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  • il y a 35 minutes
À l'occasion d'un séjour en Chine dans le cadre d'un séminaire sur la coopération médiatique entre la Chine et l'Afrique, Sié Simplice Hien, rédacteur en chef de Sidwaya Sport, a accordé une interview à CGTN Français. Au menu de cet entretien figurent les Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) 2026 que Dakar accueillera en octobre prochain, l'entrée du wushu au programme officiel de ces JOJ et les ressorts de la coopération sino-africaine dans le sport. Pour lui, l'organisation de cet événement au Sénégal démontre la maturité du continent à accueillir des rendez-vous planétaires. Il salue l'appui chinois dans le domaine des infrastructures, de la détection de talents et de la préparation de haut niveau en Afrique, et plaide pour une montée en puissance de la formation, tant des athlètes que des encadreurs techniques déployés sur le terrain, afin d'accélérer l'éclosion de champions africains sur la scène internationale.

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Sport
Transcription
00:00Bonjour M. C. Simplicien.
00:02Bonjour M. Karim Badolo.
00:04Merci de nous avoir accordé cette interview.
00:06Vous êtes le rédacteur en chef de Sidwaya Sport,
00:10un hebdomadaire burkinabé sur l'actualité sportive.
00:14Vous séjournez en Chine dans le cadre d'un séminaire d'hommes de médias.
00:19A l'occasion de J de Dakar 2026, nous souhaiterons vous poser quelques questions.
00:26La première question, le Sénégal accueille les Jeux olympiques de la jeunesse 2026 en octobre prochain.
00:35C'est la toute première fois que l'Afrique accueille un tel événement olympique.
00:40Quelle peut être la plus-value pour le continent en organisant un tel événement olympique ?
00:47Merci pour votre invitation et pour l'occasion que vous me donnez de parler de ces Jeux olympiques.
00:56de la jeunesse qui se déroulent pour la première fois en Afrique.
01:00On peut dire que c'est un événement historique pour l'Afrique.
01:04Cela constitue une rupture parce que l'Afrique organise rarement de grandes compétitions,
01:09surtout de grandes compétitions mondiales.
01:11Et quand un petit recul nous permet de voir que l'Afrique n'a organisé que deux grandes compétitions mondiales,
01:20je peux m'exprimer ainsi, c'est la coupe du monde du rugby en 1996
01:27et la coupe du monde du football en 2010, organisée par l'Afrique du Sud, ces deux compétitions.
01:36Donc c'est un événement historique et l'Afrique aura beaucoup à gagner dans l'organisation de ces compétitions au
01:45Sénégal.
01:47Parce que ce sera l'occasion pour l'Afrique de montrer son savoir-faire sur le domaine des infrastructures.
01:55Et surtout, ce sera l'occasion pour l'Afrique de montrer qu'elle peut organiser aussi de grandes compétitions.
02:02Deuxièmement, ce sera une rencontre importante pour un pays comme le Sénégal.
02:08Parce que la compétition se déroule dans trois villes.
02:14Dakar, Diamdioudio, j'espère que je prononce bien, et Sali.
02:19Donc, en fait, dans ce genre de compétition, il y a du monde qui va converger vers ces trois villes.
02:28Et ce sera des retombées économiques pour ces villes.
02:32Ces villes ont déjà bénéficié d'infrastructures pour l'organisation de cet événement du niveau mondial.
02:39En gros, les JO, la quatrième édition des JO de l'agence de Dakar,
02:46sera une grande vitrine pour le Sénégal et le continent africain.
02:52L'Afrique est un continent où la France jeune est la plus importante de la population.
02:58que ces JO de Dakar puissent susciter de nouvelles vocations au sein de cette jeunesse qui aime tant le sport
03:05?
03:05Effectivement, l'Afrique, vous le savez, a la plus grande frange de la population jeune dans le monde.
03:12Selon les statistiques environ,
03:16je pense que plus de 60% de la population africaine a constitué des jeunes au moins de 25 ans.
03:24Donc, les JO de Dakar vont constituer certainement un élément déclencheur de vocation.
03:34Donc, vous imaginez, si un enfant,
03:39voilà, sur son canapé,
03:41ou devant sa télé,
03:44suit le wouchou,
03:46le badminton,
03:47cela peut créer une passion.
03:48Une passion et, dans le futur, peut-être une carrière d'un sportif de haut niveau.
03:55Donc, cela constituerait certainement,
03:58donc, voilà,
03:59des vocations au niveau de ces jeunes.
04:03Mais, attention,
04:06il faut bien gérer l'après-GO.
04:08Parce que dans nos États africains,
04:10nous avons un souci.
04:11et surtout,
04:13le développement d'infrastructures.
04:17Donc, c'est après l'GO.
04:18Il faut que les États travaillent
04:19à avoir des infrastructures appropriées
04:22et des encadreurs bien formés.
04:27Et surtout, voilà,
04:29des écoles de formation,
04:31la création de clubs.
04:33Voilà, pour que
04:34ces jeunes-là,
04:40ces jeunes passionnés,
04:41puissent être accompagnés
04:42et avoir la carrière qu'il faut.
04:45Le wouchou est l'une des disciplines officielles
04:47des JOJ de Dakar.
04:49C'est la première fois que ce TAR martial chinois
04:52fait partie du programme olympique.
04:55Que pensez-vous de l'introduction de ce TAR
04:57dans le programme des JOJ ?
05:00Et quel est son potentiel de développement en Afrique ?
05:03Je pense que c'est une décision intéressante
05:07et importante du comité international olympique
05:12avec l'introduction du wouchou
05:16dans ses quatrièmes JOJ de la jeunesse de Dakar.
05:23Donc, vous voyez un peu,
05:26le wouchou est en pleine expansion
05:28dans nos pays,
05:31surtout en Afrique subsaharienne.
05:33Voilà.
05:35Et il y a beaucoup de frais qui se sont créés.
05:38Et le wouchou,
05:43en fait, reconnaître l'introduction du wouchou
05:46à ses JOJ est une reconnaissance
05:49de l'importance de cette discipline
05:52issue de la culture chinoise.
05:54Et, je l'ai dit tantôt,
05:59avec l'introduction du wouchou
06:01à ses JOJ,
06:03et avec une population très jeune en Afrique,
06:06donc, c'est l'occasion,
06:08c'est certain que
06:11cette discipline-là
06:13trouvera des adeptes en Afrique
06:15et pourra se développer
06:17pour le bonheur
06:18de ces jeunes-là.
06:19Et en plus de ça,
06:21pourquoi c'est important
06:22pour les jeunes,
06:23en particulier le wouchou ?
06:25Parce que vous savez que
06:26c'est une discipline qui est associée
06:27à la maîtrise technique,
06:30la maîtrise de soi,
06:34la technique,
06:35la condition physique
06:36et surtout la discipline.
06:39Il y a une dimension culturelle
06:40dans ce sport.
06:42Donc, cet ensemble,
06:44ce sont des valeurs
06:45que les jeunes africains
06:46doivent intégrer
06:47pour plus tard
06:49pouvoir assumer,
06:50donc,
06:51assurer le développement
06:52de leur pays.
06:53La Chine coopère largement
06:55avec l'Afrique
06:55dans le domaine
06:56de la construction
06:57d'infrastructures sportives,
06:58de soutien aux compétitions majeures,
07:01ainsi que de la formation
07:02des athlètes
07:03et des entraîneurs.
07:05Comment évaluez-vous
07:06cette coopération
07:08et dans quel domaine précis
07:10cette coopération
07:11pourrait être améliorée ?
07:14Vous savez que la Chine
07:16a une expérience solide
07:19dans la détection,
07:21dans la formation,
07:22dans la préparation
07:23et aussi
07:25dans la préparation
07:26des sportifs de haut niveau.
07:28Donc, la Chine
07:29partage cette expérience-là
07:31avec des pays africains,
07:33des pays africains
07:34comme le Burkina.
07:35Donc, il faut accentuer
07:37ce genre de formation
07:38parce que, voilà,
07:41les fédérations
07:41n'ont pas forcément
07:42les moyens qu'il faut
07:43pour, donc, voilà,
07:48perfectionner
07:50les athlètes
07:51pour les envoyer
07:52au plus haut niveau.
07:54Quand la Chine
07:56intervient
07:56de cette façon,
07:58cela permet
07:59d'avoir des athlètes
08:02d'avoir des athlètes
08:02de haut niveau
08:03et surtout
08:05de permettre
08:06à nos pays
08:06d'engrager
08:07des médailles
08:07à l'international.
08:08En tant que spécialiste
08:10des questions sportives,
08:11qu'attendez-vous
08:12des JG de Dakar
08:13et qu'espérez-vous
08:14pour la jeunesse africaine ?
08:17Les attentes,
08:18il faut dire que,
08:20comme je l'ai dit
08:21au début,
08:22l'Afrique
08:23a du mal
08:24à organiser
08:25des compétitions
08:26de niveau mondial.
08:28Donc,
08:30nous espérons
08:31que les JO
08:33de Dakar
08:342026
08:37permettront
08:37à l'Afrique,
08:39vont,
08:40ces JO-là vont
08:41montrer
08:41une Afrique
08:42dynamique,
08:43créative
08:44et surtout
08:46accueillante
08:47et
08:48montrer
08:49au monde entier
08:50donc
08:51qu'elle est capable
08:53d'organiser
08:53des événements
08:54d'envergure.
08:55Ça,
08:56c'est la première attente.
08:58Deuxièmement,
09:00c'est vrai,
09:01quand on voit
09:01une compétition,
09:02c'est pour des médailles,
09:05des performances,
09:07des records.
09:08Mais pour des jeunes,
09:09il faut aller
09:10au-delà de ça.
09:11Je me rappelle
09:12d'une interview
09:13il y a deux mois
09:15de cela
09:15avec
09:17l'athlète,
09:18le tripesoteur
09:20burkinabé,
09:21Hugues Fabrice Dango,
09:23champion du monde,
09:24qui était donc
09:24l'invité de Cidwaya.
09:26Qu'est-ce qu'il a dit ?
09:26Il a dit une chose
09:27qui nous a marqués.
09:29Il a dit
09:30si,
09:31les médailles
09:32ne sont que
09:33des parures.
09:35Je trouve
09:36qu'il a raison
09:37parce que
09:37pour lui,
09:38il faut aller
09:38au-delà.
09:40Et pour un jeune,
09:41aller au-delà,
09:42c'est quoi ?
09:43C'est que ces jeunes,
09:44il faut que ces jeunes
09:46donc permettent
09:47ou donnent
09:48à ces jeunes-là
09:52de reconnaître
09:54leur potentiel.
09:56Troisièmement,
09:58pour nous,
10:00les JO
10:00de Dakar
10:03doivent
10:06permettre
10:07à ces jeunes-là
10:08du monde entier
10:09de se côtoyer.
10:12Et c'est très important
10:14parce que vous voyez
10:15aujourd'hui,
10:17il y a beaucoup
10:17de préjugés
10:18parce qu'on ne connaît
10:19pas l'autre.
10:20On ne connaît pas
10:21l'autre.
10:22Et avec ces jeunes,
10:24ils vont discuter,
10:25ils vont apprendre
10:26à se connaître.
10:27Et c'est du tout
10:29bénéfice
10:29pour nos pays.
10:31Parce que comme vous voyez,
10:32aujourd'hui,
10:32il y a beaucoup
10:32de conflits
10:34dans le monde
10:35et la plupart du temps,
10:37ces conflits
10:37naissent
10:38des incompréhensions
10:40et de la méconnaissance
10:41des uns et des autres.
10:42Et pour des jeunes,
10:44je peux dire
10:45comme
10:47Pierre de Coubertin,
10:48le créateur
10:49des jeux modernes,
10:51il est censé
10:51c'est de participer.
10:53Donc,
10:53il faut qu'ils profitent
10:54de ces jeux,
10:55se faire des amis,
10:57se faire des contacts.
10:58Et à l'endroit
10:59des encadreurs,
11:00c'est une occasion aussi
11:01d'affiner
11:02donc
11:03leurs techniques
11:06d'encadrement
11:07et de rencontrer
11:08aussi d'autres
11:09techniciens
11:09du monde entier
11:10afin donc
11:11de mieux préparer
11:12les athlètes.
11:13Merci M. C. Simplicien
11:15de nous avoir
11:15accordé cette interview.
11:17Nous souhaitons
11:18une très belle compétition
11:19de la jeunesse
11:20à Dakar,
11:21que l'Afrique
11:22accueille le monde entier
11:23à cette occasion.
11:24Merci.
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