous vide
47:56alors vous allez me dire
47:57oh là là
47:57c'est quoi tout ça
47:58mais pas du tout
47:59parce qu'à la fin
47:59on revient donner
48:00de la caramélisation
48:01et on arrive à avoir
48:02des sucs de cuisson
48:03et un fondant
48:04finalement on arrive
48:05à traduire
48:06avec une technicité
48:08une manière de conserver
48:09un produit
48:10et l'hygiène également
48:11en même temps
48:12en tout cas
48:12on va essayer
48:13de découvrir
48:14un petit peu
48:14vos secrets
48:15en tout cas
48:15quand vous utilisez
48:16les produits marocains
48:17et les épices
48:18quelles épices
48:19utilisez-vous
48:20le plus aujourd'hui ?
48:22alors
48:22dernier voyage marocain
48:23que j'ai pu faire
48:25j'ai eu la chance
48:26de ramener un cumin
48:27qui m'est vraiment marqué
48:29qui est vraiment
48:30un cumin
48:31que je n'avais jamais eu
48:32ses saveurs
48:33et ses parfums
48:33donc ouais
48:34j'avais le cumin
48:35j'avais les feuilles de menthe
48:36aussi
48:37qui n'est pas une épice
48:37mais qui était séchée
48:39et également
48:40qui était superbe
48:41et donc
48:43la base même
48:45de tout ce mélange
48:46ensuite
48:47la coriandre
48:48il y a
48:48et finalement
48:50c'est le dosage
48:51qui compte
48:51parce que finalement
48:52quand on prend une tagine
48:53qu'elle soit au citron confit
48:55ou pas
48:55ou même
48:57c'est toute une alchimie
48:58et finalement
48:59il y a autant de recettes
49:01que de tagine
49:01et que d'épices
49:02et qui se mélangent
49:04et qui finalement
49:04chacun a son dosage
49:07et c'est là
49:08qui fait que
49:08la cuisine
49:09c'est avant tout
49:10aussi un équilibre
49:11et le bon dosage
49:13et la signature
49:14de la personne
49:14qui va la réaliser
49:15un équilibre
49:16le bon dosage
49:17et puis la lenteur
49:18dans la cuisson
49:19et la lenteur
49:19j'ai pu retrouver ça
49:20d'ailleurs au musée
49:22de l'art culinaire
49:23à Marrakech
49:24où on a été invité
49:25par madame
49:26Leila Scali
49:27qui est donc
49:28la fondatrice
49:30de Darceau City
49:30elle nous a accueillis
49:31et on a
49:32avec des groupes
49:34fait un atelier
49:35de cuisine
49:35et un atelier
49:37de pâtisserie
49:38et là
49:38on a pu goûter
49:39aussi leur préparation
49:41et avec ces mélanges
49:42de cuisine
49:42qui partagent
49:43d'ailleurs
49:43dans cet atelier
49:45uniquement sur des saveurs
49:46d'épices
49:47et de tagine
49:48puisque votre vocation
49:50aujourd'hui
49:50c'est un petit peu
49:51la transmission
49:53la formation
49:54aussi des plus jeunes
49:55complètement
49:56qu'est-ce qui a changé
49:58selon vous
49:58sur le terrain
49:59maintenant
49:59en tant qu'observateur
50:01dans la manière
50:02dont les futurs chefs
50:03cuisiniers
50:04sont
50:05on va dire
50:06formés
50:07par rapport
50:08à votre époque
50:10à mon époque
50:11c'était très dur
50:12on allait chez un employeur
50:14moi dès l'âge
50:15de 14 ans
50:1515 ans
50:16et c'était laborieux
50:18c'était vraiment laborieux
50:20aujourd'hui
50:21tout a évolué
50:22pour la bonne raison
50:23que dans un premier temps
50:24on a maintenant
50:25des hommes et des femmes
50:27qui viennent dans nos métiers
50:28mais qui ont fait des études
50:30voire des études supérieures
50:32voire des licences
50:33voire des doctorats
50:34c'est le cas
50:35à l'Institut Cordon Bleu Paris
50:36mais est-ce que c'est important ?
50:38oui c'est important
50:39parce que finalement
50:39on a des gens
50:40qui ne sont pas spécialement
50:42des échecs scolaires
50:43comme j'ai pu l'être
50:44mais qui sont des gens
50:45qui ont déjà vécu
50:46des expériences
50:47il y a beaucoup
50:49de reconversion professionnelle
50:50aujourd'hui
50:50et ça c'est vraiment
50:51ce qu'on ressent
50:52dans nos instituts
50:53c'est des gens
50:54qui finalement
50:55ont eu une expérience de vie
50:57des fois
50:57qui ne trouvent pas toujours
50:58le sens dans leur vie
50:59à ce qu'ils font
51:00tout le temps
51:02vous savez
51:02vous avez un beau métier
51:03vous recevez beaucoup de gens
51:05mais les gens
51:06beaucoup maintenant
51:06on est tous derrière
51:07nos ordinateurs
51:08de toute façon
51:08mais quand vous ne faites que ça
51:09et qu'il n'y a pas d'autre lien
51:11moi je vois beaucoup de jeunes
51:13que je rencontre
51:13mais des jeunes
51:14la moyenne d'âge
51:15au Cordon Bleu
51:16actuellement à Paris
51:17c'est entre 25 et 27 ans
51:18donc vous voyez
51:19ça veut dire que des hommes
51:20et des femmes
51:20et la deuxième aussi
51:22c'est que de maintenant
51:23on voit de plus en plus
51:24de femmes
51:24s'engager dans la cuisine
51:26dans la pâtisserie
51:27la boulangerie
51:28et même l'énologie
51:30ce qu'on enseigne
51:31à notre institut à Paris
51:32mais pas forcément
51:33après avoir fait
51:34on va dire
51:35des études
51:36dans ce sens
51:37totalement
51:38oui oui
51:38tellement à l'école de Paris
51:40on a 60 nationalités différentes
51:42vous voyez
51:43donc tout se croise
51:44et ça
51:45c'est un enrichissement
51:46et quel message
51:48souhaitez-vous
51:49adresser à nos jeunes
51:50aujourd'hui
51:50ces jeunes passionnés
51:52par la gastronomie
51:54l'art culinaire
51:55et qui rêvent
51:56aujourd'hui
51:57d'une carrière
51:58internationale
51:59je pense que franchement
52:00pour les jeunes
52:02on a des métiers incroyables
52:04oui il faut travailler
52:05ça c'est sûr
52:06il faut travailler
52:06il faut s'engager
52:07mais je pense que
52:08partout qu'on veut réussir
52:09il faut quand même
52:10s'engager et travailler
52:10mais on a des métiers
52:12qui s'ouvrent au monde
52:13la cuisine aujourd'hui
52:15elle est internationale
52:16on peut faire découvrir
52:17un Marocain
52:18peut faire découvrir
52:19ses saveurs
52:19il peut prendre l'héritage
52:21des anciens
52:22pour le traduire
52:23pour la faire évoluer
52:24en fine dining
52:25évoluer avec une cuisine
52:26un peu plus raffinée
52:27etc
52:28et ça c'est fabuleux
52:29on peut voyager
52:30on a la chance
52:32de donner le partage
52:34la cuisine avant tout
52:34c'est un acte d'amour
52:35et d'échange
52:36et de partage
52:37c'est la base même
52:37de la cuisine
52:38c'est l'émotion aussi
52:39des mamans etc
52:40et finalement
52:41on dit souvent
52:41que l'assiette
52:42est un miroir
52:44de la société aussi
52:45ah ben complètement
52:46bien sûr
52:46c'est un miroir
52:46de la société
52:47un instantané
52:48parce que de toute façon
52:49l'évolution de l'alimentation
52:50suit l'évolution
52:51de la technologie
52:53mais des produits
52:54etc
52:54ça c'est vrai
52:55tout à fait
52:55ce soir on sera
52:56au Waldorf Astoria
52:58donc à la tour
52:59du roi Mohamed VI
53:00à Rabat Salé
53:02et là on va organiser
53:04un beau cocktail
53:05donc
53:06avec la scène encore
53:08et avec Benjamin
53:09Brot
53:10pour conclure
53:13ce festival
53:14qu'on a pu faire
53:15je tiens à remercier
53:16également le directeur
53:17Guy Berthaud
53:18qui nous a aidé
53:19à réaliser
53:20l'ensemble
53:20de cet événement
53:21et bien merci à vous
53:23Eric Briffard
53:24c'est un plaisir
53:25et bienvenue à Paris
53:26bienvenue en France
53:27merci à vous
53:28vous êtes bienvenue aussi
53:29c'est la fin d'Invité Culture
53:30pour ce soir
53:31très bonne soirée à vous
53:32merci
53:36c'est aussi la fin de ce journal
53:37merci à vous de nous suivre
53:38l'information revient dans un instant
53:40sur Médien TV
53:44Sous-titrage Société Radio-Canada
53:45Sous-titrage Société Radio-Canada
53:47Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires

Recommandations