- il y a 5 minutes
Catégorie
📺
TVTranscription
00:03Générique
00:15On est toujours ensemble sur Median TV. Merci de nous rester fidèles. Voici les titres de votre journal.
00:20Dans cette édition, nous reviendrons sur la réaction de l'ambassadeur du Maroc auprès de l'Union Européenne et de
00:26l'OTAN après l'adoption par le Parlement européen d'une résolution sur les événements survenus fin juillet à septembre.
00:35À quatre jours des élections législatives au Maroc, la question de la participation des femmes est au cœur de la
00:40campagne électorale. Nous serons dans la région Tangier-Téton-HEC.
00:47C'est un rêve devenu réalité. Les mots de Donald Trump qui a annoncé avoir obtenu un contrôle permanent de
00:53la sécurité du Groen.
00:58Après l'adoption par le Parlement européen d'une résolution sur les événements survenus fin juillet à septembre, l'ambassadeur
01:05du Maroc auprès de l'Union Européenne et de l'OTAN a réagi.
01:09Pour Ahmed Reda Chami, cette résolution ne comporte aucune incrimination ou injunction à l'endroit du Maroc et ne retient
01:17non plus aucune des tentatives d'instrumentalisation de la question migratoire.
01:22L'ambassadeur du Maroc auprès de l'Union Européenne et de l'OTAN appelle au dialogue sur le dossier migratoire.
01:29Ensemble, nous l'écoutons.
01:31Tout d'abord, je tiens à préciser que la relation entre le Maroc et l'Union Européenne est une relation
01:37ancienne, multidimensionnelle, stratégique.
01:41L'Union Européenne est notre premier partenaire commercial. En 2025, nous avons échangé plus de 60 milliards d'euros de
01:51biens.
01:52On a aussi des accords sur l'énergie, l'innovation, l'aérien, la sécurité, la migration.
01:58La migration est un sujet prioritaire, vital pour les Européens.
02:03Et donc, quand des dizaines de milliers de Marocains et d'Africains, d'autres pays sont entrés à ce que
02:08ça, ça a suscité une vive émotion en Europe.
02:12Certaines personnes nous ont attaqués en affirmant que le Maroc utilisait la migration pour faire pression sur l'Union Européenne.
02:20Il y a eu ce jeudi un débat au Parlement européen sur ce sujet-là.
02:27Heureusement, la majorité des députés ont compris que ce n'était pas le cas,
02:31alors que certains ont même proposé de suspendre l'accord de libre-échange entre le Maroc et l'UE.
02:38La résolution finalement adoptée ne comporte aucune incrimination ni injonction à l'endroit du Maroc, et je tiens à le
02:45préciser.
02:46Ceci va nous permettre de continuer à dialoguer et d'approfondir notre partenariat.
02:52Mais je tiens quand même à conclure en disant que la mise en œuvre du nouveau modèle de développement au
02:58Maroc
02:59doit consacrer la jeunesse comme une priorité absolue,
03:04afin que nos jeunes puissent trouver de réelles perspectives dans leur propre pays
03:08et que l'immigration ne soit pas leur premier choix.
03:12Au Maroc, quatre jours nous séparent des élections législatives.
03:16La campagne électorale, son plein dans le royaume,
03:19où la question de la participation des femmes à ces échéances électorales
03:23est au cœur des débats dans la région de Tétan-Husseman.
03:28Quelle place occupe-t-elle réellement dans cette campagne ?
03:30Réponse avec Dina Pris.
03:33À quelques jours des législatives, la participation des femmes à la vie politique
03:38revient au cœur du débat.
03:40Si leur présence progresse parmi les candidats,
03:43la question est désormais celle de leur accès réel au poste de décision.
03:48Dans la région de Tanger-Tétan-Husseman,
03:5122 listes sont en compétition avec la circonscription locale de Tanger-Hasila,
03:56dont deux conduites par des femmes.
03:5919 listes ont également été déposées dans la circonscription régionale dédiée aux femmes.
04:10L'augmentation du nombre de femmes candidates constitue une progression quantitative notable,
04:15mais demeure une avancée politique mitigée.
04:18Cette progression repose principalement sur les mécanismes d'incitation et les quotas,
04:22notamment à travers les listes régionales, dédiées aux femmes,
04:25plutôt que sur une promotion effective du leadership féminin par les partis.
04:32A l'échelle nationale, les femmes représentent près de 37% des candidatures aux législatives,
04:38mais leur présence reste beaucoup plus importante sur les listes régionales réservées,
04:43alors qu'elles ne représentent qu'environ 16% des candidatures dans les listes locales.
04:48Une progression qui reste avant tout quantitative.
04:52Les mécanismes de quotas ont favorisé la candidature des femmes,
04:56sans pour autant garantir leur accès au centre de décision.
05:07Si les programmes électoraux intègrent des engagements en faveur de l'égalité des chances
05:12et de l'autonomisation des femmes,
05:14leur traduction en mesures concrètes reste insuffisante,
05:17notamment en matière d'intégration des femmes dans les circuits économiques,
05:21formels et de parité au sein des instances décisionnelles des partis.
05:30Au-delà du scrutin, l'enjeu est donc de passer d'une présence sur les listes
05:34à une participation effective à la prise de décision.
05:40Au Maroc, toujours face à la hausse des prix du carburant,
05:43le ministère du Transport lance une nouvelle tranche de soutien exceptionnelle
05:47directe au profit des professionnels du transport routier,
05:50de personnes et de marchandises.
05:52On soutient en couvrant une période de 30 jours.
05:54Et pour bénéficier de cette aide,
05:56les professionnels du secteur concerné pourront,
05:58dès le 24 septembre courant,
06:01s'inscrire sur le site www.moakaba.transport.gov.ma.
06:08Le Maroc qui va retourner définitivement à l'heure légale GMT ce dimanche à 2h.
06:13Nos montres reculeront de 60 minutes,
06:16ce qui nous fera gagner une heure de sommeil.
06:19Cette annonce du ministère de la Transition numérique
06:22et de la réforme de l'administration
06:23devra ravir de nombreux citoyens
06:25qui demandaient depuis plusieurs mois le retour à l'heure GMT.
06:30C'est un rêve devenu réalité.
06:32Les mots de Donald Trump
06:33qui a annoncé avoir obtenu un contrôle permanent
06:35de la sécurité du Greenland.
06:37Une bonne nouvelle pour le président américain
06:39qui voulait même annexer il y a quelques mois
06:43ce territoire danois autonome.
06:45Le Danemark de son côté salue un accord,
06:47je cite,
06:48« bon pour l'OTAN et l'Europe ».
06:50Cet accord sur la sécurité du Greenland
06:52sera apparafé la semaine prochaine à New York.
06:55Il permettra, selon Washington,
06:57d'empêcher les adversaires des États-Unis,
06:59la Chine et la Russie en tête de s'y installer.
07:05De fortes explosions retentitent ce samedi à Riyad
07:08après une alerte aérienne émise par les autorités.
07:11Une première dans la capitale saoudienne
07:13depuis l'intensification des combats au Yémen.
07:16Justement, les attaques des rebelles outils en Arabie saoudite
07:19étaient cette semaine au cœur d'une réunion
07:22du Conseil de sécurité des Nations Unies.
07:24occasion saisie par le Maroc pour réitérer son soutien à Riyad
07:28face à ces attaques qualifiées de lâches
07:30par le chef de la diplomatie marocaine,
07:32Nasser Abouhita,
07:33qui a réitéré le soutien du royaume
07:35à toutes les mesures prises par l'Arabie saoudite
07:38pour protéger son territoire
07:39et assurer la sécurité de sa population.
07:44Au Liban, dans le sud du pays, la guerre fragilise toute une économie locale.
07:50A Hadoussier, un producteur de fromage, tente de maintenir son activité
07:54malgré la disparition de plusieurs de ses fournisseurs.
07:57Et pour continuer à produire, il doit désormais aller chercher du lait beaucoup plus loin.
08:03A Hadoussier, Nabil Khoury tente de faire tourner sa fromagerie
08:07malgré les conséquences de la guerre.
08:09Depuis le début du conflit, plusieurs de ses fournisseurs ont cessé leur activité.
08:15Aujourd'hui, nous rencontrons de grandes difficultés.
08:18Nous sommes contraints de nous rendre dans Beka et Balbek pour nous procurer du lait.
08:22Car honnêtement, certains éleveurs ont perdu espoir.
08:25Après avoir traversé deux guerres consécutives à avoir été placés avec leurs bétails,
08:29ils ont fini par décider de ne plus vivre ainsi et ont fendu leurs bêtes.
08:37Mais certains ont choisi de rester.
08:39Ahmed Azdin continue, lui, de s'occuper de son troupeau malgré les bombardements.
08:44Quant à mon bétail, je tiens à dire qu'il fait désormais partie de ma vie.
08:47Je ne peux pas l'abandonner.
08:48Lorsqu'une frappe survient, par exemple, je sens qu'ils prennent peur comme des enfants.
08:53Tout comme dans n'importe quel être humain.
08:55Ils ont peur, ce sont des êtres vivants.
08:57Bien sûr, chaque être craint pour sa vie.
08:59Nous avons beaucoup souffert, nous sommes épuisés et nous avons risqué nos vies pour eux.
09:04Et que dire de plus ?
09:05C'est indescriptible.
09:06La situation était indescriptible, terrible, bien pire que ce que l'on peut imaginer.
09:13Pendant les bombardements, certains éleveurs comme Ahmed prenaient le risque de se déplacer
09:17pour continuer à produire et à livrer leur lait.
09:20Mais lorsque les frappes les empêchaient de se déplacer,
09:23le lait ne pouvait plus être acheminé jusqu'à la fromagerie.
09:26Une partie de la production était alors perdue.
09:28Pour Nabil, comme pour les éleveurs qui ont choisi de rester,
09:31il faut désormais trouver de nouveaux moyens de continuer à travailler malgré la guerre.
09:38Dans ce temps, à Gaza, le poisson se fait rare.
09:41Depuis le début de la guerre, les pêcheurs ont vu leurs bateaux et leurs équipements disparaître.
09:46Leur activité s'est donc réduite considérablement.
09:50Aujourd'hui, certains tentent quand même de prendre la mer à bord de barques de fortune,
09:55mettant ainsi leur vie en péril.
09:56Dunia Barouri.
09:59Manger du poisson est devenu un luxe pour les Palestiniens.
10:02Dans le bassin portuaire de Gaza, les pêcheurs ont de plus en plus de mal à prendre la mer.
10:08Avant le 7 octobre 2023, ils possédaient des bateaux de pêche motorisés
10:13et une grande variété d'équipements.
10:16Depuis, ils se rendent à la mer à la force de leurs bras munis de simples barques à rames.
10:21Des embarcations difficiles à manœuvrer qui épuisent les pêcheurs
10:25avant même d'atteindre l'entrée du port.
10:27La guerre à Gaza a réduit considérablement le nombre de pêcheurs encore en activité.
10:33Selon des organisations humanitaires et l'ONU,
10:36ce secteur constituait une source de revenus essentielles pour plus de 6 000 Palestiniens.
10:42Nous avions des bateaux à moteur, de grands bateaux et des filets.
10:46Nous avions tout ce qu'il fallait.
10:47Aujourd'hui, rien n'est disponible à part des barques à rames.
10:51Un bateau qui coûtait autrefois 1 000 shekels en coûte désormais 40 000.
10:56Le métier de pêcheur à Gaza était totalement anéanti.
11:01Regardez, il n'y a plus de poisson du tout.
11:04Une caisse de crabe coûtait autrefois 10 shekels.
11:07Aujourd'hui, un seul kilo coûte entre 25 et 30 shekels.
11:11Si tenté qu'on puisse en trouver.
11:14Bateaux et filets ont été détruits ou incendiés.
11:17L'activité en mer tourne au ralenti.
11:20Tandis que le prix du poisson s'envole et les prises deviennent dérisoires.
11:25Le blocus israélien complique de plus en plus le travail des pêcheurs.
11:30Quand nous partons en mer, nous risquons de revenir en martyr, blessés ou prisonniers.
11:35Nous vivons d'erreurs constantes.
11:36Les parents restent sur le rivage, prions pour le retour sain et sauf de leur fils.
11:41Avant le 7 octobre, une seule journée de pêche pouvait rapporter
11:44entre 1 ou 2 tonnes jusqu'à 10 tonnes de poissons.
11:48Aujourd'hui, un bateau peut sortir et revenir avec seulement 3, 4 ou 5 kilos.
11:53Pourquoi ? Parce que la mer est totalement bouclée.
11:57Les palestiniens de Gaza voient leurs pêcheurs amarrés.
12:00Sur le rivage, les barques cabossées attendent elles aussi de pouvoir reprendre la mer.
12:06L'amour de leur métier ne sera pas suffisant pour pouvoir l'exercer.
12:12Direction à présent, le nord-ouest du Pakistan sur place.
12:15Le quartier général historique de la police à la Kohat a été hier à la cible d'attaque.
12:20Un véhicule chargé d'explosifs a foncé vers l'entrée d'une mosquée à l'heure de la prière du
12:24vendredi.
12:25Une seconde explosion s'est produite près du bâtiment de la branche spéciale
12:30durant les échanges de tirs qui ont suivi entre policiers et assaillants.
12:34Bilan, au moins 31 morts, dont 16 policiers.
12:37Plus de 100 personnes ont été aussi blessés.
12:43Nous allons à présent au Nigeria où des manifestations ont éclaté hier à Mina dans le centre du pays
12:49au lendemain de la mort de 37 orpailleurs présumés illégaux.
12:53Les 37 victimes faisaient partie de dizaines de personnes interpellées
12:57lors d'opérations menées en début de semaine contre des sites d'exploitation minières présumés illégales
13:03avant d'être placés en détention dans des locaux du corps de sécurité et de défense civile du pays.
13:10Les causes exactes de leur décès n'ont pas encore été établies.
13:14Kenza, la vie.
13:16Ils étaient partis travailler.
13:18Ils ne sont jamais rentrés chez eux.
13:21Dans l'état du Niger, au centre du Nigeria,
13:2337 personnes, pour la plupart de jeunes adolescents,
13:27sont morts en détention.
13:29Après leur arrestation lors d'une opération contre l'exploitation minière illégale,
13:34face à ces corps, les familles sont endeuillées.
13:37Des femmes hurlent, pleurent et réclament des réponses.
13:42Nous sommes réveillés et on nous annonce que nos frères sont morts.
13:45Ils étaient simplement sortis pour chercher un moyen de gagner leur vie et de nourrir leur famille.
13:50Maintenant, ils sont morts en détention.
13:52Nous demandons au gouvernement de nous aider.
13:54Nous voulons qu'il enquête sur ce qui s'est vraiment passé
13:56et qu'il vaillait à ce que justice soit rendue à nos frères et à nos familles.
14:02Mais que s'est-il passé derrière les murs du centre de détention ?
14:06Les autorités évoquent une possible épidémie sans identifier la maladie.
14:10Une enquête est en cours pour déterminer la cause exacte de leur décès.
14:17Ils font de la musique, mais surtout, ils font le buzz.
14:20À Dubaï, un professeur de musique et ses élèves cartonnent sur les réseaux sociaux
14:24des cours transformés en véritables performances
14:26qui cumulent des centaines de millions de vues.
14:28Parmi ces jeunes talents, certains sont encore très loin de l'adolescence.
14:32Denis Abaroui.
14:37Vous les avez sûrement déjà vus sur les réseaux sociaux,
14:40ce professeur de musique et ses élèves
14:42qui nous ambiancent au rythme de leurs instruments.
14:45Batteurs, guitaristes, pianistes,
14:47leur passion les a menés chez Patrick Abdo.
14:50Il a confondé avec son frère cette école au Liban
14:53avant de s'implanter à Dubaï en 2022.
14:56Elle compte actuellement plus de 1000 élèves dans chaque antenne.
15:00Le but est simple, apprendre tout en s'amusant.
15:03Et depuis que Patrick a commencé à filmer ses cours,
15:07le phénomène a pris une toute autre ampleur.
15:09Ses vidéos cartonnent sur les réseaux sociaux.
15:12Il cumule aujourd'hui plus de 4 millions d'abonnés,
15:15rien que sur Instagram.
15:18La croissance est considérable.
15:20Le nombre de vues est impressionnant.
15:22Cela fait 6 mois que nous sommes en pleine ascension
15:24avec un total dépassant le demi-milliard de vues par mois.
15:27Nous atteignons plus de 650 millions de vues mensuelles.
15:30Notre mission consiste à faire découvrir ses talents au monde entier.
15:34Nous avons beaucoup d'élèves qui ont pour objectif d'être reconnus,
15:38de percer à l'échelle internationale
15:40et nous les aidons dans cette démarche.
15:42C'est ce qui fait notre réputation.
15:43D'autres viennent simplement pour le plaisir comme passe-temps.
15:46Nous sommes là pour aider tout le monde,
15:48qu'ils souhaitent simplement en profiter ou en faire leur métier.
15:54L'école multiplie désormais les partenariats avec des célébrités.
15:59Une visibilité qui attire petits et grands.
16:01Tous veulent eux aussi apparaître sur ces vidéos.
16:05Parmi ces artistes en herbe,
16:06figure Talia Ayas, une élève de batterie de 7 ans.
16:10Ses vidéos avec Patrick ont cumulé des millions de vues.
16:14Gérée par ses parents,
16:16elle compte plus de 300 000 abonnés sur son compte Instagram.
16:26Je me sens vraiment en confiance
16:28parce que quand j'ai commencé la batterie,
16:30je me suis sentie encore plus sûre de moi qu'avant.
16:33Maintenant, je monte sur scène et je me sens en confiance.
16:40Et avec des élèves toujours plus nombreux
16:43à vouloir jouer leur partition sur les réseaux sociaux,
16:46une chose est sûre,
16:47Patrick et ses jeunes musiciens
16:49n'ont pas fini de nous ambiancer.
17:07Bonjour et bienvenue sur Median TV.
17:10Voici l'essentiel de l'actualité économique.
17:12Le déficit budgétaire du Maroc atteint 56,9 milliards de dirhams à fin août.
17:17C'est près de 2,8 milliards de dirhams de plus qu'à la même période l'année dernière.
17:22Selon la Trésorerie Générale du Royaume,
17:24les recettes ordinaires ont progressé de 5,5%
17:27pour atteindre 286,6 milliards de dirhams.
17:30La hausse est notamment portée par les impôts directs
17:33en progression de 12,7%.
17:35Les droits de douane qui augmentent de 8,8%
17:38et les impôts indirects ont hausse de 8%.
17:42En face, les dépenses du budget général atteignent
17:44397,5 milliards de dirhams ont hausse de 10,4%.
17:50Les dépenses de fonctionnement progressent de 13,2%
17:53tandis que l'investissement augmente de 8,2%.
17:57Les intérêts de la dette s'élèvent à 35 milliards de dirhams,
18:00soit une progression de 3,4%.
18:03La production manufacturière marocaine recule de 4,5%
18:07au deuxième trimestre 2026 par rapport à la même période de l'année dernière.
18:12Selon le HCP, plusieurs secteurs expliquent cette baisse.
18:15L'industrie chimique décroche de 29,5%.
18:18L'électronique et les produits informatiques reculent de 19,5%.
18:23L'habillement baisse de 10% et l'imprébrie de 12,3%.
18:28Mais tous les secteurs ne sont pas dans le rouge.
18:30L'industrie alimentaire progresse de 5,7%.
18:33La fabrication de produits métalliques gagne 14,1%.
18:37L'automobile avance de 6% et la métallurgie de 11,6%.
18:42Autre chiffre important, les industries extractives
18:45enregistrent une forte baisse de 28,8%.
18:48A l'inverse, la production d'électricité progresse de 1,9%.
18:53Le Cameroun obtient un financement de 42 millions d'euros
18:56auprès de la Banque islamique de développement.
18:58Un appui destiné à soutenir un projet de développement rural
19:01avec pour objectif de renforcer les activités agricoles
19:04et d'améliorer les conditions de vie dans les zones concernées.
19:08Le financement s'inscrit dans une démarche de développement des territoires ruraux
19:11où l'agriculture représente une source essentielle de revenus et d'emplois.
19:16L'enjeu est de renforcer les capacités de production,
19:19de soutenir les populations
19:20et d'accompagner la transformation des activités agricoles.
19:23Un investissement dans le développement rural
19:25alors que plusieurs pays africains cherchent à consolider
19:28leur sécurité alimentaire et leur chaîne de valeur.
19:32Au Royaume-Uni, l'inflation repart à la hausse.
19:35Elle atteint 3,1% sur un an en août
19:38contre 2,9% en juillet.
19:40Et le principal moteur de cette accélération,
19:42ce sont les transports et notamment les carburants.
19:45La hausse des hydrocarbures liées au conflit au Moyen-Orient
19:48commence donc à se transmettre à l'économie britannique
19:50avec également une progression des prix de l'énergie et des coûts du logement.
19:54Cette nouvelle hausse complique la tâche du gouvernement
19:57à quelques semaines de la présentation de son budget prévue le 28 octobre.
20:01La Banque d'Angleterre doit également composer avec cette nouvelle pression sur les prix.
20:05Elle devrait toutefois maintenir son tout directeur à 3,75%.
20:10Paradoxalement, l'économie britannique montre aussi des signes de résistance.
20:13En juillet, le PIB a progressé de 0,4%,
20:17alors que les marchés tablaient sur une stagnation.
20:20Une hausse notamment portée par le secteur de l'intelligence artificielle.
20:23Une alerte de l'Organisation mondiale du commerce.
20:26Pour l'OMC, le système commercial mondial est aujourd'hui un tournant décisif.
20:30L'organisation estime que les tensions géopolitiques,
20:33les politiques commerciales nationales et la multiplication des restrictions
20:36fragilisent le système multilatéral.
20:39Et les chiffres donnent une idée des risques.
20:41Dans un scénario de fragmentation géopolitique du monde en plusieurs blocs,
20:46l'OMC estime que le PIB mondial pourrait diminuer de 5,1% d'ici 2050,
20:51tandis que les exportations mondiales reculeraient de 18,6%.
20:56Dans un scénario encore plus radical où la coopération multilatérale disparaîtrait
21:00au profit d'accords commerciaux séparés,
21:02le PIB mondial pourrait perdre 6,9% et les exportations 26,9%.
21:09A l'inverse, une coopération mondiale renforcée pourrait entraîner une hausse de 2,9% du PIB mondial
21:15et de 17,9% des exportations.
21:17Autre signal, les droits de douane et restrictions commerciales concernent désormais 11% des importations mondiales,
21:24le niveau le plus élevé depuis plus de 15 ans.
21:26L'OMC souligne toutefois que l'essor de l'intelligence artificielle soutient actuellement une partie des échanges,
21:32notamment grâce aux investissements dans les serveurs et les ordinateurs.
21:36Mais l'organisation prévient, cette dynamique pourrait masquer certaines faiblesses du commerce mondial.
21:41C'est la fin de votre journal économique, merci de l'avoir suivi, excellente suite de programme sur Médien TV.
21:49Vous l'aurez compris, c'était la story éco avec Rachid Farhan à la présence,
21:54c'est le moment de faire un tour dans nos diastres à journaux avec Dinam.
22:04Bonjour et bienvenue sur Médien TV.
22:06Voici les principaux titres de l'actualité nationale et internationale qui ont marqué cette semaine.
22:12On ouvre cette édition avec ce chiffre, plus de 4 millions.
22:16Tel est le nombre de Marocains résidant à l'étranger accueillis cette année au Maroc.
22:21C'est l'un des principaux chiffres à retenir du bilan de l'opération Malhaba 2026,
22:26qui s'est achevé après plus de trois mois de mobilisation.
22:29Selon Média 24, ces 4,1 millions représentent une hausse de 1,8% par rapport à 2025.
22:38Malgré les pics de fréquentation, les flux d'arrivées et de départs ont été générés sans congestion notable.
22:46Certaines journées ont enregistré près de 80 000 arrivées et plus de 87 000 départs.
22:52Pour accompagner ces mouvements, la Fondation Mohamed V, pour la solidarité,
22:58a renforcé son dispositif sur les principaux points de passage au Maroc comme en Europe.
23:0426 espaces Malhaba ont ainsi été mobilisés, avec notamment des équipes présentes dans plusieurs ports et aéroports.
23:12Près de 67 000 membres de la communauté marocaine ont bénéficié d'une assistance directe,
23:18dont plus de 8 400 pour des besoins médicaux.
23:21Le bilan fait également état de milliers d'interventions pour des démarches administratives, douanières et juridiques,
23:29mais aussi pour des situations d'urgence rencontrées durant les voyages.
23:34Dix ans après son lancement à Marrakech, l'initiative pour l'adaptation de l'agriculture africaine fait le bilan
23:40et se projette jusqu'en 2036.
23:42Aujourd'hui, le Maroc revient sur cette initiative, lancée par le Maroc lors de la COP22.
23:48Présenté à Rome, le premier bilan décennal dresse un constat.
23:52Le changement climatique pèse déjà sur les récoltes et les revenus des familles rurales africaines,
23:57particulièrement dépendantes de l'agriculture pluviale.
24:01Le continent dispose pourtant déjà de plusieurs outils.
24:04Des plans nationaux d'adaptation, un agenda agricole commun,
24:09des mécanismes de financement et des solutions techniques.
24:12Le principal défi reste désormais de mieux relier ces dispositifs aux besoins concrets des agriculteurs.
24:19L'initiative 3A met notamment en avant des solutions comme les semences résistantes à la sécheresse,
24:26une meilleure gestion de l'eau et des sols, l'accès aux conseils agricoles
24:30ou encore les mécanismes d'assurance contre les mauvaises récoltes.
24:34Mais leur généralisation nécessite des investissements importants.
24:37Les besoins d'adaptation de l'agriculture africaine sont évalués à des centaines de milliards de dollars.
24:44Pour la prochaine décennie, l'objectif est de passer davantage des engagements et des plans
24:49à des projets concrets, financés et mesurables sur le terrain.
24:54Après une saison des pluies exceptionnelles, le Maroc veut savoir précisément combien d'eau
24:58ces barrages peuvent encore réellement stocker.
25:01Le ministère de l'équipement et de l'eau lance une étude consacrée à 10 grands barrages du Royaume.
25:07Objectif, mesurer la quantité de vases et de sédiments accumulés au fond des retenues
25:13et donc actualiser leur capacité effective de stockage.
25:16Le phénomène d'envasement est progressif.
25:19Les pluies entraînent des terres et des sédiments vers les cours d'eau
25:22qui finissent par se déposer dans les barrages.
25:25Au fil des années, cet apport réduit l'espace disponible pour stocker l'eau.
25:29Parmi les ouvrages concernés figure Wad el-Makhazine à l'arrache,
25:34dont la capacité théorique atteint près de 673 millions de mètres cubes.
25:40Le barrage Al-Wahda, lui, dépasse les 3,5 milliards de mètres cubes de capacité.
25:46Cette opération intervient après une saison hydrologique particulièrement favorable.
25:50Les apports enregistrés dans les barrages entre septembre 2025 et janvier 2026
25:57ont atteint environ 5,8 milliards de mètres cubes.
26:00Le taux moyen de remplissage est ensuite passé de 31,1% en décembre à 75% fin mai.
26:09Et puis dans l'actualité internationale, on s'intéresse à l'Arctique
26:13qui est aujourd'hui au cœur des préoccupations européennes,
26:16après avoir été longtemps considérée comme une région éloignée des grands enjeux internationaux.
26:23Réchauffement climatique, ressources naturelles,
26:26nouvelles routes maritimes et rivalités entre grandes puissances
26:29se concentrent dans cette région du Grand Nord.
26:32L'Arctique se réchauffe beaucoup plus rapidement que la moyenne mondiale.
26:35La fonte de la banquise transforme progressivement cet espace
26:39et rend certaines zones plus accessibles.
26:42Une évolution qui attise les convoitises.
26:45La région possède d'importantes ressources minières et énergétiques,
26:49mais elle pourrait aussi redevenir un espace majeur pour les routes commerciales maritimes.
26:54À cela s'ajoute la dimension sécuritaire.
26:56La guerre en Ukraine a profondément modifié les équilibres dans le Grand Nord,
27:01tandis que les ambitions américaines autour du Grand Land
27:04ont remis l'Arctique au cœur des débats stratégiques.
27:07Pour l'Europe, l'enjeu est donc multiple.
27:11Surveiller ses espaces maritimes, sécuriser ses approvisionnements,
27:15protéger ses intérêts économiques et renforcer sa présence
27:18dans une région où les rapports de force évoluent rapidement.
27:22La fonte des glaces n'est donc pas seulement une question climatique,
27:25mais elle redessine aussi les cartes économiques et géopolitiques du Grand Nord.
27:29Et si soulever des poids pouvait aussi aider à améliorer le moral ?
27:34Une étude menée en Irlande suggère que la musculation pourrait contribuer
27:39à réduire certains symptômes dépressifs chez de jeunes femmes souffrant d'anxiété.
27:43L'expérience menée par l'Université de l'IMERIC a suivi 55 participantes,
27:49âgées en moyenne de 22 ans pendant 8 semaines.
27:53Elles participaient à deux séances de musculation encadrées chaque semaine.
27:57Deux niveaux d'intensité ont été comparés.
28:00Des charges représentant entre 70 et 80% de la capacité maximale
28:06et un entraînement beaucoup plus léger, autour de 20%.
28:10Résultat, les symptômes dépressifs ont diminué dans les deux groupes.
28:15Le score moyen reculait de 54% chez les participantes soulevant lourd
28:19contre 43% chez celles travaillant avec des charges légères.
28:25La différence entre les deux groupes n'était toutefois pas statistiquement significative.
28:29Les bénéfices psychologiques semblaient encore présents,
28:33un mois après la fin de l'accompagnement.
28:35Mais les chercheurs appellent à la prudence.
28:37L'étude portait uniquement sur de jeunes femmes irlandaises,
28:41sans diagnostic clinique de dépression.
28:43Ces résultats ne peuvent donc pas être généralisés à toutes les populations.
28:47C'est la fin de cette édition.
28:49Merci de l'avoir suivie.
28:50Très bonne suite des programmes sur Médien TV.
28:53On est toujours ensemble sur Médien TV.
28:56Tout de suite, nos nouveaux points sur l'actualité.
29:04Dans ce journal, nous reviendrons sur la réaction de l'ambassadeur du Maroc
29:08auprès de l'Union Européenne et de l'OTAN
29:11après l'adoption par le Parlement européen
29:13d'une résolution sur les événements survenus fin juillet à septembre.
29:19À quatre jours des élections législatives au Maroc,
29:22la question de la participation des femmes est au cœur de la campagne électorale.
29:26Nous serons dans la région du Tangier-Téton à l'assainement.
29:31C'est un rêve devenu réalité.
29:33Les mots de Donald Trump qui a annoncé avoir obtenu
29:35un contrôle permanent de la sécurité du Groenland.
29:41Après l'adoption par le Parlement européen
29:43d'une résolution sur les événements survenus fin juillet à septembre,
29:47l'ambassadeur du Maroc auprès de l'Union Européenne et de l'OTAN a réagi.
29:51Pour Ahmed Reda Chami,
29:52cette résolution ne comporte aucune incrimination ou injonction à l'endroit du Maroc
29:59et ne retient aucune des tentatives d'instrumentalisation de la question migratoire.
30:05L'ambassadeur du Maroc auprès de l'Union Européenne et de l'OTAN
30:08appelle au dialogue sur le dossier migratoire.
30:11Ensemble, nous l'écoutons.
30:13Tout d'abord, je tiens à préciser que la relation entre le Maroc et l'Union Européenne
30:18est une relation ancienne, multidimensionnelle, stratégique.
30:23L'Union Européenne est notre premier partenaire commercial.
30:27En 2025, nous avons échangé plus de 60 milliards d'euros de biens.
30:34On a aussi des accords sur l'énergie, l'innovation, l'aérien, la sécurité, la migration.
30:40La migration est un sujet prioritaire, vital pour les Européens.
30:45Et donc, quand des dizaines de milliers de Marocains et d'Africains,
30:49d'autres pays sont entrés à Sitsa,
30:51ça a suscité une vive émotion en Europe.
30:54Certaines personnes nous ont attaqués
30:56en affirmant que le Maroc utilisait la migration
30:59pour faire pression sur l'Union Européenne.
31:02Il y a eu ce jeudi un débat au Parlement européen sur ce sujet-là.
31:08Heureusement, la majorité des députés ont compris que ce n'était pas le cas,
31:13alors que certains ont même proposé de suspendre l'accord de libre-échange
31:17entre le Maroc et l'UE.
31:19La résolution finalement adoptée ne comporte aucune incrimination
31:24ni injonction à l'endroit du Maroc, et je tiens à le préciser.
31:28Ceci va nous permettre de continuer à dialoguer
31:31et d'approfondir notre partenariat.
31:34Mais je tiens quand même à conclure en disant que
31:37la mise en œuvre du nouveau modèle de développement au Maroc
31:42doit consacrer la jeunesse comme une priorité absolue
31:45afin que nos jeunes puissent trouver de réelles perspectives
31:49dans leur propre pays
31:50et que l'immigration ne soit pas leur premier choix.
31:55Au Maroc, quatre jours nous séparent des élections législatives.
31:58La campagne électorale basse son plein dans le Royaume.
32:00La question de la participation des femmes à ces échéances électorales
32:04est au cœur des échanges dans la région de Tangier-Tétoile-Hossema.
32:07Quelle place occupe-t-elle réellement dans cette campagne ?
32:09La réponse est avec Dinamri.
32:13À quelques jours des législatives,
32:15la participation des femmes à la vie politique revient au cœur du débat.
32:19Si leur présence progresse parmi les candidats,
32:22la question est désormais celle de leur accès réel au poste de décision.
32:27Dans la région de Tangier-Tétoile-Hossema,
32:3022 listes sont en compétition avec la circonscription locale de Tangier-Asila,
32:36dont deux conduites par des femmes.
32:3819 listes ont également été déposées dans la circonscription régionale dédiée aux femmes.
32:49L'augmentation du nombre de femmes candidates
32:52constitue une progression quantitative notable,
32:55mais demeure une avancée politique mitigée.
32:57Cette progression repose principalement sur les mécanismes d'incitation et les quotas,
33:01notamment à travers les listes régionales, dédiées aux femmes,
33:05plutôt que sur une promotion effective du leadership féminin par les partis.
33:11A l'échelle nationale, les femmes représentent près de 37% des candidatures aux législatives,
33:17mais leur présence reste beaucoup plus importante sur les listes régionales réservées,
33:22alors qu'elles ne représentent qu'environ 16% des candidatures dans les listes locales.
33:28Une progression qui reste avant tout quantitative.
33:31Les mécanismes de quotas ont favorisé la candidature des femmes,
33:35sans pour autant garantir leur accès au centre de décision.
33:47Si les programmes électoraux intègrent des engagements en faveur de l'égalité des chances
33:51et de l'autonomisation des femmes,
33:53leur traduction en mesures concrètes reste insuffisante,
33:56notamment en matière d'intégration des femmes dans les circuits économiques,
34:00formels et de parité au sein des instances décisionnelles des partis.
34:09Au-delà du scrutin, l'enjeu est donc de passer d'une présence sur les listes
34:14à une participation effective à la prise de décision.
34:18Au Maroc, toujours face à la hausse des prix du carburant,
34:21le ministère du Transport lance une nouvelle tranche de soutien exceptionnel
34:25direct au profit des professionnels du transport routier,
34:28de personnes et de marchandises.
34:30On soutient qu'ouvre une période de 30 jours
34:32et pour bénéficier de cette aide,
34:34les professionnels du secteur concerné pourront,
34:37dès le 24 septembre courant,
34:38s'inscrire sur le site www.morkaba.transport.gov.m
34:46C'est un rêve devenu réalité.
34:48Les mots de Donald Trump qui a annoncé avoir obtenu
34:51un contrôle permanent de la sécurité du Groenland.
34:54Une bonne nouvelle pour le président américain
34:56qui voulait même il y a quelques mois
34:58annexer ce territoire danois autonome.
35:01Le Danemark salue en accord, je cite,
35:04« bon pour l'OTAN et l'Europe ».
35:06Cet accord sur la sécurité du Groenland
35:08sera parafait la semaine prochaine à New York
35:10et permettra, selon Washington,
35:12d'empêcher les adversaires des États-Unis,
35:15en l'occurrence la Chine et la Russie,
35:17en tête de s'y installer.
35:22De fortes explosions retentissent ce samedi à Riyad
35:26après une alerte aérienne émise par les autorités.
35:29Une première dans la capitale saoudienne
35:31depuis l'intensification des combats au Yémen.
35:34Justement, les attaques des rebelles outils
35:36en Arabie Saoudite étaient cette semaine
35:38au cœur d'une réunion du Conseil de sécurité
35:40des Nations Unies, occasion saisie par le Maroc
35:42pour réitérer son soutien à Riyad
35:44face à ces attaques qualifiées de lâches
35:47par le chef de la diplomatie marocaine,
35:49Nasser Bouhita, qui a réitéré le soutien du royaume
35:51à toutes les mesures prises par l'Arabie Saoudite
35:54pour protéger son territoire
35:55et assurer la sécurité de sa population.
36:00Direction à présent, le nord-ouest du Pakistan.
36:03Sur place, le quartier général historique
36:05de la police à Khoat a été hier la cible d'attaque.
36:08Un véhicule chargé d'explosifs a foncé vers l'entrée
36:12d'une mosquée à l'heure de la prière de vendredi.
36:14Une seconde explosion s'est produite
36:16près du bâtiment de la branche spéciale
36:18durant les échanges de tirs qui ont suivi
36:21entre policiers et assayants.
36:22Bilan, au moins 31 morts, dont 16 policiers.
36:26Plus de 100 personnes ont été aussi blessées.
36:32Allons à présent au Nigeria
36:33où des manifestations ont éclaté hier à Minna
36:36dans le centre du pays.
36:38Au lendemain de la mort de 37 orpailleurs
36:40présumés illégaux, les 37 victimes
36:42faisaient partie de dizaines de personnes
36:44interpellées lors d'opérations
36:45menées en début de semaine
36:47contre des sites d'exploitation minières
36:49présumées illégales avant d'être placées
36:52en détention dans les locaux
36:55du corps de sécurité et de défense du pays.
36:58Les causes exactes de leur décès
37:00n'ont pas encore été établies.
37:02Kenza, la vie.
37:04Ils étaient partis travailler.
37:07Ils ne sont jamais rentrés chez eux.
37:09Dans l'état du Niger, au centre du Nigeria,
37:1137 personnes, pour la plupart de jeunes adolescents,
37:15sont morts en détention
37:17après leur arrestation lors d'une opération
37:19contre l'exploitation minière illégale.
37:22Face à ces corps,
37:23les familles sont endeuillées.
37:25Des femmes hurlent, pleurent
37:27et réclament des réponses.
37:31Nous sommes réveillés
37:32et on nous annonce que nos frères sont morts.
37:34Ils étaient simplement sortis
37:35pour chercher un moyen de gagner leur vie
37:36et de nourrir leur famille.
37:38Maintenant, ils sont morts en détention.
37:40Nous demandons au gouvernement de nous aider.
37:42Nous voulons qu'il enquête
37:43sur ce qui s'est vraiment passé
37:45et qu'il vaillait à ce que justice soit rendue
37:47à nos frères et à nos familiers.
37:50Mais que s'est-il passé
37:51derrière les murs du centre de détention ?
37:54Les autorités évoquent une possible épidémie
37:56sans identifier la maladie.
37:58Une enquête est en cours
38:00pour déterminer la cause exacte de leur décès.
38:05Ils font de la musique,
38:06mais surtout ils font le buzz.
38:08À Dubaï, un professeur de musique
38:09et ses élèves cartonnent sur les réseaux sociaux
38:12des cours transformés en véritables performances
38:14qui cumulent des centaines de millions de vues.
38:18Parmi ces jeunes talents,
38:19certains sont encore très loin de l'adolescence.
38:21Les détails, c'est avec Denia Baroué.
38:26Vous les avez sûrement déjà vus
38:28sur les réseaux sociaux,
38:30ce professeur de musique
38:31et ses élèves
38:32qui nous ambiancent au rythme
38:34de leurs instruments.
38:35Batteurs, guitaristes, pianistes,
38:37leur passion les a menés
38:38chez Patrick Abdo.
38:39Il a confondé avec son frère
38:42cette école au Liban
38:43avant de s'implanter à Dubaï
38:45en 2022.
38:46Elle compte actuellement
38:47plus de 1000 élèves
38:48dans chaque antenne.
38:50Le but est simple,
38:51apprendre tout en s'amusant.
38:53Et depuis que Patrick a commencé
38:55à filmer ses cours,
38:56le phénomène a pris
38:58une toute autre ampleur.
38:59Ses vidéos cartonnent
39:01sur les réseaux sociaux.
39:02Il cumule aujourd'hui
39:03plus de 4 millions d'abonnés
39:05rien que sur Instagram.
39:08La croissance est considérable.
39:10Le nombre de vues
39:10est impressionnant.
39:11Cela fait 6 mois
39:12que nous sommes en pleine ascension
39:13avec un total dépassant
39:15le demi-milliard de vues par mois.
39:16Nous atteignons
39:17plus de 650 millions
39:19de vues mensuelles.
39:20Notre mission consiste
39:21à faire découvrir
39:22ses talents au monde entier.
39:24Nous avons beaucoup d'élèves
39:25qui ont pour objectif
39:26d'être reconnus,
39:27de percer à l'échelle internationale
39:29et nous les aidons
39:30dans cette démarche.
39:31Ceci qui fait notre réputation.
39:33D'autres viennent simplement
39:34pour le plaisir
39:35comme passe-temps.
39:36Nous sommes là
39:36pour aider tout le monde
39:37et qu'ils souhaitent
39:38simplement en profiter
39:39ou en faire leur métier.
39:44L'école multiplie désormais
39:46les partenariats
39:47avec des célébrités.
39:49Une visibilité
39:49qui attire petits et grands.
39:51Tous veulent eux aussi
39:52apparaître sur ces vidéos.
39:54Parmi ces artistes en herbe
39:56figure Talia Hayas,
39:58une élève de batterie
39:59de 7 ans.
40:00Ces vidéos avec Patrick
40:02ont cumulé
40:03des millions de vues.
40:04Gérée par ses parents,
40:05elle compte plus de 300 000 abonnés
40:07sur son compte Instagram.
40:15Je me sens vraiment en confiance
40:17parce que quand j'ai commencé
40:19la batterie,
40:20je me suis sentie encore
40:21plus sûre de moi qu'avant.
40:23Maintenant, je monte sur scène
40:24et je me sens en confiance.
40:30Et avec des élèves
40:31toujours plus nombreux
40:32à vouloir jouer
40:33leurs partitions
40:34sur les réseaux sociaux,
40:36une chose est sûre,
40:37Patrick et ses jeunes musiciens
40:39n'ont pas fini
40:40de nous ambiancer.
40:46La présence en place
40:47à l'invité culture
40:49avec Malim Pramlichy
40:50qui reçoit aujourd'hui
40:51Éric Brifard,
40:53chef établissement
40:54et directeur des arts culinaires
40:56de l'institut Cordon Bleu.
41:05Mesdames et messieurs,
41:06bonsoir et bienvenue
41:07dans l'invité culture.
41:08Ce soir, nous mettons le cap
41:11sur l'art de la table
41:12et la haute gastronomie,
41:14un terrain où l'excellence
41:15se transmet et se réinvente.
41:18Quand la tradition culinaire française
41:20portée par la rigueur
41:21de ses institutions historiques
41:23rencontre la richesse ancestrale,
41:25la générosité et les épices
41:27du patrimoine gastronomique marocain,
41:30une véritable conversation culturelle
41:33s'engage à un échange
41:35sur l'excellence culinaire,
41:36la transmission du savoir-faire
41:38et la création de ponts
41:40entre les cultures gastronomiques
41:42françaises et marocaines.
41:43On va justement recevoir ce soir
41:46pour en parler Éric Brifard.
41:48Vous êtes chef cuisinier
41:49mais aussi directeur des arts culinaires
41:51de l'école Le Cordon Bleu.
41:53C'était un plaisir de vous avoir
41:53avec moi ce soir.
41:54Bonsoir, effectivement.
41:56Vous voyez, je suis ravi d'être ici
41:59aujourd'hui à Rabat.
42:01Je vous remercie déjà de votre invitation.
42:03Merci de l'avoir accepté.
42:05Ça fait déjà huit jours complets
42:07qu'on nous sommes donc au Maroc.
42:10Bienvenue à vous, d'abord.
42:11Et grâce à M. Lassen Afid,
42:14qui est un véritable ambassadeur
42:16de la cuisine française et marocaine.
42:18Donc, j'ai connu Lassen chef marocain,
42:21mais j'ai connu Lassen en France
42:23qui a fait ses armes dans les plus belles maisons
42:25dont l'hôtel Loris et auprès de Yannick Alenaud.
42:28Et Lassen, aujourd'hui,
42:29est vraiment un véritable ambassadeur
42:31pour la cuisine française au Maroc
42:33et il tient ses ponts du Maroc et de la France.
42:36Et franchement, je tiens à le remercier
42:37parce que c'est grâce à lui
42:38que je suis ici ce soir.
42:41On en profite pour vous saluer.
42:43Merci à vous, M. Lassen, n'est-ce pas ?
42:46Alors, justement, vous êtes au Maroc
42:49depuis huit jours maintenant.
42:50Expliquez-nous un petit peu ce séjour.
42:52Racontez-nous.
42:53Alors, ce séjour, il avait pour but
42:55vraiment de partage, justement.
42:57Le Cordon Bleu, en quelques mots,
42:59c'est le premier réseau d'arts culinaires dans le monde.
43:02C'est un peu ronflant,
43:04mais c'est la réalité de 35 instituts
43:08qui sont à partout dans le monde.
43:11Donc, c'est 20 000 étudiants diplômés par an
43:14dans les arts culinaires,
43:15dans l'enseignement supérieur.
43:17Et nous, également à Paris,
43:19juste à côté de la Tour Eiffel,
43:21face à la Statue de la Liberté,
43:22nous avons un superbe établissement
43:24qui accueille chaque année
43:267 à 800 étudiants
43:28et avec des bachelors
43:29et un bachelors
43:31avec l'Université de Paris-Dauphine.
43:33Alors, vous avez un parcours
43:35quand même qui est assez riche, particulier,
43:37mais vous avez décidé
43:38de vous tourner vers la transmission.
43:41Tout à fait.
43:42Expliquez-nous un petit peu ce choix, déjà.
43:44J'ai été adjoint au restaurant Le Jamin
43:47auprès de Joël Robuchon, le grand maître.
43:51Ensuite, pour faire très court,
43:53je suis passé meilleur ouvrier de France.
43:54Donc, c'est vraiment une distinction.
43:56Prix qui m'a été remis,
43:58la médaille par le François Mitterrand
44:00et le Paul Bocuse.
44:01Et ensuite, j'ai continué mon parcours.
44:04J'ai été chef exécutif de l'hôtel Place d'Athénée à Paris
44:07et du Four Season Georges V.
44:08Et la transmission a vraiment du sens pour moi
44:12et c'est pour ça que j'ai accepté
44:15de rejoindre M. André Cointreau, propriétaire,
44:18pour continuer vraiment à transmettre
44:20la passion qui m'anime
44:22et le savoir-faire.
44:24Et le savoir-faire du geste,
44:26le savoir-faire de la technicité,
44:29des bases de la cuisine
44:30qu'on enseigne également dans notre institut.
44:31Justement, on va en profiter
44:33pour vous poser quelques questions
44:34sur votre regard, celui que vous portez
44:37sur la scène gastronomique.
44:39Marocaine aujourd'hui, actuelle
44:41et aussi sur son rayonnement à l'international.
44:44Je découvre au fur et à mesure.
44:46Bon, le Maroc, je le connais depuis très longtemps.
44:48Ça fait, je crois, 35 ans que je connais le Maroc.
44:50Je ne vous cache pas que j'apprécie beaucoup
44:53la cuisine marocaine comme beaucoup de monde
44:55parce que c'est une cuisine qui est très accessible,
44:58une cuisine qui est tellement forte de saveur,
45:01d'héritage, de transmission aussi
45:04des mères aux filles.
45:05C'était la grande tradition marocaine.
45:07Et c'est en cela que j'ai voulu traduire
45:10lors de tout mon passage,
45:13de vraiment voir cette...
45:14J'ai réalisé les recettes,
45:17toujours avec des produits que marocains
45:18pour la plupart du temps
45:19et avec des petites touches
45:21et des saveurs marocaines.
45:23Ça a été le cas à Casablanca,
45:24au restaurant 7e Ciel,
45:26qui est magnifique à Casablanca.
45:28Et j'ai eu la chance d'être reçu
45:30par le chef Benjamin Brot-Noguet
45:34et son épouse Myriam.
45:35Et là, on a fait vraiment un dîner d'exception
45:38autour vraiment des meilleurs produits marocains.
45:41Et vraiment, entre les légumes,
45:42j'avais un foie gras d'exception.
45:45Vraiment, on sent que l'artisanat culinaire au Maroc
45:48est au meilleur, franchement.
45:50Et ça, vous savez, la bonne cuisine,
45:52c'est déjà avant tout le bon produit.
45:54Et justement, puisque vous parlez de produits,
45:57quand la technique française rencontre
45:59les épices marocaines,
46:01les produits marocains,
46:02où se situe un petit peu le point d'équilibre
46:05entre ces deux arts,
46:08cet art gastronomique
46:10qui est propre à chacun des deux cultures ?
46:13Vous savez, dans la cuisine,
46:15on a tous un patrimoine, déjà d'origine.
46:17Moi, je suis bourguignon,
46:18donc j'ai été élevé au vin rouge
46:20et à la viande
46:22et à tous les escargots, etc.
46:24Mais l'évolution fait que
46:27qu'on a grandi,
46:28qu'on a des techniques.
46:29Vous savez, déjà,
46:31à l'Institut, j'enseigne des techniques.
46:33Le monde entier vient nous chercher
46:34des techniques en France.
46:35Et au Maroc,
46:36il y a aussi des techniques
46:37sur les cuisines de basse température,
46:40qu'on pourrait dire de la cuisine de la lenteur,
46:42avec des cuissons très longues,
46:43qu'on retrouve dans le tagine,
46:45dans le couscous.
46:46Et ces saveurs-là,
46:47elles se partagent.
46:48Finalement,
46:49quand je retourne en France
46:51à l'heure passée au Maroc,
46:52il y a toujours des saveurs
46:53qui restent en mémoire
46:54et qu'on veut retraduire d'une manière.
46:56Donc, chacun retraduit.
46:57C'est ça qui fait l'inspiration.
46:59Et comment, justement,
47:01on préserve, on va dire,
47:03l'âme culturelle
47:04d'un plat traditionnel
47:06lorsqu'on lui applique
47:08des techniques culinaires
47:10qui sont modernes ?
47:11Vous voyez, par exemple,
47:13l'agneau.
47:13L'agneau, souvent,
47:14on cuisait ça tout doucement,
47:16comme la façon de tagine,
47:17dans la terre,
47:19et puis ça mijote tranquillement et tout.
47:21Mais aujourd'hui,
47:21on peut avoir aussi des techniques
47:23pour pouvoir traduire ça
47:24en restaurant régulièrement
47:26dans les plus grandes cartes
47:27de restaurants du monde.
47:28C'était mon cas
47:29quand j'étais dans les grands hôtels
47:30ou même à l'école,
47:31quand on le traduit
47:32dans nos recettes pour les étudiants.
47:33Une épaule d'agneau
47:35mise avec tous ces mélanges
47:36d'épices marocains
47:37et cuise simplement
47:39en basse température.
47:40Donc, une cuisson sous vide.
47:42Alors, vous allez me dire
47:42« Oh là là, c'est quoi tout ça ? »
47:44Mais pas du tout
47:44parce qu'à la fin,
47:45on revient donner
47:46de la caramélisation
47:47et on arrive à avoir
47:48des sucs de cuisson
47:49et un fondant.
47:50Finalement,
47:51on arrive à traduire
47:52avec une technicité,
47:54une manière de conserver
47:55un produit
47:56et l'hygiène également
47:57en même temps.
47:58En tout cas,
47:58on va essayer
47:59de découvrir
47:59un petit peu vos secrets.
48:01En tout cas,
48:01quand vous utilisez
48:02les produits marocains
48:03et les épices,
48:04quelles épices
48:05utilisez-vous
48:05le plus aujourd'hui ?
48:07Alors, dernier voyage marocain
48:09que j'ai pu faire,
48:11j'ai eu la chance
48:12de ramener un cumin
48:13qui m'est vraiment marqué,
48:15qui est vraiment
48:16un cumin
48:17que je n'avais jamais eu
48:18ses saveurs
48:18et ses parfums.
48:19Donc, oui,
48:20il y avait le cumin,
48:21j'avais les feuilles de menthe aussi
48:22qui n'étaient pas une épice
48:23mais qui étaient séchées
48:24et également
48:25qui étaient superbes.
48:26Et donc,
48:29la base même
48:30de tout ce mélange,
48:32ensuite,
48:33la coriandre,
48:34et finalement,
48:35c'est le dosage
48:36qui compte
48:37parce que finalement,
48:37quand on prend une tagine,
48:39qu'elle soit au citron confit
48:40ou pas,
48:41ou même,
48:42c'est toute une alchimie
48:44et finalement,
48:45il y a autant de recettes
48:46que de tagine
48:47et que d'épices
48:48et qui se mélangent
48:49et qui finalement,
48:50chacun a son dosage.
48:52Et c'est là
48:53qui fait que la cuisine,
48:55c'est avant tout aussi
48:56un équilibre
48:57et le bon dosage
48:58et la signature
48:59de la personne
49:00qui va la réaliser.
49:01Un équilibre,
49:02le bon dosage
49:03et puis la lenteur
49:04dans la cuisson,
49:04vous avez dit.
49:05J'ai pu retrouver ça
49:06d'ailleurs au musée
49:07de l'art culinaire
49:09à Marrakech
49:10où on a été invité
49:11par madame Leila Scali
49:13qui est donc
49:14la fondatrice
49:15de Dark Society
49:16et elle nous a accueillis
49:17et on a,
49:18avec des groupes,
49:19fait un atelier
49:20de cuisine
49:22et un atelier
49:23de pâtisserie
49:23et là,
49:24on a pu goûter
49:25aussi leur préparation
49:26et avec ces mélanges
49:27de cuisine
49:28qu'ils partagent
49:29d'ailleurs
49:29dans cet atelier-là
49:31uniquement sur des saveurs
49:32d'épices
49:33et de tagine.
49:34Puisque votre vocation
49:35aujourd'hui,
49:36c'est un petit peu
49:36la transmission,
49:39la formation
49:40aussi des plus jeunes,
49:42qu'est-ce qui a changé
49:43selon vous
49:44sur le terrain maintenant
49:45en tant qu'observateur
49:46dans la manière
49:47dont les futurs chefs cuisiniers
49:50sont, on va dire,
49:52formés par rapport
49:53à votre époque ?
49:56À mon époque,
49:57c'était très dur.
49:58On allait chez un employeur,
50:00moi,
50:00dès l'âge de 14 ans,
50:0115 ans
50:02et c'était laborieux,
50:04c'était vraiment laborieux.
50:06Aujourd'hui,
50:07tout a évolué
50:08pour la bonne raison
50:09que dans un premier temps,
50:10on a maintenant
50:11des hommes et des femmes
50:12qui viennent dans nos métiers
50:14mais qui ont fait des études,
50:16voire des études supérieures,
50:18voire des licences,
50:19voire des doctorats.
50:20C'est le cas
50:20à l'Institut Cordon Bleu de Paris.
50:22Mais est-ce que c'est important ?
50:23Oui, c'est important
50:24parce que finalement,
50:25on a des gens
50:26qui ne sont pas spécialement
50:27des échecs scolaires
50:29comme j'ai pu l'être
50:29mais qui sont des gens
50:31qui ont déjà vécu
50:32des expériences.
50:33Il y a beaucoup
50:34de reconversions professionnelles
50:35aujourd'hui
50:36et ça, c'est vraiment
50:37ce qu'on ressent
50:38dans nos instituts.
50:39C'est des gens
50:40qui finalement
50:41ont une expérience de vie
50:42des fois qui ne trouvent pas
50:43toujours le sens
50:44dans leur vie
50:45à ce qu'ils font
50:46tout le temps.
50:47Vous savez,
50:48vous avez un beau métier,
50:49vous recevez beaucoup de gens
50:51mais les gens,
50:51beaucoup maintenant,
50:52on est tous derrière
50:53nos ordinateurs
50:53de toute façon
50:54mais quand vous ne faites que ça
50:55et qu'il n'y a pas d'autre lien,
50:57moi, je vois beaucoup de jeunes
50:58que je rencontre
50:59mais des jeunes,
51:00la moyenne d'âge
51:01au Cordon Bleu actuellement
51:02à Paris,
51:02c'est entre 25 et 27 ans.
51:04Donc vous voyez,
51:05ça veut dire que des hommes
51:06et des femmes
51:06et la deuxième aussi,
51:08c'est que maintenant,
51:08on voit de plus en plus
51:09de femmes s'engager
51:11dans la cuisine,
51:12dans la pâtisserie,
51:12la boulangerie
51:13et même l'énologie
51:15qu'on enseigne
51:17à notre institut à Paris.
51:18Mais pas forcément
51:19après avoir fait,
51:20on va dire,
51:21des études dans ce sens.
51:23Totalement,
51:24oui, oui,
51:24actuellement,
51:25à l'école de Paris,
51:26on a 60 nationalités différentes.
51:28Vous voyez,
51:28donc tout se croise
51:29et ça,
51:31c'est un enrichissement.
51:32Et quel message
51:34souhaitez-vous adresser
51:35à nos jeunes aujourd'hui,
51:36ces jeunes passionnés
51:37par la gastronomie,
51:40l'art culinaire
51:41qui rêvent aujourd'hui
51:43d'une carrière internationale ?
51:44Je pense que franchement,
51:45pour les jeunes,
51:48on a des métiers incroyables.
51:50Oui,
51:50il faut travailler.
51:51Ça,
51:51c'est sûr,
51:51il faut travailler,
51:52il faut s'engager.
51:53Je pense que partout
51:54qu'on veut réussir,
51:55il faut quand même
51:55s'engager et travailler.
51:57Mais on a des métiers
51:58qui s'ouvrent au monde.
51:59La cuisine aujourd'hui,
52:01elle est internationale.
52:02On peut faire découvrir,
52:03un Marocain peut faire découvrir
52:04ses saveurs,
52:05il peut prendre l'héritage
52:06des anciens
52:07pour le traduire,
52:09pour la faire évoluer
52:09en fine dining,
52:11évoluer avec une cuisine
52:12un peu plus raffinée,
52:13etc.
52:14Et ça,
52:14c'est fabuleux.
52:15On peut voyager,
52:16on a la chance
52:17de donner le partage.
52:19La cuisine avant tout,
52:20c'est un acte d'amour
52:21et d'échange
52:21et de partage.
52:22C'est la base même
52:23de la cuisine.
52:23C'est l'émotion aussi.
52:26On dit souvent
52:27que la Sète
52:27est un miroir
52:29de la société aussi.
52:31Complètement,
52:31bien sûr,
52:32c'est un miroir
52:32de la société
52:33à un instantané
52:33parce que de toute façon,
52:34l'évolution de l'alimentation
52:36suit l'évolution
52:37de la technologie,
52:38mais des produits,
52:39etc.
52:40C'est vrai,
52:41tout à fait.
52:41Ce soir,
52:42on sera au Waldorf Astoria,
52:44à la tour du roi Mohamed VI
52:47à Rabat Salé.
52:49Et là,
52:49on va organiser
52:49un beau cocktail
52:52avec la Sète encore
52:53et avec Benjamin Brot
52:57pour conclure
52:58ce festival
52:59qu'on a pu faire.
53:01Je tiens à remercier
53:02également le directeur
53:03Guy Berthaud
53:03qui nous a aidés
53:04à réaliser
53:05l'ensemble
53:06de cet événement.
53:07Merci à vous,
53:09Éric Briffard.
53:10C'est un plaisir.
53:11Bienvenue à Paris,
53:12bienvenue en France.
53:13Merci à vous.
53:13Vous êtes bienvenus aussi.
53:15C'est la fin
53:15d'Invité Culture
53:16pour ce soir.
53:17Très bonne soirée à vous.
53:18Merci.
53:25Sous-titrage Société Radio-Canada
53:27Sous-titrage Société Radio-Canada
53:31Sous-titrage Société Radio-Canada
53:34Sous-titrage Société Radio-Canada
53:37Sous-titrage Société Radio-Canada
Commentaires