00:00Bonjour M. C. Simplicien.
00:02Bonjour M. Karim Badolo.
00:04Merci de nous avoir accordé cette interview.
00:06Vous êtes le rédacteur en chef de Sidwaya Sport,
00:10un hebdomadaire burkinabé sur l'actualité sportive.
00:14Vous séjournez en Chine dans le cadre d'un séminaire d'hommes de médias.
00:19A l'occasion de J de Dakar 2026, nous souhaiterons vous poser quelques questions.
00:26La première question, le Sénégal accueille les Jeux olympiques de la jeunesse 2026 en octobre prochain.
00:35C'est la toute première fois que l'Afrique accueille un tel événement olympique.
00:40Quelle peut être la plus-value pour le continent en organisant un tel événement olympique ?
00:47Merci pour votre invitation et pour l'occasion que vous me donnez de parler de ces Jeux olympiques.
00:56de la jeunesse qui se déroulent pour la première fois en Afrique.
01:00On peut dire que c'est un événement historique pour l'Afrique.
01:04Cela constitue une rupture parce que l'Afrique organise rarement de grandes compétitions,
01:09surtout de grandes compétitions mondiales.
01:11Et quand un petit recul nous permet de voir que l'Afrique n'a organisé que deux grandes compétitions mondiales,
01:20je peux m'exprimer ainsi, c'est la coupe du monde du rugby en 1996
01:27et la coupe du monde du football en 2010, organisée par l'Afrique du Sud, ces deux compétitions.
01:36Donc c'est un événement historique et l'Afrique aura beaucoup à gagner dans l'organisation de ces compétitions au
01:45Sénégal.
01:47Parce que ce sera l'occasion pour l'Afrique de montrer son savoir-faire sur le domaine des infrastructures.
01:55Et surtout, ce sera l'occasion pour l'Afrique de montrer qu'elle peut organiser aussi de grandes compétitions.
02:02Deuxièmement, ce sera une rencontre importante pour un pays comme le Sénégal.
02:08Parce que la compétition se déroule dans trois villes.
02:14Dakar, Diamdioudio, j'espère que je prononce bien, et Sali.
02:19Donc, en fait, dans ce genre de compétition, il y a du monde qui va converger vers ces trois villes.
02:28Et ce sera des retombées économiques pour ces villes.
02:32Ces villes ont déjà bénéficié d'infrastructures pour l'organisation de cet événement du niveau mondial.
02:39En gros, les JO, la quatrième édition des JO de l'agence de Dakar,
02:46sera une grande vitrine pour le Sénégal et le continent africain.
02:52L'Afrique est un continent où la France jeune est la plus importante de la population.
02:58que ces JO de Dakar puissent susciter de nouvelles vocations au sein de cette jeunesse qui aime tant le sport
03:05?
03:05Effectivement, l'Afrique, vous le savez, a la plus grande frange de la population jeune dans le monde.
03:12Selon les statistiques environ,
03:16je pense que plus de 60% de la population africaine a constitué des jeunes au moins de 25 ans.
03:24Donc, les JO de Dakar vont constituer certainement un élément déclencheur de vocation.
03:34Donc, vous imaginez, si un enfant,
03:39voilà, sur son canapé,
03:41ou devant sa télé,
03:44suit le wouchou,
03:46le badminton,
03:47cela peut créer une passion.
03:48Une passion et, dans le futur, peut-être une carrière d'un sportif de haut niveau.
03:55Donc, cela constituerait certainement,
03:58donc, voilà,
03:59des vocations au niveau de ces jeunes.
04:03Mais, attention,
04:06il faut bien gérer l'après-GO.
04:08Parce que dans nos États africains,
04:10nous avons un souci.
04:11et surtout,
04:13le développement d'infrastructures.
04:17Donc, c'est après l'GO.
04:18Il faut que les États travaillent
04:19à avoir des infrastructures appropriées
04:22et des encadreurs bien formés.
04:27Et surtout, voilà,
04:29des écoles de formation,
04:31la création de clubs.
04:33Voilà, pour que
04:34ces jeunes-là,
04:40ces jeunes passionnés,
04:41puissent être accompagnés
04:42et avoir la carrière qu'il faut.
04:45Le wouchou est l'une des disciplines officielles
04:47des JOJ de Dakar.
04:49C'est la première fois que ce TAR martial chinois
04:52fait partie du programme olympique.
04:55Que pensez-vous de l'introduction de ce TAR
04:57dans le programme des JOJ ?
05:00Et quel est son potentiel de développement en Afrique ?
05:03Je pense que c'est une décision intéressante
05:07et importante du comité international olympique
05:12avec l'introduction du wouchou
05:16dans ses quatrièmes JOJ de la jeunesse de Dakar.
05:23Donc, vous voyez un peu,
05:26le wouchou est en pleine expansion
05:28dans nos pays,
05:31surtout en Afrique subsaharienne.
05:33Voilà.
05:35Et il y a beaucoup de frais qui se sont créés.
05:38Et le wouchou,
05:43en fait, reconnaître l'introduction du wouchou
05:46à ses JOJ est une reconnaissance
05:49de l'importance de cette discipline
05:52issue de la culture chinoise.
05:54Et, je l'ai dit tantôt,
05:59avec l'introduction du wouchou
06:01à ses JOJ,
06:03et avec une population très jeune en Afrique,
06:06donc, c'est l'occasion,
06:08c'est certain que
06:11cette discipline-là
06:13trouvera des adeptes en Afrique
06:15et pourra se développer
06:17pour le bonheur
06:18de ces jeunes-là.
06:19Et en plus de ça,
06:21pourquoi c'est important
06:22pour les jeunes,
06:23en particulier le wouchou ?
06:25Parce que vous savez que
06:26c'est une discipline qui est associée
06:27à la maîtrise technique,
06:30la maîtrise de soi,
06:34la technique,
06:35la condition physique
06:36et surtout la discipline.
06:39Il y a une dimension culturelle
06:40dans ce sport.
06:42Donc, cet ensemble,
06:44ce sont des valeurs
06:45que les jeunes africains
06:46doivent intégrer
06:47pour plus tard
06:49pouvoir assumer,
06:50donc,
06:51assurer le développement
06:52de leur pays.
06:53La Chine coopère largement
06:55avec l'Afrique
06:55dans le domaine
06:56de la construction
06:57d'infrastructures sportives,
06:58de soutien aux compétitions majeures,
07:01ainsi que de la formation
07:02des athlètes
07:03et des entraîneurs.
07:05Comment évaluez-vous
07:06cette coopération
07:08et dans quel domaine précis
07:10cette coopération
07:11pourrait être améliorée ?
07:14Vous savez que la Chine
07:16a une expérience solide
07:19dans la détection,
07:21dans la formation,
07:22dans la préparation
07:23et aussi
07:25dans la préparation
07:26des sportifs de haut niveau.
07:28Donc, la Chine
07:29partage cette expérience-là
07:31avec des pays africains,
07:33des pays africains
07:34comme le Burkina.
07:35Donc, il faut accentuer
07:37ce genre de formation
07:38parce que, voilà,
07:41les fédérations
07:41n'ont pas forcément
07:42les moyens qu'il faut
07:43pour, donc, voilà,
07:48perfectionner
07:50les athlètes
07:51pour les envoyer
07:52au plus haut niveau.
07:54Quand la Chine
07:56intervient
07:56de cette façon,
07:58cela permet
07:59d'avoir des athlètes
08:02d'avoir des athlètes
08:02de haut niveau
08:03et surtout
08:05de permettre
08:06à nos pays
08:06d'engrager
08:07des médailles
08:07à l'international.
08:08En tant que spécialiste
08:10des questions sportives,
08:11qu'attendez-vous
08:12des JG de Dakar
08:13et qu'espérez-vous
08:14pour la jeunesse africaine ?
08:17Les attentes,
08:18il faut dire que,
08:20comme je l'ai dit
08:21au début,
08:22l'Afrique
08:23a du mal
08:24à organiser
08:25des compétitions
08:26de niveau mondial.
08:28Donc,
08:30nous espérons
08:31que les JO
08:33de Dakar
08:342026
08:37permettront
08:37à l'Afrique,
08:39vont,
08:40ces JO-là vont
08:41montrer
08:41une Afrique
08:42dynamique,
08:43créative
08:44et surtout
08:46accueillante
08:47et
08:48montrer
08:49au monde entier
08:50donc
08:51qu'elle est capable
08:53d'organiser
08:53des événements
08:54d'envergure.
08:55Ça,
08:56c'est la première attente.
08:58Deuxièmement,
09:00c'est vrai,
09:01quand on voit
09:01une compétition,
09:02c'est pour des médailles,
09:05des performances,
09:07des records.
09:08Mais pour des jeunes,
09:09il faut aller
09:10au-delà de ça.
09:11Je me rappelle
09:12d'une interview
09:13il y a deux mois
09:15de cela
09:15avec
09:17l'athlète,
09:18le tripesoteur
09:20burkinabé,
09:21Hugues Fabrice Dango,
09:23champion du monde,
09:24qui était donc
09:24l'invité de Cidwaya.
09:26Qu'est-ce qu'il a dit ?
09:26Il a dit une chose
09:27qui nous a marqués.
09:29Il a dit
09:30si,
09:31les médailles
09:32ne sont que
09:33des parures.
09:35Je trouve
09:36qu'il a raison
09:37parce que
09:37pour lui,
09:38il faut aller
09:38au-delà.
09:40Et pour un jeune,
09:41aller au-delà,
09:42c'est quoi ?
09:43C'est que ces jeunes,
09:44il faut que ces jeunes
09:46donc permettent
09:47ou donnent
09:48à ces jeunes-là
09:52de reconnaître
09:54leur potentiel.
09:56Troisièmement,
09:58pour nous,
10:00les JO
10:00de Dakar
10:03doivent
10:06permettre
10:07à ces jeunes-là
10:08du monde entier
10:09de se côtoyer.
10:12Et c'est très important
10:14parce que vous voyez
10:15aujourd'hui,
10:17il y a beaucoup
10:17de préjugés
10:18parce qu'on ne connaît
10:19pas l'autre.
10:20On ne connaît pas
10:21l'autre.
10:22Et avec ces jeunes,
10:24ils vont discuter,
10:25ils vont apprendre
10:26à se connaître.
10:27Et c'est du tout
10:29bénéfice
10:29pour nos pays.
10:31Parce que comme vous voyez,
10:32aujourd'hui,
10:32il y a beaucoup
10:32de conflits
10:34dans le monde
10:35et la plupart du temps,
10:37ces conflits
10:37naissent
10:38des incompréhensions
10:40et de la méconnaissance
10:41des uns et des autres.
10:42Et pour des jeunes,
10:44je peux dire
10:45comme
10:47Pierre de Coubertin,
10:48le créateur
10:49des jeux modernes,
10:51il est censé
10:51c'est de participer.
10:53Donc,
10:53il faut qu'ils profitent
10:54de ces jeux,
10:55se faire des amis,
10:57se faire des contacts.
10:58Et à l'endroit
10:59des encadreurs,
11:00c'est une occasion aussi
11:01d'affiner
11:02donc
11:03leurs techniques
11:06d'encadrement
11:07et de rencontrer
11:08aussi d'autres
11:09techniciens
11:09du monde entier
11:10afin donc
11:11de mieux préparer
11:12les athlètes.
11:13Merci M. C. Simplicien
11:15de nous avoir
11:15accordé cette interview.
11:17Nous souhaitons
11:18une très belle compétition
11:19de la jeunesse
11:20à Dakar,
11:21que l'Afrique
11:22accueille le monde entier
11:23à cette occasion.
11:24Merci.
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